electrocardiogramme

Electrocardiogramme d’effort : prendre soin de son cœur

05 septembre 2016
Dépistage d’une anomalie coronarienne, reprise du sport, rôle programmatique pour une échéance sportive… Le test d’effort permet d’étudier le comportement du cœur à l’effort.

 

Selon les recommandations du Club des cardiologues du sport, le test à l’effort s’impose dès 35 ans pour un homme et 45 ans pour une femme. Pourquoi ? Parce que, à partir de ces limites, les facteurs de risque cardiovasculaire (sédentarité, tabac, diabète, excès de poids, tension… et âge) se potentialisent. Comme le rappelle le Dr Roland Krzentowski, médecin du sport, le cœur est un muscle qui peut avoir des problèmes de vascularisation. « Il est nourri par les coronaires. Comme toutes les artères, elles peuvent se rétrécir, voire se boucher. Moins bien irrigué, le cœur devient donc moins performant à partir d’un certain seuil d’activité. Le test à l’effort permet d’objectiver sa vascularisation mais aussi d’identifier des troubles de son rythme. » Le cœur reflète l’état de forme du moment. Nous avons pour habitude de déterminer notre fréquence cardiaque maximale en effectuant ce simple calcul : 220 – âge ; mais le résultat reste une approximation. « Il peut y avoir des variabilités importantes. Chez certaines personnes, le cœur peut battre plus vite que chez d’autres, sans que ce soit pathologique. Cela dépend des aptitudes personnelles en partie héritées mais aussi de l’âge. Au fil des ans, la fréquence cardiaque diminue. On est moins capable de faire monter son cœur très vite. »

 

On étudie la fréquence cardiaque et les échanges gazeux

Le test à l’effort, c’est l’occasion d’étudier un certain nombre d’indicateurs dont la fréquence cardiaque et les échanges gazeux – consommation d’oxygène, rejet de gaz carbonique. La mesure du volume maximal d’oxygène consommé (VO2max) renseigne sur la quantité d’oxygène que vous êtes capable d’utiliser en une minute. C’est en quelque sorte votre cylindrée. « Il se calcule en ml/min/kg. Plus il sera important, plus vous serez apte à performer dans les sports d’endurance. À l’inverse, nous savons aujourd’hui qu’une faible consommation d’oxygène est un indicateur de mauvaise santé et de perte d’autonomie. Un VO2max en dessous de 10 ml/min/kg signe l’incapacité à se lever de son lit ou d’effectuer les gestes de la vie quotidienne. En plus d’être un indicateur de performance, il peut être prédictif d’une perte d’autonomie chez la personne âgée. »

 À lire aussi : Les mystères du cœur (maladies cardiovasculaires)

 

Dépister une insuffisance cardiaque à temps

Fréquence cardiaque, pression artérielle, signes cliniques (essoufflement, fatigue musculaire, épuisement…) mais aussi électrocardiographiques sont surveillés au cours de l’examen. Toutes les mesures ont pour objectif de diagnostiquer la cause de l’expression d’un éventuel symptôme ou d’affiner un diagnostic. « Cet examen fonctionnel peut être réalisé dans un but de dépistage d’une insuffisance coronarienne lorsqu’une personne ressent une douleur thoracique ou s’essouffle très rapidement… Des signes que le médecin peut imputer à une insuffisance de vascularisation du cœur. Grâce à ce test, nous voyons exactement à quelle intensité d’effort cela se produit. Nous pourrons alors préconiser des examens complémentaires. Ou, en cas d’anomalie connue, de la rééducation afin de limiter les intensités de l’effort pour ensuite repousser ses limites. »

Le test d’effort peut également compléter la mise en place d’un traitement ou la surveillance d’une pathologie. « Dans le bilan d’une hypertension, on peut vouloir connaître le profil tensionnel. À l’effort, normalement, la tension artérielle doit augmenter puis diminuer en récupération. L’examen peut aussi permettre de vérifier le bon fonctionnement d’un stimulateur afin de maintenir une fréquence cardiaque déterminée. Ou être une indication de contrôle postopératoire d’une personne à qui on a mis un stent, fait un pontage, voire une greffe du cœur. »

 À lire aussi : Insuffisance cardiaque : évolution et traitements

 

Mesurer votre capacité à performer

L’indication du test d’effort peut être purement sportive. Chacun de nous possède une fréquence cardiaque, une consommation d’oxygène (VO2max) et une vitesse aérobie maximale (VMA en course à pied) ou une puissance maximale aérobie (PMA, sur vélo). « Il n’y a rien de tel que le test à l’effort pour connaître de manière exacte ses possibilités et déterminer les différents seuils respiratoires, VMA ou PMA. » Quel que soit l’objectif –marathon ou reprise du sport –, ces indicateurs permettent de planifier les entraînements. L’amélioration des qualités aérobies passe par des séances durant lesquelles vous devez sortir de votre zone de confort. C’est pourquoi les sessions de « fractionné », alternant des périodes rapides (en VMA) et des phases de récupération (en aisance respiratoire), sont si efficaces.

À lire aussi : Comment va votre cœur ?

 

Comment se déroule l’électrocardiogramme d’effort

Sur un vélo, un tapis de course ou de marche avec une inclinaison de 1%, un rameur ou encore un ergomètre à bras pour les paraplégiques, le test dure au maximum vingt minutes. « Il existe plusieurs protocoles. En général, on augmente les watts ou la vitesse de 0,5 km/h toutes les minutes. Bien souvent la personne ne peut aller plus loin – non pas parce qu’elle est arrivée au maximum de ses capacités cardiaques mais parce qu’elle n’a pas les compétences musculaires pour le faire. » Avec ou sans mesure des échanges gazeux ? « Un test complet, c’est avec masque. Les échanges sont ainsi analysés tout au long de l’épreuve. »

 

Réponses d'expert : Test d’effort chez le cardiologue

Réponses d'expert : Test d’effort chez le cardiologue

Roland KrzentowskiLes 5 conseils de Roland Krzentowski
Médecin du sport et fondateur de Mon Stade*

  1. Ne passez pas un test à l’effort sans une consultation en cardiologie au préalable.
  2. Le test est contre-indiqué en cas de troubles du rythme graves et non contrôlés, d’une insuffisance cardiaque non contrôlée, d’une embolie pulmonaire, d’une myocardite, d’un infarctus du myocarde récent (1 à 3 mois, sauf indications spécifiques).
  3. Le test ne doit pas aller au-delà de vingt minutes.
  4. Lors du test, allez jusqu’au bout de vos possibilités. L’essentiel des anomalies apparaît lors du dernier palier.
  5. La cause d’une mort subite est plus souvent génétique qu’ischémique. Certaines cardiomyopathies se dépistent à l’échographie.

*www.monstade.fr

Clarisse Nénard

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