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Isabelle Mergault : « Plus je suis libre, mieux je me porte ! »

18 juillet 2017

Chroniqueuse, actrice ou auteure de théâtre, son humour fait toujours mouche. Isabelle Mergault nous le prouve une fois de plus avec son  tout premier roman, un Escargot tout chaud.

 

Pouvez-vous nous exposer le  thème de votre roman ?

C’est une sorte de huis clos qui se passe dans une bijouterie en train de se « faire braquer ». Mon roman parle surtout du manque de communication dans un couple. Ce que j’ai envie de dire c’est que dès que l’on s’installe dans le silence ou les non-dits avec son mari, son conjoint ou ses enfants, tout peut être mal interprété. Ce que je veux transmettre à travers ce livre c’est que tant qu’on peut se parler, rien n’est perdu.

Comment cette idée vous est-elle venue ?

Il est compliqué pour un auteur de dire comment ses idées lui viennent… Sauf pour le film Je vous trouve très beau, que j’ai écrit et réalisé. J’avais vu un reportage sur les hommes qui partent en Russie pour chercher une compagne – c’est ce documentaire qui a tout déclenché. Sinon, c’est lorsque je suis coincée et que je n’ai rien d’autre à faire que les idées me viennent. Dans les embouteillages, par exemple, je réfléchis beaucoup. Pour revenir à mon roman, un hold-up laisse en général des traces douloureuses chez les personnes qui en sont victimes. Or, dans ce cas, Rose et Philippe vont en sortir grandis. Mais, chut, ne dévoilons pas la fin !

Je vous trouve très beau vous a valu le César 2007 du meilleur premier film. Qu’avez-vous ressenti ?

Je pensais que je n’avais pas le profil pour recevoir un César et bénéficier d’une telle reconnaissance car je me vois comme une amuseuse – qui y va parfois un peu (trop ?) fort. Donc, j’ai été surprise. Et doublement heureuse : que les gens de la profession me récompensent et que le film connaisse un tel succès populaire. Je me suis dit : ils n’ont pas boudé leur plaisir !

Que gardez-vous comme souvenir de votre carrière d’actrice au cinéma ?

Le mot « carrière » n’est pas forcément le bon me concernant car je n’avais jamais pensé à faire une carrière de comédienne au cinéma. J’ai toujours préféré le théâtre. Donc au départ, j’ai fait du cinéma pour payer les frais d’essence, le loyer et le reste car je voulais être le plus libre possible. Mais j’ai très vite constaté que je m’ennuyais beaucoup sur les plateaux de cinéma en tant qu’actrice. Pour mon prochain film, que je suis en train d’écrire, je ne veux d’ailleurs pas m’attribuer le rôle principal. Le théâtre offre le contact direct avec le public. C’est beaucoup plus vivant et cela correspond tout à fait à mon tempérament.

Vous faisiez partie des Grosses Têtes du temps de Bouvard, mais êtes également dans l’équipe de Ruquier. Un mot pour définir l’un et l’autre ?

Philippe [Bouvard] est un introverti et Laurent [Ruquier] un extraverti. C’est vraiment pour caricaturer. Mais ils ont beaucoup plus de points communs que ce que l’on pense. Par exemple, ce sont tous les deux de gros travailleurs. Ils n’ont pas besoin de vous écouter des heures pour vous comprendre car ils sont aussi efficaces et rapides qu’un rayon laser. Philippe peut sembler plus dur et Laurent, plus malléable. Entre Laurent et moi, l’amitié s’est installée alors que Philippe a gardé une certaine distance.

Votre dyslalie (chuintement) est devenue votre marque de fabrique. Mais en avez-vous été complexée ?

À l’école, quand j’étais toute petite, j’avais remarqué que les enfants étaient cruels. Dans la cour de récréation, je sentais venir le moment où j’allais devenir le mouton noir que l’on allait montrer du doigt. Aussitôt une sorte d’instinct de survie me poussait à être celle qui faisait rire tout le monde et avec qui il fallait être. J’ai été bonne élève, généreuse et cela faisait oublier tous mes petits défauts. Et j’ai eu le succès que j’ai eu. En revanche, je ne peux pas me mettre en colère car cela fait rire. La personne entend d’abord mon défaut avant d’entendre le reproche que je veux faire.

Êtes-vous prévoyante en matière de santé ?

Je ne suis pas très constante dans ma façon de gérer ma santé… Je peux être très sportive, boire de l’eau, être très bio, ne pas manger de viande pendant un mois, et puis tout à coup me jeter sur des côtes de bœuf et des frites, me mettre à fumer et cesser toute activité sportive. J’ai toujours été comme cela. Je me dis souvent que je vais me calmer un jour mais ce jour n’arrive pas ! Mon hygiène alimentaire ressemble un peu à des montagnes russes… En revanche, je suis beaucoup plus vigilante avec ma fille. Je fais en sorte qu’elle mange bien, qu’elle dorme ce qu’il faut, qu’elle ait une activité régulière.

Pratiquez-vous un sport particulier ?

De la marche rapide : je fais du 7 kilomètres à l’heure – ça correspond à un rythme de course lente. La marche est à la portée de tout le monde et fait un bien fou. De plus, cela me calme lorsque je suis stressée. Courir me correspond tout à fait : plus je suis libre, mieux je me porte ! Je pense aussi que la génétique a vraiment été très gentille avec moi. C’est certainement pour cela que je n’ai pas à faire d’énormes efforts pour rester mince et musclée. Je reconnais que c’est une chance !

Croyez-vous au grand amour ?

Je n’ai jamais vécu avec un homme. Je suis une grande amoureuse qui se lasse très vite. Dès que la passion s’éteint, je suis aussitôt tentée de stopper l’histoire et de passer à autre chose. Je préfère avoir une vie monacale plutôt que traîner avec un homme dont je ne suis plus follement éprise.

Le temps qui passe vous inquiète-t-il ?

Rien ne vaut l’enthousiasme de nos 20 ans. Après, il faut être intelligent et se dire que ce n’est pas si mal que ça de vieillir, mais en restant lucide : on décline un peu au fur et à mesure. On a beau se répéter que la maturité a du bon, il faut avoir le moral et beaucoup d’imagination pour accepter le temps qui passe.

Quels sont vos projets ?

Je viens de terminer ma nouvelle pièce, la Raison d’Aymé (j’insiste : Aymé, le prénom, et non pas le verbe aimer !), que je vais interpréter avec Gérard Jugnot. C’est un délicieux partenaire et j’ai hâte d’être sur scène avec lui. Nous allons bien sûr roder la pièce avant de la jouer devant le public en janvier 2018 au théâtre des Nouveautés à Paris. L’écriture, le théâtre : voilà les deux passions de ma vie !

À lire

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9782246813002-001-TDans son premier roman, UN ESCARGOT TOUT CHAUD, publié chez Grasset, Isabelle Mergault nous fait découvrir des personnages attachants qui vivent des situations cocasses. Peu à peu, sous l’humour, percent des sujets bien plus profonds que le titre ne le laisse à penser. Un livre à lire pour passer un bel été.
Propos recueillis par Didier Galibert

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