Comment retrouver son odorat ?

Comment retrouver son odorat ?

25 mars 2022
La pandémie de Covid-19 a mis en lumière la perte (ou l’altération) de l’odorat, un trouble négligé jusqu’alors. Pourtant, avant cette crise sanitaire, de 10 à 15 % de la population en souffrait déjà.

 

Perdre l’odorat quand on a le nez bouché et les sinus encombrés à cause d’un rhume ou d’une sinusite, tout le monde l’a expérimenté. La plupart des virus hivernaux provoquent une congestion des muqueuses respiratoires, notamment du nez, et détruisent les cellules de l’épithélium olfactif, le tissu qui tapisse l’intérieur de la muqueuse. Or ces cellules sont chargées de détecter les molécules odorantes en circulation dans l’air. La perte d’odorat est certes désagréable mais transitoire. Dès que la maladie virale est guérie, la capacité de sentir est récupérée, intacte. D’autres anosmies (pertes de l’odorat) et hyposmies (diminutions de l’odorat) sont dues à une inflammation nasale d’origine allergique ou à des traumatismes crâniens ayant entraîné une déchirure du nerf olfactif qui relie le nez au cerveau. Ce nerf peut également avoir été touché au cours d’une intervention chirurgicale.

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Destruction des neurones olfactifs

Très fréquents, les troubles de l’odorat dus au Covid-19 sont différents de ceux causés par des virus hivernaux courants. Ils ne s’accompagnent pas de symptômes congestifs ORL ; la perte d’odorat, brutale, est parfois un signe annonceur de l’infection au SARS-CoV-2. Il semblerait que les particules virales présentes sur les neurones olfactifs provoquent une réponse immunitaire pouvant les abîmer et détruire l’épithélium olfactif. Pour certains, l’atteinte est légère alors que, pour d’autres, l’anosmie dure des mois, le temps que l’organisme remplace les neurones olfactifs endommagés.

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Une méthode validée

On prescrit habituellement des corticoïdes pour lutter contre l’anosmie, mais ces derniers, en raison d‘effets secondaires, sont contre-indiqués en cas de Covid. De loin préférable, une méthode naturelle, expérimentée en Belgique il y a une dizaine d’années, permet de rééduquer l’odorat. La Haute Autorité de santé (HAS) a du reste publié, en 2021, un « protocole de rééducation olfactive », diffusé aux médecins généralistes et autres soignants en première ligne, à mettre en œuvre dès le 15e jour après le début des symptômes. Le programme est basé sur la neuroplasticité, c’est-à-dire la capacité du cerveau à se réorganiser pour compenser l’atteinte. Il s’agit de respirer deux fois par jour des épices et des huiles essentielles de plantes aux odeurs caractéristiques pour entraîner son cerveau et, petit à petit, les reconnaître. Cette technique fonctionne aussi pour les anosmies dues à d’autres causes que le Covid-19.

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« Training olfactif »

« Training olfactif »

On trouve sur anosmie.org, créé par un neurobiologiste du CNRS et un anosmique, des explications sur la rééducation olfactive. Le protocole d’entraînement, qui doit durer au moins 12 semaines, consiste à respirer quatre odeurs quotidiennement, matin et soir, chacune durant une trentaine de secondes. Les flacons, contenant des huiles essentielles de citron, de rose (ou de géranium rosat), d’eucalyptus et de clou de girofle, doivent être identiques, opaques et étiquetés sur le dessous. Il faut renifler chaque flacon, placé à environ 2 cm du nez, sans regarder l’étiquette puis, dans un second temps, après avoir lu l’étiquette. Par la suite, on ajoute les huiles essentielles de menthe poivrée et de graines de café.

 

Evelyne Gogien

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