Colon pure
Comment différencier la colite et la colique ?

Comment différencier la colite et la colique ?

19 avril 2018
Entre colique et colite, il y a de quoi se perdre. Ces deux mots presque homonymes désignent des douleurs intenses dans la région du ventre. Mais d’autres symptômes et leur origine permettent de bien les différencier, et ainsi mieux les soigner.

 

La colite, une inflammation du colon

Le suffixe « ite » utilisée en médecine signale une inflammation. Littéralement, la colite désigne une inflammation du colon. Elle se traduit par une douleur localisée en bas de l’abdomen, et provoque divers symptômes selon l’intensité de l’inflammation : ballonnements, flatulences, diarrhées ou constipation, glaires ou sang dans les selles, fièvre, fatigue ou encore perte de poids.

La colite est plus fréquente sous sa forme aigue. Celle-ci peut faire suite à une infection par un virus, une bactérie ou un parasite, dans le cadre d’une intoxication alimentaire ou lors d’un séjour à l’étranger par exemple. Autre cause potentielle de la colite aigue : un excès de laxatifs ou d’antibiotiques.

Concernant la colite chronique, trois principales affections peuvent en être à l’origine : la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique et le syndrome du colon irritable. Certains traitements anticancéreux peuvent également parfois être impliqués dans la colite chronique.

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La colique, une distension du tube digestif

La colique désigne également une douleur, mais de nature différente. Il s’agit d’une douleur spasmodique de forte intensité au niveau d’un viscère abdominal : le tube digestif rencontre une distension. Les fortes douleurs qui en découlent sont accompagnées de gaz, de contractions intestinales, de difficultés du transit et parfois d’une transpiration abondante.

Les coliques sont plus fréquentes chez les nourrissons âgés d’un à quatre mois. Souvent, les intestins ne sont pas encore arrivés totalement à maturité, et près de 15% des bébés de cette tranche d’âge sont concernés par les coliques dites « coliques du nourrisson », qui laissent désemparés de nombreux parents face à la douleur de leur tout-petit.

Chez l’enfant ou l’adulte, les coliques peuvent intervenir en cas de gastro-entérite ou de mauvaises habitudes alimentaires. L’abus d’alcool peut également provoquer des coliques.

Enfin, les coliques peuvent être d’ordre psychosomatiques lorsque l’on traverse une épreuve particulièrement difficile.

 

Que faire en cas de colite ?

En règle générale, il est préférable de consulter. C’est indispensable en cas de saignement, de fièvre ou de symptômes persistants. Pour établir un diagnostic, après évaluation des symptômes, on pratique souvent un examen des selles. Si nécessaire, le patient peut également subir une prise de sang accompagnée d’une coloscopie, dans le cadre de laquelle une biopsie sera pratiquée pour déterminer l’origine de l’inflammation.

Les colites sont traitées par corticoïdes, ou immunosuppresseurs pour les colites chroniques. Dans les cas les plus graves, une intervention chirurgicale est envisagée pour ablation d’une partie du colon.

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Les réflexes de prévention de la colite

Si vous êtes sujets aux colites, il est conseillé de bannir de son alimentation les plats épicés, les fritures, les crudités, les légumineuses, le chou, le gras, le thé et le café, le cola, les boissons gazeuses ou encore alcool pour en limiter la fréquence et l’intensité. Manger à heure fixe, fractionner ses repas et bien mastiquer tous ses aliments favorise une meilleure digestion, et limite les risques de douleur.

Il est également recommandé d’avoir une bonne hygiène générale, de respecter les dates de péremption des aliments, de ne pas consommer dès que l’on a un doute sur le respect de la chaine du froid ou de la provenance de l’eau dans certains pays. Evitez aussi d’autres facteurs aggravants pour la colite comme le tabac, le stress ou encore les laxatifs. Et si vous êtes sous traitement antibiotique, accompagnez-le d’ultra-levure pour éviter de réveiller une inflammation de la muqueuse du colon.

 

Que faire en cas de colique ?

Les coliques finissent par passer, on ne peut pas vraiment les soigner mais il est possible de les soulager, car même elles sont bénignes, elles peuvent être extrêmement douloureuses. Appliquer de la chaleur sur le ventre, avec une bouillotte notamment, provoque un effet de vasodilatation et donc de relâchement musculaire, ce qui peut calmer les crampes intestinales, tout comme un bain chaud ou un massage doux. Des exercices de respiration et la position fœtale peuvent aussi soulager momentanément.

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Sylviane Gougeon

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