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Fertilité en baisse : le point sur les causes

Fertilité en baisse : le point sur les causes

20 octobre 2016
Face aux difficultés croissantes des couples à concevoir des enfants, la communauté scientifique s’interroge sur les causes. Baisse de fertilité ou changement de société ? BIEN-ÊTRE & Santé fait le point.

 

Environ 25% des couples mettent plus d’un an à réussir à concevoir un bébé, et plus de 10% n’y parviennent toujours pas au bout de deux ans. S’il est difficile aujourd’hui de parler d’une progression de l’infertilité, différentes études pointent une augmentation des problèmes de fertilité dans le monde et en France au cours des dernières années.

 

Une baisse de la qualité des spermatozoïdes

Une étude menée sur 26 000 hommes par le Joëlle Le Moal, médecin épidémiologiste à l’Institut de Veille Sanitaire (INVS), publiée dans Human Reproduction en 2012 a montré que la concentration en spermatozoïdes a chuté de près d’un tiers entre 1989 et 2005, avec « une diminution significative et continue de la concentration de sperme atteignant 32.2 % » sur cette période.

Cerise sur le gâteau, la part de spermatozoïdes anormaux semble avoir augmenté sur la même période.

Cette étude tranche sur les précédentes menées sur le sujet car le profil des hommes est très proche de celui de la population générale et ses données couvrent l’ensemble du territoire

Au banc des accusés de cette dégradation : des facteurs génétiques, mais aussi des facteurs environnementaux, comme les pesticides, les solvants, le tabac, le stress, les champs magnétiques… 

Face à l’augmentation du nombre de spermogrammes considérés comme anormaux depuis plusieurs années, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a modifié les normes établies à partir d’hommes fertiles. Aujourd’hui, un spermogramme comprenant 15 % de spermatozoïdes normaux est considéré comme bon, alors qu’il en fallait… 60 % auparavant.

 

Des grossesses plus tardives

Sur la difficulté des couples à concevoir, il faut aussi prendre en compte l’âge de plus en plus tardif des futures mamans lors de la première grossesse. D’après l’INSEE, les Françaises ont en moyenne leur premier enfant à 28.5 ans, soit quatre ans plus tard que dans les années 60 : la part des premières grossesses débutées après 30 ans a augmenté de manière significative. Volonté d’avoir une situation stable, recherche du bon partenaire, démarrage d’une carrière… ces causes multiples ont un impact sur la fécondité et le déroulement de cette première grossesse.

Une étude des chercheurs du Karolinska Institute de Stockholm publiée en 2013 démontre que les risques courus pour la mère et le bébé pendant la première grossesse augmentent dès 30 ans, et non 35 ans comme le veut la croyance habituelle, alors que l’INED rappelle que les femmes de 30 ans ont 75% de réussir à concevoir en 12 mois, contre 66% à 35 ans, et que le risque de ne pas y parvenir du tout augmente de manière proportionnelle.

 

Des facteurs externes 

Dans les facteurs qui pèsent aussi lourd dans la balance de la fécondité, le tabagisme et le surpoids altèrent la capacité à débuter une première grossesse et allongent les délais de conception.

Face à ces constats, limiter son exposition à ces facteurs externes, ainsi qu’aux métaux lourds, à la pollution et aux pesticides semble constituer un premier pas en faveur de la fécondité.

En cas d’infertilité médicalement constatée ou de maladie grave de l’un des parents risquant d’être transmise au bébé, les couples hétérosexuels peuvent en France bénéficier de la PMA (Procréation Médicalement Assistée) si la femme a moins de 43 ans. Plusieurs techniques sont proposées : injections de sperme, fécondation in vitro ou accueil d’embryon. Les taux de grossesse varient aujourd’hui de 13 à 30% avec des différentes procédures.

Clémentine Garnier

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