AIL NOIR
Fanny Cottençon : « La beauté vient de l’intérieur ! »

Fanny Cottençon : « La beauté vient de l’intérieur ! »

02 juillet 2015
Présente sur tous les fronts : théâtre, cinéma, télévision, Fanny bénéficie d’un véritable amour de la part du public. Et elle le lui rend bien !

 

Qu’avez-vous ressenti en apprenant que vous veniez d’être nominée pour le Molière de la meilleure comédienne ?

C’était totalement inattendu pour moi. J’ai été très touchée et je dois vous dire que je n’allais pas bouder mon plaisir ! Mais j’ai beaucoup de distance par rapport à cela. Déjà, en 1982, lorsque j’ai obtenu le César du meilleur second rôle féminin pour L’Étoile du Nord, je n’en revenais pas. C’est un peu comme les applaudissements. Cela ne me gêne pas mais… C’est curieux, je n’arrive pas à analyser vraiment ce que je ressens. Ce qui me plaît, c’est quand j’aperçois des petites étincelles dans les yeux des gens qui viennent me voir jouer sur scène.

Comment le rôle de Marianne dans On ne se mentira jamais est-il venu à vous ?

C’est Jean-Luc Moreau qui m’a proposé de jouer dans cette comédie et j’ai été immédiatement séduite par l’histoire de ce couple. Mariés depuis des années, Serge, que Jean-Luc interprète, et Marianne sont heureux. Mais leur belle complicité va un jour déraper suite à un banal accrochage automobile. À partir de là, le spectateur va assister à leurs explications comme s’il les regardait à travers un trou de serrure. Le thème de On ne se mentira jamais tourne autour du doute et de la suspicion à l’intérieur du couple. Marianne est une femme qui a une intuition et qui veut la vérité bien qu’elle sache que ce n’est pas forcément pour son bien. Le doute peut être un moteur parfois, mais il peut causer également bien des dégâts.

Dans un couple, vaut-il mieux tout se dire ?

Quoi que nous fassions, nous restons toujours mystérieux pour l’autre. Je ne pense pas qu’il faut tout se dire. Parfois quelques omissions peuvent être salvatrices. Il faut avoir sa chambre à soi, comme disait Virginia Woolf. En 2011, j’interprétais le rôle de la maîtresse de Michel, incarné par Pierre Arditi, dans La Vérité. L’auteur, Florian Zeller, préconise de ne pas dire toute la vérité. Selon lui, dire la vérité c’est faire du mal aux autres. Or, qui dit adultère, dit mensonge. Dans la pièce, on appelait cela un « arrangement avec la vérité ».

En France, en 2000, vous avez été la première comédienne à interpréter au théâtre Les Monologues du vagin

C’est une de mes plus belles aventures parce que j’alliais mon métier de comédienne à mon devoir de citoyenne. Je me suis efforcée de faire en sorte que cela soit une parole généreuse de femme sans la moindre agressivité envers les hommes. Être seule sur scène donnait plus de sens à ces Monologues et les rendait encore plus émouvants.

Le cinéma vous a donné de beaux rôles. Je pense notamment à Femmes de personne.

C’était un très beau film de Christopher Frank avec des portraits de femmes véritablement modernes. Elles travaillaient toutes les trois dans le milieu médical et c’étaient des « femmes de personne » car trop absorbées par leurs occupations. Ce sujet est toujours d’actualité.

Concilier amour et travail vous semble-t-il difficile ?

Déjà, l’amour est dur à concilier avec le long terme ! Heureusement, les couples évoluent. Les femmes travaillent, et cela influe sur les relations entre hommes et femmes. Les rapports de force ou économiques s’estompent… Le fait qu’il y ait d’autres centres d’intérêt, c’est bien pour le couple, c’est bien pour les enfants. Toutefois, cela doit se gérer cas par cas.

La télévision vous a gâtée en 2005 avec la série Trois Femmes… un soir d’été. Quel effet cela fait lorsque les gens vous reconnaissent dans la rue ?

Le rapport direct que j’ai avec les gens ne m’a jamais dérangée. Je ne me suis jamais appelée Brigitte Bardot ! Mais, c’est vrai : quand on fait une série qui marche, le lendemain dans la rue c’est « violent ». Pour la première fois, la marchande de légumes de mon quartier m’a reconnue !

Pensez-vous que les (télé)spectateurs comprennent la femme que vous êtes dans la vie ?

Le problème numéro un d’un comédien reste l’interprétation. Mon rôle est d’être le vecteur des auteurs. Aussi n’est-ce pas moi qu’on doit voir en priorité mais les rôles que je joue. Je ne suis pas un être qui se cache derrière le paraître. Je n’ai pas besoin qu’on me comprenne car je sais que les gens me « ressentent » bien.

En matière de santé, êtes-vous prévoyante ?

Je suis plutôt médecines douces. J’essaye de soigner le terrain afin d’éviter les maladies qui pourraient se présenter. Je fais attention à ce que je mange et je prends des compléments alimentaires pour éviter les carences. Je ne vous dirai pas que je suis une grande sportive mais je suis une adepte du yoga. Et l’été, je marche ou je fais de la natation.

Avez-vous un secret pour être bien dans votre peau ?

Je sais que la beauté vient de l’intérieur. Quelques années d’analyse m’ont permis d’être en phase avec moi-même ! Mais ça ne m’empêche pas d’avoir quelques astuces beauté pour être encore mieux dans ma peau. Ainsi, je fais très attention à ma peau très claire quand je me mets au soleil. Le principal est de bien l’hydrater et surtout d’opter pour une protection efficace.

Le temps qui passe vous inquiète-t-il ?

Tous les âges ont leurs avantages et leurs inconvénients. Je ne suis pas plus heureuse maintenant que je ne l’étais à 20 ans. Disons que, à partir de 50 ans, on a davantage conscience de ce qui se passe. On apprend à mieux gérer ses émotions et on a plus de sagesse. Mais, en même temps, on a moins d’insouciance. Pour être honnête, dans mon métier, on a plus de mal à trouver du travail à partir de la cinquantaine. Mais je crois savoir que c’est pareil pour une secrétaire… J’essaie de ne pas trop me projeter dans l’avenir et, surtout, de bien profiter du temps présent.

Quels sont vos projets ?

J’ai la chance de jouer actuellement dans On ne se mentira jamais, qui a du succès sur Paris. Et cela continue puisque, à la rentrée, nous partirons en tournée avec cette même pièce dans toute la France.

À voir

À voir


On ne se mentira jamais !
Une plongée au cœur d’une crise de couple. Une comédie d’Éric Assous, mise en scène par Jean-Luc Moreau, finement interprétée par Fanny Cottençon et Jean-Luc Moreau. En tournée à la rentrée dans toute la France.

 

Propos recueillis par Didier Galibert

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