Advertisement Banner
forme

Être en bonne santé à 50 ans

05 février 2017
Préserver son capital santé, c’est optimiser son hygiène de vie – nutritionnelle, physique et mentale. Nos conseils pour rester performant le plus longtemps possible.

 

Baisse d’énergie, fatigue, mémoire qui flanche… Relâchement de la peau, apparition des rides, déclin de la vision, panne sexuelle, perte des cheveux, fonte des muscles, raideur articulaire, surpoids, insomnie… Telles sont les joyeusetés qui nous attendent en basculant dans le camp des seniors. Les quinquas-sexas n’aiment pas qu’on les appelle ainsi, réservant ce terme à leurs aïeux qui, eux, au même âge, étaient vraiment des vieillards. La donne a en effet changé grâce aux progrès de la médecine et du confort moderne. Il est vrai que l’on vit plus vieux – l’espérance de vie est en moyenne de 85 ans pour les femmes, 80 pour les hommes – mais pas toujours en bonne santé. L’allongement de la vie sans incapacités ni maladies n’atteint que 64 ans en moyenne pour les unes, 62 pour les autres.

 

Non à la fatalité

À savoir

À savoir

Près de 1/3 des Français pensent qu’être vieux est une question d’état d’esprit et non d’âge ; 67% qu’on devient senior entre 60 et 70 ans et 47% vieux entre 70 et 80 ans.
(Sondage Créatests-Silver Economy Expo et Solulo Silver- 09/2016)
Entre 50 et 60 ans, femmes et hommes savent ce qu’ils ne sont plus mais aussi ce qu’ils ne veulent pas devenir, à savoir dépendants et malades. Face à son propre vieillissement, deux attitudes s’opposent. Soit continuer à être une victime passive du temps qui passe, accepter que, à cause de lui, tout s’en va et qu’on ne peut rien y changer. Soit, a contrario, choisir d’être l’acteur de sa longévité, pour rester en forme, debout, autonome le plus longtemps possible. Ce qui implique une démarche personnelle, volontaire, proactive, qui idéalement devrait commencer bien avant la cinquantaine. 

Agir pour ne pas subir

En théorie, si l’être humain ne « tombait » pas malade il pourrait vivre 120 ans. Même si le vieillissement physiologique diminue nos capacités de défense et d’immunité, on meurt de maladies chroniques pour l’essentiel (accidents et homicides mis à part). Des pathologies qui n’apparaissent pas subitement mais des années avant qu’elles ne se manifestent, souvent après 50 ans. Pour continuer à se sentir bien physiquement et intellectuellement, mieux vaut prévenir pour ne pas subir. Plus que jamais, il faut bouger son corps, le nourrir avec une alimentation saine et si besoin corriger les déficits révélés par des bilans réguliers. Certes, ce corps à corps avec le temps est un combat de tous les jours mais réalisable et à la portée de tous.

 

Priorité no 1 : bien s’alimenter

Il n’est jamais trop tard pour revoir la façon de se nourrir et connaître les vertus anti-âge de certains aliments et nutriments. Le « bien vieillir » est indissociable du « mieux manger ».

 

L’impact de l’alimentation sur notre état de santé est réel. Hippocrate, précurseur, ne recommandait-il pas « que ton aliment soit ton médicament ». La nourriture apporte une multitude d’éléments nutritifs indispensables au métabolisme et au bon fonctionnement de l’organisme. À l’inverse, la malbouffe n’a que des effets délétères. Ce ne sont pas de mauvais aliments qui sont en cause (ils n’existent pas) mais leurs excès. Trop de sucre, de graisses, de sel, de viande rouge, d’alcool provoque une dégradation précoce des organes vitaux, ce qui génère moult pathologies (maladies cardiovasculaires, diabète 2, certains cancers), y compris la fatigue chronique et le déclin cognitif. Mais il est possible de lutter contre en puisant dans son assiette.

Sus aux radicaux libres !

Lorsque nos défenses naturelles anti-radicalaires ne peuvent plus neutraliser les radicaux libres en surnombre, le stress oxydatif survient. Voilà un intrus à ne pas laisser s’incruster car il accélère le processus de vieillissement pathologique de nos cellules, et le nôtre par voie de conséquence. Avancée en âge, tabac, exposition aux UV naturels et artificiels, stress, pollution et alimentation déséquilibrée favorisent l’excès de radicaux libres. Mais on peut en modifier la progression en agissant en premier lieu sur la nutrition. Par exemple en consommant (sans modération) des aliments contenant en abondance des micronutriments antioxydants qui sont capables de piéger directement les radicaux libres. Leurs bénéfices santé sont nombreux : protection du système cardiovasculaire, frein au développement de certains cancers, action anti-inflammatoire, prévention du vieillissement cellulaire et donc ralentissement des signes de l’âge.

Faire le plein d’antioxydants

Dans cette famille de micronutriments, les principaux sont les polyphénols (dont les flavonoïdes), les caroténoïdes et les vitamines C et E. Une multitude de fruits et légumes en contiennent, surtout les plus colorés. En rouge : myrtille, grenade, betterave, tomate, prune, fraise, baie de goji mais aussi les tanins du vin et du thé. En jaune : carotte, potiron, melon, abricot, orange… Ou en vert : avocat, brocoli, kiwi. Nous avons l’embarras du choix à chaque saison. Parmi les polyphénols, le resvératrol, présent dans raisin, mûres ou rhubarbe, et la curcumine (du curcuma) sont anti-inflammatoires à dose efficace. Ce n’est pas tout, citons aussi les oligoéléments et les minéraux que sont cuivre, manganèse, sélénium ou zinc. Enfin, le coenzyme Q10, que l’on trouve essentiellement dans la viande et le poisson, intervient dans la mitochondrie pour assurer la production d’énergie au sein de la cellule. Ce n’est pas un hasard s’il entre dans la composition de crèmes antirides. Les antioxydants apportés par l’alimentation protègent aussi la peau d’un vieillissement prématuré.

 À lire aussi : Les antioxydants : nos alliés pour longtemps

 

Compenser les manques

Ces puissants antioxydants agissent seuls et en synergie. Ils jouent un rôle important pour renforcer nos systèmes de protection naturels et nous maintenir en forme. Il est bon d’en composer nos menus quotidiens tout en se faisant plaisir, sans se prendre la tête mais en écoutant notre corps et ses besoins. Lorsqu’ils viennent à manquer à cause d’agressions répétées de toute sortes (consommation accrue d’alcool, de tabac, de médicaments, abus de soleil, surmenage…) mais aussi du vieillissement, il est alors utile de se supplémenter. De nombreux compléments alimentaires sont aujourd’hui bien adaptés aux déficits repérés. Si les perturbations fonctionnelles sont importantes mieux vaut consulter un professionnel de santé expert en micronutrition* dans le cadre d’une consultation anti-âge.

*Pour trouver un spécialiste proche de chez vous formé par l’IEDM (Institut européen de diététique et micronutrition), rendez-vous sur www.iedm.asso.fr ou appelez le 0810 004 336 (prix d’un appel local).

 

Réponses d'expert : Rechercher l’inflammation de bas grade

Réponses d'expert : Rechercher l’inflammation de bas grade

Dr DIDIER CHOSDr DIDIER CHOS
Président de l’IEDM* et coauteur avec Laëtitia Agullo de En Bonne Santé grâce à la micronutrition (Albin Michel)

Troubles du sommeil, inconfort digestif, manque de vitalité, stress ou soucis articulaires sont des problèmes de santé fréquents. Quand ils sont peu gênants, on s’y habitue et les minimise, même récurrents. Or être souvent fatigué, avoir des allergies, des rhumes à répétition sont déjà les prémices de dysfonctionnements. S’ils ne sont pas résolus ou soulagés ils peuvent avec le temps laisser se développer une inflammation chronique de bas grade (bas bruit) qui conduit à un vieillissement prématuré des organes et de la peau. Cette dégradation continue se diffuse en silence dans les zones de vulnérabilité (cerveau, intestin, communication et protection cellulaire) – ce qui explique la genèse de la plupart des maladies chroniques du vieillissement. D’où l’importance de dépister en amont tout qui perturbe le bon état de santé puis le corriger : inflammation, stress oxydatif, dysfonction du microbiote, déséquilibre acido-basique, déficits en micronutriments. Pour retrouver un équilibre, notre méthode repose sur un diagnostic précis du terrain inflammatoire afin de le corriger avec des conseils personnalisés en alimentation santé, micronutrition, phytothérapie, remise en mouvement, gestion du stress et du sommeil. Pour une longévité réussie, cette médecine préventive individualisée est une réponse.

*Institut européen de diététique et de nutrition.

 

Stimuler ses muscles autant que son cerveau

Le mouvement : voilà un autre bouclier anti-âge qui a fait ses preuves pour atténuer ou prévenir les outrages du temps.

 

Pour conserver au maximum ses aptitudes physiques et intellectuelles, un seul mot d’ordre : se prendre en main et agir ! Expressément sur les principaux facteurs ayant un impact direct sur la santé : sédentarité, déficit de sommeil, stress et alimentation non adaptée. À tous les âges mais encore plus passé la cinquantaine. Mais rien ne sert de corriger ses carences nutritionnelles si l’on ne fait pas également fonctionner ses muscles autant que ses neurones. Nos conseils pour prendre la bonne posture. 

Batailler contre la sédentarité

Après 50 ans l’ennemi c’est le canapé ! Surtout y rester assis(e) pendant des heures à regarder la télé. On fait alors du « gras » plutôt que du « muscle ». Or aujourd’hui personne ne peut ignorer les méfaits de la sédentarité sur l’organisme : surcharge pondérale, syndrome métabolique, hypertension, infarctus et réduction de l’espérance de vie. La ménopause n’arrange rien chez la femme. La carence œstrogénique fait fondre la masse musculaire, ce qui fragilise les ligaments et le tissu osseux avec le risque de développer arthrose, ostéoporose voire sarcopénie (diminution des muscles). Il n’est pas obligatoire d’en arriver là si, pour compenser les désagréments liés à l’âge en général, la ménopause en particulier, on pense à protéger les zones sensibles : cœur, artères, seins, os et articulations.

 À lire aussi : Seniors : faire du sport pour plus d’autonomie

 

Bouger, c’est bon au physique comme au moral

Autrement dit, pour « faire de vieux os et ne pas s’effondrer », prendre soin de son corps en lui faisant du bien est la première des préventions anti-âge. Comment ? En se nourrissant bien tout en s’adonnant à une activité physique régulière d’endurance, d’intensité moyenne, à raison de 150 minutes par semaine fractionnées en 3 fois selon les recommandations de l’OMS pour commencer. Pas toujours facile – aussi faut-il y aller progressivement, et choisir une discipline qui procure du plaisir, afin que la décharge d’endorphine nécessaire pour continuer se produise. Marche rapide, nordique, vélo, natation, gym au sol…, tout est envisageable à condition d’être régulier dans son effort et de s’y tenir. Les résultats ne se font pas attendre : dès deux mois sur l’apparence physique, puis sur la santé. Des études récentes ont démontré les effets positifs sur la diminution des cancers, des maladies cardiovasculaires et du syndrome métabolique. Ainsi chez la femme postménopausée, le risque de développer un cancer du sein diminue de 10 % chaque fois qu’elle intègre 2 heures d’activité physique à sa semaine ; avec 2 heures et demie, le risque cardiovasculaire baisse de 30 % ! Sans compter que le bien-être physique, émotionnel, et la qualité de vie sont nettement améliorés. Bouger protège les articulations, atténue la perte osseuse, agit sur la glycémie tout en améliorant l’image de soi, ce qui redonne le moral et parfois le sommeil (voir Bien-être & santé no 335).

Booster ses neurones

Contrairement aux idées reçues, le cerveau ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. Les neurones se renouvellent à tout âge à condition de les faire travailler, et pas seulement en faisant des mots croisés. Pour retarder le vieillissement cérébral, le mouvement et la nouveauté sont des carburants essentiels pour garder une performance intellectuelle. Le cerveau est un organe qui évolue tout au long de la vie. « Mais s’il se nourrit du changement, il se détruit de la routine, dit joliment le Pr Pierre-Marie Lledo, directeur du département des neurosciences à l’Institut Pasteur. Le cerveau s’adapte et se reconfigure en fonction des informations sensorielles et motrices qu’il reçoit. Pour créer de nouveaux neurones et conserver un cerveau jeune, il faut s’ouvrir à la nouveauté, lutter contre l’infobésité (surcharge d’informations), éviter les anxiolytiques… »

 À lire aussi : La gym des neurones, c’est possible !

 

Prendre soin des télomères

Idem avec les télomères, ces bouts extrêmes des chromosomes. « On peut les rallonger en faisant de l’exercice physique, en réduisant sa consommation calorique, en dormant bien et en ayant une sexualité épanouie. Alors que plus ils raccourcissent plus le risque augmente d’avoir un cancer ou une maladie cardiovasculaire et dégénérative. Les télomères sont donc des marqueurs de notre âge biologique, il faut en prendre soin », explique le Dr Frédéric Saldmann, spécialiste de la médecine préventive, auteur de Prenez votre santé en main (Albin Michel). En conclusion, pour rester physiologiquement jeune dans sa tête et dans son corps, le maintien d’une activité cognitive est bien le troisième élément incontournable, avec l’alimentation, la pratique sportive, du triptyque de la prévention anti-âge. Ne baissons jamais la garde, ne nous privons pas de tout ce qui peut nous faire du bien pour rester vivant jusqu’à la fin. Carpe Diem.

Conseils de Pharmacien : Une complémentation sous surveillance

Conseils de Pharmacien : Une complémentation sous surveillance

Lorsque le corps commence à fatiguer, manquer d’énergie, que des douleurs apparaissent, ainsi qu’une irritabilité, cela peut être passager. Mais aussi signer certaines carences en minéraux (calcium, potassium, magnésium), vitamine D, oligoéléments (sélénium, zinc), protéines (qui jouent aussi un rôle dans l’entretien des os). Une complémentation par cure de trois semaines sera alors nécessaire pour pallier les manques avérés, retrouver la forme, améliorer un transit intestinal, corriger un déséquilibre… Mais attention à ne pas prendre n’importe quoi. Tout ce qui est en vente libre n’est pas toujours adapté et ce n’est pas anodin de s’auto-complémenter. Pour éviter les erreurs (surdosage, contre-indications, mauvaises associations ou mélanges de dose – si vous être traité pour une maladie chronique par exemple), demandez conseil à un professionnel de santé (médecin ou pharmacien) formé à la micronutrition. L’automédication sauvage ne donne jamais les résultats escomptés.

 

Dominique Thibaud

Le choix de la rédac

7 plantes + 2 bourgeons = détox

Compléments alimentaires

7 plantes + 2 bourgeons = détox

Nettoyage intérieur !

Des salades qui nous font du bien

Les bons aliments

Variations sur les salades

Un livre de recettes exceptionnel

70 recettes aussi gonflées en antioxydants que savoureuses

Les bons aliments

70 recettes aussi gonflées en antioxydants que savoureuses

On vous livre ici 2 recettes parfaites !

BIBLE LAROUSSE

La bible des secrets de grands-mères

2000 recettes made in grands-mères rien que pour vous !