OKEO SANTE
cancer prostate

Le cancer de la prostate : psa ou pas ?

10 juillet 2015
Passé l’âge de 50 ans, les hommes ont-ils intérêt à faire doser régulièrement leur taux de PSA pour détecter un éventuel cancer de la prostate ?

 

Avec l’âge, la prostate augmente progressivement de volume et peut comprimer la vessie ou l’urètre, provoquant ainsi des symptômes urinaires, en général après 60 ans. Besoins fréquents et pressants d’aller aux toilettes, faible jet d’urine, difficultés à commencer à uriner ou à retenir l’urine, sensation de ne pas avoir vidé complètement sa vessie, gouttes retardataires… Ces troubles peuvent faire craindre un cancer de la prostate. Un cancer, il est vrai, fréquent et dangereux : 56 800 nouveaux cas et 8 700 décès en 2012.

 

Toucher rectal

Pour le traiter efficacement, le mieux est de le détecter tôt. Problème : les premiers symptômes n’apparaissent pas tout de suite et sont modérés au début. Seul un dépistage permet de découvrir une petite tumeur, limitée à la prostate. Un toucher rectal évalue, à travers la paroi du rectum, le volume et la consistance d’une éventuelle tumeur. Un dosage sanguin du PSA (antigène prostatique spécifique) vérifie si le taux de cette protéine produite par la prostate est élevé.

 

En cas d’antécédents familiaux

Faut-il alors, quand on n’a pas de symptômes évocateurs, faire doser régulièrement son PSA pour détecter le plus tôt possible une tumeur cancéreuse ? C’est ce que conseillent de nombreux urologues, au moins entre 55 et 69 ans, car dans cette tranche d’âge, le cancer de la prostate peut être rapidement agressif. La Haute Autorité de santé trouve cependant inutile de généraliser le dépistage par le PSA « en raison de surdiagnostics et de surtraitements possibles ». En effet, à ce jour, on ne sait pas distinguer une tumeur qui va métastaser rapidement dans d’autres organes (vessie et os surtout) d’une tumeur certes cancéreuse mais sans gravité à terme. Or, cette dernière est la plus fréquente et les répercussions de l’ablation totale de la prostate ne sont pas anodines : assez souvent des troubles de l’érection, parfois l’apparition d’une incontinence urinaire. Le risque est de se faire opérer de la prostate pour une tumeur qui n’aurait jamais évolué ou lentement. Conclusion : pas de dépistage systématique et répété mais au cas par cas, notamment en raison d’antécédents familiaux.

 

Témoignage : Surveillance active

Témoignage : Surveillance active

À 85 ans, mon grand-père était en bonne santé. Il se plaignait juste de devoir se relever la nuit pour aller aux toilettes. Après plusieurs dosages du PSA et des examens dont une biopsie, le diagnostic de cancer est tombé. Même s’il était localisé, ça a été la panique. En fait, compte tenu de son âge et du taux de PSA inférieur à 10 ng/ml, l’urologue nous a parlé de « surveillance active ». En clair, il nous a proposé de ne pas opérer mais de surveiller régulièrement. La tumeur avait toutes les chances d’évoluer très lentement et un traitement lourd ferait plus de mal que de bien, pensait ce spécialiste. C’était il y a quatre ans. Et mon grand-père va bien…

Grégory, 43 ans

 

Evelyne Gogien

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