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Fièvre : rôle physiologique et surveillance

Fièvre : rôle physiologique et surveillance

21 mars 2016
La fièvre est une mesure d’adaptation, elle n’est pas forcément nuisible à l’organisme, elle fait partie de la réponse inflammatoire et peut avoir un effet stimulant sur la réponse à l’infection. En faisant monter la température, l’organisme réduit l’activité des virus et des bactéries.

 

La fièvre inquiète toujours un peu, mais elle n’a pas que des inconvénients ; il ne faut pas vouloir la faire baisser ou la normaliser à tout prix. La température corporelle est déterminée par le centre de thermorégulation situé dans le cerveau, il fixe son point d’équilibre aux alentours de 37 °C. En cas de fièvre, ce point est déplacé vers des valeurs hautes.

 

Traiter sans fébrilité

On parle de fièvre à partir de 38 °C, mais elle ne doit être traitée par des médicaments qu’au- delà de 38,5 °C, et pas de façon systématique (sauf en cas de risque de convulsions). L’objectif d’un traitement n’est pas d’obtenir une baisse brutale de température, mais d’améliorer le confort du malade. Trois principes actifs sont disponibles sans ordonnance, votre pharmacien vous les proposera en première intention. Le paracétamol est antipyrétique et antalgique (antidouleur), son efficacité et sa bonne tolérance en font le traitement de référence de la fièvre. L’ibuprofène et l’aspirine présentent une triple action : antalgique, antipyrétique et anti-inflammatoire. Utilisés aux doses recommandées, leur efficacité est identique ; le risque le plus important est celui du sur- dosage. Inutile de doubler les doses, la fièvre ne tombera pas deux fois plus vite !

 

Mesures complémentaires

Votre pharmacien vous conseillera le repos, au lit si besoin, les boissons en quantité (tisanes ou potages légers) pour com- penser les pertes et les besoins en eau, surtout chez les personnes âgées et les nouveau- nés. Les mesures physiques de refroidissement ne traitent pas directement la fièvre, mais elles permettent de mieux évacuer la chaleur de l’organisme. Elles consistent à ne pas trop couvrir le malade, ne pas trop chauffer la chambre, faire des brumisations d’eau sur le corps.

 

Comment prendre la température

  • Voie rectale.
    Elle reste la plus fiable, la plus précise et la plus rapide.
  • Voie buccale (sous la langue)
    Elle est sujette à des fluctuations, elle doit être augmentée de quatre dixièmes pour définir la température centrale.
  • Voie axillaire (sous l’aisselle).

C’est la moins fiable, car influencée par la température ambiante et la transpiration. Elle doit être augmentée de six à sept dixièmes pour définir la température centrale.

Quels thermomètres choisir ?

Quels thermomètres choisir ?

Les thermomètres digitaux ont pris le relais des thermomètres à mercure. La mesure est obtenue en 30 à 60 secondes, elle est indiquée par un signal sonore. Les thermomètres tympaniques captent les rayons infrarouges émis par la membrane tympanique. Seule difficulté, l’apprentissage du geste qui demande un peu d’entraînement. Les indicateurs frontaux à cristaux liquides manquent de fiabilité, car ils mesurent la température cutanée. Les thermomètres infrarouges frontaux mesurent la température de l’artère temporale, ils manquent de précision, mais ils sont rapides et bien adaptés chez le nourrisson.
À savoir

À savoir

Le risque majeur d’une température très élevée, notamment chez le nourrisson et la personne âgée, est la déshydratation. C’est un risque potentiellement mortel.
Christine Nicolet

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