Flora Coquerel : « Le secret du bonheur ? Faire en sorte d’être toujours dans le vrai »

Flora Coquerel : « Le secret du bonheur ? Faire en sorte d’être toujours dans le vrai »

16 avril 2022

Sa beauté l’a sacrée Miss France en 2014. Son cœur en or, lui, bat depuis toujours pour les causes humanitaires. En atteste le centre de maternité, né au Bénin grâce à son association, Kelina. Confidences d’une jeune femme optimiste, indépendante et engagée.

 

Quel chemin avez-vous parcouru pour passer des tapis rouges internationaux aux projets humanitaires sur vos terres d’origine ?

Flora Coquerel : Je suis née et j’ai grandi en France loin des paillettes, avec le modèle de parents très impliqués dans l’humanitaire. Les vacances que nous passions au Bénin, dans ma famille maternelle, me faisaient chaque fois prendre un peu plus conscience du privilège d’être née française et de l’importance d’aider ceux qui en ont besoin. Je suivais des études de commerce international quand j’ai été élue Miss France. Je m’étais inscrite au concours par simple curiosité, sans imaginer un instant pouvoir gagner. Propulsée sous les projecteurs, j’en ai profité pour créer Kelina, mon association. Je voulais donner un sens à cette notoriété et mettre en lumière ce qui me tenait à cœur. L’idée de la maternité est arrivée dans la foulée, quand j’ai appris que, dans la région où vit ma famille, il n’y avait qu’une sage-femme pour 20 000 femmes en âge de procréer et aucune structure d’accueil sécurisée pour les futures mamans. Le besoin était vital et, avec mes parents, on a décidé d’agir.

Une maternité pas comme les autres

Une maternité pas comme les autres

Imaginée il y a huit ans par Flora Coquerel et financée par son association Kelina, cette maternité béninoise ouvre enfin ses portes. Une grande première (200 m2 !) dans la pampa d’Akaradé, qui pourra accueillir 700 futures mamans par an, issues des populations locales et du Togo voisin.

 

Qu’apprend-on de soi quand on devient célèbre du jour au lendemain ?

Je me rends compte aujourd’hui à quel point cette expérience m’a permis de murir. Déjà, j’ai dû apprendre à mettre ma timidité de côté pour réussir à prendre la parole en public. Il a fallu aussi que j’accepte d’être jugée et critiquée sur ma couleur de peau, sur mes facultés intellectuelles, sur mes faits et gestes, par des gens que je ne connaissais pas. Ce n’est pas toujours facile à vivre. Les commentaires ne sont pas forcément élogieux et peuvent faire beaucoup de mal si on ne se libère pas du regard des autres.

Quel est le secret pour ne pas se laisser atteindre par la critique ?

Avoir la chance comme moi d’avoir une famille et des amis solides pour y puiser sa force. Je pense que, quand on est bien entouré, plus rien ne peut nous atteindre. J’ai vite compris que l’avis qui comptait le plus était celui des personnes qui m’étaient chères. Le danger aujourd’hui, ce sont notamment les comptes créés sur les réseaux sociaux dans le seul but de critiquer et de dénigrer.

Cela vous est-il déjà arrivé de craquer ?

Non. Heureusement pour moi, je suis d’une nature plutôt optimiste. Bien sûr, comme tout le monde, je traverse des moments plus difficiles que d’autres, mais je fais en sorte de me concentrer sur les côtés positifs de la vie et de laisser glisser ce qui est négatif. J’essaye de profiter pleinement de chaque instant. J’ai la chance d’avoir ce tempérament.

Votre force de caractère vous aide-t-elle dans votre métier d’influenceuse ?

Sans doute ! Il vaut mieux en avoir quand on aime, comme moi, se challenger en permanence. Je suis une touche-à-tout ; j’aime me lancer des défis, m’enrichir de nouvelles expériences, faire des choses très différentes, comme le tournage d’un documentaire sur le Bénin pour Canal+ ou l’animation d’émissions culturelles pour la chaîne BET. Par ailleurs, lorsque l’on a Instagram comme outil de travail, rien n’est jamais acquis. Il faut toujours être actif et innovant si l’on veut garder sa communauté. Voire l’élargir. Cela ne laisse pas de répit et met le cerveau en constante ébullition, mais je fais en sorte d’éviter la pression.

Quelles sont vos recettes antipression ?

Je fais du vélo en salle. Des séances de 45 minutes qui me défoulent. Je m’autorise aussi régulièrement le droit de ne rien faire. Le dimanche, par exemple, je fais une cure de détox numérique. Je coupe mon téléphone, je ne consulte pas mes e-mails et je me repose. Le plus souvent possible, je pars aussi à Chartres, chez mes parents. Je troque le bitume parisien contre la campagne et mes voisins d’immeuble contre des vaches dans les prés qui entourent la maison. Niveau calme, on ne peut pas faire mieux ! Cette parenthèse me permet de me déconnecter de la pression parisienne et de m’extraire de l’urgence. J’ai pris conscience de l’important de s’accorder des pauses après le premier confinement. Cette coupure « forcée » passée chez mes parents m’a tellement ressourcée…

Vous êtes une amoureuse de la vie. Êtes-vous aussi amoureuse dans la vie ?

Pas en ce moment. Je l’ai dit au moment de ma rupture : je ne suis pas une femme qui compte sur un homme pour évoluer. Je tiens sans doute cela de la mentalité béninoise, que ma mère et ma grand-mère m’ont transmise. Dans la culture béninoise, la femme tient une place essentielle. Le cœur du foyer, c’est elle. Son statut d’« honneur » fait qu’elle arrive toujours à se débrouiller seule. Elle n’est pas soumise. Elle a envie d’avancer, elle est autonome, elle ne se laisse pas faire. Elle véhicule l’idée de faire en sorte d’être heureux et épanoui avec soi-même avant de vouloir l’être à deux. C’est ainsi que je fonctionne. Je ne sais pas s’il existe des astuces de bonheur, mais je sais qu’il faut essayer de faire ce que l’on aime et être toujours dans le vrai, que ce soit dans le travail ou dans ses relations.

L’heure de vérité : si on fouille dans votre sac à main, on y trouve quoi ?

Pas grand-chose ! Je n’ai que des petits sacs. Mes cartes, mon passeport, mes clés, un masque… Tout le reste, je le mets dans mes poches. Je suis passée du grand sac à la version miniature. Plus un sac est grand, plus on a envie de le remplir. J’avais toujours un parapluie, des gâteaux, un livre ou deux, un agenda papier qui pesait super lourd. J’ai décidé de faire l’inverse pour ne prendre que l’essentiel. Je vais à l’essentiel dans mon sac à main comme dans ma vie.

L’esprit de communauté

L’esprit de communauté

450 000 abonnés et heureux de l’être suivent les publications sur Instagram de Flora Coquerel. Pour profiter de ses conseils beauté et de ses astuces de bonheur, découvrir les coulisses du monde du luxe et de la mode, se détendre avec ses pastilles pleines d’humour, rêver grâce aux images de ses voyages…. Rendez-vous sur @floracoquerel

 

Propos recueillis par Véronique Aïache

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