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La migraine

05 mai 2015
Environ sept millions de Français souffrent de migraine mais beaucoup l’ignorent ou sont résignés… et consomment depuis des années des antalgiques, pour des maux de tête répétitifs.

 

Il est essentiel de bien faire la différence entre un mal de tête et une migraine qui nécessite un traitement spécifique.

 

Des symptômes caractéristiques : du mal de tête à la migraine

Les « vraies » crises de migraines se manifestent par une céphalée pénible qui dure entre 4 et 72 heures sans traitement.

  • une douleur intense
    La douleur est souvent très intense, obligeant à arrêter son activité et s’aggrave à l’effort. Elle est généralement unilatérale et pulsatile c’est-à-dire qu’elle suit les battements du cœur.
  • des signes associés
    La douleur est fréquemment accompagnée de nausées et de vomissements et d’une sensibilité particulière au bruit (phonophobie) et à la lumière (photophobie).
  • une aura
    Chez un quart des migraineux, la crise est précédée de signes annonciateurs transitoires très particuliers que l’on appelle « aura », comme des troubles visuels (points lumineux ou présence de trous dans le champ de vision), des fourmillements ou un engourdissement…
 À lire aussi : Diagnostiquer une migraine

 

Les signes d’alerte

  • Maux de tête ne cédant pas aux antalgiques ou aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).
  • Survenue d’un mal de tête intense et brutal
  • Mal de tête s’accompagnant d’une raideur de la nuque, de troubles de la marche ou de l’élocution…
  • Apparition d’un mal de tête permanent sur lequel se greffent des crises
  • Sujet âgé et femme enceinte (crainte d’une poussée hypertensive…)
  • Douleurs oculaires intenses

 

Traitement

Le traitement de la migraine peut permettre de diminuer la fréquence, l’intensité et la durée des crises, sans toutefois les faire complètement disparaître.

  • traitement de la crise
    Plus le traitement est pris tôt, plus il est efficace. La connaissance des facteurs déclenchants (stress, alcool, bruits, parfums..) permet de débuter un traitement de manière précoce, idéalement dans l’heure qui suit le début de la crise.
    On peut prendre du paracétamol ou des AINS (ibuprofène, ketoprofène…). Lorsque les crises sont intenses ou qu’elles ne sont pas soulagées par les antalgiques, le médecin peut prescrire un médicament de la famille des triptans. Il s’agit de puissants vasoconstricteurs qui agissent principalement sur les vaisseaux crâniens.
  • traitement de fond préventif
    Si les crises sont très fréquentes (au moins deux par mois), mal soulagées par un traitement de crise ou encore si les médicaments sont pris plus de 6-8 jours par mois, un traitement de fond peut alors être prescrit (bêta-bloquant, antidépresseur…)

 

Mesures hygiéno-diététiques pour éviter les migraines

Mesures hygiéno-diététiques pour éviter les migraines

  • Allongez-vous dans une pièce calme et sombre
  • Essayez de dormir
  • Appliquez une compresse froide sur la nuque
  • Evitez les facteurs déclenchants des crises (stress, troubles du sommeil, bruit, odeurs, certains aliments…)
  • Ayez toujours à portée de mains, le ou les médicaments de la crise.
  • Evitez l’automédication abusive d’antalgiques.

 

Céphalée par abus médicamenteux

Céphalée par abus médicamenteux

Certaines personnes souffrent de céphalées chroniques quotidiennes. Elles se déclenchent le plus souvent chez les migraineux qui souffrent de crises des fréquentes et consomment des antalgiques plusieurs jours par semaine. Un sevrage, sous contrôle médical, est nécessaire pour mettre un terme à ce cercle vicieux.

 

Christine Fallet

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