MA PEAU EST UNE PRISON
C’est prouvé, l’intelligence se transmet par les mères

C’est prouvé, l’intelligence se transmet par les mères

22 septembre 2016

C’est la science qui le dit : si Choupinou remporte le Nobel un jour, ce sera grâce au QI de sa merveilleuse maman et les gènes qu’elle lui aura transmis. Comment les scientifiques sont-ils arrivés à cette conclusion ? Décryptage.

 

Voilà une nouvelle qui va faire jaser dans les foyers : différentes études ont mis en lumière que le gène de l’intelligence se transmettait via la mère, et non le père, qui lui transmet d’autres qualités à son enfant. Comment les scientifiques ont-ils réussi à démontrer ce fait qui vient balayer des préjugés archaïques encore tenaces dans certaines cultures ?


Ce très cher chromosome X

Il faut remonter aux années 80, où plusieurs études ont déjà souligné que les enfants étaient plus susceptibles d’hériter de l’intelligence de leur mère, les gènes de l’intelligence étant localisés dans le chromosome X. La mère en possède deux (XX), le père un seul (XY). Plus récemment, il a été démontré que ce gène de l’intelligence se désactive s’il est hérité du père seul, de même qu’à l’inverse, d’autres gènes se désactivent s’ils sont transmis seulement par la mère.

Encore plus intéressant, une étude menée sur plusieurs années, depuis 1994, par des chercheurs écossais sur près de 13 000 enfants a été menée afin de déterminer la corrélation entre leur intelligence et différents facteurs – de leur couleur de peau au statut socio-économique de la famille en passant par l’éducation. Cette étude a mis en évidence que le meilleur indicateur de l’intelligence de ces enfants était… Le QI de leur Môman.


L’intelligence n’est pas seulement un caractère héréditaire

Les scientifiques estiment que 40 à 60 % de l’intelligence est héréditaire, ce qui implique que le reste dépend de l’environnement, des stimulations reçues et de la personnalité de l’enfant. Les chercheurs de l’université de Washington ont ainsi montré que la confiance en soi et les encouragements prodigués par la maman jouaient un rôle crucial dans le développement du cerveau de l’enfant. Après sept ans de suivi, ils ont en effet constaté que l’hippocampe (zone du cerveau associée à la mémoire, l’apprentissage et les réponses au stress) des enfants soutenus émotionnellement par leur maman était 10% plus développé que celui des enfants dont les mères sont distantes émotionnellement.

Et les hommes alors, dans tout ça ? L’intelligence est un tout, qui implique de savoir résoudre des problèmes en utilisant toutes les ressources de son cerveau, et notamment l’intuition et les émotions qui sont, elles, génétiquement liées à l’héritage paternel. D’autre part, quel que soit son QI, l’intelligence d’un enfant a besoin de stimulations constantes pour se développer. Chacun des deux parents a ainsi un rôle important à jouer, même si ces découvertes tendent à inverser la répartition traditionnelle des rôles : aux mères la rationalité, et aux pères les émotions.

On vous laisse en discuter à la maison.


Sources:

  • Luby, J. L. et. Al. (2012) Maternal support in early childhood predicts larger hippocampal volumes at school age. Journal of Proceedings of the National Academy of Sciences; 109(8): 2854–2859.
  • Der, G. et. Al. (2006) Effect of breast feeding on intelligence in children: prospective study, sibling pairs analysis, and meta-analysis. BMJ; 333(7575): 945.
  • Keverne, E. B.; Surani, M. A. et. Al. (2004) Coadaptation in mother and infant regulated by a paternally expressed imprinted gene. Proc Biol Sci.; 271(1545): 1303–1309.
  • Zechner, U. et. Al. (2001) A high density of X-linked genes for general cognitive ability: a run-away process shaping human evolution? Trends Genet; 17(12): 697-701.
  • Gécz, J. & Mulley, J. (2000) Genes for Cognitive Function: Developments on the X. Genome Res; 10: 157-163.
  • Vines, G. (1997) Mamá, gracias por la inteligencia. El Mundo; 253. 
  • Keverne, E. B.; Surani, M. A. et. Al. (1996) Genomic imprinting and the differential roles of parental genomes in brain development. Brain Res Dev Brain Res; 92(1): 91-100.
  • Keverne, E. B. et. Al. (1996) Primate brain evolution, genetic and functional considerations. Proc. R. Soc. Lond. (Biol); 264: 1-8.
  • Allen, N. D. et. Al. (1995) Distribution of parthenogenetic cells in the mouse brain and their influence on brain development and behavior. Proc Natl Acad Sci U S A. ; 92(23): 10782–10786.
  • Surani, M. A.; S. C. Barton & M. L. Norris. (1984) Development of reconstituted mouse eggs suggests imprinting of the genome during gametogenesis. Nature; 308: 548–550.
  • McGrath, J. & Solter, D. (1984) Completion of mouse embryogenesis requires both the maternal and paternal genomes. Cell; 37(1): 179-183.
  • Barton, S. C.; Surani, M. A. & Norris, M. L. (1984) Role of paternal and maternal genomes in mouse development. Nature; 311:374-376.
  • Matas, L.; Arend, R. A. & Sroufe, L. A. (1978) Continuity of adaptation in the second year The relationship between quahty of attachment and later competence. Child Development; 49: 547-556.
  • Lehrke R. (1972) A theory of X-linkage of major intellectual traits. Am J Ment Defic; 76: 611-619.
Clémentine Garnier

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