Accueillir un deuxième chat : quelles précautions ?

Accueillir un deuxième chat : quelles précautions ?

28 janvier 2022
Vous souhaitez adopter un deuxième chat ? Pas si simple ! Le petit félin tient à son indépendance et n’apprécie pas toujours de partager son territoire. Pour éviter les conflits, vous devrez préparer le terrain.

 

Les félins sont des solitaires : à l’état sauvage, seule la saison de reproduction rapproche les individus adultes. Si votre chat était jusqu’à présent seul maître dans votre foyer, pas sûr qu’il voie d’un bon œil le fait qu’un intrus débarque dans son univers, investisse son espace et chamboule sa routine. Si vous souhaitez malgré tout adopter un deuxième chat, prenez quelques précautions… Car, sauf si le nouvel arrivant est un chaton, la cohabitation de deux chats adultes se révèle souvent périlleuse.

 

Préférez un chaton

Un chaton aura plus de chances de se faire accepter par le propriétaire des lieux qu’un chat adulte. Idéalement, il devra avoir été élevé dans une portée d’au moins quatre chatons et avoir vécu avec sa mère et sa fratrie le plus longtemps possible. Il aura ainsi appris les codes de bonne conduite en société et sera mieux préparé à cohabiter avec un individu de son espèce. Par ailleurs, pour limiter le risque de bagarre, les deux chats doivent être stérilisés. Faites opérer le nouveau venu le plus tôt possible, que ce soit un mâle ou une femelle.

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Procédez progressivement

À l’arrivée du second chat, si votre domicile le permet, faites en sorte que les chats puissent se voir et se sentir sans entrer en contact direct pour éviter l’affrontement : une barrière pour enfants ou un filet peut être installé pour séparer deux espaces (voir aussi encadré « Par l’odeur apaisés »). Si cette solution n’est pas envisageable, la première rencontre doit avoir lieu dans une pièce où des cachettes sont facilement accessibles et où la possibilité de fuir, si les choses dégénèrent, existe.

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Multipliez les ressources

Veillez à ce que les chats ne soient pas en compétition pour manger, boire et faire leurs besoins. Chacun doit disposer de ses ressources propres (gamelles et bac à litière) sans devoir craindre l’irruption de son « concurrent ». Il est aussi essentiel que les chats aient accès à des endroits séparés pour s’isoler. Il y a en effet peu de chances que les deux animaux partagent spontanément le même panier au début de leur cohabitation (ni même après).

Créez une ambiance paisible

Pendant toute la période d’acclimatation, usez et abusez des diffuseurs de phéromones d’apaisement. Ces molécules de synthèse qui imitent celles produites par la chatte après la mise-bas ont un effet reconnu pour limiter les risques de conflits entre chats.

Par l’odeur apaisés

Par l’odeur apaisés

Pendant la phase de familiarisation, faites passer des objets imprégnés de l’odeur respective des chats (coussin, panier…) d’une partie à l’autre de la pièce ou du domicile. Vous pouvez aussi alterner leur zone de séjour pour qu’ils s’habituent à cette nouvelle « fragrance ». Si les chats sont calmes, ils pourront être mis en présence.

 

Intervenez le moins possible

Lorsque les chats vivent en groupe, des règles sociales se mettent spontanément en place, qui aident à réguler les conflits. Au début, il est normal que votre premier chat manifeste son hostilité envers le nouvel arrivant. Il s’agit d’une phase classique de menaces entre chats qui font connaissance. N’intervenez pas s’il gronde, feule ou fait mine d’attaquer son congénère ; ces mises au point sont fréquentes et spectaculaires, mais elles sont généralement sans gravité. Chaque chat doit trouver ses marques. La répartition du territoire se fera naturellement. Ne soyez pas tenté de considérer le chat agressé comme une victime et de diaboliser le chat agresseur : le plus stressé des deux est celui qui se sent « envahi » par le nouvel arrivant. Abstenez-vous surtout de crier ou de « punir » les chats lorsqu’ils entrent en conflit. Vous ne feriez que renforcer leur anxiété et aggraver la situation. Si vous pensez que la sécurité physique des animaux est réellement menacée, séparez-les de nouveau et prolongez la phase d’acceptation mutuelle avant de faire une nouvelle tentative.

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Repérez les conflits

Une forte tension peut exister entre deux chats sans que vous les voyiez se bagarrer. Un chat sait en effet entretenir un conflit silencieusement, en se contentant de menacer et d’essayer d’empêcher l’autre individu d’accéder librement à la nourriture ou à la litière. Le stress provoqué par les conflits peut générer des comportements anormaux chez l’un des deux protagonistes. Selon les cas, le chat anxieux réagit de différentes manières : par des griffades dans son environnement, en urinant hors du bac, en passant un temps excessif à se lécher, en mangeant plus que d’habitude… Si vous repérez un ou plusieurs de ces comportements, répétés régulièrement, c’est le signe que l’un des chats ne se sent pas en sécurité. Il faut alors tenter de résoudre le conflit de cohabitation.

À savoir

À savoir

Parmi les chats de race, il existe des différences de sociabilité. Les chats asiatiques (siamois, abyssin, burmese…) sont par exemple réputés pour être très émotifs et plus susceptibles d’agresser leurs congénères quand ils se sentent menacés, surtout s’ils doivent partager un territoire restreint.

 

Des échecs fréquents

Avant d’adopter un second chat, gardez en tête qu’il n’est pas aisé de faire vivre ensemble deux chats. En outre, quand le conflit est installé, apaiser l’animal devient un défi. La cohabitation est d’autant plus difficile que l’espace est limité ; il est ainsi déconseillé d’héberger plus d’un chat dans un studio ! Si vous êtes face à ce type de problème, demandez l’aide d’un vétérinaire : il pourra vous conseiller de  nouvelles attitudes à adopter et intervenir médicalement si les choses ont dégénéré. L’administration d’un anxiolytique peut en effet permettre de diminuer l’hypervigilance et l’agressivité d’un des deux protagonistes. Ne comptez pas non plus sur le deuxième chat pour tromper l’ennui du premier. Une cohabitation forcée peut même  fortement altérer sa qualité de vie initiale. Au mieux, les deux animaux se supporteront et accepteront d’habiter sous le même toit sans que leur comportement devienne pathologique. Malheureusement, il est aussi possible qu’ils ne s’entendent jamais.

 

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