Le dépistage du cancer colorectal chez l’homme

Le dépistage du cancer colorectal chez l’homme

12 février 2021
« Quand doit-on faire le dépistage du cancer colorectal ? », Olivier, 52 ans.

 

C’est à partir de 50 ans que le risque de développer un cancer colorectal est le plus fréquent. Il touche 4 hommes sur 100 et 3 femmes sur 100. C’est la deuxième cause de décès par cancer en France.

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Il se développe lentement à l’intérieur du côlon ou du rectum, le plus souvent à partir de petites lésions appelées polypes. En grossissant, certains polypes saignent et le dépistage consiste à repérer dans les selles des traces de sang invisibles à l’œil nu. Il constitue un moyen efficace pour détecter tôt la présence de polypes. Dans certains cas, il est même possible de repérer une lésion précancéreuse et de la traiter avant qu’elle n’évolue en cancer, permettant ainsi de meilleures chances de guérison. Le dépistage n’est efficace que s’il est régulier : en effet il peut arriver que certaines lésions ne saignent pas au moment du prélèvement. C’est pourquoi les personnes âgées de 50 à 74 ans sont invitées tous les deux ans, par courrier, à (re)faire ce test immunologique. Le médecin traitant peut aussi le remettre lors d’une consultation. Il se présente sous forme de kit, simple, rapide et indolore, il est facile à réaliser chez soi. Il est pris en charge à 100% sans avance de frais.

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Le recours à la coloscopie

En cas d’antécédents personnels ou familiaux de polype, de cancer ou de maladies inflammatoires du côlon (rectocolite hémorragique, maladie de Crohn), le médecin peut proposer d’autres modalités de dépistage et/ou renseigner sur les examens à faire si le test est positif. Selon votre niveau de risque, il vous orientera vers un gastro-entérologue pour réaliser une coloscopie. Effectué sous anesthésie, cet examen de référence permet de visualiser l’intérieur du gros intestin (côlon) à l’aide d’un endoscope (fibre optique) introduit par l’anus, de déceler la présence éventuelle de polypes voire de les retirer. Lorsque la coloscopie ne décèle aucune anomalie (la majorité des cas), le prochain examen ne doit pas avoir lieu avant dix ans. Lorsqu’elle détecte un polype (30 à 40% des cas) et/ou un cancer (8% des cas), le spécialiste précise alors les modalités d’intervention et de surveillance adaptées à chaque situation. Toutes ces mesures de prévention ne dispensent pas de consulter un médecin en cas de troubles digestifs (sang visible dans les selles, diarrhée et constipation inhabituelles, douleurs abdominales, amaigrissement inexpliqué).

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Christine Nicolet

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