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Comment cicatriser en beauté ?

Comment cicatriser en beauté ?

14 mars 2016
Autrefois signes bienvenus des accidents de la vie, les plaies aujourd’hui doivent être réparées, vite… et bien ! Le processus de cicatrisation étant mieux connu, sont nées des solutions de réparation très techniques.

 

Chiffre

Chiffre

40 % des cicatrices anormales des femmes sont concentrées sur le ventre. Source : enquête Listening Pharma 2013.

La cicatrisation est un phénomène complexe, à l’image des différentes couches qui composent la peau, cet organe immense de 2 m2 et 4 kg, barrière contre les agressions extérieures, régulatrice de température interne, outil de communication, qui doit être fermée pour être fonctionnelle. Pour qu’il y ait cicatrisation, il faut un enchaînement de phénomènes moléculaires et cellulaires. Première étape, la formation d’un caillot, qui réalise une matrice provisoire. Pendant 2 à 3 jours, la plaie exsude de la lymphe où l’on trouve des substances vasoactives et détergentes. Puis, sur 3 à 7 jours, des cellules conjonctives (substance fondamentale) migrent in situ, de nouveaux vaisseaux se créent ainsi qu’un squelette de collagène. Un tissu de granulation prolifère ensuite de la profondeur vers la superficie. Enfin, sur 10 à 15 jours, se produit la phase de réépithélialisation, les fibroblastes tissant des fibres de collagène de façon désorganisée d’abord, avec une revascularisation du site. Lorsque ce tissu atteint le niveau de l’épithélium adjacent, ce dernier le recouvre par glissement, en couche mince, et dans un second temps suffisamment protecteur. Une fois la plaie fermée, les fibres de collagène s’orientent en fonction des plis de tension, la plaie se rétracte et sa résistance à l’étirement croît. À 6 semaines de l’accident, la plaie est solide.

 

Pansements, outils très techniques

Pour mener à bien la restauration de la peau, trois matériaux remarquables.

Cicatriser avec une algue

À la base du textile hémostatique fabriqué par Brothier (Coalgan® de Brothier), la poudre d’alginate de sodium extraite d’une algue brune déchiquetée. Textilisation déjà comprise et exploitée au xviiie siècle. Pour les plaies hémorragiques. Disponible en compresse puis en mèche, le pansement est aujourd’hui résorbable et implantable (kyste sacro-coccygien, lobectomie, etc.).

Nettoyer la cicatrice avec des fibres

Pour les plaies difficiles, Urgo Médical vient de mettre au point un pansement composé de fibres de polyacrylate, des fibres hydrodétersives (Urgo Clean® de Urgo Médical) à haute affinité pour la fibrine. À la clé, une détersion (l’élimination de la fibrine en excès) plus facile et complète, préalable à la cicatrisation des plaies dites fibrineuses, planes ou cavitaires. Une étape jusqu’ici douloureuse et à risque de complications infectieuses.

Améliorer la cicatrisation avec le silicone

Il s’agit d’éviter les cicatrices hypertrophiques et chéloïdes (Kelo-cote® de Sinclair Pharma). Faute de facteurs prédictifs d’évolution péjorative, il doit être le traitement de première intention des cicatrices, dès que la croûte est tombée ou les points de suture enlevés, en un aller et retour, sans masser, deux fois par jour, pendant trois à 4 mois, le temps de l’inflammation. Le film de silicone permet de réguler les phénomènes inflammatoires et de maintenir la cicatrice en phase humide, propice à une cicatrisation de qualité.

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

  • Toute plaie doit être désinfectée, à grande eau du robinet, mieux à l’aide d’un désinfectant respectueux de la peau lésée et de ses alentours ; pas d’alcool asséchant ou de colorant qui masque une éventuelle complication locale.
  • La chlorhexidine, quelle que soit sa marque, est l’antiseptique de référence de la peau et des muqueuses
  • À vérifier, la validité de la vaccination antitétanique pour toute plaie souillée, au contact avec le sol (possiblement contaminé par la bactérie), gravier, piqûre de rosier ou morsure de chien notamment. En l’absence de vaccination ou de vaccination complète, on vaccine et si la plaie le justifie et/ou le dernier rappel date de plus de 10 ans, on injecte dans l’autre bras des immunoglobulines antitétaniques (anticorps directement).
Réponses d'expert : l'évolution n'est pas toujours prévisible

Réponses d'expert : l'évolution n'est pas toujours prévisible


IMG_0195Dr Richard Zloto,
chirurgien esthéticien et plasticien à Paris.

Quand peut-on dire que la cicatrice a pris son allure définitive ?
La cicatrisation est un phénomène actif, inflammatoire, la cicatrice ne s’améliore pas linéairement depuis le premier jour… Elle semble s’aggraver au début, devenir plus rouge, chaude, gonflée, parfois douloureuse et sujette à prurit. Après un pic d’intensité de ces symptômes vers 2-3 mois, la cicatrisation se poursuit jusqu’à 12 mois environ.

Peut-il y avoir des anomalies ?
L’évolution d’une cicatrice peut être totalement imprévisible… Dans les cicatrices hypertrophiques, toutes les phases sont exagérées, le pic inflammatoire à 4-5 mois, mais la cicatrisation correcte après un temps plus long ; les cicatrices chéloïdes restent laides, voire s’aggravent. Les cicatrices de certains types de peaux (foncées) ou localisations (cou, dos, etc.) sont à l’évidence plus susceptibles de mal tourner. »

Brigitte Blond

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