OKEO SANTE
Comprendre et corriger son taux de cholestérol

Comprendre et corriger son taux de cholestérol

15 décembre 2017
Bon ou mauvais ? Le cholestérol, l’excès de cholestérol et son traitement suscitent des débats passionnés. Les faits, rien que les faits.

 

Ces différends ont des raisons ! Ainsi, le trop de cholestérol caracole en tête des facteurs de risque cardiovasculaire (d’un premier infarctus du myocarde), devant le diabète ou une hypertension artérielle par exemple. Toutefois, le cholestérol, une graisse naturelle, est aussi un constituant essentiel de la paroi des cellules. Il entre encore dans la composition de nombreuses hormones et facilite la synthèse de la vitamine D. Mais point trop n’en faut…

 

On veille sur le transport du cholestérol dans le corps

Chiffre

Chiffre

30 % de la population adulte française a un cholestérol LDL trop élevé, à plus de 1,6 g/L, avec ou sans traitement.
Ce cholestérol doit être véhiculé grâce à un bon transporteur (la lipoprotéine HDL), dans la bonne direction, vers le foie, pour être éliminé par la bile, puis les selles. C’est un autre transporteur, la LDL, qui conduit le cholestérol de son lieu de production (le foie) vers les organes : arrimé à la LDL, il atteint les artères notamment, et leurs plaques d’athérome, où il se dépose. Ce LDL cholestérol est ainsi une bombe à retardement, qui raccourcit la durée de vie. Ce que l’on doit donc surveiller, c’est la destination de ce cholestérol, reflétée par les taux de HDL ou LDL cholestérol.

 

Notre taux de cholestérol total est fixé génétiquement

La majorité (80 %) de notre cholestérol est fabriquée par l’organisme, une synthèse déterminée génétiquement et que l’on ne peut influencer. Changer son mode de vie au sens large, alimentation et activité physique, est le seul moyen pour faire baisser naturellement un cholestérol trop élevé, de quelques pourcents. Il suffit d’une prise de sang pour le doser : 2,0 g/L idéalement pour le cholestérol total, le HDL cholestérol étant compris entre 0,40 et 0,60 g/L. Sachant que plus les autres facteurs de risque vasculaire (âge, tabagisme, etc.) sont nombreux, et plus l’on devrait être exigeant, à la baisse, pour son LDL cholestérol…

 

Faire varier les taux de cholestérol HDL et LDL hors sans les statines

Pour combattre cet excès de cholestérol, hors les statines, plusieurs solutions, naturelles, qui permettent de jouer sur la part de cholestérol non fixée par la génétique… C’est toujours, sauf urgence, par ces ajustements nutritionnels que l’on commence !

Conseils de pharmacien : les statines, comment ça marche ?

Conseils de pharmacien : les statines, comment ça marche ?

Ces médicaments bloquent tout le processus de fabrication de la synthèse du cholestérol. Sa production est ainsi limitée. Alors, pour s’alimenter en cholestérol, les cellules du foie multiplient leur nombre de récepteurs au LDL cholestérol, ce qui leur permet de capter davantage de cholestérol circulant et par conséquent de « nettoyer » les artères. Synthèse et capture de cholestérol augmentées font que le LDL cholestérol est diminué d’environ 30 %, assorti, surtout !, d’une réduction du nombre des événements cardiovasculaires. Un bémol toutefois : des effets secondaires, essentiellement des douleurs musculaires, dans 10 à 20 % des cas.

Par précaution, l’on dose avant toute première prescription les enzymes hépatiques et, dans certains cas, les enzymes musculaires. Le rapport bénéfice/risque de ces médicaments reste largement positif, pour les patients qui les « méritent ».

 

Privilégier les acides gras insaturés

Les acides gras « saturés » ne devraient pas dépasser le dixième des apports caloriques de la journée… En pratique, on les trouve dans les graisses animales, charcuteries, viandes grasses, produits laitiers non écrémés, viennoiseries, etc. À délaisser au profit des acides gras mono-insaturés (huile d’olive ou de colza) et des acides gras polyinsaturés (graines et huiles végétales, ainsi que poissons gras et margarine fabriquée à partir de ces huiles). À la clé : une baisse attendue de 5 à 10 % du LDL cholestérol. Il n’est pas ou peu utile de faire l’impasse sur les sources de cholestérol alimentaire, comme les œufs…

Focus : l'âge de mes artères ?

Focus : l'âge de mes artères ?

Le calcul est facile. Il suffit d’additionner ses facteurs de risque : l’âge (pour un homme, 50 ans ou plus, ou pour une femme, 60 ans ou plus) ; les antécédents familiaux de maladie coronaire précoce ; un tabagisme actuel ou arrêté depuis moins de 3 ans ; une hypertension artérielle qu’elle soit ou non traitée ; un diabète de type 2 traité ou non ; un HDL cholestérol inférieur à 0,40 g/L (un HDL supérieur à 0,60 g/L étant considéré comme protecteur, il permet de soustraire un « risque » lors du calcul du score). Le risque est qualifié d’« intermédiaire » s’il existe au moins un facteur de risque associé à l’excès de cholestérol. Rien ne vous empêche de « jouer » sur vos facteurs de risque modifiables (pas l’âge !) pour abaisser le score.

 

Dire oui aux stérols végétaux

Ces composés naturellement présents dans les plantes (huile de maïs, de colza, de blé, de lin, de tournesol, avocat, etc.) entrent en compétition avec le cholestérol pour être absorbés par l’intestin. Le gain en termes de réduction du LDL cholestérol ? Environ 10 % pour une consommation journalière de 2 grammes de « phytostérols », soit 3 cuillères à café de margarine ad hoc ou deux pots de yaourt enrichi.

Plébisciter les fibres « visqueuses »

Présentes dans les fruits (de la passion !), légumes (aubergines, avocat, etc.) et céréales complètes, ni digérées ni absorbées (dans l’intestin), elles forment, additionnées d’eau, un gel qui emprisonne les graisses alimentaires et en limite l’absorption intestinale. La prime aux haricots et pois secs, à l’avoine et au psyllium. À la clé, une réduction modeste, de 3 à 5 %, mais significative du taux de « mauvais » cholestérol dans le sang.

Croquer une poignée d’amandes chaque jour !

Ou de noix et noisettes. Trente grammes de ces oléagineux, riches en acides gras insaturés, en phytostérols, en vitamines et minéraux d’intérêt, permettent de baisser le cholestérol LDL de 5 à 7 % par divers mécanismes.

Se mettre au thé

Et plus spécifiquement au thé Pu-erh Hao Ling (des Thés de la Pagode), riche en théaflavines : trois tasses par jour permettent d’augmenter le HDL cholestérol en freinant l’absorption des lipides et en modulant la façon dont ils sont utilisés.

Essayer la levure de riz rouge

Pour une diminution attendue de 10 % du LDL cholestérol. La levure de riz rouge contient en effet l’équivalent d’une statine, faiblement dosée, ce qui limite les effets indésirables (puisque fonction de la dose).

Bouger, et encore bouger !

Marche, course à pied, natation, vélo, à intensité modérée ou élevée, à raison de 30 minutes par jour, tout est bon pour élever son HDL de 10 % en moyenne en trois mois.

Réponses d'expert : quand faut-il absolument prendre des statines ?

Réponses d'expert : quand faut-il absolument prendre des statines ?

Pr KrempfPr Michel Krempf
Chef du service d’endocrinologie, maladies métaboliques et nutrition, CHU de Nantes

Pour bloquer la synthèse excessive de cholestérol, il n’existe pour l’instant que les statines. Elles sont indiquées dès lors que le LDL cholestérol est très élevé, élevé pour soi, c’est-à-dire loin de la valeur « cible » déterminée en fonction de ses facteurs de risque vasculaire personnels : son histoire familiale de problèmes vasculaires, un tabagisme, une hypertension artérielle, un diabète, etc.

Si l’on a déjà fait, soi, un infarctus du myocarde par exemple, la cible de LDL est très exigeante, à 0,7 g/L ; elle l’est moins, à 1,30 g/L, si les facteurs de risque sont modérés. Ce calcul de risque doit être fait bien sûr avec son médecin et, une fois cette valeur seuil fixée, il est indispensable de prendre une statine si elle est manifestement dépassée. Au-delà donc des formes « caricaturales », quand l’on a fait un infarctus ou un accident vasculaire cérébral, ou en cas d’anomalie génétique : le bénéfice est dans ces cas immédiat, en termes de mortalité aussi. Le médicament est associé bien sûr à un changement de mode de vie – alimentation adaptée et activité physique –, qui permet de réduire la part de tous les autres facteurs de risque vasculaire, autres qu’un cholestérol LDL élevé.

Dr Brigitte Blond

Le choix de la rédac

Avis aux cheveux et ongles fatigués

Cheveux

Avis aux cheveux et ongles fatigués

Une petite dose de nutriments essentiels…

Pour une peau hydratée et protégée !

Visage

Pour une peau hydratée et protégée !

Il devient indispensable !

Pour une rentrée dynamique et sereine

Compléments alimentaires

Pour une rentrée dynamique et sereine

Les compléments alimentaires vous accompagnent

Petits tracas, grandes solutions

Petits maux

Petits tracas, grandes solutions

Finis, les petits maux de l’été !

DEFENCIA