Quels sont les meilleurs conseils pour prendre soin de sa santé ?


COMMUNIQUÉ

 

Prendre soin de sa santé est très important pour avoir une vie saine et se sentir bien, que ce soit sur le plan physique ou mental. Si vous avez pris la résolution de changer quelques habitudes dans votre vie, vous avez déjà fait un grand pas. Vous pouvez cependant être un peu perdu dans les choses à prioriser. Dans cet article, nous vous présentons quelques-uns de nos meilleurs conseils pour vous aider. On fait le point !

 

Être à jour dans ses rendez-vous médicaux

Il est très important de faire suivre votre santé par des professionnels afin d’effectuer des contrôles. Vous devez penser à prendre tous les rendez-vous que vous avez peut-être remis à plus tard. Avez-vous besoin de voir un médecin pour un contrôle ou un spécialiste pour un problème qui vous préoccupe ? Avez-vous repoussé pendant longtemps cette fameuse visite de contrôle chez le dentiste ? Vous devez également choisir une mutuelle santé qui vous couvre correctement et vous rembourse en cas de problème de santé. Vous pouvez consulter les sites de différentes mutuelles pour avoir des réponses à vos questions. La Macif propose par exemple des contenus assez complets.

Dormir suffisamment

Il est généralement conseillé de dormir en moyenne 7 à 8 heures par nuit. Bien que les besoins en sommeil soient individuels et que certaines personnes aient besoin de plus de repos que d’autres, les effets d’un manque de sommeil sont considérables. Il affecte notre humeur, notre concentration et notre mémoire, pour ne citer que ces problèmes. Essayez d’ajouter 30 minutes de sommeil en plus par semaine à votre routine si vous avez un emploi du temps très chargé. Cela vous permettra d’intégrer progressivement de bonnes nuits de sommeil.

Penser à s’hydrater

Buvez-vous suffisamment ? Même une légère déshydratation peut affecter votre niveau d’énergie et votre humeur. De nombreux médecins recommandent une certaine quantité d’eau à boire chaque jour. Il faut pourtant savoir que celle-ci peut être plus ou moins élevée en fonction de facteurs comme le niveau d’activité physique et la taille de la personne. Commencez par ajouter un seul verre d’eau supplémentaire par jour à ce que vous buvez déjà. Vous pourriez bientôt constater une augmentation de votre énergie. Ayez toujours une bouteille d’eau sur vous afin de vous rappeler de boire constamment.

Manger des aliments sains

La nutrition est une chose compliquée de nos jours, avec des allergies et des intolérances alimentaires en abondance. Ce qui est sain pour votre corps peut ne pas l’être pour celui de quelqu’un d’autre, mais il existe des points communs sur lesquels la plupart des gens sont d’accord. Réduisez votre consommation de sucre. Privilégiez les fruits et légumes. Mangez une variété d’aliments. Respectez les portions recommandées en fonction de votre taille et de votre niveau d’énergie. La nutrition n’est pas une question de poids, c’est une question de santé. Il s’agit de fournir à votre corps de bonnes sources d’énergie pour qu’il puisse travailler de manière optimale.

Nous vous remercions pour votre lecture et espérons que cet article vous aidera à adopter les bonnes habitudes pour prendre soin de votre santé ! N’hésitez pas à demander conseil à un médecin.

La vente de CBD en France. Une nouvelle loi mise en vigueur depuis le début de l’année 2022


COMMUNIQUÉ

 

Le cannabidiol ou CBD est un élément présent dans le chanvre qui a été légalisé à la vente et à la consommation en France depuis peu. Son utilisation est désormais autorisée sous toutes ses formes mais elle impose le respect de certaines conditions.

 

Le THC et le CBD sont des cannabinoïdes issus du cannabis mais leurs effets ne sont pas similaires sur l’organisme. Le THC (ou delta-9-tétrahydrocannabinol) est psychoactif, il est considéré comme un stupéfiant alors que le CBD (cannabidiol) n’a pas d’effet psychotrope et n’est pas nocif pour la santé. Autre différence majeure, le THC est responsable d’une accoutumance, alors que le CBD ne rend pas dépendant. Ces différences font que, pour des raisons santé publique, la législation est différente pour les deux molécules. La nouvelle loi de janvier 2022 apporte  des précisions claires sur la possibilité de vendre et de consommer des produits à base de CBD.

Un feuilleton législatif

La France a peu à peu dissipé le flou juridique qui entourait la vente et la consommation de CBD réputé pour ses vertus bienfaisantes. Fin mai 2021, le gouvernement a annoncé que tous les produits à base de CBD issus des graines et des fibres de chanvre (cannabis sativa) seraient désormais autorisés à la vente à condition que leur teneur en THC soit inférieure à 0,2%. Seules les fleurs et les feuilles brutes de CBD sous toutes leurs formes étaient strictement interdites. Si l’ancienne loi insistait sur un taux de THC inférieur à 0,2%, l’arrêté du 31 décembre 2021 a redéfini les interdictions et autorisé la culture, l’exportation et la vente des produits de CBD sous toutes leurs formes à condition que le taux de THC ne dépasse pas 0,3%. Seule l’utilisation des feuilles et des fleurs de cannabis CBD, que ce soit à des fins récréatives ou à des fins thérapeutiques restait illégale. Cependant, à la suite d’une décision du Conseil d’État, l’arrêté du 31/12/2021 a été suspendu. La suspension de l’arrêté de l’Article R5132-86 du code de la santé publique, commencé le 24 janvier 2022, autorise l’utilisation de la fleur et de la feuille sous réserve que le taux de THC ne dépasse pas 0,3%.

Un bien-être en toute légalité

Les consommateurs de CBD en quête d’apaisement et de relaxation sont rassurés. Avec un taux inférieur à 0,3 % de THC les produits contiennent presque exclusivement du cannabidiol. Pour plus de sécurité, The GreenStore  propose des produits CBD avec un taux de THC inférieur à 0,3 % voire sans THC pour certains produits. Par conséquent pas de risque de dépendance ni d’effets euphorisants ou désinhibiteurs. Résines, crèmes, huiles, e-liquides, bonbons, chewing-gums,…  l’offre  » bien-être  » regroupe des produits avec des finalités d’usage très différentes : de la cosmétique vantant les propriétés hydratantes et ultra nourrissantes de l’huile de graines de cannabis (crème, gel, pommade, lotion) jusqu’à des produits assortis d’allégations autour de  propriétés qualifiées d’apaisantes voire anxiolytiques (capsules, gouttes, perles, gummies) et de propriétés relaxantes musculaires en crème ou roll on, en passant par des produits alimentaires arguant de la richesse en omega 3 et 6 de l’huile essentielle végétale de CBD. Les meilleures huiles de CBD en vente en France sont à découvrir sur le site The GreenStore.

Une fleur qui n’a rien de stupéfiant

La fleur de CBD et la fleur de THC ont des aspects très similaires et il est difficile de les différencier, ce qui rend complexes les contrôles de détection du THC. Ainsi, l’État français avait pris la décision d’interdire la vente de fleurs de cannabis pour des problèmes de sécurité et de santé publique. Avec un taux aussi faible en THC (<0,3%) la fleur de CBD n’est plus considérée comme psychoactive ou comme produit stupéfiant. Les consommateurs peuvent maintenant l’apprécier pour ses propriétés anti-inflammatoires, relaxantes et antistress, sans risque de s’exposer à une infraction pénale punie par des amendes voire une peine d’emprisonnement. Pour éviter tout délit, The GreenStore propose les meilleures sélections de fleurs CBD, de chanvre et  cannabis légal en France, outdoor, indoor, ou Greenhouse (en serre) pour des moments de détente plus intenses.

Gestion émotionnelle et entrepreneuriat avec Chris Laquieze : coach en intelligence émotionnelle


COMMUNIQUÉ

 

Une quête fastidieuse vers l’accomplissement personnel et professionnel.

 

La recherche du bien-être dans sa vie personnelle et professionnelle est une quête perpétuelle qui préoccupe beaucoup de français. Entre stress, angoisse quotidienne, chocs émotionnels post-traumatiques ou croyances limitantes, les facteurs qui peuvent nous pousser à nous sentir moins heureux sont nombreux. Dans une étude récente de de l’IFOP, l’institut français d’études opinion et marketing, seulement 43% des Français estiment avoir un très bon ou un excellent bien-être mental. Un sentiment positif constamment mis à l’épreuve avec la crise sanitaire, puisque 6 français sur 10 estiment avoir été en souffrance psychique au cours des douze derniers mois de pandémie. La recherche de l’accomplissement personnel pour se sentir bien peut être un chemin extrêmement complexe, qui nécessite une prise de conscience et d’action indispensable pour déconstruire certains schémas cérébraux. Pourtant, une fois ce chemin parcouru, le sentiment de bonheur que l’on ressent et le nouveau regard positif que l’on pose sur le monde valent la peine de se lancer dans une telle mission d’évolution personnelle. Chris Laquieze en a lui-même fait l’expérience dans sa jeunesse et les bénéfices qu’il a pu en tirer ont fait naître en lui une réelle vocation. Aujourd’hui, il aide au quotidien des particuliers et entrepreneurs à s’accomplir personnellement et professionnellement au travers de coachings et thérapies.

Un long parcours de développement personnel avant d’aider les autres

Coach en intelligence émotionnelle et thérapeuthe, Chris Laquieze est passionné par ce domaine depuis son jeune âge. Un fort attrait qu’il a développé à la suite de plusieurs expériences marquantes qui ont agi en lui comme un déclic. A l’âge de treize ans, il est victime d’un accident vasculaire cérébral qui lui fait perdre la vision d’un seul oeil. Face à cet événement, tout aurait porté à croire que Chris allait développer un fort mal-être. Mais contre toute attente, il relativise et accepte cette nouvelle condition très rapidement. Malgré les discours des médecins lui indiquant qu’il ne recouvrerait jamais la vue, Chris n’a jamais considéré sa condition comme définitive. Subitement après plusieurs années, il retrouve la vue sans qu’aucun médecin n’ait pu le prédire. Doté d’une forte capacité à ressentir les émotions des autres, il entreprend un long travail de développement personnel. Il s’inspire d’une personne de son entourage à qui il loue une forte admiration : son grand-père. Un homme qui l’impressionne par son mental de battant après avoir vécu 7 accidents vasculaires cérébraux et 3 cancers, et dont la perte l’affectera beaucoup. Il voyage les années suivantes aux quatre coins du monde pour enrichir son esprit, rencontrer d’autres cultures, et trouver son monde intérieur. Il se spécialise en intelligence émotionnelle et gestion émotionnelle en entreprise. C’est pour lui un déclic : après des années à se nourrir de cultures différentes, se former sur la psychologie humaine et la neurologie et à entreprendre un travail de développement personnel, il souhaite maintenant guider les autres vers l’accomplissement.

Il débute alors par des coachings et thérapies pour accompagner des individus à guérir de leurs traumatismes, apprendre à gérer leurs émotions et trouver leur monde intérieur. Ses thérapies révèlent rapidement leurs bénéfices sur l’évolution de la maladie de deux de ses clientes atteintes respectivement d’une fibromyalgie et d’une sclérose en plaques. Il commence également à partager du contenu et à développer une forte communauté sur les réseaux sociaux autour du développement personnel, et créé son entreprise.

Entrepreneuriat et développement personnel : la clé de l’alignement avec son activité

Il ajoute alors une dimension professionnelle à ses accompagnements avec le lancement d’un challenge entrepreneurial de 21 jours « L’Envol » avec son associée, Solène. Ce programme, qui mêle entrepreneuriat et développement personnel, est dédié aux individus souhaitant créer leur entreprise en ligne ou faire croître une activité déjà existante. Il aborde toutes les notions essentielles au développement d’une entreprise étape par étape, comme le branding, la création d’une offre irrésistible ou l’acquisition d’une clientèle. Il inclut également une dimension de développement personnel et de gestion émotionnelle en entreprise, pour permettre aux participants de devenir des leaders confiants et alignés avec leur activité. Pour cela, outre les compétences entrepreneuriales enseignées pour développer une entreprise à succès, les membres apprennent à gérer leurs émotions, à comprendre leur monde intérieur, à tourner les échecs en positif et faire avancer leur activité. Le challenge, lancé au début de l’année sous forme de sessions ponctuelles avec un nombre de participants limité, a déjà généré un fort engouement dans la communauté de Chris et compte de nombreux participants satisfaits. A travers ses programmes d’accompagnement, Chris Laquieze souhaite créer dans un futur proche une véritable académie avec un suivi personnalisé pour chacun des apprenants. Le programme serait toujours divisé en deux univers : entrepreneuriat et développement personnel, avec des intervenants extérieurs, et différents niveaux de maturité et d’objectifs en fonction des participants.

A la fin de l’année, Chris Laquieze publiera son premier livre « L’impossible est une croyance limitante ». Une véritable mine d’or pour toute personne souhaitant entreprendre un chemin vers l’accomplissement personnel, avec des exercices concrets à réaliser au fur-et-à-mesure des chapitres et un programme de formation gratuit pour tous les lecteurs qui sera composé d’une vidéo explicative par chapitre.

Bien nourrir un chat après la stérilisation

Voir son chat grossir une fois stérilisé est souvent admis comme une fatalité. Pourtant, si son alimentation est modifiée dès le lendemain de l’opération et l’évolution de son poids surveillée, il gardera la ligne sans problème !

 

Quel que soit son âge, le besoin énergétique d’un chat (ou d’une chatte) baisse de 20 à 30 % aussitôt qu’il a été stérilisé. La stérilisation multiplie environ par cinq le risque d’obésité… Si l’excès de poids est si souvent associé à l’opération, c’est à la fois pour des raisons physiologiques (le métabolisme du chat change, sa masse maigre diminue, son appétit augmente) mais aussi comportementales. Car le félin devient plus sédentaire, il se dépense moins… Si l’on ne tient pas compte de toutes ces modifications, un chat peut, en seulement quelques mois, devenir obèse. Et l’obésité est un facteur de risque pour de nombreuses maladies, en particulier le diabète. Mais ce n’est pas une fatalité !

 À lire aussi : Chats : les bénéfices de la stérilisation

 

Tracer sa courbe de croissance

Dans la plupart des cas, un chaton est stérilisé à la puberté, vers 6 mois. À cet âge, il n’a évidemment pas fini son développement (un chat « européen » pèse entre 2,5 et 3,3 kg à 6 mois) et il va donc continuer à prendre du poids après l’opération. Suivant le sexe et le gabarit du félin, le poids adulte sera atteint vers l’âge de 10-12 mois et ne dépassera pas 4,5 kg. (Pour les chats de race, les références sont évidemment différentes ; l’éleveur ou des sites spécialisés les fournissent.)

Pour pouvoir adapter l’alimentation du chaton à l’évolution de son poids, on doit le peser régulièrement (chaque semaine ou une sur deux) et tracer la courbe de sa croissance. Si la pente monte trop vite et que, en extrapolant, le poids adulte risque d’être excessif, il faut revoir aussitôt l’apport énergétique à la baisse.

Complémentaire, l’évaluation de l’embonpoint du chat : sa taille doit être bien marquée, ses côtes faciles à palper et sa silhouette mince.

 À lire aussi : Chat diabétique : comment bien le nourrir

 

Limiter les calories

Tant que la croissance n’est pas terminée, il convient de distribuer un aliment « spécial chaton » mais, s’il s’agit de croquettes, en privilégiant une référence adaptée aux chatons stérilisés, moins riche en énergie qu’un aliment « croissance » classique. Sinon, le chat sera rapidement frustré de ne pas pouvoir manger assez (selon ses critères) – il aura faim et harcèlera son maître pour obtenir plus… La formulation de ces aliments pour chatons stérilisés tient compte de la réduction du besoin énergétique induite par la stérilisation. Leur teneur en matières grasses est réduite mais tous les éléments essentiels au développement du chaton (protéines, vitamines et minéraux) sont en revanche présents en plus grandes quantités.

Quel que soit l’aliment choisi, les quantités distribuées doivent être surveillées : on se fie au départ aux recommandations données sur l’emballage mais on revoit le rationnement à la baisse si le chat prend du poids trop rapidement.

Courgettes crues ou mi-cuites

Courgettes crues ou mi-cuites

Le chat est certes un carnivore mais cela ne l’empêche pas de consommer aussi des végétaux et les courgettes font partie des légumes qu’il apprécie le plus. Un bon moyen de satisfaire son appétit sans risque d’excès calorique… Les courgettes doivent être coupées en petits morceaux, crues ou légèrement cuites. Certains chats les aiment encore plus si elles ont été préalablement congelées puis décongelées au four à micro-ondes.

 

Jouer la variété

Pour empêcher un chat de grossir après la stérilisation, on peut adopter la « bi-nutrition », qui associe les croquettes à des aliments « humides » (en boîtes ou sachets, mais aussi légumes, poisson, yaourts…). Quand un chat consomme un aliment riche en eau, il remplit son estomac à moindre risque : à volume égal, la quantité de calories qu’il absorbe est en moyenne quatre fois plus réduite qu’avec des croquettes. Ce type d’alimentation mixte permet donc de satisfaire l’appétit d’un chat stérilisé tout en répondant à ses besoins physiologiques et comportementaux. La portion « humide » de l’alimentation sera distribuée en deux ou trois fois dans la journée, ce qui convient très bien au chat qui aime fractionner sa prise alimentaire.

 À lire aussi : Chat : laissez-le jouer avec la nourriture

 

Encourager la quête alimentaire

Même stérilisé et même s’il vit en appartement, un chat garde son instinct de chasseur. Confiné toute l’année sans rien d’autre à faire que d’aller rendre visite à son bol de croquettes plusieurs fois par jour, il va vite s’ennuyer et surtout prendre du poids. Un des moyens pour rompre sa monotonie quotidienne est de mettre à sa disposition des « puzzles alimentaires ». Ces jouets pour chat sollicitent son attention et son habileté en lui demandant de « travailler » pour obtenir des croquettes ! Ces dispositifs vont de la simple boule percée de trous à des labyrinthes très sophistiqués où le chat doit déplacer des éléments avec une patte pour accéder à la nourriture cachée à l’intérieur. Ces jeux sont triplement bénéfiques : ils occupent le chat, ils lui font dépenser des calories avant d’en absorber d’autres et ils l’empêchent de manger trop vite sa ration de croquettes, ce qui favorise l’installation d’une sensation de satiété.

À savoir

À savoir

Les recommandations alimentaires sont en général basées sur l’âge et le poids. Au moment de modifier l’alimentation d’un chat après la stérilisation, il faut s’assurer que son poids est normal pour son âge. S’il est déjà en excès pondéral et qu’on calcule sa ration sur son poids réel, la situation va rapidement s’aggraver… N’oubliez pas non plus que lorsqu’un chat de 3,5 kg a gagné 200 g, c’est comme si un homme de 70 kg avait pris 3,5 kg !

 

« À 50 ans, j’ai de l’ostéoporose »

Anne, membre bénévole de l’Association de lutte antirhumatismale (Aflar), vient de découvrir son ostéoporose. Une motivation supplémentaire pour faire connaître cette maladie sous-diagnostiquée.

 

J’ai découvert mon ostéoporose avec une fracture de la cheville, un symptôme courant de cette maladie. C’est arrivé l’année dernière avec une chute assez violente de ma propre hauteur. Avec la cinquantaine et à l’instar de nombreuses femmes, mes os sont devenus poreux (d’où le nom ostéoporose). J’ai fait l’examen de l’ostéodensitométrie (scanner de densité osseuse), bien utile pour poser un diagnostic précis : il est prescrit par votre médecin généraliste, pris en charge par l’Assurance maladie et effectué dans un cabinet de radiologie.

 À lire aussi : La vitamine D : trop de personnes carencées !

 

Pour soigner ma fracture, j’ai bénéficié d’un traitement conservateur sans chirurgie en restant immobilisée pendant deux mois et demi avec prise d’anticoagulants. La rééducation sur trois semaines s’est effectuée avec un protocole de kinésithérapie progressif pour me remuscler afin de remarcher normalement et de pouvoir me remettre au sport. En effet, l’activité physique est fondamentale pour solliciter les os : je fais du yoga, du jogging et de la natation. Je prends de la vitamine D car mon analyse sanguine a montré une carence et je mange équilibré avec une alimentation riche en produits laitiers. Actuellement, je réfléchis avec mon médecin à un choix de médicament anti-ostéoporotique par voie orale. Pour développer la prévention et le dépistage de cette maladie, je travaille de plus en plus sur le parcours de soins au sein de l’Aflar avec les médecins, les élus et les patients.

 À lire aussi : Comment prévenir l’ostéoporose ?

 

Réponses d'expert : une maladie silencieuse

Réponses d'expert : une maladie silencieuse

Dr Laurent Grange
Service de rhumatologie au CHU de Grenoble-Alpes.

En France, 4 millions de femmes et un 1 d’hommes sont touchés par cette maladie caractérisée par la diminution et une détérioration de la masse osseuse. L’ostéoporose se développe silencieusement dans un premier temps jusqu’à la première fracture s’il n’y a pas de dépistage. Les personnes les plus à risque sont les femmes avec une ossature mince et un IMC inférieur à 19 kg/m2, des antécédents familiaux, une ménopause précoce… En prévention : l’activité physique, une alimentation équilibrée riche en calcium (brocoli, épinard, amandes, sésame, sardines, produits laitiers, eau minérale…) et la vitamine D, en vous exposant 15 à 20 minutes au soleil, en fin de matinée par exemple, ou en mangeant poissons gras, œufs, beurre. Un diagnostic s’impose quand une fracture survient en tombant de sa hauteur avec l’examen de la densité minérale osseuse (DMO). En traitement : bouger régulièrement, 1 200 mg de calcium par jour et une supplémentation en vitamine D. Les médicaments sont choisis selon les patients : des antirésorbeurs osseux ou des ostéoformateurs, ce qui réduit à 70 % le risque de fracture. Idéalement, les personnes à risque doivent impérativement se faire dépister (l’examen est remboursé par l’Assurance maladie).

 

Info+

Info+

L’association de lutte antirhumatismale (aflar.org et tél. Aflar Ostéoporose 0810 43 03 43).

 

Cancers de la peau : trop de soleil nuit !

Près de 100 000 nouveaux cas de cancers cutanés sont découverts chaque année en France, alors qu’ils sont, en très grande majorité, parfaitement évitables. Explications.

 

La peau est l’organe humain le plus étendu (1,5 à 2 m2 !). Elle protège certes des rayonnements ultraviolets (UV), principal facteur de risque de cancers cutanés, mais jusqu’à un certain point, et doit donc être préservée des UV solaires ou artificiels.

La peau, en première ligne, souffre en effet d’une exposition immodérée et chronique aux UV, qui induisent a minima un vieillissement des parties du corps les plus exposées et les plus visibles, à savoir le visage, le cou et le dos des mains. Dès la quarantaine, sous l’effet des UVA surtout, la peau s’épaissit, devient jaunâtre, plus rugueuse, avec des bouquets de petits vaisseaux dilatés et de taches pigmentées, creusée de sillons et parfois saupoudrée de kératoses – ces épaississements localisés et blanchâtres de la couche cornée.

 À lire aussi : Quel est le bon dosage et la bonne fréquence d’utilisation d’un produit solaire ?

 

Scruter la peau

Les cancers cutanés – carcinomes ou mélanomes – sont en lien direct avec l’exposition aux rayons UV. Dus à la prolifération de kératinocytes, les cellules de l’épiderme, les carcinomes sont de deux types : basocellulaire (8 fois sur 10) ou épidermoïde. Les premiers restent localisés et leur aspect varie : plaque rouge, blanche ou noire, surélévation ou érosion. Les seconds, s’ils essaiment rarement en métastases, se transforment de kératose en élevure érodée et croûteuse ou en petite plaie qui s’éternise. Leur site privilégié ? Les crânes dégarnis et dépourvus de couvre-chef des hommes de plus de 60 ans, tels que les agriculteurs, marins ou jardiniers dont la peau est saturée d’UV.

Plus préoccupants en raison de leur haut potentiel métastatique, les mélanomes (près de 15 000 nouveaux cas et plus de 1 700 décès par an). Et ce, en dépit des progrès de l’immunothérapie qui permet des rémissions spectaculaires. Ils peuvent siéger en n’importe quel endroit du corps, plutôt sur le tronc pour les hommes, sur les jambes pour les femmes. Contrairement à une idée reçue, six fois sur dix, ils surgissent de nulle part, sans grain de beauté « mutant » pour point de départ.

Coups de soleil

Les mélanomes sont consécutifs, au moins pour les deux tiers d’entre eux, à des coups de soleil pris tôt dans la vie, avant 15 ans. Particulièrement sur les peaux claires (de roux ou de blonds) parsemées de taches de rousseur et de grains de beauté : s’ils sont nombreux et/ou de grande taille, le risque est multiplié par quatre ou cinq. Un cas de mélanome dans la famille est une autre raison de se méfier de toute lésion nouvellement apparue et pas seulement d’un grain de beauté qui « tourne mal ». Cinq critères, ABCDE pour simplifier, sont à prendre en compte : A comme Asymétrie (les deux moitiés du grain de beauté sont différentes) ; B comme Bords irréguliers (festonnés) ; C comme Couleur inhomogène (brun, rouge, noir, bleu, etc.) ; D comme Diamètre (de plus de 6 mm) ; et surtout E comme Évolutivité (cette tâche pigmentée change d’aspect, de taille, de relief et de couleur rapidement). Des signes d’alerte à surveiller régulièrement, et de la tête aux pieds, pour se rassurer… ou douter, et l’œil d’un professionnel est alors indispensable, rapidement.

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Soleil traître

Le risque lié à l’exposition aux UV (A ou B, tout aussi délétères) est fonction de la position du soleil dans le ciel. Ainsi l’heure, la date, la latitude et l’altitude sont les principaux facteurs de variations de l’index UV*, cet outil qui matérialise l’intensité du rayonnement solaire. Par exemple, la quantité d’UV à 14 h est trois fois celle de 10 h (heure d’été française). Contrairement à ce que l’on croit, l’index UV est identique en mai ou en août. Ce que l’on découvre en situation, coup de soleil à l’appui, c’est que si les nuages bas et sombres absorbent la quasi-totalité des UV, les nuages d’altitude réduisent l’intensité lumineuse, mais pas celle des UV. L’index UV augmente aussi, de 10 % par 1 000 mètres d’altitude. Autre facteur d’« aggravation », la réflexion : l’écume dans le sillage d’un bateau double la quantité d’UV reçue, les voiles ou un pont verni l’élèvent encore davantage. Enfin, on est tout aussi exposé dans son jardin qu’en randonnée.

Prendre la vague bio

Prendre la vague bio

Les filtres synthétiques (benzophénone, cinnamate et benzylidène camphre) contenus dans certains photoprotecteurs sont des perturbateurs endocriniens et ne sont pas autorisés en bio. Seuls les filtres minéraux (dioxyde de titane et oxyde de zinc) peuvent l’être. Ils sont présents dans la nature sous forme respectivement de rutile et de zincite.

Les crèmes solaires n’échappent heureusement pas à la vague bio car on sait, cartographie des coraux à l’appui, que les filtres relargués dans les océans (4 à 6 000 tonnes par an) y dégradent l’environnement.

 

UVA traversants

Si les vitres d’une voiture ou d’une fenêtre arrêtent les UVB – les UV responsables des coups de soleil, utiles donc dans la mesure où ils donnent ainsi l’alerte d’un excès d’UV de toutes sortes –, elles laissent passer les UVA et la lumière visible. Or, les UVA stimulent la pigmentation de la peau, aggravant des taches brunes, et favorisent les cancers de la peau, y compris les mélanomes (à l’image des UVB).

 À lire aussi : Sauver sa peau : prévenir et dépister les cancers cutanés

 

Exposition mesurée

Inutile, et même dangereux, de compter sur les cabines à UVA pour préparer sa peau au soleil : ces rayons s’ajouteraient alors à ceux que l’on subit sur la plage ou ailleurs. On table plutôt sur une exposition mesurée, avant midi ou après 16 heures. On recherche l’ombre, en se couvrant avec un tee-shirt (à tissage serré et de couleur foncée), un chapeau à larges bords et en portant des lunettes de soleil (normées CE). Il convient d’appliquer – sans oublier les oreilles, le dos des jambes, etc. – une quantité suffisante de crème hautement protectrice (d’indice 30 au moins), et ce, toutes les deux heures. La loi impose pour tous les produits une protection équilibrée (1/3) vis-à-vis des UVA et B. Les produits les plus efficaces sont dotés d’un rapport UVA/UVB le plus proche possible de 1.

* www.e-cancer.fr/soleilmodedemploi ; pour connaître l’index UV (une sorte de météo du soleil) et les conseils de protection du jour, www.soleil.info (association Sécurité Solaire).

Rendez-vous diagnostic digital

Rendez-vous diagnostic digital

Organisée par le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues, la 24e édition de la Semaine de prévention et de dépistage des cancers de la peau s’est tenue du 12 au 17 juin 2022, comme l’an passé, en 100 % digital.
www.sauver-sa-peau.fr

 

« Faut-il nettoyer les oreilles de mon épagneul ? », Jacques, 74 ans

En raison de la forme en « L » du conduit auditif, les oreilles des chiens nécessitent des soins particuliers. En effet, ce conduit descend avant de se poursuivre horizontalement, ce qui rend difficile l’évacuation du cérumen et augmente le risque de macération ou de dépôts. Et certaines races, présentant des oreilles tombantes ou un conduit auditif particulièrement long, sont très sujettes aux affections auriculaires comme les otites ou la gale des oreilles. C’est le cas de l’épagneul, dont l’oreille recouvrant l’entrée du conduit auditif empêche la bonne aération de ce dernier.

 À lire aussi : Précautions lors de la tonte d’un chien

 

Pour prévenir les affections auriculaires, une toilette régulière du conduit auditif est recommandée par le vétérinaire, en général une fois par semaine, mais la fréquence peut varier en fonction du mode de vie du chien. Ce nettoyage est systématique en présence de cérumen ou avant l’administration d’un traitement local. En complément, certains réflexes peuvent être adoptés, comme le séchage des oreilles à l’aide d’une serviette après chaque bain ou encore l’épilation des poils obstruant le conduit auditif. Il faut également éviter, en voiture, que le chien ne sorte sa tête par la fenêtre.

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En pratique

Pour qu’un chien accepte de bonne grâce les soins auriculaires, il faut l’y habituer dès le plus jeune âge. En pratique, après avoir versé dans le conduit quelques gouttes d’un nettoyant auriculaire adapté au chien, on masse la base de l’oreille, ce massage contribuant à faire pénétrer le produit et à décoller les saletés. Il peut être recommandé de laisser agir le produit en introduisant un coton à l’entrée de l’oreille. On laisse ensuite la tête du chien : en la secouant, il fera sortir les résidus dissous ; il ne reste plus qu’à les éliminer à l’aide d’un coton propre ou d’une compresse. Pour rappel, il ne faut jamais utiliser de Coton-Tige qui a tendance à enfoncer le cérumen ; de plus, son extrémité pourrait blesser le conduit auditif voire s’y loger et devenir inaccessible.

En cas de signes de douleur lors du nettoyage des oreilles, une consultation vétérinaire s’impose. Il en est de même pour toute suspicion d’affection auriculaire.

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« Comment éviter la turista ? », Arthur, 33 ans

Le début des vacances dans un pays exotique peut être facilement gâché si l’on ne se montre pas prudent à l’égard de la cuisine locale. Des fruits ou des crudités insuffisamment lavés, des aliments contenant des œufs crus comme les mousses aromatisées ou la mayonnaise, des glaces artisanales, des fruits de mer, de la viande ou du poisson mal conservés ou pas assez cuits…

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Toutes les denrées citées ici peuvent contenir des toxines fatales pour le système digestif. À savoir les bactéries pathogènes Escherichia coli, Salmonella, Yersinia ou Campylobacter. Ingérées dans la nourriture ou dans les boissons consommées, ces dernières ont de fortes chances de provoquer ce que l’on appelle la « diarrhée du voyageur ». Plus couramment connue sous le nom de turista, ce désordre intestinal aux allures de gastroentérite peut durer de quelques heures à cinq jours. Il se traduit par des fortes coliques, des nausées et des douleurs abdominales. Partant de là, si l’on souhaite profiter de son escapade touristique, mieux vaut surveiller de près le contenu de son assiette, mais aussi de son verre. L’eau courante étant elle aussi potentiellement contaminée, la consigne est de ne boire que de l’eau minérale provenant d’une bouteille à la capsule intacte. Autre mot d’ordre : zéro glaçon dans les cocktails, les jus de fruits ou les sodas. Pour s’épargner le poids des bouteilles minérales lors de leurs promenades, les voyageurs ont la possibilité d’acheter en pharmacie, avant leur départ, des pastilles purificatrices d’eau. Quant à celles et ceux qui ne peuvent prendre le risque, pour raisons médicales, de contracter la turista, un traitement antibiotique préventif peut être prescrit par le médecin pour une courte durée.

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« Que faire contre l’eczéma provoqué par la chaleur ? », Mathie, 24 ans

Qu’elle s’orthographie dyshidrose, dishidrose ou dysidrose, cette pathologie cutanée désigne une forme d’eczéma dont les poussées sont favorisées par la chaleur ou par l’hypersudation. À l’inverse de la forme classique qui peut apparaître n’importe où sur le corps et se reconnaît par ses plaques rouges et rugueuses, celle-ci se localise seulement sur les mains et/ou les pieds ; elle se caractérise par de petites vésicules remplies d’eau. Appelée aussi « eczéma bulleux », cette dermatite propre aux personnes ayant un terrain atopique provoque de fortes démangeaisons sur la zone affectée, voire des sensations de brûlures.

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Il faut cependant préciser qu’elle est rare chez les enfants et qu’elle n’est pas forcément chronique. La crise peut en effet être unique et ne plus jamais se reproduire. Dans le cas contraire, les traitements habituellement préconisés visent en priorité à calmer le prurit. Il peut s’agir de crèmes à base d’eaux thermales connues pour leurs actifs émollients, cicatrisants et antigrattage. Autre option, le patient est orienté sur des soins topiques à base de corticoïdes. Des crèmes pharmaceutiques contenant de la cortisone peuvent être prescrites par un médecin pour traiter la dyshidrose, comme elles le sont pour d’autres maladies inflammatoires de la peau. À titre préventif, les spécialistes recommandent vivement l’arrêt du tabac, reconnu comme étant un facteur favorisant la dyshidrose, de porter des gants ménagers pour éviter le contact direct des produits détergents sur la peau, l’application quotidienne de soins antiperspirants sur les pieds, le séchage scrupuleux des mains après lavage et l’utilisation de produits d’hygiène doux et hydratants.

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Hormones : quel chahut !

Ménopause, fibrome, syndrome prémenstruel, baisse de la libido… Petit tour d’horizon des troubles hormonaux difficiles à vivre pour les femmes. Et leurs solutions.

 

Thyroïdiennes, sexuelles, de croissance, du sommeil, de la lactation ou encore du plaisir, notre organisme est régi par toutes sortes d’hormones. Mais quand on parle de troubles hormonaux, c’est surtout aux femmes que l’on pense et à leurs hormones sexuelles : les œstrogènes et la progestérone. Les hommes aussi ont des hormones sexuelles (la testostérone essentiellement) mais celles-ci ne fluctuent pas et ne s’interrompent pas : même si elle baisse avec l’âge – de manière variable selon les hommes –, la sécrétion hormonale reste continue de la puberté jusqu’à la fin de leur vie. Chez les femmes, c’est différent. Les taux d’hormones montent et descendent, obéissent à des cycles durant une quarantaine d’années, jusqu’à leur arrêt définitif à la ménopause.

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Œstrogènes et progestérone

Tout se passe dans le cerveau, plus exactement à la base du cerveau. Le centre de commande du système hormonal féminin se situe en effet dans l’hypothalamus, une minuscule zone d’1 cm3, et dans l’hypophyse, une petite glande de la grosseur d’un pois. Ils donnent leurs ordres sous forme d’hormones aux ovaires, qui vont produire les œstrogènes et la progestérone. Les œstrogènes, dont le plus important est l’estradiol, sont les hormones de la féminité par excellence puisqu’ils contribuent à la formation et la transformation des organes génitaux et au développement des seins. À l’âge adulte, ils agissent sur le cycle menstruel, la poitrine, la glaire et les organes génitaux, et interviennent positivement sur la lubrification, la libido, ainsi que sur les os, les vaisseaux sanguins, la peau, etc. La progestérone, elle, n’est pas sécrétée en permanence comme les œstrogènes, mais uniquement après l’ovulation. C’est l’hormone de la gestation : elle prépare l’implantation de l’œuf mais elle a d’autres effets bénéfiques, notamment sur la peau, les cheveux et le sommeil. Les femmes sécrètent également des hormones mâles (androgènes) mais en faible quantité, sauf en cas d’anomalie : hirsutisme (hyperpilosité) et syndrome des ovaires polykystiques.

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Ménopause : troubles physiques et psychiques

De tous les troubles hormonaux féminins, la ménopause est de loin le plus fréquent. Elle est certes physiologique et constitue une étape que toutes les femmes franchissent un jour, mais les symptômes qu’elle provoque n’en sont pas moins pénibles. Et ils durent des années car l’arrêt du fonctionnement des ovaires n’est pas brutal. Au début – c’est la périménopause –, les règles varient d’un cycle à l’autre et les soubresauts hormonaux entraînent, de façon plus ou moins marquée : bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, baisse de tonus, insomnies, tension douloureuse des seins, gonflement abdominal, irritabilité… Puis les règles s’arrêtent définitivement – c’est la ménopause. Pour celles qui ne veulent pas (ou ne peuvent pas) prendre de traitement hormonal – efficace sur tous les symptômes de la ménopause et ses répercussions sur la peau, les os, le système cardiovasculaire –, des solutions naturelles permettent de mieux supporter bouffées de chaleur, sautes d’humeur et autres désagréments. Des compléments alimentaires à base de plantes, d’oméga 3, de vitamines B6, B9 et E, de fer, de zinc et d’extraits de pollen peuvent également aider. Autre ennui dû au tarissement des œstrogènes : la sécheresse des muqueuses génitales. Les solutions sont soit hormonales et locales (gel), soit sans hormones : lubrifiant, hydratant, ovules à base d’acide hyaluronique, probiotiques.

Libido en berne

Libido en berne

L’absence de désir a diverses explications, dont la baisse du taux d’hormones. Après la naissance d’un enfant, par exemple. La fatigue et l’attention constante au nouveau-né jouent un rôle mais la chute concomitante des œstrogènes aussi. L’allaitement qui suit n’arrange rien : l’élévation de la prolactine (hormone de la lactation) inhibe la libido. Dans les années qui suivent la ménopause, presque toutes les femmes se plaignent également d’une baisse de leur désir sexuel qui s’explique par une chute des œstrogènes et des hormones mâles.

 

Syndrome prémenstruel : 1 femme sur 3

Les effets du syndrome prémenstruel (SPM) ressemblent à ceux de la ménopause en moins accentués : seins tendus, ventre gonflé, jambes lourdes, nervosité, fringales, etc. C’est logique puisque les fluctuations hormonales en sont responsables. Ces troubles sont transitoires – entre 1 et 2 jours et 10 et 12 jours avant les règles – mais peuvent s’accompagner de divers symptômes qui s’aggravent à ces moments-là : acné ou herpès, maux de tête voire migraines, problèmes vésicaux ou digestifs. En dehors des cas très gênants de dysphorie prémenstruelle (état dépressif marqué), la solution naturelle est préférable. Des compléments alimentaires à base de plantes, pollens, magnésium et vitamines permettent d’atténuer ou de faire disparaître le SPM.

À savoir

À savoir

Si en dehors de la période d’allaitement un liquide ressemblant à du lait s’écoule des deux mamelons, le problème est hormonal. L’anomalie se situe dans le cerveau au niveau de l’hypophyse : il s’agit d’un excès de prolactine, l’hormone de la sécrétion du lait. Ses causes : la prise de certains médicaments (neuroleptiques, tranquillisants) ou, plus rarement, une petite tumeur sans gravité, appelée adénome hypophysaire, qu’un traitement adapté permet de faire régresser rapidement. Un écoulement sanguinolent par un seul mamelon doit inquiéter davantage et être analysé.

 

Fibrome : stopper les hémorragies

Assez fréquente (chez 50 % des femmes), cette grosseur arrondie de taille variable (de la noisette au pamplemousse) qui se développe vers l’intérieur de l’utérus, dans l’épaisseur du muscle utérin ou qui fait saillie à la surface de l’utérus, n’est pas cancéreuse. En fonction de sa dimension et de sa localisation, elle peut entraîner des règles très abondantes. Sa formation est corrélée à l’action des ovaires et son développement est favorisé par les œstrogènes : le fibrome grossit ainsi pendant la grossesse et au cours de la préménopause. Il peut passer inaperçu et s’assécher ou disparaître après la ménopause. Mais si les règles sont insupportables et longues, le gynécologue propose, selon les cas, un traitement hormonal, une intervention chirurgicale – partielle (myomectomie) ou radicale (hystérectomie) – ou une embolisation pour faire régresser le fibrome et stopper les hémorragies.

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Syndrome des ovaires polykystiques

Ce problème hormonal, cause d’infertilité, est le plus fréquent chez les femmes en âge de procréer (10 %). Le déséquilibre retentit sur les ovaires mais aussi sur le pancréas, le foie, l’hypophyse et les artères. Cycles irréguliers avec règles peu abondantes, pilosité sur le visage, le cou, les seins et le ventre, acné rebelle ou prise de poids, autant de symptômes possibles dont les femmes ne souffrent heureusement pas en même temps. Le traitement est toujours médical.

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

• L’offre en officine de produits sans hormones destinés à atténuer les symptômes de la périménopause et de la ménopause est large et les présentations variées : gélules, capsules, comprimés, fluides ou même gummies. Ils sont souvent à base de plantes auxquelles peuvent s’ajouter vitamines, minéraux, oméga 3 pour améliorer le tonus et le fonctionnement du système nerveux. Taïdo Ménoa et Taïdo MénoActiv (Élerté), FEMINAREgul® (Nutravance), Gynofenol (Codifra), Ménopollen (Léro), Manhaé (Nutrisanté), Trèfle RougeTM (New Nordic), Gynéa Ménopause (Synergia®), gummies Ménopause (Les Miraculeux). En cas de sécheresse et d’irritation de la zone vulvopérinéale, un gel à appliquer localement : Hydralin® (Bayer) en flacon-pompe, Palomacare® (Procare Health) en tube.

P• our les troubles du cycle et le syndrome prémenstruel : Aromafemina Confort menstruel (Pranarôm), Sérélys SPM Confort (Sérélys Pharma), Endomae (EffiNov).

• Pour stimuler la libido : NutraFluid® Libido+ (Nutravance), gummies Good Love (Lashilé Beauty).

 

À lire

À lire

. La vie intime des femmes du Dr Anne de Kervasdoué (Odile Jacob, 2021).

. Et si c’était hormonal ? du Dr Emmanuelle Lecornet-Sokol et Caroline Balma-Chaminadour (Marabout poche, 2022).