Helena Noguerra : « Je suis une Parisienne plongée dans un bain de jouvence ! »

Helena Noguerra : « Je suis une Parisienne plongée dans un bain de jouvence ! »

15 mai 2018

Mannequin, chanteuse, animatrice TV, actrice, auteure, réalisatrice… Artiste aux multiples casquettes,  Helena Noguerra s’est glissée dans la peau d’une Parisienne qu’elle incarne avec charme et drôlerie.

 

Comment ce projet des Parisiennes est-il venu
à vous ?

L’été dernier, j’ai reçu un message de Laurent Ruquier dans lequel il me parlait de ce projet de faire revivre sur scène Les Parisiennes, le groupe culte des années 60, et qu’il avait notamment pensé à moi. J’ai sauté au plafond car j’avais déjà fait des reprises des Parisiennes il y a une quinzaine d’années avec Philippe Katerine. Ensuite, il m’a donné le nom des autres chanteuses auxquelles il pensait : Arielle Dombasle, Mareva Galanter, Inna Modja – je lui ai dit banco tout de suite ! Étant donné que nous menons toutes des carrières en solo, Laurent craignait, si nous attendions, de voir le projet se dissoudre dans le temps. Aussi, toutes les quatre et Laurent, nous sommes-nous vus très vite. Et comme nous étions toutes libres en mai-juin, le rêve est devenu réalité.

Le choix des chansons a-t-il été facile ?

Le répertoire des Parisiennes étant très large, Laurent et moi avons tout écouté et nous avons choisi quinze chansons pour le disque et vingt-cinq pour la scène. Des très connues telles que Il fait trop beau pour travailler, L’argent ne fait pas le bonheur, Ah ! c’qu’on est bête, mais aussi des moins connues comme On envoie, on reçoit, une bossa-nova un peu moqueuse sur les foot-balleurs – c’est ma préférée !

Quelle est votre définition de la Parisienne ?

Je suis née en Belgique, de parents portugais, j’ai fait le tour du monde, du coup je me sens citoyenne du monde. J’aime cette notion. En même temps, j’ai un véritable amour pour Paris. J’y vis depuis l’âge de 15 ans et, chaque fois que je m’y promène, j’ai des bouffées d’amour pour cette ville. Pour moi, une Parisienne c’est une femme adoptée par Paris et qui l’a aussi adoptée. Je l’imagine libre avec, à tout instant, le sens de la fête et de la joie.

Dans quelques semaines, ce sera la fête
sur scène ?

Nous allons commencer Une tournée française le 24 mai aux Folies Bergère. Ce spectacle musical est conçu comme une vraie revue mêlant chant, danse et comédie… Il n’y a pas de fil rouge mais nous parlons des Parisiennes et de leur histoire entre les chansons. Signalons aussi l’intervention d’une speakerine, interprétée par une chanteuse que tout le monde adore mais qui ne fait pas partie des Parisiennes. Au total, 25 tableaux avec des danseurs, des musiciens, des costumes – on chante et on danse sur une mise en scène de Stéphane Jarny qui a réalisé une chorégraphie différente pour chaque chanson. C’est un spectacle très pop, très coloré, endiablé et sexy, avec beaucoup de joie et d’amour !

Restons sur l’amour : c’était le thème de votre dernier roman, Ciao Amore, paru chez Flammarion ?

En effet, Ciao Amore raconte l’histoire d’un couple de jeunes qui s’aiment et se courent après entre Paris, Nice et la Riviera italienne. C’est en quelque sorte le road-movie de Cléophée, son héroïne, qui arrive à un âge où l’on commence à pleurer sur sa vie. Elle est à la recherche de l’amour et elle désire un partenaire qui soit à la hauteur en gardant sans cesse le goût du romanesque. Tout comme moi, elle n’aime pas quand le réel ne laisse pas suffisamment de place à l’imagination.

On peut vous applaudir actuellement sur la scène du théâtre de Paris dans Vera ?

Cette pièce écrite par Petr Zelenka narre l’ascension et la chute d’une directrice d’agence de casting en vogue interprétée par Karin Viard. J’y joue quatre rôles différents dont une actrice qui a eu un cancer et qui sort d’une chimio…

Justement, parlons santé. Êtes-vous prévoyante ?

Depuis mon adolescence, je suis passionnée par tout ce qui touche à l’alimentation parce que nous sommes ce que nous mangeons. J’adore me soigner par les aliments. Du coup je m’y intéresse vraiment. Je mange beaucoup de fruits et de légumes, un peu de poisson mais pas trop de viande. Pour entretenir ma forme, je fais environ trois heures de sport par semaine en salle où je trouve tout le matériel dont j’ai besoin. Je marche aussi beaucoup pour aller d’un rendez-vous à l’autre dans Paris. Je peux me déplacer sans problème de Montmartre au Panthéon à pied ; je fais au minimum mes 10 000 pas chaque jour. Et je pratique aussi la natation. Bref, j’aime bien bouger !

Avez-vous des astuces contre le stress ?

Je le chasse par la pensée. C’est pour moi une forme de méditation. Par la respiration aussi. Surtout, j’essaye toujours de relativiser. Je crois également aux vertus de la musico-thérapie. Des neurologues ont prouvé les effets thérapeutiques de la musique sur notre cerveau. Cela a des conséquences sur l’humeur. En ce moment, je découvre que les chansons des Parisiennes sont pétillantes, positives et bonnes pour le moral. Elles me donnent la pêche. Je suis actuellement une Parisienne plongée dans un bain de jouvence !

Le temps qui passe vous inquiète-t-il ?

Oui et non. Le temps qui passe peut inquiéter parce que le champ des possibles s’amenuise. On voit la fin du parcours se rapprocher à pas menus et ça peut être oppressant. Mais je sais que si je décide de m’angoisser à l’idée de vieillir, je me mets un fardeau sur le dos dont je ne me débarrasserai peut-être pas. Donc, j’ai décidé d’accueillir mon âge tel qu’il vient. J’aime beaucoup la force et la puissance que l’on acquiert avec les années. J’avance sur le chemin de la sagesse et je suis prête à aborder la cinquantaine qui approche avec sérénité.

Quels sont vos projets du côté du cinéma ?

Sur les écrans actuellement, on peut me voir dans Place publique, le dernier film d’Agnès Jaoui. C’est l’histoire d’un présentateur de télévision sur le déclin interprété par Jean-Pierre Bacri. Moi, je joue sa femme, dont il est très jaloux. C’est une satire sur la difficulté de vieillir. Je viens également de tourner Apparences, une mini-série d’Éric Woreth, avec Pascal Demolon et Bruno Wolkowitch, qui sera diffusée cet automne sur France 3. Il s’agit d’une fratrie de quatre enfants dont deux jumelles qui ont grandi ensemble. L’une, Manon, une institutrice, vit dans l’ombre dans un petit village des Vosges ; l’autre, Alexandra, que j’interprète, est une comédienne qui vit dans la lumière à Paris. Il n’y a parfois pas plus étrangers que nos proches. Derrière les apparences, se dévoile peu à peu la face cachée de ceux qui nous entourent.

Votre premier roman s’intitulait L’ennemi est à l’intérieur. Êtes-vous en accord avec la femme que vous être devenue ?

À 18 ans, c’est compliqué parce qu’il faut faire sa place dans le monde et accepter ce que les autres vous renvoient. Aujourd’hui, à 48 ans, j’ai trouvé ma place et je me sens parfaitement alignée !

À voir

À voir

 

LES PARISIENNES
Un spectacle musical conçu par Laurent Ruquier et mis en scène par Stéphane Jarny aux Folies Bergère du 24 mai au 3 juin et en tournée dans toute la France.
Plus d’infos sur www.lesparisiennes-officiel.fr

Propos recueillis par Didier Galibert

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