AIL NOIR
Pilule : nouveautés et précautions

Pilule : nouveautés et précautions

18 mars 2016
À ce jour, différentes générations de pilules sont mises à la disposition des femmes, en fonction de la nature de l’association estroprogestative qui les compose.

 

Les contraceptifs oraux combinés, ou COC, ont vu leur composition évoluer sans cesse depuis les années 1950. Leur diversité aujourd’hui – pilules de première, deuxième, troisième ou quatrième génération – permettent de prescrire de manière personnalisée la pilule.

 

Prescription et suivi

Le choix d’une pilule tient compte de l’âge de la patiente, de ses antécédents personnels et familiaux, des facteurs de risques cardiovasculaires, de l’existence d’une pathologie, du risque d’oubli. Une surveillance clinique (poids et tension artérielle) et biologique (formule sanguine, bilan lipidique, glycémie) est réalisée régulièrement, ainsi qu’un examen gynécologique avec frottis vaginal et palpation des seins.

 

Quatre générations

Le dosage d’éthinylestradiol (EE) est passé progressivement de 50 µg (normodosés) pour les contraceptifs les plus anciens, à 30 et 20 µg (minidosés), puis 15 µg (microdosés) pour les plus récents. Selon le progestatif associé à l’EE, quatre généra- tions de pilules sont actuelle- ment disponibles.

  • Noréthistérone et dérivés pour la 1re génération.
  • Lévonorgestrel ou norgestrel pour la 2e génération.
  • Désogestrel gestodène ou encore norgestimate pour la 3e génération.
  • Drospirénone, nomégestrol pour la 4e génération.

La patiente peut vérifier la composition sur la boîte ou consul- ter la liste des COC commercialisés en France sur le site Internet : www.ansm.sante.fr

 

Mises en garde

Les COC ont des contre-indications et des effets indésirables bien connus du corps médical. Cependant, en janvier 2013, les COC de 3e et 4e générations ont provoqué une crise sanitaire et de confiance. En effet, si toutes les pilules présentent un risque de thrombose veineuse et artérielle, accru par le tabagisme, l’âge, l’HTA, le surpoids, et des anomalies de coagulation, il a été établi, pour celles de 3e et 4e générations, un surrisque de thrombose veineuse, deux fois plus élevé. D’où la demande de restriction de prescription faite par les autorités de santé. Pour autant, ces COC ne sont pas retirés du marché. Ils peuvent être utiles aux femmes qui ne tolèrent pas les autres pilules ou tout autre moyen de contraception féminine. Au plan réglementaire, rien ne s’oppose à la délivrance et au renouvellement d’une ordonnance valide.

Recommandations de l'Ansm

Recommandations de l'Ansm

Afin de réduire les risques de thrombose liés aux COC, l’Agence nationale de sécurité du médicament (Ansm) a demandé aux prescripteurs de privilégier les COC de 2e génération contenant du lévonorgestrel. L’Agence rappelle l’importance de rechercher les facteurs de risque et de sensibiliser les femmes sur la thrombose et les signes cliniques évocateurs. Elles doivent être informées sans être alarmées, et contacter leur médecin ou le pharmacien en cas de doute. »
À savoir

À savoir

Les pilules estroprogestatives, qu’elles soient normodosées, mini-dosées (mono, bi ou triphasiques) ou microdosées, sur 21, 22 ou 28 jours, ont toutes la même efficacité, de 100 % si elles sont prises régulièrement. Tout oubli peut compromettre leur efficacité. Pendant tout le cycle, les comprimés doivent être pris dans un ordre précis.

Christine Nicolet

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