Agressivité : une affaire d’éducation

Agressivité : une affaire d’éducation

03 février 2021
Quand un chien grogne ou montre les dents, il cherche à communiquer un stress, une frustration, une douleur. La meilleure solution pour apaiser la situation ? L’éducation, dès le plus jeune âge.

 

L’agressivité peut résulter d’une mauvaise socialisation du chien lors de ses jeunes années, d’une éducation mal conduite ou de comportements inadaptés de la part des humains. Le rôle du maître est essentiel pour que son chien soit sociable et bien équilibré.

 

Des règles dès le plus jeune âge

Un chiot apprend à contrôler sa morsure et à « bien se conduire » au contact de sa mère et du reste de la portée. S’il en a été séparé trop tôt, il aura du mal à fixer des limites en jouant. Si très tôt il côtoie régulièrement des personnes à l’apparence différente (celles portant un uniforme, par exemple) dans un contexte agréable, il aura moins tendance à montrer de l’agressivité envers elles. En revanche, si sa socialisation précoce (entre 3 et 12 semaines) est insuffisante, il risque de développer des phobies sociales pouvant se traduire par une conduite agressive. Il vaut mieux donc éviter d’accueillir un chiot sans connaître sa provenance et se renseigner sur son élevage d’origine – l’idéal étant de se rendre sur place et de voir les parents, notamment la mère, de l’animal.

 

Une éducation ferme et cohérente

Ne pas confondre affection et permissivité. Un chien a besoin d’un cadre hiérarchique clair pour se sentir bien, en sécurité. Si la limite entre ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas est floue, il risque de développer de l’anxiété, qui est un facteur d’agressivité. Il est normal que votre animal tente d’agir comme s’il vous « dominait », mais il abandonnera très vite cette attitude si vous le remettez doucement, mais fermement à sa place. Le maître mot : la cohérence. Quand vous lui interdisez quelque chose, reprenez-le dès que sa conduite ne correspond pas à vos attentes, sans exception – ne dites pas « non » un jour pour dire « oui » le lendemain – et proposez une alternative à son comportement. Si, par exemple, vous ne voulez pas qu’il monte sur le canapé, menez-le vers son panier et récompensez-le avec une friandise. Si votre chien s’approprie progressivement des « privilèges », comme celui d’obtenir de la nourriture pendant que vous mangez, il ne comprendra pas votre refus ponctuel, dans d’autres circonstances. Ne cédez donc à aucune de ses demandes pour lui faire plaisir ou pour avoir la paix. Dans le cas contraire, sa réaction risque d’être inappropriée quand vous vous montrerez plus autoritaire. Un chien peut mordre en réaction à des attitudes menaçantes de la part d’un humain. Pour lui, la colère exprimée par son maître est ressentie comme du désarroi et de l’incompétence. Ne cherchez donc pas à affirmer votre autorité en étant violent envers lui, même en paroles.

 

La crise de l’adolescence

Les chiens adolescents (entre 6 et 18 mois, selon les races) « testent » souvent la stabilité des règles établies et des comportements agressifs peuvent parfois apparaître. Le chien adolescent, particulièrement si c’est un mâle, a par exemple tendance à devenir possessif envers son maître et à défendre son territoire. Il le bouscule à la porte pour sortir en premier et aboie devant le portail dès que quelqu’un passe. Si votre chien agit de la sorte, restez calme, ferme, et reprenez l’éducation à la base si nécessaire. Votre chien doit connaître ses limites et comprendre ce que l’on attend de lui – à vous de lui enseigner ce qui est interdit et ce qui est autorisé avec clarté, patience et constance.

 

Chacun sa place

D’un point de vue humain, prendre du plaisir en jouant avec son chien peut faire oublier que certains comportements ne sont pas acceptables. Pourtant, il est bon de ne pas tout lui céder. Par exemple, un chien ne doit pas mordiller (ou mordre) en jouant – il ne contrôle pas la force de sa mâchoire. S’il le fait, vous devez mettre fin au jeu immédiatement et ignorer l’animal.

Au moment des repas, si votre chien ne se sent pas en sécurité, il sera sur ses gardes. Il est donc impératif de respecter sa tranquillité quand il mange – on ne lui retirera pas sa gamelle au risque qu’il augmente son besoin de protéger sa nourriture. Par peur qu’on le lui vole, il pourrait développer un comportement agressif (grognement, morsure…). Pour habituer l’animal à votre présence, ajoutez une friandise sans sa gamelle en passant. Progressivement, il comprendra que vous n’êtes en rien une menace, au contraire !

À vous de décider où votre chien a le droit de se coucher à la maison, mais sachez que le faire dormir sur le lit n’est pas une bonne idée. Le jour où vous déciderez de l’en empêcher, votre chien risque de mal réagir si vous l’en chassez – comme avec sa nourriture, il considère que le lit est à lui et qu’il doit le protéger comme un trésor. L’idéal est que votre chien aille dans son panier pour se reposer. Pour qu’il s’y sente bien, placez le couchage dans un endroit calme de la maison et respectez sa tranquillité quand il dort. Les enfants ne doivent pas le déranger quand il est dans son panier, même pour le caresser.

 

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