Amygdales, végétations et bistouri

Amygdales, végétations et bistouri

01 avril 2022
Angines à répétition, otites récurrentes, difficultés respiratoires quotidiennes… Et si, pour certains enfants, la solution passait par la case opération ?

 

Organes à mission immunitaire

Contre les bataillons de microbes et virus qui sévissent, l’organisme possède un système de défense bien rodé. Si la moelle osseuse, le thymus (glande située entre le cœur et le sternum), la rate et les ganglions lymphatiques occupent la grande majorité de l’artillerie immunitaire, les amygdales et les végétations participent à moindre échelle à la production des anticorps chargés d’éradiquer les intrus. Il arrive cependant que ces petites glandes lymphoïdes logées dans le fond de la gorge n’arrivent pas à faire face aux assauts répétés des agents infectieux. À défaut de les combattre, elles doublent de volume et se chargent de pus. En devenant le terrain miné de la zone ORL, elles laissent le champ libre aux infections des voies respiratoires, qui récidivent à leur guise.

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Les cas de nécessité

Longtemps convaincus que les amygdales et les végétations étaient coupables de tous les maux oto-rhino-laryngologiques, les chirurgiens ont eu le bistouri facile. Depuis 30 ans, les progrès de la médecine ont permis d’établir que leur ablation n’avait pas forcément lieu d’être. Indépendamment des risques d’hémorragie encourus, l’amygdalectomie et/ou l’adénoïdectomie sont vaines sur les rhinobronchites et les rhinopharyngites répétitives. Par ailleurs, même si ces organes ont un rôle immunitaire mineur, ils demeurent utiles en première ligne de défense. En revanche, l’intervention peut être salutaire chez des enfants sujets aux crises d’otites aiguës et d’angines infectieuses, persistant au-delà de trois mois malgré les traitements d’antibiotiques.

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Intervention sous contrôle

L’époque où le médecin pratiquait cette opération sans anesthésie est bel est bien révolue. Aujourd’hui, le retrait des amygdales et des végétations ne se fait pas avant l’âge de 5 ans, s’effectue en ambulatoire sous anesthésie générale et dure une petite demi-heure. L’enfant est ensuite conduit en salle de réveil et reste sous surveillance hospitalière quelques heures. Autre progrès appréciable : pour limiter les risques de saignement et les douleurs post-chirurgicales, l’amygdalectomie est le plus souvent partielle. De son côté, l’adénoïdectomie consiste à gratter avec une petite curette la surface granuleuse des végétations. Leur base est conservée pour qu’elles puissent se reconstituer.

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Le menu de la convalescence

Il faut généralement compter entre sept et dix jours avant de pouvoir renvoyer le petit à l’école. En attendant la fin des trois semaines requises pour la cicatrisation, la consigne est de privilégier les aliments liquides froids ou tièdes. Exit les bons petits plats chauds, épicés et citronnés. Interdits aussi les chips, le pain, les céréales et les biscuits secs, susceptibles d’irriter la gorge et de provoquer des saignements.

Véronique Aïache

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