CYSTALIA
Le 18 mai : journée mondiale de la maladie cœliaque plus connue sous le nom d’intolérance au gluten.

Le 18 mai : journée mondiale de la maladie cœliaque plus connue sous le nom d’intolérance au gluten.

18 mai 2016
Une journée dédiée à cette maladie pour éclairer sur sa définition, son diagnostic et son traitement. 

 

La définition de la maladie cœliaque

Ce trouble correspond à une maladie auto immune chronique de l’intestin qui empêche l’absorption des nutriments, vitamines ou minéraux contentant du gluten, soit un mélange de protéines que l’on trouve dans des céréales comme le blé ou l’orge. L’absorption de gluten par un malade entraîne une réaction immunitaire anormale, attaquant la paroi de l’intestin grêle.
1 personne sur 100 peut développer cette maladie en Europe, d’après l’Association Française des Intolérants au Gluten (AFDIAG).  Les enfants comme les adultes peuvent être atteints – il n’y a pas d’âge spécifique pour déclarer cette maladie, ni de sexe (hommes et femmes sont touchés).

 

 

Les symptômes  et le traitement

Les symptômes liés à cette affection de l’intestin sont variés et ils peuvent être difficiles à relier à la maladie cœliaque. Les plus communs sont l’anémie, le ballonnement, les crampes,  la diarrhée chronique, la fatigue et la perte de poids.

Le traitement médicamenteux n’existe pas encore. Le seul moyen de soulager ce symptôme de malabsorption est de suivre un régime strict sans gluten, a priori à vie. Il faut éliminer totalement les aliments contenant du gluten, écarter alors de nombreux produits. Une personne touchée par cette affection devra s’habituer à lire constamment la liste des ingrédients de chaque étiquette afin d’éviter tout risque ou complication.

La consultation de médecins et de nutritionnistes permet de comprendre l’importance de ce régime et de recevoir des conseils pertinents.

 

L’importance du diagnostic

Les médecins se sont longtemps basés sur des signes cliniques pour dépister la maladie cœliaque. A présent des tests d’analyse sanguine peuvent être réalisés. La prise de sang révèle la présence d’anticorps spécifiques à cette maladie, ce qui valide le diagnostic. Une biopsie de l’intestin grêle suit ce prélèvement sanguin, effectuée par un spécialiste, un gastro-entérologue permettra de confirmer cette maladie.
Les complications engendrées par une absence de dépistage de cette maladie peuvent être importants. Il est nécessaire de consulter un médecin car des complications comme une atteinte neurologique, une  dénutrition, des ulcérations intestinales ou encore de l’ostéoporose et des calculs rénaux.

 

Le développement de la maladie cœliaque

Les facteurs génétiques sont en partie responsables de cette maladie. Les personnes atteintes sont prédisposées et d’après l’Association Française des Intolérants au Gluten (AFDIAG), 95% des malades expriment le même génotype. Certaines maladies qui affecte la famille d’une personne (tels que le diabète ou les maladies auto immunes) peuvent augmenter le risque de contracter cette maladie.  De plus, le type d’alimentation, la malnutrition ou encore les infections intestinales peuvent favoriser l’apparition de la maladie cœliaque.  Des recherches sont toujours en cours pour déterminer toutes les causes de déclenchement. 

 

Le régime sans gluten… Phénomène de mode ?

Une frénésie autour du régime sans gluten s’est développée et poursuit son essor. Nombreux sont qui justifient cette diète en mettant en avant des effets positifs, ce qui n’a pourtant jamais été démontré scientifiquement. Aucune étude ne peut prouver qu’il est plus sain – pour les personnes non malades – de s’alimenter avec des produits sans gluten.
Il est important de faire la différence entre les personnes atteintes de la maladie cœliaque qui sont véritablement intolérantes au gluten et dont la vie est littéralement transformée par cette maladie, et les personnes sensibles aux tendances plus qu’au gluten…
De plus, il faut rester vigilant sur les additifs qui remplacent le gluten retiré et qui, si on ne leur connaît pas d’effets néfastes sur la santé à ce jour, aboutissent à des produits, d’après 60 millions de consommateurs, qui sont moins riches en fibres et en protéines. L’Association Française des Diététiciens Nutritionnistes soutient qu’ « il n’y a aucun intérêt à mettre en place ces régimes sans pathologie avérée ».

 

Zoom sur… Le gluten

Zoom sur… Le gluten

Le gluten, décrit pour la première fois par le Pr Beccari en 1742 est une substance qu’on retrouve principalement dans les céréales. Il est composé de sucre, d’acides gras et de protéines (la gluténine et la gliadine). Il représente la majeure partie des protéines du blé et est contenu dans l’orge et le seigle. Le seigle et l’orge sont riches en gluten, mais surtout le blé, dont la majeure partie des protéines sont du gluten. Plusieurs ingrédients peuvent contenir du gluten et il est important de lire la composition des produits pour les personnes intolérantes.

 

Maeva Rautmann

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