Fibrome utérin : symptômes et traitements

Fibrome utérin : symptômes et traitements

18 mars 2016
Le fibrome utérin est la tumeur féminine bénigne la plus fréquente. Son incidence augmente avec l’âge et aux environs de la cinquantaine, près de 70 % des femmes sont concernées. L’âge moyen au moment du diagnostic est de 35 ans.

 

Différentes formes de fibromes

L’utérus peut être le siège d’un seul fibrome, mais dans 2/3 des cas, les fibromes sont multiples. La taille varie de quelques millimètres à plusieurs dizaines de centimètres et le poids de quelques grammes à exceptionnellement plusieurs kilogrammes. On distingue trois types de fibromes utérins.

  • Fibromes interstitiels
    Ils se forment dans la couche musculaire de la paroi de l’utérus. Ils représentent 70 % de l’ensemble des fibromes.
  • Fibromes sous-séreux
  • Ils croissent à l’extérieur de l’utérus et y sont parfois rattachés par un pédicule.
  • Fibromes sous-muqueux
    Ils occupent beaucoup d’espace dans la cavité utérine, puisqu’ils se forment sous la surface de la muqueuse. Plus rares, ils entraînent souvent d’abondants saignements.

 

Symptômes variables : saignements douleurs et ballonnements

Les symptômes varient selon la taille et l’emplacement du fibrome, mais sont absents dans 70 % des cas. Les principaux sont des saignements abondants pendant les règles ou en dehors des règles, des douleurs et des ballonnements avec une sensation de pesanteur dans le bas-ventre.

Et une envie fréquente d’uriner ou une constipation peuvent sur- venir si les fibromes compriment les organes voisins, vessie, gros intestin ou rectum. Ils peuvent aussi provoquer des douleurs lors des rapports sexuels.

 

Solutions adaptées : de la seule surveillance à la nécessité d’un traitement

Les fibromes utérins asymptomatiques de petite taille sont à surveiller. Les fibromes symptomatiques doivent être traités.

  • Traitement symptomatique
    Les progestatifs diminuent les saignements et les analogues de la GNRH, indiqués en préopératoire pour une durée maximale de 3 mois, réduisent la taille du fibrome et les saignements comme l’embolisation.
  • Traitement chirurgical
    Chez la femme jeune ou désireuse d’enfant, le traitement consiste à retirer le fibrome (myomectomie) par hystéroscopie par voie vaginale ou par cœlioscopie (voie abdominale) pour les petits fibromes ou dans les autres cas par laparotomie (incision dans le bas-ventre). Chez la femme plus âgée ou non désireuse d’enfant, l’hystérectomie (ablation de l’utérus) est souvent envisagée.

 

Fibrome et vie sexuelle

Fibrome et vie sexuelle

D’après une enquête (réalisée par Kantar Health pour Gedeon Richter France Division santé de la femme), les principaux symptômes ressentis par 81 % des femmes ménopausées atteintes de fibromes symptomatiques sont des saignements, associés à des douleurs. Curieusement, elles sont seulement 38 % à être actuellement sous traitement. Le fibrome utérin nuit à leur qualité de vie. 2 % qualifient la douleur de sévère à extrêmement sévère et 80 % se sentent gênées, surtout dans leur vie sentimentale et sexuelle. (réalisée par Kantar Health pour Gedeon Richter France Division santé de la femme.)
À savoir

À savoir

Avant 20 ans, le fibrome est très rare, après la ménopause il ne s’en forme plus et ceux qui existent ont tendance à régresser. L’hérédité double le risque de fibrome. Autres facteurs de risque : obésité, premières règles avant 12 ans, la nulliparité et infertilité.

 

 

Christine Fallet

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