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Cancer du sein : dépistage et traitement

Cancer du sein : dépistage et traitement

15 mars 2016
La 21è campagne nationale annuelle contre le cancer du sein “Octobre rose” est l’occasion de rappeler que ce cancer reste le plus fréquent chez la femme, et d’attirer l’attention sur les progrès thérapeutiques.

 

Chiffre

Chiffre

1 femme sur 9
est touchée au cours de sa vie par un cancer du sein. Source : Fondation pour la Recherche Médicale.

Le cancer du sein est toujours le cancer le plus fréquent chez la femme et la première cause de décès par cancer. La campagne “Octobre rose” insiste une fois de plus sur l’importance de la mammographie, recommandée tous les 2 ans à partir de 50 ans (jusqu’à 74 ans). Ce programme de dépistage organisé (avec double lecture de la mammographie et examen clinique des seins, sans avance de frais) permet d’abaisser la mortalité liée ce cancer de 20 à 30 %. L’Institut national du cancer (www.e-cancer.fr), la Ligue contre le cancer (www.ligue-cancer.net) et la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer (www.fondation-arc.org) sont naturellement mobilisés, mais aussi les grands centres de traitement du cancer comme l’Institut Gustave-Roussy (Villejuif) et l’Institut Curie (Paris), ainsi que des mairies, des associations et des laboratoires pharmaceutiques. Le laboratoire Novartis édite notamment des brochures réunies dans un coffret dédié aux patientes : « Ressources et vous » (Rester femme, Mieux comprendre la maladie métastatique, Démarches sociales et administratives, La place des proches), disponible auprès des associations partenaires suivantes : – Europa Donna Forum France : www.europadonna.fr. – Etincelle-Rester femme avec un cancer : www.etincelle.asso.fr – Vivre comme avant : www.vivrecommeavant.fr.
Autres associations utiles : Belle et bien (www.bellebien.fr), Le cancer du sein parlons-en (www.cancerdusein.org) et Le Ruban de l’espoir (www.rubandelespoir.fr).

 

Traitement : Faire confiance à la recherche

Le dernier congrès de l’Association américaine d’Oncologie Clinique (ASCO), qui s’est tenu en juin dernier à Chicago, l’a bien montré : la recherche progresse à grands pas dans les traitements de nombreux cancers, dont celui du sein.

Tout d’abord un cocorico lancé par l’Institut national du Cancer (INCa) ! Parmi les 5 000 communications présentées au congrès de l’ASCO, près de 10 % ont au moins un auteur français. Un score en nette hausse par rapport à 2013, qui place la France au premier rang des pays européens présents et prouve le dynamisme de la cancérologie française. Une équipe du Centre de lutte contre le cancer (CLCC) de Dijon a ainsi présenté la première étude du cancer du sein précoce montrant l’intérêt de la TEP (tomographie par émission de positons) avec scanner pour guider le choix du traitement. Une autre étude, menée au CLCC de Lyon, a présenté les résultats potitifs d’une autre stratégie dans le traitement du cancer du sein métastatique : l’hormonothérapie en traitement d’entretien, plutôt que la chimiothérapie classique ayant trop d’effets secondaires.

Chimiothérapie, chirurgie, radiothérapie

À savoir

À savoir

DÉPISTAGE
Pour 1 000 mammographies de dépistage, 7 aboutissent finalement à un diagnostic de cancer du sein. Ça semble peu, mais si c’est de vous qu’il s’agit ! Détectés à un stade précoce, 9 cancers du sein sur 10 guérissent. Cela vaut la peine de se plier à un examen pas très agréable, non ?
Le Comité de pathologie mammaire de l’Institut Gustave-Roussy est à la pointe du traitement du cancer du sein. Avec plus de 2 000 patientes opérées et 500 reconstructions mammaires par an, c’est le premier centre de reconstruction du sein de France. Ce comité, qui réunit chirurgiens oncologues et plasticiens du sein, cancérologues, généticiens, radiothérapeutes et radiologues, prend en charge aussi bien les patientes qui n’ont pas encore de diagnostic que celles qui le connaissent déjà, à tous les niveaux de traitement : chimiothérapie, chirurgie, radiothérapie, chirurgie reconstructrice, suivi post-thérapeutique et soins de support. Les équipes disposent des innovations thérapeutiques mais aussi d’appareils de radiothérapie dernier cri, plus précis.

Laser et ultrasons

Plusieurs essais internationux ont ainsi démontré, dans certaines situations, l’intérêt de la radiothérapie hypofractionnnée qui consiste à délivrer une dose un peu plus forte à chaque séance pour moins de séances au total : 3 semaines, au lieu de 6 semaines et demie avec la radiothérapie standard. Par ailleurs, les résultats obtenus avec deux techniques de destruction des tumeurs en cours d’évaluation laissent espérer des alternatives à la chirurgie actuelle :
– La technique par laser utilise une aiguille dans laquelle est insérée une fibre optique, introduite dans le sein sous anesthésie locale et guidage échographique, qui chauffe le nodule entre 60 et 90° pour le détruire.
– La technique par ultrasons focalisés (HIFU) recourt à une sonde d’échographie posée sur la peau ciblant précisément la tumeur, que les ultrasons détruisent par la chaleur émise.

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien


Le yoga, la sophrologie, la méditation, les compléments alimentaires et les cocktails de vitamines, minéraux et oligo-éléments peuvent aider les femmes à supporter leurs traitements, souvent lourds, stressants et fatigants. Mais votre pharmacien peut aussi vous donner des conseils pour vous aider à passer le cap de la chirurgie réparatrice, également pénible.

  • Homéopathie. Gelsemium pour calmer appréhension et angoisse inévitables à l’approche de l’opération de reconstruction du sein ; Arnica en cas de courbatures et de petits traumatismes liés à des biopsies ou des ponctions réalisées avant l’intervention ; Nux vomica pour combattre les nausées dues à l’anesthésie ; Ranunculus bulbosus et Asclepias tuberosa pour apaiser les douleurs intercostales et musculaires ; Apis mellifica pour prévenir l’apparition d’un lymphocèle (poche de liquide lymphatique), fréquent après une chirurgie du sein ; Staphysagria pour mieux cicatriser.
  • Phyto-aromathérapie. L’huile essentielle de Lavandula officinalis pure (lavande vraie) à appliquer 3 fois par jour (1 à 2 gouttes) en massant très doucement la cicatrice ; des cataplasmes d’argile en cas de cicatrisation difficile.
  • Baumes gras (en pharmacie). A appliquer en massages pendant 10 minutes par jour en soulevant la cicatrice et en rapprochant délicatement les bords de la cicatrice.

 

Reconstruire le sein

Le parcours de la patiente atteinte d’un cancer du sein ne s’arrête pas à la chimiothérapie, la radiothérapie et la chirurgie. Il y a « l’après » à surmonter avec, souvent, la reconstruction du sein après son ablation.

Des seins naturels

Grâce aux nouveaux procédédés de reconstruction mammaire « autologues » utilisant ses propres tissus prélevés sur d’autres parties du corps, plus de prothèses à changer tous les deux ans (quand elles ne sont pas dangereuses comme dans un scandale récent) ! Trois techniques sont au point, chacune avec des avantages et des inconvénients.

  • Le dédoublement du sein controlatéral. Il s’agit de fabriquer un nouveau sein à partir de l’autre sein en procédant à sa réduction de moitié. Pas de cicatrice dans le dos ou sur l’abdomen. Le sein reconstruit devient rapidement sensible et naturel, mais il faut le surveiller par mammographie car on lui apporte de la glande mammaire : un cancer peut donc y survenir. Il faut aussi une poitrine très généreuse pour réussir ce dédoublement (5 à 8 jours d’hospitalisation, et une prise en charge par la Sécurité sociale).
  • Le DIEP (lambeau avec artère perforante épigastrique inférieure). Un lambeau de peau et de tissus graisseux est prélevé sous le nombril pour reconstruire le sein, avec une veine et une artère “d’accueil” que l’on branche pour l’irriguer. Le ventre est plus plat (c’est bien !) et le prélèvement n’empêche ni sport ni grossesse, mais l’opération laisse une cicatrice au-dessus du pubis et autour du nombril et surtout nécessite une excellente formation microchirurgicale (4 à 5 jours d’hospitalisation et une prise en charge par la Sécurité sociale.)
  • BRAVA-AFT. Une méthode originale qui consiste à placer à l’emplacement du sein ôté, un dôme souple relié à une micropompe, provoquant ainsi par un effet ventouse une tension sur les tissus de la poitrine et créant des espaces où injecter ensuite de la graisse prélevée sur les fesses ou les cuisses. Il faut porter l’appareil 10 à 12 heures par jour pendant 4 semaines avant une greffe de graisse, plus 2 semaines après : plusieurs séances d’injection sont nécessaires. Intéressant pour celles qui ont de la graisse en excès, mais l’appareil coûte 1 500 € et n’est pas remboursé. Cependant, certains hôpitaux en mettent à la disposition des patientes et on peut essayer de négocier avec sa caisse d’assurance maladie.

 

Le plus du lipomodelage

Ces injections de graisse, appelées lipomodelage ou lipofilling, sont devenues un complément indispensable à la reconstruction mammaire car elles permettent au chirurgien de modeler le sein et de corriger certaines irrégulartiés ou anomalies de la poitrine ; elles garantissent un effet très naturel. De plus, elles n’introduisent pas de corps étranger. La graisse prélevée par lipoaspiration dans le ventre, les hanches ou les cuisses (adieu la culotte de cheval par la même occasion !) est centrifugée pour la purifier et réinjectée dans la région mammaire via de minuscules incisions invisibles. 3 ou 4 séances sous anesthésie générale à 3 mois d’intervalle sont nécessaires. Il faut donc être patiente mais un joli sein est à ce prix !

Au masculin aussi !

Au masculin aussi !

Aucun homme n’imagine avoir un jour un cancer du sein. Pourtant, 240 Français sont touchés chaque année par ce cancer dit féminin. Il s’agit en majorité de carcinomes canalaires infiltrants. Plusieurs facteurs accroissent ce risque rare :

  • L’âge. Le diagnostic est plus souvent fait après 60 ans.
  • Des antécédents familiaux. Le risque augmente avec le nombre de parents proches, femmes ou hommes, atteints d’un cancer du sein.
  • Une prédisposition génétique. Une mutation héritée du gène BRCA2 et, dans une moindre mesure, du gène BRCA1 est un facteur de risque. Les hommes qui en sont porteurs peuvent la transmettre à leur tour à leur descendance.
  • Le syndrome de Klinefelter (où la personne porte trois chromosomes sexuels, XXY, au lieu de deux, XY). Assez rare (1 garçon sur 600) il provoque une baisse du taux d’androgènes et une hausse du taux d’estrogènes qui augmentent le risque cancéreux.
  • Une cirrhose du foie provoque les mêmes anomalies biologiques à haut risque.
  • Une exposition antérieure aux radiations (rayons X, radiothérapie), notamment au niveau du thorax.
À lire

À lire


– L’excellent « Rose magazine» édité par l’Association Rose. L’adhésion annuelle (20 €) permet de recevoir les deux publications de l’année (mai et octobre) : www.rosemagazine.fr
– « Les proches, ces autres victimes du cancer ». Un livre publié par la Ligue contre le Cancer. Ed. Autrement, 2014, 20 €, à commander sur www.ligue-cancer.net
Lucile Dautrement

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