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Ado en crise, mode d’emploi

Ado en crise, mode d’emploi

06 mars 2016
Ado grognon, rebelle, distant, colérique, mutique… A l’âge délicat de l’adolescence, combien de parents ont le sentiment que leur tout-petit qui a bien grandi leur échappe complètement ? Et surtout, comment réagir quand votre ado conteste votre autorité ?

 

S’opposer pour se reconstruire

Beaucoup de parents culpabilisent et se remettent en cause face au rejet de leur ado. Cela ne sert à rien : sauf cas extrêmes, les parents ne sont pas responsables de cette agressivité à leur égard.
L’adolescence est un cap très difficile à passer : Françoise Dolto l’appelait « le complexe du homard ». Ni enfant ni adulte, coincé entre deux changements de carapace, mal dans son corps qui subit des changements radicaux et confronté à l’éveil de sa sexualité, l’ado se cherche et tente de s’affirmer dans l’opposition.
Les parents, en première-ligne, sont les cobayes idéaux pour tester ses nouvelles limites. En s’opposant à ceux qui étaient jusqu’ici ses référents, il construit sa personnalité d’adulte et affirme ses goûts. Il exige que vous le déposiez à 500 mètres de l’école, vous envoie paître si vous venez lui proposer un goûter alors qu’il est enfermé dans sa chambre avec un copain, refuse de suivre les règles que vous tentez de maintenir dans la maison, vous provoquant encore et toujours pour voir jusqu’où il peut aller.
Il privilégie aussi les schémas et règles venus de l’extérieur, forcément plus cool puisqu’ils ne viennent pas de ses géniteurs, forcément ringards. C’est vexant, mais c’est normal.

 

Baffes, passivité, dialogue : que choisir ?

Gérer un enfant adolescent demande des réserves extraordinaires de patience. Nombreux sont ceux qui cèdent à la colère et rentrent une escalade d’agressivité avec leur enfant. Certains s’enferment dans le même mutisme, espérant ainsi lui faire comprendre ce que son attitude a de désagréable. Sauf que… l’ado est un ado, et les parents des adultes expérimentés, capables de faire un pas en avant sans craindre de perdre leur prestige.
L’ado lui ne sait pas encore désamorcer les conflits qu’il a engendrés, et souvent, cherche aussi à attirer l’attention en les provoquant. Des parents qui réussissent à rester droits dans leurs bottes constituent alors pour lui un repère rassurant, la garantie d’une structure qui le protège de ces élans qu’il ne maîtrise pas toujours.
Toute la subtilité réside dans le dosage : dialoguer oui, ouvrir la porte oui, mais toujours garder une ligne éducative cohérente, et maintenir une décision qu’on estime juste. Respect des horaires de la maison, mauvaises fréquentations, travail scolaire : sur les points essentiels aux yeux des parents, il ne faut pas céder.
C’est en revanche important de savoir lâcher la bride sur des sujets moins importants, comme les horaires de retour à la maison, la tenue, la coiffure, pour montrer sa souplesse d’esprit et la confiance qu’on lui porte. C’est du gagnant-gagnant : même s’il tempête au moment de la décision, il enregistre en même temps que ses parents sont solides, fiables, et peuvent l’épauler en cas de besoin.

 

« T’es qu’un con, tu ne comprends rien »

Hélas, parfois, les discussions restent bloquées à ce stade. Certains adolescents sont si enfermés dans leur mal-être que le dialogue ne prend pas. Ils peuvent aussi parfois être victimes d’injustices ou de moqueries à l’école inimaginables pour les parents.
Si la situation est bloquée, il n’y a pas de honte à faire appel à un tiers de confiance pour aider l’ado à se libérer. Membre de la famille, parrain, marraine, voire professionnel de l’éducation : les parents n’osent pas assez solliciter l’entourage pour relâcher la pression.
C’est aussi important, malgré les tensions, de pousser son ado vers plus d’autonomie et de responsabilités : argent de poche, petit boulot de week-end… en mettant à sa portée des moyens responsables de conquérir l’indépendance qu’il appelle de ses vœux, les adultes l’aident à prendre confiance en lui et à surmonter ses angoisses.

Si vous êtes en plein dedans, gardez la pêche : la bonne nouvelle, c’est que ça finit par passer !

Clémentine Garnier

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