AIL NOIR
Schizophrénie et idées reçues

Schizophrénie et idées reçues

14 mars 2016
La schizophrénie est une maladie méconnue et les personnes qui en sont atteintes souffrent souvent d’une certaine forme de stigmatisation et d’anxiété.

 

La schizophrénie, décrite il y a 100 ans, demeure encore l’une des maladies les plus mystérieuses de la psychiatrie. Elle n’est pas rare puisqu’elle survient chez une personne sur 100. En France, plus de 400 000 malades sont concernés. La schizophrénie dans sa forme typique est principalement marquée par des idées délirantes, reflets d’une perte de contact avec la réalité (hallucinations), un syndrome dissociatif (pensée et comportement désorganisés, troubles de la concentration…) et un ensemble de symptômes dits négatifs (émoussement progressif de l’émotivité, de la communication…)

 

Symptômes de la schizophrénie

Cependant, ces symptômes peuvent ne pas être tous présents et leur intensité peut varier. Ainsi, il est souvent difficile pour l’entourage de détecter la schizophrénie compte tenu de la grande diversité des symptômes cliniques. De nombreuses personnes souffrant de schizophrénie peuvent avoir un comportement parfaitement normal pendant de longues périodes.

La schizophrénie débute généralement à l’adolescence ou au début de la vie adulte entre 15-30 ans. Le retard de diagnostic est de plus de 5 ans en moyenne et a des conséquences majeures du fait de traitements inadaptés.

 

Vivre normalement en tant que schizophrène

La perception de cette maladie est extrêmement péjorative dans le grand public, reliée à une notion de dangerosité. Or, les personnes atteintes de schizophrénie ne sont pas plus violentes que la moyenne. Au contraire, les malades souffrent plus qu’ils ne font souffrir.
Pr Pierre-Michel Llorca, CHU de Clermont-Ferrand.

Un diagnostic précoce, le recours à de nouveaux médicaments, la réduction de l’hospitalisation et une assistance psychiatrique améliorée ont permis de modifier considérablement l’évolution à long terme de la maladie. Les malades ne restent pas enfermés à l’hôpital psychiatrique. Dès que l’épisode aigu est sous contrôle, les soins se poursuivent par un traitement ambulatoire (consultation en ville)

La qualité de vie des malades dépend surtout de la qualité du soutien psychosocial. Des programmes ont ainsi été élaborés afin de favoriser les échanges d’informations entre le personnel soignant, les malades et leur famille. Des témoignages de personnes souffrant de schizophrénie permettent au malade de se sentir moins isolé puisqu’autres l’ont vécu et vivent aujourd’hui normalement.

 

Soutien psychosocial

Quand survient la maladie et l’angoisse, les jeunes malades sont tout à coup amputés dans leurs perspectives de vie, professionnelles, familiales et amoureuses. Il est donc important que ces jeunes gens se rendent compte que tout n’est pas perdu. Une prise en charge associant traitement médicamenteux et soutien psychothérapeutique leur permet d’adapter leur projet de vie et de penser à l’avenir.

Pour en savoir plus : www.schizophrenia24X7.fr

Christine Fallet

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