« Comment faire disparaître les cicatrices ? » Alexandra, 28 ans

« Comment faire disparaître les cicatrices ? » Alexandra, 28 ans

03 juin 2022
Selon que l’on cicatrise bien ou non, selon le type de cicatrice, selon la récence de la lésion cutanée, différents soins peuvent être apportés, du plus simple au plus technique.

 

Brûlures, écorchures, coupures, escarres, chirurgie… toute lésion cutanée, même superficielle, peut laisser des marques inesthétiques. Certaines peaux cicatrisent très bien et la lésion évolue favorablement en laissant une cicatrice fine, blanche et plane, qui finit par s’estomper, même si elle ne disparaît jamais complètement. Mais, pour d’autres, le processus de réparation se passe mal et laisse des cicatrices atrophiques, hypertrophiques ou chéloïdiennes dans le pire des cas. Une cicatrice atrophique se caractérise par un creux rougeâtre à cause d’une production insuffisante de collagène ; une cicatrice hypertrophique, d’aspect bombé et rougeâtre, résulte de la formation excessive de collagène mais se limite à la zone traumatisée ; la cicatrice chéloïdienne, due à une prolifération anormale de collagène, forme un bourrelet blanc, rose ou rouge qui déborde de la plaie initiale. Pour favoriser une bonne cicatrisation sans séquelles pathologiques, il faut agir dès le début des étapes de la réparation cutanée et savoir être patient (les cicatrices mettent de six mois à un an avant de se stabiliser). Plusieurs précautions s’imposent en commençant par un bon nettoyage de la plaie à l’eau et au savon suivi de l’application d’un désinfectant. Si la cicatrice est récente, superficielle et peu étendue, on peut l’assouplir par des massages réguliers avec des crèmes hydratantes (au collagène et à l’acide hyaluronique) et antibactériennes (au cuivre-zinc) qui accélèrent le renouvellement cellulaire et évitent tout risque d’infection. Le choix d’un pansement dépend de la nature de la plaie (traumatisme, post-chirurgie, plaie chronique de type escarre…), de la localisation, de son étendue, comme de la profondeur. Dans le cas d’une plaie profonde il faut contacter un médecin car les terminaisons nerveuses du derme situées sur l’épiderme sont touchées.

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Des soins spécifiques

Il est reconnu qu’un environnement humide favorise une cicatrisation rapide en empêchant la formation d’une croûte susceptible de gêner le renouvellement de la peau. La cicatrisation humide est assurée par des pansements hydrocolloïdes et dérivés. Ils recouvrent la plaie d’un microclimat dont ils contrôlent en permanence l’humidité, sans risque de macération ou de dessèchement, en respectant l’action des protéines et des cellules (macrophages et polynucléaires) nécessaires à la reconstruction des tissus cutanés lésés. Lorsque la cicatrisation n’évolue pas favorablement, des traitements médicaux avant la phase de stabilisation existent. On peut assouplir le tissu cicatriciel et réduire l’inflammation par pressothérapie avec des douches et des jets forts. Avoir recours à des vêtements compressifs sur mesure, en particulier en cas de brûlure étendue. Les lasers et la technique de dermorestauration peuvent également être utiles pour améliorer l’aspect cicatriciel. Quant à la chirurgie, elle est envisageable sur des cicatrices anciennes stabilisées, mais souvent l’amélioration se fait au prix d’une nouvelle cicatrice. Tant qu’elle est inflammatoire, une cicatrice doit être protégée du soleil pour éviter une pigmentation définitive.

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