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La douleur chez l’enfant

La douleur chez l’enfant

15 mars 2016
Contrairement à ce que l’on a longtemps pensé, la douleur de l’enfant est une réalité. Elle n’a pas de vertu éducative et, une fois mesurée, elle doit être traitée à sa juste valeur.

 

Chiffre

Chiffre

C’est en 1984 seulement ! que la réalité de la douleur de l’enfant a été reconnue. Référence : KJS Anand, New England Journal of Medicine

En matière de douleur chez l’enfant, on s’est permis et l’on se permet encore des comportements inenvisageables en cancérologie de l’adulte par exemple. On sait pourtant que les circuits de transmission de la douleur sont fonctionnels dès la 26e semaine de la vie fœtale. On connaît aussi les effets délétères pour la suite des événements de la non-prise en compte de la douleur. Ce décalage est d’autant plus frustrant qu’il existe des solutions pour ne pas souffrir, dès tout petit, et à l’hôpital notamment dans les services de réanimation néonatale où les enfants nouveau-nés subissent un nombre très élevé de gestes douloureux ou inconfortables. Des solutions existent, peu chères, le sucre, et faciles d’emploi, sans technologie complexe, même à l’hôpital, comme l’inhalation d’un mélange oxygène/protoxyde d’azote.

 

Traitement de la douleur chez l’enfant

Avant de la traiter, il convient de la mesurer, ne serait-ce que pour juger de l’efficacité des antalgiques ou antidouleur. Pour cela, les médecins disposent d’échelles adaptées à l’âge, en gros avant ou après 4 ans.

Avant 4 ans, ce sont des échelles d’observation des comportements qui sont préférées : elles cotent les grimaces du visage, les mouvements des membres et/ou les cris de douleur.

Après 4 à 6 ans, l’échelle visuelle analogique est la technique de référence où l’enfant est invité à déplacer un curseur pour qualifier sa douleur, jusqu’à très haute. Des résultats à croiser avec une autre échelle* si l’enfant est plus jeune.

Quant aux médicaments, ils doivent être utilisés à bon escient, en tenant compte de l’anxiété qui majore la perception douloureuse… Tous les petits moyens sont bons qui distraient l’attention. Et l’utilisation de la morphine, dont le métabolisme a été finement décrypté, n’est plus un tabou pour les douleurs qui le méritent, résistantes au paracétamol et aux anti-inflammatoires, sur une courte période.

* www.pediadol.org, pour la prise charge de la douleur aiguë des enfants, les recommandations de la Haute autorité de santé (Has).

 À lire aussi : Comment lutter contre les douleurs qui vous gâchent la vie ?

 

Maladies qui font mal

1/ Comment reconnaître la colique

À savoir

À savoir

CHANGER LE LAIT
Si votre bébé a souvent des coliques et des douleurs abdominales, vérifiez que son lait est bien adapté à son âge ou envisagez de le changer pour un lait spécifique, avec le conseil de votre pharmacien.
La colique concerne un bon tiers des nourrissons, elle débute entre les 2e et 6e semaines de vie, culmine à un mois et demi ou deux mois et disparaît spontanément à 4 mois. Le bébé pleure continûment, il replie ses jambes sur le ventre, se tend comme un arc, reste tranquille deux minutes dans les bras et entame une nouvelle sérénade. Boire semble le soulager, mais pour un temps limité. Il dort agité. Il peut avoir de forts maux de ventre qui peut être balloné et dur sous les doigts.

2/ Distinguer la colique d’autres maux de ventre

À l’origine des coliques et des douleurs bas ventre, les besoins du bébé mal décodés, mais aussi une possible aérophagie s’il tète la tétine et de l’air, une allergie aux protéines du lait de vache, une intolérance au lactose, un reflux compliqué, une constipation et son cortège de gaz et de ballonnements, etc. Pour se rassurer, on jauge sa courbe de poids, harmonieuse si ce sont de simples coliques, et l’on consulte, pour trouver une solution adaptée au problème initial.

3/ L’otite, ça fait très mal !

Une douleur à nulle autre pareille… Et le cri qui signale la douleur dans l’otite, quand elle est présente, 6 fois sur 10, est lui aussi particulier ! Cette douleur est insupportable parce que le pus s’accumule derrière le tympan et le fait bomber, que les récepteurs à la douleur sont nombreux dans cette zone et que l’inflammation forme une sorte de caisse de résonance.

 À lire aussi : 5 maladies que vous pouvez soigner à l’homéopathie

 

4/ Rhume, à ne pas négliger

Au début de l’otite, un rhume toujours. L’œil d’un médecin est ici indispensable qui juge de l’intérêt ou non d’un antibiotique, pas automatique. Si douleur il y a, elle doit être atténuée, avec du paracétamol ou de l’ibuprofène, un anti-inflammatoire, et le nez lavé avec du sérum physiologique.

5/ Soulager la migraine

Elle est plus souvent frontale ou bilatérale et devient unilatérale, plus semblable à celle de l’adulte, lorsque l’enfant grandit. La douleur est pulsatile, comme un cœur qui bat dans la tête. Elle est aggravée par l’exercice physique (courir ou monter les escaliers) et améliorée par le sommeil. Le bruit et la lumière sont pénibles à supporter. À côté de ces crises stéréotypées, les enfants développent des céphalées de tension de fin de journée. Et faire la part des choses, d’un petit et d’un gros mal de tête, n’est pas toujours facile… La crise est soulagée par de l’ibuprofène, pris aussitôt que possible, à la bonne dose, en fonction du poids.

À éviter

À éviter

  • S’affoler devant la douleur de l’enfant. C’est un symptôme, précieux comme la fièvre, et il faut l’analyser pour en repérer l’origine, et ainsi mieux la soulager, avec l’aide du médecin s’il le faut.
  • Donner n’importe quoi pour soulager, du paracétamol surtout à cet âge, jeune, sans s’être interrogé sur l’origine de cette douleur. L’aspirine est formellement contre-indiquée.
  • Donner des anti-inflammatoires non stéroïdiens, déconseillés en cas de contexte grippal ou de varicelle.
  • Occulter les autres signes, la fièvre au premier chef, mais encore d’éventuels troubles du transit ou respiratoires, etc. Autant de signes d’orientation pour un traitement adapté à la maladie qui effacera du coup la douleur.
Réponses d'expert : il faut traiter la douleur dans sa globalité !

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Dr Pierre Popowski
Pédiatre à Montgeron, région parisienne.

Exemplaires, les douleurs dentaires. La poussée et l’éruption sont en effet deux phénomènes bien différents. La première se déroule sur une période longue, de 2 mois et demi à 3 ans, au cours de laquelle vingt dents de lait apparaîtront successivement ; l’éruption dentaire sur une période courte, d’une dizaine de jours, où la dent sort de la gencive.

 À lire aussi : 5 conseils pour soulager les poussées dentaires

 

En ce qui concerne la prise en charge de la douleur deux principes doivent être respectés : d’abord ne pas attendre que la douleur ait atteint une certaine intensité avant de traiter, et ensuite la traiter régulièrement. La régularité des prises d’antalgiques, allopathiques ou homéopathiques, est à la base d’une prise en charge bien comprise de la douleur. Un nouveau traitement homéopathique permet de traiter non seulement la douleur de la poussée dentaire, mais aussi l’ensemble des symptômes satellites de la poussée, les fesses rouges, les selles plus liquides, etc. Ce traitement de fond est adapté à la typologie de l’enfant.

 

Brigitte Blond

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