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Dites stop à la colopathie fonctionnelle

Dites stop à la colopathie fonctionnelle

13 septembre 2018
Caractérisé par des douleurs abdominales chroniques, la colopathie fonctionnelle, aussi appelée syndrome de l’intestin irritable ou syndrome du côlon irritable, est pénible à vivre au quotidien. Quelles sont ses causes ? Peut-on la soigner ? Et comment la prévenir ? On fait le tour de la question.

 

On parle de colopathie fonctionnelle lorsqu’un patient se plaint de douleurs chroniques au ventre qui surviennent plus de trois jours par mois depuis au moins six mois. Ce trouble du fonctionnement de l’intestin provoque spasmes, ballonnements, constipation et / ou des épisodes de diarrhée. On estime que le syndrome de l’intestin irritable touche environ 15% de la population européenne, en majorité les femmes. Cette maladie reste bénigne, mais a d’importantes répercussions sur la vie sociale et intimes des patients, notamment en raison des diarrhées imprévisibles et des crises de douleur.

 

Les symptômes de la colopathie fonctionnelle

Ce trouble se manifeste de manière différente et plus ou moins forte selon les individus. Voici les symptômes les plus caractéristiques.

  • Douleurs, spasmes et crampes abdominales, très fréquents.
  • Episodes de constipation et de diarrhée, souvent en alternance.
  • Ballonnements, flatulences.
  • Sensation d’évacuation incomplète des selles.
  • Présence de glaires dans les selles (mais pas de sang)

D’autres symptômes connexes peuvent survenir pendant la digestion, comme des maux de tête et des nausées. Certains patients ressentent aussi des douleurs pelviennes, ou des lombalgies.

Intolérance au gluten ou pas ?

Intolérance au gluten ou pas ?

Les symptômes provoqués par une maladie cœliaque (intolérance au gluten) sont très proches de ceux de la colopathie fonctionnelle. En cas de diarrhée, on préconise aujourd’hui de réaliser un test permettant d’exclure la maladie cœliaque avant de poser le diagnostic de syndrome de l’intestin irritable.

 

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Les causes du syndrome de l’intestin irritable

Les facteurs déclencheurs du syndrome de l’intestin irritable restent flous pour les médecins, qui attribuent ce trouble à un problème de motilité intestinale, et notamment du côlon. Kézaco ? Les muscles lisses chargés de faire progresser le bol alimentaire dans l’intestin se contractent trop, ou pas assez, provoquant alors des troubles du transit et des douleurs.

On estime également que le syndrome du côlon irritable est plus fréquent chez les gens ayant une sensibilité exacerbée au niveau des intestins, qui ressentent alors de manière douloureuse les dilatations et contractions liées à la digestion. La plus forte prévalence de ce trouble chez les femmes semble indiquer une cause hormonale, mais à ce jour, rien n’a encore été démontré.

Plus on avance dans la connaissance du microbiote (la fameuse flore intestinale et ses cent mille milliards de bactéries) et son rôle prépondérant dans notre équilibre global, plus on estime qu’il joue aussi un rôle dans l’apparition de la colopathie fonctionnelle : plusieurs études sont en cours afin de mettre en évidence ces liens.

Enfin, les facteurs psychologiques entrent en ligne de compte. Le stress peut déclencher ou aggraver les spasmes abdominaux et la diarrhée, quand l’anxiété rime souvent avec constipation.

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Quel traitement pour le syndrome de l’intestin irritable ?

Eh bien pour l’instant… il n’y en a pas. Les médicaments disponibles soulagent les symptômes sans régler les causes. Côté pharmacopée traditionnelle, selon la nature et l’intensité des troubles, la prise de laxatifs, anti-diarrhéique ou anti-spasmodiques apportent une amélioration temporaire. Les patients souffrant de ballonnements sont souvent soulagés par la prise de charbon végétal actif. Sa porosité lui donne d’intéressantes propriétés absorbantes, capables de capturer les toxines mais aussi les gaz qui distendent l’intestin.

On peut aussi suivre une cure thermale, dont les bienfaits se prolongent plusieurs mois après la cure. Les cures de Chatel-Guyon et de Plombières-les-Bains sont spécialisées dans les soins du syndrome de l’intestin irritable.

Ces différents traitements doivent néanmoins rester ponctuels, ce qui oblige les patients à considérer leur rythme et hygiène de vie de manière globale afin d’éliminer les facteurs exogènes déclencheurs et aggravants.

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Comment prévenir la colopathie fonctionnelle ?

On sait que les émotions, le stress, l’anxiété, jouent un rôle dans l’apparition du syndrome de l’intestin irritable. La recherche du calme, via la pratique du yoga ou de la méditation, est essentielle pour les patients atteints de ces troubles, et ceux qui souhaitent prévenir leur apparition.

Une bonne hygiène de vie, intégrant la pratique régulière d’un sport et un temps de sommeil suffisant, est aussi indispensable au bon fonctionnement du système digestif.

 

Revoir son alimentation pour lutter contre le SII

L’alimentation doit également être repensée. Lors des crises de diarrhées, il faut limiter la consommation de fibres insolubles (céréales entières, crudités, fruits à coques, etc.) jusqu’à ce que l’intestin soit moins irrité. On privilégie alors les viandes blanches, les produits de la mer, le riz blanc, les fruits légumes bien cuits.

Sur la durée, on rétablit une alimentation équilibrée en réintroduisant progressivement les aliments écartés le temps de la crise afin d’identifier ceux qui déclenchent les troubles. Voici les principes d’un régime alimentaire favorisant le bon fonctionnement de l’intestin :

  • Privilégier les fibres solubles qui limitent les phénomènes de distension et contraction de l’intestin : avoine, orge, pommes et pommes de terre épluchées, haricots rouges, oignons.
  • Boire au moins 1,5 litre d’eau par jour, jamais glacée, et en fractionnant bien ses prises pour ne pas provoquer de distension abdominale.
  • Fractionner les repas pour ne pas surcharger le système digestif.
  • Eviter les crudités au profit des légumes cuits, en privilégiant ceux qui apportent peu de fibres insolubles (carottes, courgettes, patates douces, etc.).
  • Consommer des produits à base de soja
  • Boire des tisanes aux vertus apaisantes (camomille, menthe, fenouil qui facilite la digestion).

Pour aller plus loin, plongez-vous dans la lecture du guide Syndrome de l’intestin irritable, par Mélanie Duféey . Cette méthode anti-douleur propose des exercices, des pistes en aroma & phytologie, et de nombreuses recettes imaginées pour les ventres sensibles.

 

Clémentine Garnier

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