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Comment choisir le bon anti-douleur au bon moment ?

Comment choisir le bon anti-douleur au bon moment ?

19 avril 2018
Les douleurs du quotidien sont des désagréments simples à soulager grâce aux antalgiques. Mais lequel prendre entre le paracétamol, l’aspirine et l’ibuprofène ? Spécificités, avantages et contre-indications.

 

Les médicaments couramment qualifiés d’antidouleurs sont des antalgiques. Leur but est de diminuer la douleur, dans un souci de confort. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) les a classés en trois catégories. Au sommet, le palier 3 concerne la morphine et ses dérivés, qui agissent contre les douleurs intenses. Le palier 2 désigne les médicaments à base de codéine ou de dextropropoxyphène, pour les douleurs modérées à intenses. Enfin, les antalgiques de palier 1 visent à soulager les douleurs légères à modérées, et sont en vente libre. Ces antidouleurs disponibles en pharmacie sans ordonnance se divisent en trois familles : paracétamol, ibuprofène et aspirine.
Qui n’a pas dans son armoire à pharmacie ces trois médicaments ? Ces antalgiques sont en effet couramment utilisés en automédication. Toutefois, chacun d’entre eux a ses spécificités, et pour une bonne utilisation, mieux vaut les connaître.

 

Du bon usage du paracétamol

Il s’agit de l’antalgique conseillé en premier lieu, car c’est celui qui présente le moins de risques d’effets indésirables et d’allergie. Sa tolérance est élevée, y compris chez l’enfant ou la femme enceinte. Le paracétamol est utile pour soulager des douleurs musculaires, maux de dos, règles douloureuses, céphalées modérées, ou encore douleurs dentaires. La seule contre-indication du paracétamol s’adresse aux personnes ayant un foie déjà fragilisé, sur lesquelles un surdosage de paracétamol pourrait causer de graves dommages.

 

Quand passer à l’ibuprofène ?

C’est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS). L’ibuprofène est destiné à soulager les douleurs ayant pour origine une inflammation, telle que l’arthrite. Il est aussi utile en cas de courbatures, migraines, lombalgie, sciatique ou règles douloureuses.

L’ibuprofène détient également des propriétés antipyrétiques, c’est-à-dire qu’il fait baisser la fièvre. Les éventuels effets indésirables peuvent être des douleurs gastriques voire des diarrhées. L’ibuprofène est déconseillé à partir du sixième mois de grossesse. Il est également important d’éviter la prise de comprimés à distance des repas.

Respectez bien les consignes indiquées sur la notice, et notamment la dose maximale quotidienne. Si vous prenez plusieurs médicaments en même temps, vérifiez bien que vos autres traitements ne contiennent pas eux aussi d’anti-inflammatoires, afin d’éviter les risques de surdosage.

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Oui à l’aspirine, mais pas pour tous ni tout le temps

De son petit son nom scientifique acide acétylsalicylique, l’aspirine est un anti inflammatoire non stéroïdien (AINS), tout comme l’ibuprofène. Cet antalgique est recommandé en cas d’inflammation comme une tendinite, mais aussi en cas de maux de dents, entorses, migraines. Comme l’ibuprofène, l’aspirine fait tomber la fièvre. Il a également la propriété de fluidifier le sang. En dose légère, cette action anticoagulante est utilisée de manière préventive pour empêcher la formation de caillot, et ainsi prévenir les accidents cardio-vasculaires. En revanche, parce qu’il fluidifie le sang, l’aspirine est un antalgique à éviter soigneusement pendant les règles ou après une opération.

Des trois antalgiques de palier 1, l’aspirine est celui qui présente le plus d’effets indésirables. Notamment, il peut irriter l’estomac, provoquer des gastrites, voire des ulcères ou des hémorragies digestives chez les sujets les plus fragiles.

 

Précautions d’usage

Ce n’est pas parce qu’un médicament est disponible sans ordonnance qu’il ne présente pas de risques. Quel que soit l’antalgique concerné, demandez conseil à votre pharmacien, veillez à toujours respecter la posologie afin d’éviter tout effet indésirable lié au surdosage. Le sous-dosage est également déconseillé : il ne vous fera courir aucun risque de santé, en revanche l’antalgique sous-dosé sera inefficace sur la douleur ! De plus, pour obtenir l’effet escompté, prenez l’antalgique dès que la douleur se manifeste, n’attendez pas qu’elle s’installe. Une douleur durable est plus difficile à soulager et déloger. Même si la douleur diminue, tant qu’elle est toujours présente, poursuivez la prise d’antalgique, dans la durée limite mentionnée sur la notice.

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Sylviane Gougeon

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