Le Botox en chirurgie esthétique, mode d’emploi

Le Botox en chirurgie esthétique, mode d’emploi

06 décembre 2018
Quinze ans après son arrivée dans les cabinets de chirurgie esthétique, la toxine botulique continue à séduire de plus en plus d’adeptes, dont une grande majorité de femmes. Que faut-il savoir sur les injections de Botox ? Accoutumance, dissymétrie, etc. : existe-t-il des risques ? Y a-t-il un âge plancher pour cesser et un âge limite pour commencer ?

 

Les visages figés de Nicole Kidman ou Cameron Diaz ne semblent pas refroidir les ardeurs des adeptes du Botox, qui continuent à affluer dans les cabinets de médecine esthétique. En France, les injections de toxine botuliques représentent 60% des actes de médecine esthétique, et continuent de progresser d’environ 10% par an. Un engouement à la hauteur des effets des injections… lorsqu’elles sont bien réalisées.

 À lire aussi : Finis les faux plis avec la gym faciale

 

Le principe de la toxine botulique en chirurgie esthétique

Elle a fait son apparition dans les cabinets d’esthétique il y a 15 ans aux USA, et 13 ans en France, sous forme d’injections. Le principe ? Le Botox est un dérivé de la toxine botulique A, produite par la bactérie responsable du botulisme, une forme d’intoxication alimentaire entraînant la mort par asphyxie.

Présentée comme cela, on se demande bien ce qui peut pousser certaines femmes à s’en injecter tous les 4 mois… Rassurez-vous, en médecine esthétique, les injections de Botox sont exemptes de bactérie, mais conservent le pouvoir paralysant de la toxine. Elle agit sur le nerf contrôlant le muscle pour l’empêcher de se contracter. Et qui dit pas de contraction dit plus de ride d’expression. Le visage apparaît alors plus lisse, plus reposé, et plus jeune… La toxine met 5 à 10 jours à se fixer : l’effet n’est donc pas immédiat dès la sortie du cabinet, et disparaît après trois à six mois, selon l’activité habituelle des muscles de votre visage.

 

Quels sont les risques liés aux injections de toxine botulique ?

Les praticiens pratiquant des actes esthétiques sont unanimes : le Botox est la technique la plus sûre et la moins invasive pour retarder les signes de vieillissement. Les injections sont pratiquées avec une aiguille ultra fine qui ne laisse pas de trace, on peut reprendre une activité normale juste après les injections (en évitant toutefois de masser la zone injectée, de faire du sport ou de porter un casque de moto pendant 24h).

Le principal risque réside dans la main qui pratique l’injection. Pour un résultat naturel, le Botox doit être parfaitement dosé, et injecté à un endroit précis. Si ces deux conditions ne sont pas réunies, gare au sourire asymétrique, à l’œil fermé, au front figé, et de manière globale, à l’aspect « poupée de cire », que l’on retrouve sur les visages de stars refusant de vieillir qui en font grand usage. Avec 15 ans de recul, aucun effet secondaire à long terme n’a été identifié, hormis un risque psychologique conduisant à multiplier les gestes esthétiques pour corriger des défauts plus ou moins réels, jusqu’à se défigurer.

 

Patte d’oie, ride du lion : les rides que le Botox permet de lisser

Utilisé au départ sur le haut du visage, le Botox est aujourd’hui injecté à différents endroits afin d’obtenir un résultat plus naturel. Les trois zones d’intervention principales restent toutefois :

  • La ride du lion, entre les deux sourcils, qui durcit le visage ;
  • La zone périorbitaire pour gommer la patte d’oie et ouvrir le regard ;
  • Les rides du front, sans les gommer totalement sous peine d’alourdir le regard, et en faisant remonter légèrement le sourcil.

Sur le bas du visage, les praticiens injectent aussi de la toxine botulique sur la pointe du menton ou du nez pour corriger l’effet du vieillissement, qui fait remonter le premier et abaisse le second. On peut aussi atténuer voire corriger le sillon nasogénien (les plis encadrant la bouche) qui donne l’air fatigué et triste. Le Botox lisse aussi les muscles responsables de l’effet peau d’orange sur le menton, et féminise les mâchoires trop carrées en bloquant le muscle masséter.

 

A partir de quel âge commencer les injections de Botox ?

Beaucoup démarrent les injections vers 35 ans, afin d’atténuer les tout premiers signes de vieillissement. Mais les praticiens constatent l’arrivée de patientes de plus en plus jeunes, parfois dès 25 ans, qui recourent au Botox afin de prévenir l’apparition des premières rides, puis font des injections d’entretien tous les quatre à six mois.

 À lire aussi : Attention, la lumière bleue donne des rides précoces

 

Une démarche qui peut surprendre, mais qui n’est pas si absurde du point de vue des praticiens. Ils soulignent que la toxine botulique seule ne permet pas de combler une ride profondément installée. Il faut alors lui adjoindre une injection d’acide hyaluronique pour un double effet lissant et repulpant : mieux vaut donc prévenir l’apparition des rides que tenter ensuite de les effacer.

Une fois que l’on a commencé, il est difficile de s’arrêter. « Je sais qu’il faut que je refasse une injection quand mes amis me disent que j’ai l’air fatigué. Cela veut dire que l’effet coup de jeune s’est atténué », sourit Anne, 48 ans, qui pratique des injections régulières depuis plusieurs années. En revanche, pas question de rapprocher les injections en-deçà de trois mois (minimum), sous peine d’obtenir un effet « frozen face » (visage gelé) moqué par les tabloïds américains.

 

French Touch et meso Botox, les nouvelles tendances du Botox

Il est heureusement révolu, le temps où l’on recourait au Botox pour effacer complètement les rides et figer les visages dans une jeunesse aussi artificielle qu’inquiétante. En France, aujourd’hui, praticiens et patientes veulent un effet naturel. Cela passe par des injections plus légères, qui modulent l’action des muscles au lieu de les paralyser, afin de conserver des expressions et de l’émotion. On parle de méso-Botox lorsqu’on recourt à ces injections très faiblement dosées pour lisser le front, les ridules sous les yeux ou autour de la bouche, sans pour autant les effacer complètement. L’effet est très naturel, mais s’estompe plus vite, après trois à quatre mois.

 

Où réaliser ses injections de toxine botulique, et à quel coût ?

Le bouche-à-oreille est important pour identifier un praticien de confiance. Ne faites jamais d’injections en dehors d’un cabinet dermatologique, ou spécialiste de la médecine esthétique. Prenez le temps de dialoguer avec le praticien, et de réfléchir avant de sauter le pas. Chaque injection coûte en moyenne 250 € pour une zone, et le prix est dégressif selon le nombre de zones traitées.

 À lire aussi : 10 bons gestes pour entretenir l’ovale de votre visage

 

Clémentine Garnier

Le choix de la rédac

Opération protection

Corps

Opération protection

La solution vient du Nord !

Fitevan, une nouvelle appli fitness

Gym / fitness / danse / pilates

Fitevan, une nouvelle appli fitness

Dans le métro, au bureau ou dans votre salon !

Respirez, tout ira bien !

Huiles essentielles

Respirez, tout ira bien !

Six nouvelles expériences olfactives

Laissez les extraits de plantes bio entrer chez vous

Compléments alimentaires

Laissez les extraits de plantes bio entrer chez vous

Pour renforcer le système immunitaire.