« À 50 ans, j’ai de l’ostéoporose »

« À 50 ans, j’ai de l’ostéoporose »

15 juillet 2022
Anne, membre bénévole de l’Association de lutte antirhumatismale (Aflar), vient de découvrir son ostéoporose. Une motivation supplémentaire pour faire connaître cette maladie sous-diagnostiquée.

 

J’ai découvert mon ostéoporose avec une fracture de la cheville, un symptôme courant de cette maladie. C’est arrivé l’année dernière avec une chute assez violente de ma propre hauteur. Avec la cinquantaine et à l’instar de nombreuses femmes, mes os sont devenus poreux (d’où le nom ostéoporose). J’ai fait l’examen de l’ostéodensitométrie (scanner de densité osseuse), bien utile pour poser un diagnostic précis : il est prescrit par votre médecin généraliste, pris en charge par l’Assurance maladie et effectué dans un cabinet de radiologie.

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Pour soigner ma fracture, j’ai bénéficié d’un traitement conservateur sans chirurgie en restant immobilisée pendant deux mois et demi avec prise d’anticoagulants. La rééducation sur trois semaines s’est effectuée avec un protocole de kinésithérapie progressif pour me remuscler afin de remarcher normalement et de pouvoir me remettre au sport. En effet, l’activité physique est fondamentale pour solliciter les os : je fais du yoga, du jogging et de la natation. Je prends de la vitamine D car mon analyse sanguine a montré une carence et je mange équilibré avec une alimentation riche en produits laitiers. Actuellement, je réfléchis avec mon médecin à un choix de médicament anti-ostéoporotique par voie orale. Pour développer la prévention et le dépistage de cette maladie, je travaille de plus en plus sur le parcours de soins au sein de l’Aflar avec les médecins, les élus et les patients.

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Réponses d'expert : une maladie silencieuse

Réponses d'expert : une maladie silencieuse

Dr Laurent Grange
Service de rhumatologie au CHU de Grenoble-Alpes.

En France, 4 millions de femmes et un 1 d’hommes sont touchés par cette maladie caractérisée par la diminution et une détérioration de la masse osseuse. L’ostéoporose se développe silencieusement dans un premier temps jusqu’à la première fracture s’il n’y a pas de dépistage. Les personnes les plus à risque sont les femmes avec une ossature mince et un IMC inférieur à 19 kg/m2, des antécédents familiaux, une ménopause précoce… En prévention : l’activité physique, une alimentation équilibrée riche en calcium (brocoli, épinard, amandes, sésame, sardines, produits laitiers, eau minérale…) et la vitamine D, en vous exposant 15 à 20 minutes au soleil, en fin de matinée par exemple, ou en mangeant poissons gras, œufs, beurre. Un diagnostic s’impose quand une fracture survient en tombant de sa hauteur avec l’examen de la densité minérale osseuse (DMO). En traitement : bouger régulièrement, 1 200 mg de calcium par jour et une supplémentation en vitamine D. Les médicaments sont choisis selon les patients : des antirésorbeurs osseux ou des ostéoformateurs, ce qui réduit à 70 % le risque de fracture. Idéalement, les personnes à risque doivent impérativement se faire dépister (l’examen est remboursé par l’Assurance maladie).

 

Info+

Info+

L’association de lutte antirhumatismale (aflar.org et tél. Aflar Ostéoporose 0810 43 03 43).

 

Propos recueillis par Nathalie Giraud

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