Allergie alimentaire ? Adaptez ses repas

Allergie alimentaire ? Adaptez ses repas

04 novembre 2020
Vous soupçonnez que votre chien souffre d’une allergie alimentaire ? Menez l’enquête (avec l’aide d’un vétérinaire) pour en avoir le cœur net et modifier si besoin le contenu de ses gamelles.

 

Un diagnostic d’allergie alimentaire ne peut pas être posé d’emblée : ce n’est pas parce que votre chien se gratte frénétiquement, présente une diarrhée et/ou a fréquemment une otite que son alimentation en est à l’origine ! Vous devrez d’abord non seulement déterminer s’il s’agit bien d’une allergie due à ce que l’animal ingère, mais aussi trouver les aliments qui en sont la cause.

À savoir

À savoir

Faites attention à la composition de ce que vous donnez à manger à votre chien en dehors de ses repas : friandises, lamelles à mâcher pour les dents, compléments alimentaires, etc. Ils peuvent aussi contenir des protéines auxquelles votre chien est allergique !

 

Est-ce vraiment une allergie ?

Il n’existe pas de test cutané ou sanguin fiable pour identifier les allergènes alimentaires chez le chien ; on les détermine grâce à un travail d’enquête. En tout premier lieu, avant de soupçonner une allergie d’origine alimentaire, le vétérinaire envisagera avec vous d’autres causes des symptômes observés. S’il souhaite tester l’hypothèse d’une allergie alimentaire, il vous demandera de donner à votre chien un régime spécial pendant cinq à huit semaines, contenant des ingrédients qu’il n’a jamais consommés. En effet, les signes d’allergie ne s’expriment que si le chien s’est préalablement « sensibilisé » à certaines protéines présentes dans son alimentation habituelle. Si votre chien souffre réellement d’allergie alimentaire, son état devrait s’améliorer s’il consomme de nouvelles sources de protéines.

Les « recettes anti-allergie » sont d’ailleurs parfois surprenantes : lapin et tapioca, canard et riz, cheval et pommes de terre, etc. Si votre chien réagit favorablement à ce type de régime, il vous faudra franchir une autre étape avant de conclure : réintroduire un à un les aliments incriminés – le bœuf, les produits laitiers, le poulet, le blé et le mouton sont les principaux allergènes – et observer ce qui se passe. Si les symptômes récidivent, le diagnostic est posé !
 

Repas « maison » ou aliment préparé ?

Les troubles entraînés par l’ingestion d’allergènes sont indépendants des quantités ingérées. Même si un aliment ne contient que des traces de matières premières potentiellement allergéniques, un chien sensibilisé peut donc très bien exprimer des signes d’allergie alimentaire. En choisissant de préparer vous même les repas de votre chien, vous contrôlerez la composition de son régime. Écartez les ingrédients cités plus haut, en gardant en mémoire que les chiens peuvent parfois être allergiques à d’autres aliments : soja, maïs, œuf, porc, poisson, riz, etc. Le choix des menus devient alors délicat ! Le temps requis pour la préparation des repas et le coût des matières premières peuvent aussi être dissuasifs. Par ailleurs, il est toujours difficile de bien équilibrer les apports minéraux et vitaminiques dans une ration ménagère. Si votre chien est très jeune (les allergies alimentaires se déclenchent entre l’âge de 6 et 12 mois dans environ un cas sur cinq), ce type de régime n’est pas forcément idéal : des excès ou des déficits nutritionnels pendant la croissance risquent de nuire au bon développement du chiot.

Quand ça gratte…

Quand ça gratte…

Les allergies alimentaires concerneraient environ 5 % des chiens. Chez ceux qui souffrent de démangeaisons chroniques tout au long de l’année, la prévalence serait de 10 à 30 %. Le fait que le chien se gratte intensément (jusqu’à parfois s’abîmer la peau) alors qu’il est correctement traité contre les puces est un signe d’alerte. Souvent, l’animal est sensible à de multiples éléments de son environnement : il peut ainsi mal supporter le contact avec certains tissus ou matériaux, être allergique au pollen, aux acariens… S’il reçoit un aliment hypoallergénique qui lui convient, les démangeaisons ont tendance à diminuer, sans modification de son environnement. Cela vaut la peine d’essayer ! Consultez un vétérinaire pour avoir les meilleurs chances que cette stratégie thérapeutique réussisse.

 

Les aliments hypoallergéniques

Une autre option consiste à utiliser une alimentation hypoallergénique contenant des protéines hydrolysées, dont la petite taille ne permet en principe pas le développement d’une réaction allergique. Problème : nourrir un chien exclusivement avec des produits hypoallergéniques achetés chez le vétérinaire revient cher, surtout si l’animal est de grande taille et qu’il a bon appétit ! Il peut certes être tentant de se tourner vers des aliments commercialisés en grandes surfaces, mais attention : plusieurs études ont montré que leur composition réelle était parfois différente de celle affichée sur l’étiquette. Des analyses ADN ont ainsi décelé la présence, dans certaines gammes de nourriture dite « hypoallergénique », d’ingrédients non déclarés.

Dans les aliments complets, secs ou humides, l’ADN le plus fréquemment mis en évidence était celui du bœuf et du porc. Si vous pensez éviter ce risque en achetant de la viande crue pour votre chien, détrompez-vous. Une enquête menée au Canada et aux États-Unis en 2019 a révélé que 89 % des viandes crues vendues en grandes surfaces et destinées à l’alimentation des chiens présentaient aussi des contaminations par des protéines étrangères à la viande en question, et elles n’étaient bien sûr pas mentionnées sur l’étiquetage ! Elles étaient par conséquent susceptibles de déclencher des réactions allergiques chez les chiens sensibilisés.

 

Régime végé : garanti hypoallergénique ?

Les protéines d’origine animale sont les principaux allergènes en cause dans les allergies alimentaires canines. N’en déduisez cependant pas qu’un régime végétarien ou végétalien est hypoallergénique ! Tout d’abord parce que les protéines végétales peuvent aussi entraîner des symptômes d’allergie, ensuite parce que le chien n’est pas physiologiquement adapté à un régime végétarien, enfin parce que les aliments végétariens conçus pour les chiens présentent souvent une composition nutritionnelle très déséquilibrée. Un chien ainsi nourri risque de développer des carences en certains acides aminés (constituants des protéines), ainsi qu’en d’autres nutriments essentiels.

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