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Contraception d’urgence : mode d’emploi de la pilule du lendemain

Contraception d’urgence : mode d’emploi de la pilule du lendemain

14 juin 2018
Accident de préservatif ? Oubli de pilule contraceptive ? Rapport non protégé ? Il est possible de réduire le risque de grossesse non désirée grâce à la pilule du lendemain. On vous explique quand et comment recourir à cette contraception d’urgence, et les précautions qui doivent l’accompagner.

 

En matière de contraception, même lorsqu’on est vigilant, des accidents sont possibles. Le préservatif, méthode de contraception efficace à 95%, peut se déchirer, être mal positionné, rester dans le vagin lors du retrait, ou tout bêtement être périmé… Il y a alors un risque de grossesse non désirée, sans parler du risque de transmission d’IST (infections sexuellement transmissibles). Un oubli de pilule contraceptive, s’il est suivi de rapports non protégés, peut également entraîner une grossesse.
En cas de doute, le recours à la contraception d’urgence permet de réduire fortement le risque de grossesse non désirée, mais doit rester exceptionnel et occasionnel. Elle ne remplace en aucun cas une contraception classique.

 

Qu’appelle-t-on la pilule du lendemain ?

Cette contraception d’urgence s’utilise après un rapport sexuel non protégé ou un accident de préservatif. Deux sont reconnues en France : EllaOne et NorLevo, qui contiennent une hormone progestative. N’importe quelle pharmacie peut (et doit) vous la délivrer sans ordonnance et sur simple demande. Son prix oscille entre 4 et 10 euros.

Elle est délivrée de manière gratuite et anonyme pour les mineur(e)s, sur simple présentation d’un justificatif d’âge. Ils/elles peuvent la demander dans les pharmacies, les pharmacies scolaires et les centres de planning familial.

La pilule du lendemain réduit le risque de grossesse non désirée uniquement pour les rapports survenus dans un délai de trois ou cinq jours avant la prise, mais pas les précédents ni les suivants. En cas d’oubli de pilule, il est important de ne pas interrompre sa plaquette pour autant, et le port d’un préservatif est indispensable jusqu’au démarrage de la suivante.

 À lire aussi : Quelle méthode de contraception choisir ?

 

Quand prendre la pilule du lendemain ?

Mieux vaut prendre le comprimé le plus rapidement possible. NorLevo est efficace jusqu’à 72 heures (3 jours) après le rapport non protégé, et EllaOne jusqu’à 120 heures (5 jours).

La pilule du lendemain sera inefficace pour stopper une grossesse déjà implantée, même avec plusieurs prises. La consultation médicale est indispensable si vous avez constaté un début de grossesse et que vous souhaitez l’interrompre. Pour en discuter, vous pouvez prendre rendez-vous avec un médecin généraliste, votre gynécologue ou encore un centre de planning familial.

 

Quels sont les effets secondaires de la contraception d’urgence ?

La pilule du lendemain n’est pas dangereuse, mais peut parfois perturber le cycle. Dans les heures qui suivent la prise du comprimé, 25% à 50% des femmes ressentent des nausées, qui conduisent parfois à des vomissements. Maux de ventre, vertiges, céphalées tensions mammaires sont aussi fréquemment cités. Des saignements surviennent dans les 5 à 10 jours après la prise. Ce ne sont pas des règles, mais un effet secondaire : ils ne sont donc pas incompatibles avec un début de grossesse… Dès le premier jour de ces saignements, les femmes qui prennent une contraception orale classique doivent recommencer une nouvelle plaquette.

 

La pilule du lendemain est-elle toujours efficace ?

Elle ne garantit pas une fiabilité à 100%, mais plutôt à 75%, et qui diminue plus on attend. C’est pourquoi il est conseillé de faire un test de grossesse trois semaines après le rapport non protégé, et de consulter s’il s’avère positif et que vous ne souhaitez pas poursuivre cette grossesse. Vous pourrez alors procéder à une interruption volontaire de grossesse.

 

Le stérilet au cuivre, l’autre contraception d’urgence

On y pense moins spontanément, mais la pose d’un stérilet au cuivre dans les cinq jours suivant le rapport non protégé réduit quasiment à néant le risque de grossesse. Ce dispositif intra-utérin, dont on pense souvent à tort qu’il est réservé aux femmes ayant déjà eu un enfant, peut être posé en urgence après un rapport non protégé, et peut ensuite rester en place entre 5 et 10 ans, selon les modèles. Ce dispositif, qui ne rend pas stérile contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, constitue une alternative intéressante pour les étourdies de la pilule.

 À lire aussi : Le stérilet, une contraception idéale ?

 

Quid des maladies et infections sexuellement transmissibles ?

Ni le stérilet ni la pilule du lendemain ne protègent contre elles. La seule contraception efficace contre la transmission des IST est le préservatif… non périmé, non déchiré et correctement utilisé, vous l’aurez compris. Après un rapport non protégé, il est vivement recommandé de faire un test de dépistage du VIH. Ce test est gratuit et anonyme dans les centres de planification familiale.

 

Clémentine Garnier

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