Advertisement Banner
Digital detox

C’est l’été, déconnectez !

06 juillet 2017
Et si vous profitiez des vacances pour entamer une digital detox ? Réussissez votre sevrage de smartphone grâce à ces conseils.

 

Depuis leur apparition, les téléphones portables suscitent des débats enflammés sur la place centrale qu’ils occupent dans nos vies. Ils en savent plus long sur nous que notre conjoint ou nos meilleurs amis, connaissent nos obsessions, parent à nos étourderies, suppléent à notre mémoire.

Le portable occupe une véritable place de « doudou », au point qu’une nouvelle phobie a fait son apparition, la nomophobie. Ce nouveau mal moderne se définit par la peur panique d’être séparé de son téléphone portable, ou d’être privé de connexion wifi. Que ceux qui ricanent se souviennent de leur agacement la dernière fois où ils ont traversé une zone blanche, où ils ont oublié leur mobile à la maison, où leur téléphone a chu sur le carrelage de la cuisine… voilà, vous comprenez mieux l’angoisse panique de ceux qui ont basculé du mauvais côté de la force numérique ? 

 

Une addiction au smartphone qui touche toutes les générations

En 2016, 77% des Français étaient équipés d’un téléphone portable1, soit 7% de plus qu’en 2015, et 3% de plus que les possesseurs de PC. Le téléphone est devenu omniprésent dans la vie de ses propriétaires, qui le consultent près de 27 fois par jour (un chiffre qui grimpe jusqu’à 50 fois par jour chez les 18/24), y compris lorsqu’ils sont à table en famille ou avec des amis (pour 81%). Dans les transports en commun, au lit, devant la télévision : le portable semble greffé à notre paume, orchestrant un ballet incessant de notifications, messages, et actualités à consulter.

 À lire aussi : Les objets connectés et notre santé

 

Les risques de l’hyperconnexion

Difficile bien sûr de ne pas tenir compte des interrogations croissantes sur le lien entre utilisation d’un téléphone portable et le risque accru de développer certaines tumeurs du cerveau, comme l’a mis en évidence une étude2 menée en 2014 par des chercheurs français menées sur des personnes utilisant leur téléphone plus de 15 heures par mois.

Au-delà des problèmes physiques, l’hyperconnexion entraîne des effets pervers sur la santé mentale des utilisateurs. Sentiment de rejet lorsqu’on ne reçoit pas de message, comportements compulsifs, manque de sommeil (particulièrement chez les adolescents) à cause de la consultation tardive des messages ou actualités, sans parler des dégâts sur la vie sociale lorsque toute une tablée se retrouve le nez sur son téléphone plutôt que tourné vers ses voisins. Les notifications permanentes entretiennent une forme d’hypervigilance qui s’avère à la longue épuisante, n’autorisant aucune déconnexion réelle puisque 23% des Français n’éteignent même pas leur smartphone lorsqu’ils dorment !

 

 Comment entamer sa déconnexion ?

Que l’on soit sérieusement addict ou simplement accroc, le premier pas est difficile à sauter. Il s’agit d’évaluer son niveau d’addiction, en essayant de compter le nombre de fois où l’on consulte machinalement son téléphone dans la journée. Il y a fort à parier que vous sous-estimez le vôtre… Oubliez ensuite le vibreur, qui incite à consulter son téléphone pour s’assurer que l’on n’a pas raté de message, et passez en mode sonnerie. Forte, de préférence, afin de prendre conscience du nombre (agaçant) de sollicitations qui vous parviennent, ce qui devrait rapidement vous donner envie de faire le tri dans les paramètres de vos applis et vos abonnements afin d’alléger tout ça. Jusqu’ici tout va bien, on ne vous demande pas de le poser ni de couper le wifi.

 À lire aussi : 10 règles d’or pour éviter le burn-out

 

Apprendre à vivre sans portable

C’est là que les choses sérieuses commencent. Vous nous direz : « oui, mais j’en ai besoin pour mon travail / ma nounou / mes amis », et nous vous répondrons que ceux qui ont besoin de vous joindre de manière urgente et importante trouveront bien un moyen. A fortiori si vous entamez votre digital detox pendant vos vacances d’été, et que vous prévenez vos proches que vous prenez vos distances avec votre portable.

Quelques semaines avant le départ, prenez l’habitude de mettre votre portable en mode avion à partir de 22h. Votre nounou et votre patron sont couchés, le reste pourra attendre votre réveil. Lorsque vous mangez au restaurant ou chez des amis, laissez votre téléphone dans votre sac à main : vous l’entendrez sonner s’il y a une urgence, inutile d’être tenté de le consulter pendant le repas en le laissant à côté de votre assiette. Si vous aimez les défis, celui-ci devrait vous plaire : interdiction de recharger votre téléphone du vendredi soir 18h au lundi matin 8h. Cela vous limitera aux actions indispensables. En vacances, faites une compétition avec vos proches ou vos enfants, pour voir qui tiendra le plus longtemps sans recharger son portable. Lorsque vous jouez au Scrabble, cela vous obligera à aller chercher le dictionnaire plutôt que d’ouvrir Wikipédia pour vérifier où se situe le H dans « nycthémère ». Un bon moyen de ré-enchanter ses soirées !

 

Un agréable sentiment de légèreté

Ceux qui ont tenté l’expérience sont unanimes : après une phase difficile de tremblements, ongles rognés, tapotements frénétiques de la poche, s’étalant d’une durée de 3 heures à 3 jours selon le degré d’addiction, ils expérimentent une vraie sensation de liberté. Plus besoin de vérifier trois fois qu’ils ont bien leur téléphone avant de sortir, plus de pression pour répondre à leurs messages, un désengorgement des informations reçues et donc une meilleure mémorisation, bref, que du bonus. Et de bonnes habitudes finalement pas si difficiles à installer dans la durée, à condition d’y mettre un peu de volonté.

Alors, quand est-ce que vous essayez ?

 À lire aussi : Les écrans, quelles conséquences pour les enfants ?

 

  1. Global mobile Consumer Survey 2016, enquête internationale menée par Deloitte. Données pour la France récoltées sur un échantillon de 2003 répondants âgés de 8 à 75 ans. Internation Survey
  2.  Mobile phone use and brain tumours in the CERENAT case-control study, publiée dans Occupational and Environmental Medicine
Clémentine Garnier

Sur le même sujet

AMOUR NAISSANT

Les symptômes de l’amour naissant

Seriez-vous en train de tomber amoureux ?

couple

Couple : comment échapper à la lassitude ?

Opération sauvetage sur le couple.

démon de midi

Démon de midi : les femmes aussi concernées ?

Crise de quarantaine ou phénomène au long cours.

HOMEOPATHIE

5 remèdes naturels contre le stress

Résistez et réduisez le stress.

Produits & Livres

GALÉNIC PEAUX SÈCHES

Des soins pour les peaux assoiffées

Les peaux sèches ont trouvé leur allié pour l’hiver !

Bouge Coaching

Viens, on se bouge

Vive les programmes d’exercices adaptés à votre situation.

VACCINS

Tour savoir sur le vaccination

Le nouveau site Vaccination Info Service apporte une information claire et précise sur les vaccins.

mon coach dos

Prenez un coach pour votre dos

Prendre soin de cette articulation essentielle à notre bien-être !