Spondyloarthrite : diagnostic et traitement

Spondyloarthrite : diagnostic et traitement
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La spondyloarthrite, aussi appelée spondylarthrite, est une maladie rhumatismale inflammatoire chronique touchant essentiellement la colonne vertébrale (forme axiale) et parfois les articulations périphériques (genoux, pieds).
 
Cette pathologie est caractérisée par une atteinte des tendons au niveau des enthèses (points d’ancrage des tendons et des ligaments sur les os). En France, on estime qu’environ 300 000 personnes en sont atteintes. La maladie débute habituellement avant l’âge de 40 ans.
 

Les causes de la spondyloarthrite

Les causes de la maladie sont inconnues, mais la spondyloarthrite apparaît davantage chez des personnes qui possèdent un antigène HLA- B27. Celui-ci pourrait être responsable de la persistance de certains germes dans l’organisme, ce qui entraînerait des réactions immunitaires et inflammatoires. Plusieurs facteurs coexistants entreraient en jeu.  

Ce qui doit alerter

  • Douleurs Localisées au dos, surtout au milieu de la nuit, aux fesses, d’un côté ou des deux, au niveau du bassin, au talon… Ces douleurs persistantes ne sont pas calmées par le repos.
  • Raideur du bas du dos Maximale au réveil, pouvant durer plusieurs heures, la raideur s’atténue avec la reprise d’une activité. Dans les cas plus sévères, devenus rares, c’est l’ankylose complète qui résulte de l’ossification des ligaments et des articulations entourant les vertèbres. C’est ainsi que l’on parlait auparavant de spondylarthrite ankylosante.
  • Complications Outre le handicap fonctionnel quasi permanent très invalidant (perte de mobilité et limitation des mouvements), des atteintes extra-articulaires graves sont possibles (rares aujourd’hui) : uvéite (inflammation de l’œil, rouge et douloureux), insuffisance respiratoire…
 

Quels médicaments ?

  • Anti-inflammatoires non stéroïdiens et antalgiques AINS, paracétamol, opioïdes faibles… L’objectif est de calmer la douleur et l’inflammation et de lutter contre un éventuel enraidissement.
  • Traitement de fond En cas d’insuffisance d’efficacité, le recours à un traitement d’action lente peut être envisagé pour les formes périphériques (sulfasalazine, methotrexate).
  • AntiTNF alpha Les antiTNF alpha constituent une avancée thérapeutique majeure dans la prise en charge des spondyloarthrites réfractaires aux traitements classiques.

L'identifier plus tôt

Actuellement, la maladie est, en général, identifiée trop tardivement. En effet, les preuves physiques de la spondyloarthrite axiale ne sont souvent visibles à la radiographie que plusieurs années après le déclenchement de la maladie et des douleurs. L’introduction de l’imagerie par résonance magnétique (IRM) a permis une avancée. Cependant, l’essentiel est de ne pas négliger vos symptômes et de consulter rapidement. Il est très important d’identifier précocement la spondyloarthrite pour mieux la traiter.

À savoir

La rééducation est indissociable du traitement médicamenteux. Mise en place dès le début de la maladie, elle permet de conserver ou améliorer la mobilité et la force physique et de prévenir ou réduire les déformations vertébrales. Elle repose sur différentes techniques : exercices d’assouplissement quotidiens, kinésithérapie, port d’orthèses vertébrales…