« J’ai depuis peu des fuites urinaires, pourquoi ça m’arrive ? », Céline, 51 ans

« J’ai depuis peu des fuites urinaires, pourquoi ça m’arrive ? », Céline, 51 ans

01 avril 2022
L’incontinence d’effort comme l’incontinence par impériosité touchent les hommes et les femmes. Quelles sont les causes de ces dysfonctionnements ?

 

Chez la femme, il existe plusieurs périodes critiques. À la ménopause, la disparition des œstrogènes touche la sphère urogénitale, le plancher pelvien (périnée) et la vessie. Il en résulte une perte d’élasticité et une atrophie des muscles. Lors de la grossesse, le périnée est malmené par le poids du bébé exercé au niveau abdominal et de la vessie. L’incontinence d’effort est la cause de 50 % des incontinences féminines. Elle se traduit par une perte involontaire d’urine en faible quantité. C’est une incontinence passive par augmentation brusque de la pression intra-abdominale, due à une défaillance des sphincters, à une faiblesse du soutien périnéal ou à une mauvaise transmission des pressions de la vessie à l’urètre, qui ne parvient plus à retenir l’urine. Les accouchements, le surpoids, la constipation, le prolapsus utérin favorisent son développement. Elle est moins fréquente chez les hommes et touche surtout ceux ayant été opérés de la prostate ou du rectum. L’instabilité vésicale, appelée aussi incontinence par impériosité, est caractérisée par des contractions anarchiques du détrusor (muscle de la vessie) déclenchant un besoin d’uriner immédiat. Elle peut concerner les deux sexes.

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Une prostate gênante

Chez l’hommes, les causes de l’incontinence sont le plus souvent l’adénome de la prostate ou le rétrécissement urétral, auxquels s’ajoutent les complications urologiques (cancer, lithiase) et les lésions (maladie hémorroïdaire). La dysurie masculine se manifeste soit par une vessie « claquée », soit par une vessie « de lutte ». Le premier cas, l’incontinence par regorgement, est le type de perte urinaire le plus courant chez les hommes. Elle est due à une obstruction physique (prostate volumineuse, calculs, tumeurs) qui distend la paroi vésicale : l’urine s’accumule alors dans la vessie et la fuite, le plus souvent nocturne, survient sous forme de petites gouttes par simple trop-plein. Dans le second cas, le détrusor ne se contracte plus ; il faut pousser pour vidanger la vessie et attendre le jet. Les gouttes post-mictionnelles (ou retardataires) traduisent une fin de miction un peu lente liée à un adénome prostatique, qui gêne l’ouverture et la fermeture du col de la vessie. Il peut se former un diverticule aussi important que la vessie avec des répercussions sur les reins, allant jusqu’à l’insuffisance rénale par reflux.

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