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10 ennemis de la fertilité du couple

08 décembre 2016
Tomber enceinte ne va pas toujours de soi, et de nombreux couples sont confrontés à des difficultés pour concevoir un bébé. Quels sont les facteurs qui nuisent à la fertilité, et comment les améliorer ?

 

Les problèmes de fertilité occupent une place croissante dans notre société : près d’un couple sur quatre rencontre des difficultés au moment de lancer un projet de grossesse et met plus d’un an avant d’y parvenir. Il existe de nombreux facteurs susceptibles d’influencer ce délai ; si tous ne sont pas contrôlables, il est néanmoins possible d’agir sur certains.

 

1 – Éviter les coups de chaud

Les testicules n’aiment pas du tout être exposées à la chaleur, à tel point que cette technique est la base d’une méthode de contraception masculine étudiée par les Dr Robinson, Steinberger et Watanabe dans les années 1950.

Pour produire assez de spermatozoïdes viables en vue d’une fécondation (au moins 10 à 12 millions), les testicules doivent être maintenus à une température inférieure de plusieurs degrés à celle du corps, aux environs de 35°C. D’où leur emplacement dans le scrotum, qui dispose de son propre système de rafraîchissement, la nature étant bien faite.

Exposés à une température plus élevée, la quantité et la mobilité des spermatozoïdes diminuent de manière spectaculaire.

À proscrire donc lorsque l’on a un projet d’enfant : les jeans, slips et boxers qui remontent les testicules trop près du corps et les réchauffent, les bains très chauds et tout autre action susceptible d’augmenter leur température.

 

2 – Surveiller son poids

Le poids influence la fertilité de l’homme et de la femme. Un individu qui a un IMC (indice de masse corporelle) inférieur à 18.5 et qui est considéré comme maigre au sens médical du terme peut voir chuter sa production de gonadolibérine (ou GnrH, hormone sexuelle produite par le cerveau), ce qui provoque un arrêt de l’ovulation chez la femme, et nuit à la qualité des spermatozoïdes.

Lorsqu’il y a fécondation, des niveaux insuffisants de gonadolibérine altèrent aussi la capacité de l’endomètre à accueillir l’ovule fécondé.

Sans oublier les risques de fausse couche : un IMC trop bas est associé à 72% de risques de fausse couche spontanée dans les trois premiers mois de grossesse.

 

3 – Éviter le surpoids

À l’inverse, une femme avec un IMC supérieur à 27 et qui souffre de surpoids peut constater des anomalies dans ses cycles menstruels comme une aménorrhée (absence de règles) ou une dysménorrhée (douleurs avant, pendant et/ou après les règles).

L’excès de poids provoque en effet un dérèglement de la production de gonadolibérine, ce qui peut altérer la qualité de l’ovulation et, indirectement, celle de l’ovocyte et de la muqueuse utérine.

Chez les messieurs, le surpoids affecte aussi la production de gonadolibérine, ce qui va souvent de pair avec une baisse de la quantité de spermatozoïdes, et celle de testostérone, provoquant des troubles érectiles.

Sans oublier que de récentes études montrent que les hommes en situation d’obésité auraient un sperme de moins bonne qualité, moins abondant et avec une plus forte proportion de spermatozoïdes anormaux.

À lire aussi : 7 conseils pour retrouver votre poids santé

 

4 – Garder son téléphone portable à distance

Dès 2004, une étude1 menée par des scientifiques hongrois sur 221 hommes pendant treize mois a montré que le simple fait de garder un téléphone portable en veille à proximité de ses testicules (dans sa poche de pantalon ou à la ceinture) toute la journée diminuait la concentration du sperme, qui passe alors de 83 millions par millilitre à 59 millions par millilitre. La même étude a montré que la durée des communications réalisées avec un téléphone portable était liée à une baisse de la mobilité des spermatozoïdes, qui passe à 36.3% chez les utilisateurs contre 51% chez les non-utilisateurs.

 

5 – Écouter son horloge biologique

Pas besoin de longues démonstrations : il a été maintes fois montré que plus l’on avance en âge, et plus il devient difficile de concevoir un enfant naturellement.

Les femmes qui ont 75% de chances tomber enceinte en un an à 30 ans n’en ont plus que 66% à 35 ans et 44% à 40 ans. En cause, la diminution de la réserve du capital folliculaire, une baisse de la synthèse des hormones sexuelles et de la qualité de l’endomètre utérin.

Même si les hommes ont moins de pression biologique, on constate un début d’altération des spermatozoïdes autour de 45 ans, et un risque accru d’anomalies chromosomiques au-delà de 55 ans.

 À lire aussi : La maîtrise de notre horloge biologique

 

6 – Boire ou féconder, il faut choisir

Une étude2 publiée en 2016 menée sur plusieurs milliers de Danoises a montré que la consommation d’alcool impactait leur fertilité : 14 verres par semaine, soit 2 par jour, rime avec une baisse de fertilité de 18% par rapport à l’abstinence.

Messieurs, ne vous réjouissez pas trop vite, vous êtes aussi concernés : une autre étude3 menée par des chercheurs danois en 2014 a montré un lien entre consommation d’alcool et baisse de la quantité et qualité du sperme masculin. À partir de 5 verres par semaine (seulement 5, oui !), soit moins d’un par jour, les effets négatifs s’en ressentent sur la fertilité.

Un projet de grossesse devrait donc s’accompagner d’une réduction drastique de la consommation d’alcool de la part des deux partenaires afin de favoriser leurs chances de fécondation.

 

7 – Stopper la clope

Le tabagisme est l’un des ennemis publics n°1 de la grossesse, et c’est vrai avant même qu’elle ne débute. En moyenne, les fumeuses mettent deux fois plus de temps à concevoir un enfant que les non-fumeuses, et l’on constate une baisse de la fertilité chez elles qui oscille entre 10 et 20%.

La cigarette affecte aussi les capacités des hommes. Le fait de fumer entraîne une baisse de la quantité et de la qualité des spermatozoïdes par rapport à des non-fumeurs ; la nicotine et le monoxyde de carbone, eux, perturbent les capacités érectiles.

 À lire aussi : Réussir votre arrêt du tabac

 

8 – Diminuer son stress

Des chercheurs américains ont souligné l’importance de savoir se relaxer et tenir son stress à distance lorsque l’on souhaite tomber enceinte.

Une étude4 menée sur 400 femmes a montré que celles sujettes au stress voyaient leurs chances de tomber enceintes réduites de 45%. Ouch. Avant de se lancer dans un projet de grossesse, il est donc conseillé aux aspirantes mamans de découvrir les bienfaits du yoga, de la sophrologie et autres techniques de relaxation.

 

9 – Faire du sport… mais pas trop

Bien entendu, le sport est bon pour la santé, le mental et la forme physique. Mais pratiqué à dose raisonnable !

Un effort sportif trop prolongé provoque la sécrétion d’hormones du stress (cortisol, adrénaline, noradrénaline) et de neuromédiateurs qui affectent la production de gonadolibérine (GnRH, toujours elle). Le résultat ? Dans les cas les plus sévères, des troubles importants du cycle menstruel, des règles irrégulières voire inexistantes, et un blocage de la fonction ovarienne, et a minima une hypofertilité pour les sportives présentant des cycles menstruels normaux.

 

10 – Ne pas s’exciter sur le café

Une info étonnante, mais vérifiée par les chercheurs de l’université du Nevada : la caféine inhibe les contractions des muscles des trompes de Fallope, chargées d’acheminer l’ovule jusqu’à l’utérus. Menée sur des souris, qui auraient un système reproductif similaire au nôtre, cette étude5 suggère que la caféine impacterait la fertilité à partir de deux tasses de café par jour. Attention également de ne pas abuser des sodas qui en contiennent !

 

1 – Source The Independant : « Mobile phone use can reduce sperm count, study shows », 2004
2 – Source British Medical Journal : « Alcohol consumption and fecundability: prospective Danish cohort study », 2016.
3 – Source British Medical Journal : « Habitual alcohol consumption associated with reduced semen quality and changes in reproductive hormones », 2014.
4 – Source Annals of Epidemiology : « The impact of periconceptional maternal stress on fecundability », 2016.
5 – Source British Journal of Pharmacology, 26 mai 2011.

Clémentine Garnier

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