Chiens et enfants : précautions de base

Chiens et enfants : précautions de base

25 février 2022
Faire cohabiter chiens et enfants n’est pas toujours aisé. Les premiers doivent se montrer doux et patients ; les seconds devront apprendre à respecter certaines règles. Les parents ont leur rôle à jouer.

 

L’une des attentes principales des parents qui adoptent un chien est qu’il soit gentil avec les enfants, très souvent à l’origine de la décision d’accueillir l’animal. Quelques précautions élémentaires s’imposent afin d’assurer la sécurité des petits, notamment celle des plus jeunes. Ce sont en effet les enfants de moins de 5 ans qui sont le plus fréquemment victimes de morsures canines. Dans plus de 70 % des cas, ces dernières se produisent à proximité du panier ou de la gamelle du chien.

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Savoir choisir son chien

Aucun type de chien n’est a priori à exclure. Les différences de comportement envers les enfants sont davantage dues à l’individu qu’à la race : un chien calme et bien équilibré sera forcément plus patient qu’un animal craintif et toujours sur le qui-vive. Lorsque vous choisirez votre chien au sein d’une portée ou dans un refuge, écoutez les conseils de l’éleveur ou du personnel qui connaît bien les animaux et leur caractère.

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Bien socialiser le chiot

Pour qu’un chien soit doux avec les enfants, il doit avoir été mis en leur présence avant la fin de sa période de socialisation, c’est-à-dire avant l’âge de 3 mois. Plus la rencontre se produit tard, plus le chiot risque d’en avoir peur. Il est donc préférable d’adopter un chiot ou un chien après la naissance d’un enfant, non pas avant. Des études ont montré que les chiens qui vivent au sein du foyer avant la naissance d’un bébé manifestent davantage de comportements de frayeur envers les enfants que ceux qui rejoignent la famille après. Certains chiens acceptent en effet difficilement l’arrivée d’un enfant au sein de la famille : outre le fait qu’ils peuvent se sentir délaissés au profit de l’enfant, ils ont parfois du mal à s’adapter aux comportements contradictoires du petit – lorsqu’il enchaîne rires et pleurs par exemple. Ce type de situation, anxiogène pour le chien, peut l’encourager à exprimer des réactions agressives. Plus le chien est « bien dans sa peau », moins il aura tendance à mordre. Une bonne éducation et le respect de ses besoins fondamentaux (manger, boire, dormir, sortir et se dépenser) sont donc incontournables pour limiter les risques de morsure.

Morsures : facteurs de risque

Morsures : facteurs de risque

Une enquête a montré que les garçons de 5 à 15 ans courent plus de risques d’être mordus par un chien que les filles de la même tranche âge. Les chiens ne disposant pas de terrain pour s’ébattre sont plus volontiers mordeurs. Il en est de même pour les animaux autorisés à dormir sur les lits.

 

Jamais seul avec un chien

Avant 3 ans, les enfants ne sont pas en mesure d’interpréter les signes de menace ou de peur émis par un chien. Il est donc nécessaire qu’un adulte soit là en permanence lorsque les enfants et les chiens interagissent. Les morsures sont souvent causées par une action de l’enfant jugé intrusive par l’animal, comme toucher à sa nourriture, le déranger pendant qu’il se repose ou le manipuler sans précaution. Elles font généralement suite à une mise en garde de la part du chien que l’enfant n’a pas vue ou n’a pas bien interprétée. C’est particulièrement important lorsque le chien est de grand format. Les petits chiens mordent autant que les grands, mais les conséquences des morsures sont en principe moins graves. Un enfant doit aussi apprendre à ne pas aller à la rencontre d’un chien qu’il ne connaît pas en l’absence d’un adulte : s’il envoie son ballon dans le jardin du voisin où un chien est en liberté, il ne faut pas qu’il cherche à le récupérer lui-même. Il doit attendre qu’un adulte intervienne.

Déclarer une morsure

Déclarer une morsure

Quand un chien mord, la loi impose au propriétaire de la déclarer en mairie. Cette procédure doit être encouragée, même quand il s’agit du chien de la famille, car une meilleure connaissance des circonstances des accidents peut permettre de mieux les prévenir. Il ne sert à rien de vouloir ignorer le problème.

 

Quelques règles de « savoir-vivre »

Dès qu’il est en âge de comprendre, apprenez à votre enfant à bien se comporter avec le chien en toutes circonstances.

• Les enfants adorent faire des câlins au chien, mais ils doivent apprendre à laisser partir l’animal sans essayer de le retenir quand il en a assez. Si le chien n’a plus envie d’être caressé, il ne faut donc pas le forcer.

• Lorsque le chien mange, l’enfant ne doit en aucun cas le déranger, même si l’animal l’empêche provisoirement d’accéder à l’endroit où il veut aller. Il doit attendre que le chien ait fini son repas.

• Quand le chien est installé sur le canapé où veut s’asseoir l’enfant, il n’est pas question de pousser l’animal pour s’installer à sa place. C’est un adulte qui demandera au chien de descendre du canapé.

• Si l’enfant donne une friandise au chien, il doit garder sa paume de main bien ouverte et ne surtout pas retirer sa main au moment où l’animal prend la friandise. Sinon il risque de se faire pincer les doigts.

• Lorsque le chien veut continuer de courir après un jouet lancé par son petit maître, qui, lui, a envie d’arrêter, l’enfant doit laisser le jouet par terre. Vouloir enlever le jouet de la gueule du chien est très dangereux. De même, l’enfant risque de se faire mordre s’il le garde à la main en refusant de le donner à l’animal, qui cherche à l’attraper.

• Face à un chien très excité, il est préférable que l’enfant fasse semblant d’ignorer l’animal jusqu’à ce qu’il se calme. Il ne sert à rien de gronder le chien, qui s’agiterait alors encore plus.

Il est évidemment souhaitable d’enseigner le plus tôt possible aux enfants à décoder les signaux d’énervement de la part du chien : évitement, grondements, dents découvertes, oreilles couchées, queue entre les jambes, poil hérissé…

Info

Info

La période des vacances est souvent propice à des jeux partagés entre les enfants et les chiens. Surveillez toujours attentivement ces interactions et profitez des moments de détente en famille pour mettre en place les bases d’une cohabitation harmonieuse. Un chien n’est pas un jouet : les enfants doivent intégrer le plus vite possible ce principe de base.

 

Face à un chien inconnu

Quand ils se retrouvent nez à nez avec un chien qu’ils ne connaissent pas, les enfants font parfois des erreurs qui peuvent avoir des conséquences dramatiques. Là encore, il est important de leur apprendre le plus tôt possible à adopter un bon comportement.

  • Ne jamais tenter de caresser un chien derrière une clôture. L’enfant doit passer son chemin tranquillement, sans toucher ni s’approcher du chien. Le même comportement de prudence sera adopté face à un chien attaché devant un magasin, qui attend le retour de son propriétaire. Même si l’animal a l’air gentil, il est préférable de rester prudent et de ne pas le toucher.
  • Si l’enfant se trouve en présence d’une chienne qui vient d’avoir des chiots, pas question de les caresser dans leur panier ; la mère pourrait ne pas apprécier cette intrusion. L’enfant doit attendre que le maître ou l’éleveur sorte un chiot du panier et le lui tende.
  • Un enfant aura aussi intérêt à savoir comment se comporter si un chien étranger s’approche de lui alors qu’il est en train de jouer ou de manger son goûter : apprenez-lui à rester immobile face au chien, sans crier. Si le chien veut absolument obtenir ce que l’enfant tient en main, c’est à ce dernier de laisser tomber le jouet ou la nourriture.

Tous les parents doivent être conscients que le chien le plus gentil du monde peut un jour avoir une réaction agressive s’il est malmené par un enfant ou s’il se sent en danger. Le risque zéro n’existe pas et la prudence s’impose donc en permanence.

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Peu d’accidents mortels

Peu d’accidents mortels

En France, l’Association vétérinaire de zoopsychiatrie (Zoopsy) a répertorié 48 victimes décédées à la suite d’une morsure de chien entre 1984 et 2017 ; 60 % d’entre elles avaient moins de 15 ans et 45,8 % des cas étaient des enfants de moins de 5 ans. Si les enfants en bas âge sont particulièrement représentés, c’est sans doute parce que leur taille les expose à être mordus à la tête et au cou. Même s’ils ne sont pas blessés gravement, une enquête américaine a montré que plus de 50 % des enfants mordus ont présenté un syndrome de stress post-traumatique pendant plus d’un mois. En l’absence de prise en charge, ces troubles peuvent devenir chroniques et déboucher sur une « névrose traumatique ».

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