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Cancers chez l’enfant : le progrès continue

Cancers chez l’enfant : le progrès continue

06 mars 2016
Mieux connus, diagnostiqués plus tôt et traités de manière plus efficace : la médecine réussit aujourd’hui à guérir environ 70% des cancers chez les enfants de moins de 18 ans, grâce aux progrès des traitements depuis 40 ans. Mais il reste encore du chemin pour arriver à 100% de guérison.

 

Quelques repères

Dans les pays développés, les cancers représentent la seconde cause de mortalité chez les enfants de 1 à 14 ans, après les accidents, et la troisième cause pour les 15-18 ans. Ils restent toutefois très rares : chaque année en France, on recense environ 2 000 nouveaux cas de cancers chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans, ce qui représente un risque d’environ 1 enfant sur 500 entre 0 et 18 ans. Ces cancers sont majoritairement des leucémies et des lymphomes (40% des cas), des tumeurs malignes du système nerveux central (30%), puis d’autres types de cancers plus rares. Ces différentes tumeurs évoluent très rapidement, de quelques semaines à quelques jours : la prise en charge thérapeutique démarre donc souvent très tôt après le diagnostic, ce qui constitue une bascule parfois brutale pour les enfants et leur famille. La bonne nouvelle ? L’espoir de guérison est bien plus important chez les enfants que les adultes : grâce aux progrès de la science dans les dernières décennies, le taux de guérison oscille aujourd’hui entre 70 et 80%. Mais les problèmes posés par ces cancers sont très différents de ceux des adultes. Il existe en effet plus de 60 cancers différents chez les enfants, bien plus que chez l’adulte, dont la plupart sont très peu fréquents, et leurs organismes en pleine croissance peuvent garder des séquelles importantes de certains traitements.

 

Où en est la recherche sur les traitements pour les enfants ?

Aujourd’hui, les efforts portent sur la découverte de nouveaux traitements efficaces, difficiles à développer pour des maladies rares et sur la désescalade des traitements toxiques, sources de séquelles. On sait aujourd’hui guérir les enfants et adolescents atteints de maladie de Hodgkin en Europe dans plus de 90% des cas, et sans radiothérapie dans 80% des cas. L’oncologie pédiatrique est en quête de nouveaux médicaments pour améliorer la qualité de vie des jeunes malades et répondre à l’hétérogénéité des tumeurs. Les chimiothérapies sont de plus en plus efficaces, et l’immunothérapie, qui traite le cancer en utilisant notre système immunitaire, donne des résultats très prometteurs. De nouvelles techniques, comme la protonthérapie, qui utilise des faisceaux de protons, permet une irradiation beaucoup plus précise. La préparation de l’après-cancer est aussi au cœur de la recherche, pour que la vie des enfants guéris redevienne la plus normale possible, en minimisant les troubles de croissance et en préservant leur fertilité. Les différentes organisations et associations qui accompagnent les malades et leur famille déploient aussi beaucoup d’effort pour maintenir un lien social, scolaire, et ne pas isoler l’enfant pendant son traitement.

 

Peut-on dépister ou prévenir le cancer chez l’enfant ?

La rareté des tumeurs malignes de l’enfant, tout comme leur diversité rend impossible un dépistage systématique de l’ensemble de la population. Il est en revanche possible de suivre avec attention les enfants de familles où des cas de tumeurs bénignes ou malignes ont été identifiés chez plusieurs parents proches. On sait par exemple que les tumeurs de la rétine peuvent se retrouver d’une génération  l’autre : pour les tumeurs qui touchent les deux yeux, par exemple, si l’un des parents a été atteint dans son enfance, son enfant aura une chance sur deux d’être atteint. Si rien ne permet aujourd’hui de prouver que les cancers de l’enfant sont héréditaires, certaines maladies rares, elles-mêmes transmissibles et qui se manifestent parfois dès l’enfance, ou certaines anomalies des chromosomes suspectées d’après l’apparence extérieure d’un enfant, peuvent prédisposer à la survenue d’un cancer. Des malformations de naissance attirent l’attention sur la possibilité d’association à une tumeur. De manière plus générale, pour tenter de prévenir l’apparition des cancers, il est essentiel de les éduquer dès leur plus jeune âge à des règles de vie saines.

 

Clémentine Garnier

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