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probiotiques

5 situations qui peuvent être améliorées par la consommation de probiotiques

26 janvier 2017
La consommation de probiotique dans l’alimentation peut améliorer un certains nombre de petites affections qui empoisonnent la vie quotidienne. Contrairement aux médicaments, les dosages ne diffèrent pas entre les enfants et les adultes. En effet, la flore intestinale est constituée dès l’âge de 2 ans et elle ne variera que très peu ensuite. Seuls les bébés bénéficient de posologies adaptées. Les probiotiques se glissent dans le biberon ou passent dans le lait maternel si l’enfant est allaité et ; dans ce cas, c’est la maman qui se supplémente.

 

Mise en garde

Mise en garde

Aucun probiotique ne remplace un traitement médical. Une consultation s’impose si vous avez un doute sur votre état de santé. Mais l’inverse est également vrai : aucun médicament ne peut remplacer les probiotiques !

 

La Fatigue

Une flore intestinale perturbée et une barrière intestinale « perméable » (deux problèmes qui vont souvent de pair) induisent une déficience quasi automatique en certaines vitamines et quelques minéraux. Ce qui ne laisse pas présager une énergie débordante, comme on l’imagine facilement. Une alimentation mal équilibrée n’arrange rien. Ce que les probiotiques peuvent faire pour vous… En rétablissant l’équilibre de la flore et en « bouchant les trous » de la muqueuse intestinale, les probiotiques peuvent venir à bout de fatigues qui traînent. En effet, ils permettent ainsi à nouveau la production de vitamines par la flore (rappelez-vous que cette dernière produit notamment des vitamines B, capitales pour notre énergie et notre bien-être) et l’assimilation des vitamines et minéraux par l’organisme entravée lorsque la flore intestinale est déséquilibrée et la muqueuse intestinale perméable. Certains médecins pensent même que les probiotiques pourraient jouer un rôle, au moins complémentaire, dans les cas de fatigue chronique et de fatigue « compliquée » comme la fibromyalgie par exemple.

 À lire également : 5 questions que l’on se pose sur les probiotiques

 

Probiotiques et prébiotiques

  • Quelles souches probiotiques pour votre problème ? Lactobacillus bulgaricus, lactis, casei, Streptococcus thermophilus.
  • Et n’oubliez pas d’augmenter votre consommation de prébiotiques, pour mieux équilibrer votre alimentation. L’hygiène alimentaire est indispensable pour que le corps profite pleinement de l’énergie fournie par les aliments !

8 points importants

  1. Une alimentation déséquilibrée, pauvre en protéines (poissons, volailles, oeufs), vitamines et minéraux, mais riche en sucres rapides (plats cuisinés industriels, céréales du petit déjeuner, sucreries, biscuits, barres chocolatées…) est le facteur no 1 de la fatigue.
  2. La sédentarité est le deuxième.
  3. Le sport empêche la fonte musculaire liée à l’âge, responsable majeure de la fatigue chez les seniors. Il préserve aussi les organes, ce qui garantit forme et tonus.
  4. Dormez-vous suffisamment ? Et surtout votre sommeil est-il de bonne qualité ? Vivez-vous dans un endroit bruyant ? Y compris la nuit ?
  5. Le tabac fatigue. On le sait déjà, mais rien n’empêche de le répéter.
  6. Pensez à une recharge en fer en cas de carence. Mais ne vous supplémentez pas de votre propre chef sans un bilan biologique !
  7. Un rééquilibrage hormonal peut être indispensable si un bilan biologique souligne des déficiences.
  8. En cas de fatigue chronique et autres fatigues « compliquées », le coenzyme Q10 ou la vitamine D sont aussi de bonnes pistes à suivre.

 

Les troubles digestifs et l’état général de bébé

95 % des bébés allaités par leur maman développent naturellement, dans les premiers jours de leur vie, une flore dite « bifide ». En revanche, les bébés nourris au lait maternisé ne sont pas exactement colonisés par la même flore : certes des bifides prennent leur place, mais d’autres bactéries nettement moins amicales s’installent également. Il s’agit par exemple des Entérocoques, des Bactéroïdes et de Clostridium (voir détails p. 187). Première constatation : les bébés « bifides » (allaités) souffrent moins fréquemment de gastro-entérites. Par ailleurs, dans les pays occidentaux, les conditions de vie, notamment celles liées à la naissance, ont modifié l’équilibre de la « flore bleue ». Les améliorations hygiéniques relatives à l’accouchement sont évidemment à saluer. C’est grâce à des protocoles drastiques que le taux de mortalité infantile a baissé de façon spectaculaire, personne ne revient dessus. Mais la traque permanente au microbe est parfois excessive. De plus en plus de médecins estiment qu’un environnement trop « propre » favorise l’émergence des allergies et peut éventuellement affaiblir l’immunité.

Ce que les probiotiques peuvent faire pour eux…

En donnant des probiotiques aux tout jeunes bébés de parents allergiques, on diminue de moitié la survenue de l’eczéma. Et on prévient les allergies en général ! Cependant, si l’un ou les deux parents ont déjà un terrain allergique, l’idéal est de ne pas attendre que l’enfant soit né. On peut en effet limiter les risques en anticipant. Soyez particulièrement vigilante à partir du 5e mois de grossesse. Les 4 derniers mois sont ceux de tous les dangers, d’un point de vue allergie.

Cela passe par :

  • limiter ou éviter les aliments les plus allergisants pour les enfants (notamment les cacahuètes, mais aussi grande prudence vis-à-vis de l’oeuf et du poisson) ;
  • imaginer un environnement « antiallergène » pour le futur bébé (fuir les moquettes, tissus, etc.) ;
  • se supplémenter en probiotiques, particulièrement pendant les 3 dernières semaines de grossesse !

 

Probabilité pour un enfant de devenir allergique

Probabilité pour un enfant de devenir allergique

  • Le père ou la mère est allergique : 30 % (un peu + si c’est la mère)
  • Le père et la mère sont allergiques : 80 %
  • Un membre de la famille (oncle, tante) est allergique : 20 %

 

Après sa naissance, continuez à supplémenter le bébé pendant plusieurs mois (7 à 10 selon les études), soit en glissant des probiotiques à des dosages adaptés dans son biberon, soit la maman qui allaite poursuit sa supplémentation en probiotiques, qui passent dans le lait maternel.

Quelles souches probiotiques pour leurs problèmes ?

Bifidobacterium infantis, bifidum, lactis, Lactobacillus rhamnosus, LGG, acidophilus, helveticus, Lactococcus lactis, Streptococcus thermophilus.

2 points importants

  1. Les bébés auxquels on donne des probiotiques ont besoin (ensuite) de moins de traitements antibiotiques que les autres.
  2. Les bébés tolèrent parfaitement bien les probiotiques. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

 

Déprime, troubles de l’humeur

Jusqu’à récemment, on assignait à l’intestin un simple rôle d’assimilation/digestion. Les scientifiques pensaient que cette brave turbine accueillait des restes d’aliments pour en extraire, le long de son tube, les éléments nutritifs, tout en faisant progresser l’ensemble des « inutilisables » vers « la sortie ». En quelque sorte, un travailleur manuel auquel on ne demandait pas de réfléchir… Mais des chercheurs fanatiques de notre « tuyauterie interne » se sont penchés sur notre intimité digestive, pour découvrir que notre tube digestif était intelligent ! De fait, il héberge autant de neurones que la moelle épinière, soit 100 milliards, et fabrique plus de 20 neuromédiateurs (dopamine, sérotonine, noradrénaline…) dont la fameuse sérotonine, ou « substance du bonheur », modèle étalon de toute une classe d’antidépresseurs modernes. Un vrai cerveau « intestinal » qui communique en permanence avec notre « premier » cerveau, par l’intermédiaire du nerf vague. Sur 10 communications « cerveau-intestin », 9 sont émises par le tube digestif et 1 seule par le cerveau ! Le premier est donc nettement plus bavard. Ne cherchons pas plus loin notre classique « mal au ventre » en cas de stress… À une nuance près : après avoir longtemps considéré le système digestif comme totalement soumis à la souffrance émotionnelle (« J’ai peur d’aller à l’école donc j’ai mal au ventre »), il est de plus en plus admis que de nombreuses douleurs digestives – colopathies, brûlures d’estomac, digestions difficiles… – perturbent gravement nos pensées, notre comportement et bien sûr notre humeur (« Mon ventre va mal, donc je ne me sens pas bien »). C’est pourquoi certains médecins estiment que, dans ce cas précis, mieux vaut parler de troubles somatopsychiques (qui viennent du corps et affectent l’esprit) plutôt que de maladies psychosomatiques (qui viennent du stress et affectent l’organisme). Même si c’est difficilement quantifiable, de l’aveu des praticiens, un déséquilibre de la flore pourrait provoquer des troubles de l’humeur et de l’attention, voire un état d’esprit ou des comportements anormaux : tendance à dormir n’importe quand dans la journée (et mauvais sommeil la nuit), anxiété, trous de mémoire… Une certitude donc : un intestin qui souffre menace de répercussions psychiques plus ou moins invalidantes. Ce que les probiotiques peuvent faire pour vous… Il n’y a aucune raison pour qu’un déséquilibre de la flore affecte le corps mais pas le cerveau. Ne serait-ce que par le stress qu’il provoque. En général, les personnes victimes de « mal-être non identifié » ne font pas le lien de prime abord avec leur intestin. Mais dès lors que leur flore est rétablie grâce aux probiotiques, elles affirment « se sentir beaucoup mieux, prendre la vie du bon côté et avoir les idées beaucoup plus claires ». Bien entendu, un déséquilibre de la flore ne provoquera pas une dépression en soi mais n’arrangera rien, c’est certain. Et peut dans tous les cas déboucher sur des troubles de l’humeur. En outre, en entravant l’assimilation de certains minéraux et vitamines, cette situation peut mener à de vrais problèmes psychiques.

Quelles souches probiotiques pour votre problème ?

Lactobacillus acidophilus.

  • Et n’oubliez pas d’augmenter votre consommation de prébiotiques, car la bonne santé digestive est primordiale au bien-être en général.

7 points importants

  1. Une dépression doit toujours être prise en charge par un médecin mais il ne faut pas se ruer sur les antidépresseurs. Ces médicaments, beaucoup trop fréquemment prescrits (hors du cadre de dépression en plus), sont responsables d’effets secondaires parfois très graves : passage à l’acte, troubles du comportement, addiction…
  2. Dans la panoplie « antidéprime », d’autres éléments sont, en revanche, indispensables, tels que le magnésium et les oméga 3. Complétant une hygiène de vie revue et corrigée (alimentation, balades au grand air et à la lumière), et pris ici en quantité importante, ils viennent à bout du problème dans la grande majorité des cas.
  3. Pensez à une éventuelle carence en fer, très souvent responsable d’une grande fatigue physique et psychique.
  4. La dépression saisonnière (SAD), qui frappe uniquement l’hiver, est traitée par la photothérapie (cure de lumière), en milieu hospitalier ou à la maison avec un appareil adéquat.
  5. Le traitement de la déprime ou de la dépression ne se limite en aucun cas à la prise de médicaments. Ce ne sont ni des gélules ni des cachets qui aideront à accepter une situation difficile (deuil, licenciement, déménagement…). Ne comptez pas sur un traitement, quel qu’il soit, pour régler à votre place ce type de situation : il ne peut que vous aider à passer le plus mauvais cap. Soutien psychologique bienvenu.
  6. Attention aux dépressions chez l’adolescent et la personne âgée, particulièrement susceptibles de mener à des gestes extrêmes. Soyez vigilant.
  7. L’huile essentielle de litsée citronnée ainsi que celle de verveine citronnée sont efficaces contre la déprime. Et en plus, elles sont bifidogènes. Demandez conseil à un pharmacien ou à un médecin spécialiste en aromathérapie.

 

Eczéma, dermatite atopique

La dermatite atopique (dont l’eczéma) touche 8 % des adultes et 20 % des enfants. Ce chiffre grimpe jusqu’à 80 % pour les enfants nés de parents eux-mêmes atopiques (aux prédispositions allergiques). Ce trouble cutané se manifeste par une peau très sèche, l’apparition de plaques rouges (surtout aux joues, aux plis des coudes et des genoux) ainsi que par des démangeaisons, caractéristiques de l’eczéma. Souvent, un enfant qui souffre d’eczéma est allergique d’une manière plus générale.

Hiérarchiser les priorités

Ceci mérite une explication un petit peu technique, mais facile à comprendre. Le système immunitaire est chargé de défendre le corps contre tout : les antigènes (microbes, virus), donc les maladies, et les allergènes (éléments allergisants), donc les allergies, eczéma compris. Dans les deux cas, les réactions du corps empruntent des « canaux » différents. Si des antigènes se présentent (maladie), le corps fabrique des lymphocytes Th1. Si ce sont des allergènes (allergie), le corps fabrique des lymphocytes Th2. Et voici nos fameux vases communicants : plus le corps doit produire de Th1, moins il fabrique de Th2. Et qui dit moins de Th2, dit moins d’allergie. En résumé, si l’organisme est occupé à lutter contre les microbes, il n’a pas le temps de paniquer face aux pollens et autres poussières allergisantes. On pourrait dire qu’il hiérarchise mieux les priorités.

Si votre enfant est atopique (eczéma…), considérez la question des vaccins avec prudence. Prenez les précautions d’usage, repoussez au maximum l’âge de la vaccination et évitez les injections non nécessaires.

 

Attention aux excès d’antibiotiques !

Attention aux excès d’antibiotiques !

L’excès d’antibiotiques peut, lui aussi, encourager les allergies pour les raisons que nous venons d’évoquer. À force de bourrer les enfants d’antibiotiques pour un oui ou pour un non, non seulement on empêche le corps de se défendre seul (donc il n’apprend pas), mais de plus, on tue à la fois les « méchantes » bactéries et les « bonnes », celles qui patrouillent dans les intestins et constituent un genre de corps d’élite immunitaire. Avec les antibiotiques, ce champ fertile est dévasté et c’est la porte ouverte à des intolérances, voire à des allergies alimentaires. Après un tel traitement, la muqueuse intestinale, privée de ses « soldats » – les bactéries protectrices – ne bénéficie plus de leur filtre précieux. Résultat, nous l’avons vu, des petits fragments de protéines pénètrent dans la circulation sanguine avant d’être totalement digérés. On appelle cela  « l’hyperperméabilité intestinale ». Un peu comme si, brusquement, il n’y avait plus ni gardien, ni digicode, ni clé, et que n’importe qui pouvait entrer chez vous. Lorsqu’on sait que certains enfants sont « mis sous antibiotiques » plusieurs fois dans l’année, pas toujours avec raison, il y a de quoi s’inquiéter sérieusement et surtout repenser les choses.

Mieux vaut renforcer le terrain de ces enfants afin de leur éviter les infections en général, et donc les antibiotiques ! Et si infection il y a, opter pour l’aromathérapie (huiles essentielles) de préférence, qui sera aussi efficace et non dévastatrice.

 

Ce que les probiotiques peuvent faire pour vous…

L’atopie regroupe un ensemble de plusieurs maladies : eczéma, asthme atopique, rhume des foins, conjonctivite, dermatite atopique. Tous ces troubles sont susceptibles d’être atténués grâce aux probiotiques. « Pour les allergiques, les probiotiques, c’est automatique ! » : voici ce que devrait être le nouveau slogan de l’Assurance-maladie ! De fait, la flore intestinale des enfants allergiques diffère de celle des autres enfants : elle comporte moins de bifidobactéries et delactobacilles. Concernant plus spécifiquement l’eczéma, jusqu’à présent on appliquait des crèmes sur les plaques, sans résultat extraordinaire puisque le problème d’origine n’était pas traité. Autrement dit, on apaisait les manifestations de l’eczéma sans en soigner la cause. Avec, forcément, un très fort risque de récidive. Maintenant, il n’est plus question d’ignorer les probiotiques dans le traitement de l’eczéma. D’autant qu’un enfant « transforme » souvent son « eczéma » en asthme lorsqu’il grandit. Il présente hélas 3 fois plus de risques de devenir asthmatique et même 5 fois plus s’il souffre aussi d’une rhinite allergique… Tous les symptômes de l’allergie sont liés, il est donc indispensable d’essayer d’enrayer le problème dès la toute petite enfance.

En prévention Lorsqu’on donne des probiotiques à une maman enceinte et atopique (allergique) et après la naissance à son bébé, on diminue de moitié le risque que son enfant devienne à son tour allergique. C’est très important et même révolutionnaire ! Jusqu’à présent, il n’y avait aucun moyen de prévenir l’allergie chez l’enfant.

Quelles souches probiotiques pour votre problème ?

Lactobacillus acidophilus, rhamnosus, reuteri, plantarum, salivarius, Bifidobacterium lactis, longum, Lactococcus lactis, Streptococcus thermophilus.

Précisions : il faut compter 12 milliards CFU (Unités formant colonies) par jour pendant 1 mois. À renouveler 3 fois par an. Les sachets de poudre ne présentent aucun goût et sont très bien acceptés. Ils sont à diluer dans un liquide tiède (eau si possible) et à avaler ½ heure avant le repas. Si le biberon doit être chauffé, il est indispensable de le faire avant, et d’introduire les probiotiques après, une fois le liquide un peu refroidi, sinon les lactobacilles seront détruits.

  • Et n’oubliez pas d’augmenter votre consommation de prébiotiques, ainsi que celle de votre enfant atopique si vous l’allaitez ! Les probiotiques réduisent les symptômes de l’eczéma, ainsi que leur étendue. Si l’on administre des probiotiques à des nourrissons atopiques, on divise par 15 le Scorad, score clinique utilisé par les médecins pour évaluer la gravité des symptômes, leur intensité, leur étendue, l’insomnie qu’ils génèrent, etc. Il permet d’apprécier de manière objective l’état du patient.

6 points importants

  1. L’allaitement maternel est fortement recommandé. En quelques jours, le bébé allaité a déjà 80 % de sa flore en bifidobactéries, contre seulement 10 % pour le bébé « au lait de vache ».
  2. Attention aux produits laitiers, qui peuvent aggraver les symptômes.
  3. En cas de traitement antibiotique, donnez systématiquement et conjointement des probiotiques. N’administrez pas plusieurs fois par an des antibiotiques à un enfant sans vous poser de questions. Il y a un problème de fond qu’il faut traiter.
  4. Ne vaccinez jamais un enfant ou un adulte en pleine poussée d’eczéma ou d’asthme.
  5. Évitez de prendre ou de donner certains médicaments plus susceptibles que d’autres de provoquer des réactions, surtout allergiques. C’est notamment le cas de tous les produits à base d’ibuprofène.
  6. N’aseptisez pas la maison. Il ne s’agit pas de vivre dans la crasse mais de trouver un juste équilibre entre « pas assez propre » et « désinfecté en permanence ».

 

Infections ORL récidivantes (otites, sinusites, rhinites, bronchites…)

Une immunité faible est toujours couplée à un déséquilibre intestinal. Ce lien est particulièrement évident en cas d’infections ORL à répétitions, elles-mêmes fréquemment induites par la prise systématique d’antibiotiques. Ceci concerne autant les enfants que les adultes. Pour résumer, le schéma est le suivant : j’attrape un rhume que je ne jugule pas assez rapidement et qui descend donc sur les bronches. Plutôt que de soigner ma bronchite avec des huiles essentielles (extrêmement efficaces), je prends des antibiotiques. Qui vont traiter ma bronchite, mais aussi détruire ma flore intestinale. Cette dernière ne va plus me protéger correctement contre les innombrables virus qui prolifèrent (surtout en hiver, mais pas seulement !) et je vais « attraper » le prochain qui passe. Qui, en raison de ma vulnérabilité, va faire le lit d’une nouvelle affection bactérienne, contre laquelle je prendrai un nouvel antibiotique, etc.

Ce que les probiotiques peuvent faire pour vous…

Nous disposons d’un système immunitaire extrêmement sophistiqué et performant. S’il ne « fonctionne » pas correctement, on a tendance à « attraper » tout ce qui passe. Plutôt que de soigner à chaque fois la nouvelle infection qui se présente, mieux vaut prévenir en renforçant l’immunité. Ici, les probiotiques jouent leur meilleur rôle, c’est-à-dire soutenir la flore protectrice, donc nos défenses, afin de ne pas tomber dans ce cercle infernal… ou d’en sortir enfin. Résultats garantis !

Quelles souches probiotiques pour votre problème ?

Lactobacillus rhamnosus, LGG, casei, Bifidobacterium bifidum.

  • Et n’oubliez pas d’augmenter votre consommation de prébiotiques, pour favoriser le développement des probiotiques « spécial immunité » !

5 points importants

  1. Ne fumez pas. C’est la base !
  2. Les antibiotiques sont trop couramment prescrits contre ces maladies généralement bénignes et virales.
  3. Évitez temporairement les produits laitiers qui peuvent accroître les sécrétions, surtout chez les enfants (nez qui coule, mucus bronchique, etc.).
  4. Consultez systématiquement s’il s’agit d’un bébé, d’une personne âgée ou fragile.
  5. Chez l’adulte, en cas d’infection sévère, l’huile essentielle de clou de girofle est efficace contre les infections, notamment respiratoires. Et en plus, elle est bifidogène (voir p. 113). Demandez conseil à un pharmacien ou à un médecin spécialiste en aromathérapie.

 

Extrait de...

Extrait de...

Le grand livre des probiotiques et des prébiotiquesLE GRAND LIVRE DES PROBIOTIQUES ET DES PRÉBIOTIQUES, Danièle Festy , éditions Leduc, 343 pages, 18 euros ; 2014.

 

Lire la chronique du livre ici

 

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