CYSTALIA
omega acides gras

Les acides gras omégas 3, 6, 9

10 décembre 2017
Constituants majeurs des différentes familles des lipides, les acides gras peuvent être indispensables, conditionnellement indispensables, ou dispensables. Qu’en est-il des oméga 3, 6 et 9 ?

 

Toutes les graisses, ou lipides, sont des cocktails d’acides gras (AG) en proportions variables. Selon des critères biochimiques, on peut les classer en trois groupes : les AG saturés (AGS) ; les AG mono-insaturés (AGMI) ; les AG polyinsaturés (AGPI). D’un point de vue physiologique, on distingue : les AG indispensables nécessaires au bon fonctionnement du corps mais que celui-ci ne sait pas fabriquer ; les AG conditionnellement indispensables, essentiels pour nos cellules mais qui peuvent être synthétisés par l’organisme à partir de leur précurseur si celui-ci est apporté par l’alimentation ; les AG non indispensables. Les AG indispensables et conditionnellement indispensables sont dits essentiels*.

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Des huiles à l’avocat pour l’acide oléique (oméga 9)

Les oméga 9 ne sont pas considérés comme indispensables puisque l’acide oléique, leur chef de file, est déjà bien présent dans notre alimentation. (Et doit le rester ! Selon certains auteurs, la moitié des matières grasses que nous consommons devrait provenir d’oméga 9.) Et l’organisme peut les fabriquer (à partir des graisses saturées) ou les puiser dans des aliments courants. L’huile d’olive représente la meilleure source (75% d’oméga 9), suivie par celles de noisette, colza ou tournesol, les amandes et les avocats. L’acide oléique diminuerait le risque de maladies cardiovasculaires et contribuerait au traitement du diabète de type 2.

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Omégas 3 et 6 : indispensables

On regroupe les AG essentiels en deux grandes familles : les oméga 6, dont le précurseur est l’acide linoléique, indispensable, et les oméga 3, dont le précurseur indispensable est l’acide alpha-linolénique (ALA). À partir de cet acide gras peuvent être synthétisés les acides eicosapentaénoïque (EPA) et docosahexaénoïque (DHA). Cependant, même en présence d’ALA, le DHA ne peut être synthétisé en quantité suffisante pour répondre à nos besoins. Il est donc considéré comme indispensable alors que l’EPA n’est que conditionnellement indispensable.

 

Sources animales et végétales des omégas 3 et 6

Les oméga 3 sont concentrés dans les algues océaniques, généreuses en DHA, les poissons gras vivant en eaux froides riches en EPA et DHA : anchois, flétan, hareng, maquereau, sardine, saumon… Les graines de lin sont la plus importante source végétale d’oméga 3 ainsi que les huiles de colza, de noix, de germe de blé. On trouve les oméga 6 en quantité importante dans les viandes, les œufs, les huiles de tournesol, de soja, de maïs, d’arachide ou de bourrache… Mais ici, la consommation est à modérer ! Voyons pourquoi.

 

Compétition et effets

Les oméga 3 et 6 apportés par l’alimentation servent pour fabriquer des substances (les prostaglandines) qui règlent la plupart des grandes fonctions du corps humain mais il y a compétition entre ces deux familles d’acides gras. Les prostaglandines-6 ont des effets différents de ceux des prostaglandines-3. Le rapport idéal oméga 6/oméga 3 dans l’alimentation devrait être compris entre 3/1 et 5/1. De la prédominance de l’un ou de l’autre dépendent des effets complètement opposés. Ainsi, tout excès d’oméga 6 empêche l’utilisation optimale des oméga 3 par l’organisme. Et favorise des pathologies telles que : inflammations, allergies, maladies cardiovasculaires, diabète, dépression, troubles visuels…

 

Trouver le bon rapport entre les différents acides gras

Or, en France, on absorberait de 10 à 15 fois plus d’oméga 6 que d’oméga 3. Les principales raisons : un recours excessif aux huiles ou margarines végétales pourvoyeuses d’oméga 6, une baisse des teneurs en oméga 3 dans les produits issus de l’agriculture moderne, le tout aggravé par une trop faible consommation des aliments naturellement généreux en oméga 3. Il est plus que temps de corriger nos travers alimentaires, en commençant par varier nos apports de lipides.

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* www.anses.fr

Christelle Piat

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