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Cancer colorectal : faites-vous dépister !

Cancer colorectal : faites-vous dépister !

14 mars 2016
Un nouveau test plus performant et plus simple d’utilisation, proposé à 17 millions de personnes de 50 à 74 ans, va permettre de détecter davantage de cancers et de lésions précancéreuses. Plus d’excuses !

 

Après avoir augmenté jusqu’en 2000, le nombre de nouveaux cas annuels s’est stabilisé puis a un peu diminué depuis 2005, mais le cancer colorectal reste, en France, le troisième cancer le plus fréquent (4 200 cas par an), derrière ceux de la prostate et du sein. Et le deuxième cancer le plus meurtrier, après celui du poumon, avec plus de 17 500 décès en 2012. Pourtant, les facteurs de risque de cette tumeur maligne qui touche la muqueuse du côlon ou du rectum, c’est-à-dire la dernière partie du tube digestif appelée aussi gros intestin, sont connus. Les antécédents familiaux de polypes précancéreux ou de cancer colorectal, surtout avant l’âge 45 ans, augmentent la probabilité d’être atteint un jour. Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) aussi. Mais à partir de 50 ans, et plus encore de 55 ans, nous sommes tous concernés. Le mode et l’hygiène de vie comptent beaucoup et expliquent très vraisemblablement l’augmentation du nombre de cancers colorectaux dans les pays occidentaux :

  • une alimentation riche en viandes rouges, en charcuteries et en graisses d’origine animale ;
  • le surpoids et l’obésité ;
  • le tabagisme et une consommation excessive d’alcool (comme pour de nombreux cancers).

En revanche, les légumes verts, qui apportent des fibres, et les aliments riches en vitamines, en particulier A, C, D et E, sont protecteurs.

À savoir

À savoir

INFORMEZ-VOUS SUR LE CANCER COLORECTAL !
Pour tout savoir sur le cancer colorectal (dépistage et traitements), sur vos droits et les démarches à faire, consultez le site de l’Institut national du cancer (INCa) : www.e-cancer.fr. Tél. Cancer Info : 0810 810 821 (prix d’un appel local).
Et soutiens, écoute, aides sur le site de la Ligue contre le cancer : www.ligue-cancer.net. Tél. 0810 111 101.

 

Faire un test de dépistage tous les deux ans

Depuis quelques années, grâce au développement des thérapies dites ciblées dans ce type de cancer – notamment les anticorps monoclonaux de dernière génération –, associées aux chimiothérapies, les traitements se sont affinés.

Un progrès, les thérapies ciblées

Les thérapies ciblées sont des médicaments sélectifs qui s’attaquent aux cellules cancéreuses en repérant chez elles une cible précise (récepteur, gène ou protéine) et en épargnant au maximum les cellules saines. Cette personnalisation du traitement repose sur le principe que deux personnes atteintes du même cancer ne répondent pas nécessairement de la même manière au même traitement. Il s’agit donc de rechercher, en amont, les spécificités de chaque patient pour fournir des solutions « sur mesure ». « L’objectif est d’identifier les malades qui peuvent bénéficier le plus de tel ou tel traitement, d’éviter l’administration de traitements qui se révéleraient inefficaces et même néfastes, et ainsi de donner aux patients davantage de chances de guérison », explique le Pr Michel Ducreux, chef du service de gastroentérologie, Gustave-Roussy (Villejuif).

Des traitements « sur mesure »

Concrètement, le traitement dépend de plus en plus des résultats de tests diagnostiques moléculaires, réalisés sur un morceau de tumeur enlevé par chirurgie ou prélevé par biopsie, qui permettent de connaître avec précision la « carte d’identité tumorale » de chaque malade. Les cancérologues peuvent de cette façon choisir le traitement le plus adapté, celui qui « marchera » le mieux.

Ces avancées sont particulièrement importantes pour les malades atteints d’un cancer colorectal avancé, avec des métastases dans d’autres organes. Cela dit, comme pour les autres cancers, plus le cancer colorectal est diagnostiqué tôt, mieux il se traite et plus il a de chances de guérir. D’où l’intérêt d’un dépistage régulier (tous les deux ans) après 50 ans, âge à partir duquel il est plus fréquent.

Un test de dépistage du cancer colorectal plus pratique

En France, le programme national de dépistage concerne les hommes et les femmes de 50 à 74 ans. Si vous êtes dans cette tranche d’âge, parlez-en à votre médecin traitant. Le test, à faire à domicile, consiste à déposer un peu de selles sur une plaquette prévue à cet effet, puis à l’expédier à un laboratoire d’analyse spécialisé dans une enveloppe fournie avec le test. Aujourd’hui, les Français répugnent à faire ce test, pourtant gratuit : en 2012-2013, le taux de participation à ce dépistage n’était que de 31 %. L’arrivée d’un nouveau test immunologique de détection de sang dans les selles, plus efficace et plus simple d’utilisation (un seul prélèvement de selles au lieu de trois avec le test actuel, Hémoccult), devrait l’améliorer et ainsi augmenter les chances de guérison. Il sera diffusé progressivement dans toute la France à partir de ce mois-ci. N’attendez pas pour en parler à votre médecin, c’est votre vie qui est en jeu…

 

Les signes d’alerte

Comme ils sont banals, les premiers symptômes ne font pas forcément penser à un cancer colorectal. Pourtant, qu’ils soient isolés ou associés, ils doivent inciter à consulter sans tarder :

  • traces de sang dans les selles, rouges ou très foncée ;
  • modification du transit intestinal : diarrhée qui se prolonge, constipation soudaine ou qui s’aggrave, alternance des deux ;
  • douleurs abdominales : crampes parfois violentes, avec ballonnements, gaz ou gargouillements ;
  • fausse envie d’aller à la selle, sensation de ne pas être soulagé après être allé à la selle, émission de glaires ;
  • grande fatigue et perte de poids inexpliquée.

Quand la tumeur grossit, elle peut finir par entraîner des complications :

  • occlusion intestinale : côlon bouché, matières fécales bloquées, ballonnements, douleurs et parfois vomissements ;
  • péritonite : perforation du côlon causant une inflammation du péritoine (membrane entourant les organes de l’abdomen), avec ventre dur et fièvre.

Dans ce cas, il faut voir un médecin très rapidement, voire en urgence.

Hérédité et MICI

Hérédité et MICI

Les hommes et les femmes ayant des antécédents familiaux (parents, frères ou sœurs) de cancer colorectal avant 45 ans ont davantage de risques d’être touchés à leur tour. Mais les formes familiales génétiques de cancer colorectal représentent moins de 5 % des cas.

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), notamment la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, augmentent aussi le risque, surtout quand elles sont étendues à tout le côlon.

EVELYNE GOGIEN

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