Infarctus : les femmes aussi

Infarctus : les femmes aussi

08 juillet 2022
On a longtemps pensé, et les médecins y compris, qu’un infarctus du myocarde (IdM) était du genre masculin essentiellement… Ce n’est plus le cas.

 

Quand elles ont mal dans la poitrine, les femmes pensent « cancer du sein ». Elles devraient plutôt s’inquiéter de l’état de leurs artères, coronaires (celles qui nourrissent le cœur) en particulier : l’infarctus est en effet devenu la première cause de mortalité féminine. Un infarctus sur trois est féminin. À cela, plusieurs raisons. Tout d’abord, les principaux facteurs de risque sont les mêmes pour les deux sexes : tabagisme actif, cholestérol LDL (le mauvais) en hausse, hypertension artérielle, alcool, stress, sédentarité, diabète et tour de taille. À noter que le tabac augmente davantage le risque de crise cardiaque chez la femme à cause d’une possible fragilité supérieure de ses artères, plus fines. On sait également que tous les facteurs cités plus haut sont présents à un plus jeune âge, et qu’alors leurs hormones (naturelles) ne les protègent plus suffisamment.

 À lire aussi : Les maladies cardiovasculaires

 

Signes d’alerte minimisés

Située le plus souvent au niveau de la poitrine, plutôt à gauche, en arrière du sternum, la douleur provoquée par un infarctus donne l’impression d’un écrasement, d’une brûlure, d’un serrement. Ce peut être extrêmement violent ou à l’inverse se développer à bas bruit. Elle peut irradier dans les bras, surtout le gauche, le poignet, la mâchoire. Elle survient le jour ou la nuit, au repos ou à l’effort, et ne cède pas. Une douleur typique… qui peut l’être moins : elle mime parfois un embarras gastrique, ce qui égare. Et même si l’on connaît par cœur ces symptômes, les femmes ont tendance à les minimiser, ce qui retarde la prise en charge.

 À lire aussi : AVC : quels sont les symptômes et comment réagir

 

Évolution plus défavorable

L’artère coronaire obstruée à l’origine de la souffrance du muscle cardiaque, doit être rapidement débouchée pour garder le moins de séquelles possibles de l’accident. C’est d’ailleurs pourquoi il convient d’appeler le 15 (ou le 112) afin d’intégrer dans les meilleurs délais le parcours de soins qui convient, idéalement dans les deux heures qui suivent le début de la douleur.

Les femmes sont enfin moins nombreuses à suivre un programme de réadaptation cardiaque pour un meilleur rétablissement. Le risque d’une évolution défavorable (troubles du rythme, insuffisance cardiaque, voire décès) au décours de l’infarctus du myocarde est pourtant deux fois plus élevé.

 À lire aussi : L’accident ischémique transitoire

 

Une pointe de stress seulement ?

Une pointe de stress seulement ?

Peut-être. Mais si l’on cumule deux ou davantage de facteurs de risque, comme un tabagisme, des antécédents familiaux précoces de maladies cardiovasculaires (un infarctus paternel ou maternel avant 55 ans par exemple), une hypertension artérielle, un surpoids ou trop de cholestérol, mieux vaut penser d’emblée au pire et appeler en urgence le 15 ou le 112.

 

Dr Brigitte Blond

Le choix de la rédac

Du baume au corps

Corps

Du baume au corps

Riche en plantes médicinales bio

Chacun ses goûts !

Les bons aliments

Chacun ses goûts !

A vous de choisir !

Les chats aussi nous soignent

Chat

Les chats aussi nous soignent

Une encyclopédie dédiée aux petits félins et à leurs pouvoirs

Solutions d’hiver

Petits maux

Solutions d’hiver

Azéol pour lutter contre les maux de la sphère ORL