Sevrage tabagique et femmes enceintes

Sevrage tabagique et femmes enceintes

07 mars 2016

J’ai entrepris un sevrage tabagique, je suis tombée enceinte. Puis-je continuer mon traitement sans risque pour le bébé ?

 

Plus de 20 % des femmes enceintes déclarent fumer quotidiennement. Beaucoup d’idées reçues circulent à ce sujet et le fait le plus important à retenir est que fumer pendant la grossesse accroît de nombreux risques dont celui de fausse couche, d’accouchement prématuré, d’hypotrophie néonatale et de mort subite du nourrisson. En cas de poursuite du tabac pendant la grossesse, le risque pour le fœtus est supérieur à celui lié au traitement de substitution du fait de l’exposition aux hydrocarbures et au monoxyde de carbone. En effet, selon des études expérimentales, l’exposition à la nicotine apportée par la substitution n’a pas montré d’effet tératogène ou fœtotoxique.

 

Des stratégies thérapeutiques efficaces pour en finir avec la cigarette

L’arrêt du tabac doit intervenir le plus tôt possible au cours de la grossesse même s’il reste bénéfique quel que soit le terme. Il ne doit pas s’envisager de façon isolée mais s’inscrire dans le cadre d’une prise en charge globale ; une consultation spécialisée dans le sevrage tabagique s’impose.
Les thérapies cognitivo-comportementales sont proposées en première intention. En cas d’échec ou de dépendance trop forte, la patiente pourra se voir prescrire des médicaments à base de nicotine (substituts nicotiniques). Toutes les formes peuvent être utilisées : gommes, comprimés, inhalaleurs ou patchs (afin de limiter le passage placentaire, les patchs 16 h sont privilégiés). Les autres médicaments du sevrage tabagique ne doivent pas être administrés pendant la grossesse. En effet, l’innocuité du bupropion et de la varénicline sur le fœtus n’est pas établie.

Un remboursement de 150 euros par la sécurité sociale

Depuis septembre 2011, l’assurance maladie prend en charge les substituts nicotiniques à hauteur de 150 ? euros par an chez les femmes enceintes. Pour en bénéficier, le substitut doit être prescrit sur une ordonnance ne mentionnant que ces médicaments. La patiente doit s’acquitter du montant du traitement au pharmacien qui établira une feuille de soins permettant leur remboursement. Le traitement peut être acheté en plusieurs fois.

Evelyne, 27 ans

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