Les chiens, les chats et les changements climatiques

Le bouleversement du climat affecte aussi la santé de nos animaux de compagnie. Au développement des maladies transmises par les tiques et les insectes s’ajoutent des problèmes comportementaux, de plus en plus souvent observés par les vétérinaires.

 

Comme nous, les chiens et les chats sont sensibles au stress qu’engendre la multiplication des tempêtes et des orages. Ils souffrent également lorsque leur temps de sortie diminue drastiquement pendant les périodes chaudes… Les conseils qui suivent visent à améliorer le bien-être des chiens et des chats en toutes circonstances ! 

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Prévenir le coup de chaleur

Dès que la température dépasse 20°C, les chiens « brachycéphales » (comme les bouledogues, dont le museau est très court), ceux à pelage dense et les individus âgés sortent de leur zone de confort. Au-dessus de 30°C, le risque de coup de chaleur devient réel et cet accident peut entraîner la mort de l’animal (environ un cas sur deux).

À savoir

À savoir

Les modifications climatiques et environnementales que nous subissons actuellement ont des effets négatifs sur l’efficacité du système immunitaire. L’exposition à tous ces changements pourrait favoriser l’apparition de maladies infectieuses mais aussi d’autres affections telles que les allergies et les maladies auto-immunes. C’est vrai pour les humains mais les chiens et les chats ne sont pas épargnés ; ils auront besoin d’aide pour mieux se défendre contre les conséquences des dérèglements saisonniers.

 

Adaptation des horaires de sortie

Il ne faut bien sûr pas priver son chien de promenades et de jeux à l’extérieur sous prétexte qu’il fait chaud ! Outre le fait qu’il aura tendance à grossir s’il manque d’activité, des sorties insuffisantes favorisent l’apparition de troubles du comportement. C’est en particulier le cas des chiots adoptés au printemps et qui ne sortent pas suffisamment en été. Ainsi privés d’exercice et de contacts fréquents avec leurs congénères, leur socialisation sera insuffisante et, une fois adolescents, ces chiens risquent de manifester des troubles comportementaux. Pour éviter d’en arriver là, il suffit de décaler les horaires des promenades les plus longues pour qu’elles restent agréables pour le canidé. On le sort plus tôt le matin et plus tard le soir, sans oublier les sorties « hygiéniques » à d’autres moments de la journée.

Côté chat, s’il a accès à l’extérieur, libre à lui de sortir à l’aube et au crépuscule. Un félin est naturellement plus actif pendant ces créneaux horaires que pendant la journée, a fortiori quand il fait très chaud. Et on ne l’enferme surtout pas la nuit… 

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Hydratation, alimentation, toilettage…

Pour un chat comme pour un chien, de l’eau fraîche doit toujours être disponible. À domicile, on installe plusieurs points d’eau ; et avant de partir en promenade, on glisse une gourde et une écuelle dans le sac à dos.

L’excès de poids renforçant l’intolérance à la chaleur, il convient de surveiller attentivement l’évolution de la silhouette et du poids des animaux de compagnie et d’adapter leur alimentation.

Enfin, brosser régulièrement chien ou chat pour les débarrasser des bourres de poils, sans hésiter à raccourcir un peu leur pelage lorsqu’il est très long, contribue à les rafraîchir.

Traquer les tiques

L’augmentation globale des températures s’accompagne d’une réduction du nombre de jours de gel dans l’année, ce qui favorise la survie des parasites et en particulier des tiques, dont la plupart restent actives tant que la température est supérieure à 7°C.

Assoiffées et peu regardantes

Assoiffées et peu regardantes

Les modifications climatiques saisonnières favorisent l’activité des tiques toute l’année. Ces parasites sont peu spécifiques et peuvent s’accrocher sur n’importe quel mammifère. Si vous trouvez une tique sur votre chien au retour d’une excursion à la campagne, vérifiez bien que vous-même n’en portez pas ! Les tiques sont en effet vectrices de nombreuses maladies et une étude française faite sur une espèce commune de tiques (Ixodes ricinus) a montré qu’une seule tique peut être porteuse de cinq agents pathogènes différents !

 

Piroplasmose, maladie de Lyme…

Les vétérinaires observent de plus en plus de cas de maladies à tiques ; un chien peut par exemple être infecté par la piroplasmose en hiver, pendant des périodes de redoux. La vigilance est donc de mise toute l’année. La piroplasmose n’est d’ailleurs pas la seule affection à redouter. La maladie de Lyme, qui touche l’Homme et aussi le chien, en est une autre. Elle peut être transmise par des tiques infectées par des bactéries de type Borrelia et le nombre de cas ne cesse d’augmenter en Europe. 

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Les zones à risque

Certaines tiques sont maintenant présentes dans des zones où elles étaient absentes autrefois. Elles remontent progressivement vers le nord de l’Europe, jusqu’en Scandinavie… Elles diffusent grâce aux oiseaux migrateurs et aussi parce que d’autres espèces sauvages hôtes, telles que les cervidés, leur permettent de proliférer.

Les zones boisées et la végétation dense sont particulièrement attrayantes pour les tiques car elles y restent à l’affût en attendant de se fixer sur les animaux qui passent. En cas de promenade dans une zone à risque, il est impératif d’inspecter le chien soigneusement au retour, et ce, même s’il est régulièrement traité par un produit anti-tiques.

Éviter les insectes volants

Parmi eux, les phlébotomes, qui transmettent la leishmaniose, une maladie parasitaire chronique très délabrante pour les chiens. Si la leishmaniose était jusqu’ici limitée au sud-est de la France, on la retrouve maintenant jusque dans les Pyrénées, car les insectes vont de plus en plus loin…

Des nouvelles maladies font aussi leur apparition : c’est par exemple le cas de la thélaziose, une maladie oculaire causée par un ver parasite (Thelazia). Cette maladie était absente en France il y a quinze ans mais des foyers sont maintenant identifiés dans le Sud-Ouest, en particulier en Dordogne et dans les Landes. Le parasite est transmis par des petites mouches, les drosophiles.

Parasites : lutte « à la carte »

Parasites : lutte « à la carte »

Les chiens et les chats sont exposés à de nouveaux parasites et même l’hiver, les risques de contamination ne sont pas absents. Traiter préventivement les chiens et les chats toute l’année avec des médicaments à très large spectre n’est pourtant pas la seule solution. Il est préférable de réfléchir au cas par cas, en collaboration avec le vétérinaire qui, grâce à sa clientèle, a une bonne connaissance des parasites auxquels sont confrontés les animaux dans sa région. Une stratégie de lutte adaptée sera ainsi mise en place, de manière fine et raisonnée.

 

La multiplication des moustiques augmente aussi le risque de contamination par des parasites filiformes, les filaires. La dirofilariose cardiopulmonaire est un exemple de maladie parasitaire de ce type, très fréquente aux États-Unis. En France, elle reste pour l’instant cantonnée aux territoires d’outre-mer, à la Corse et à certaines zones humides, dont la Camargue. Comme le moustique tigre est un vecteur de la dirofilariose et qu’il est maintenant implanté dans un grand nombre de départements français, il est probable que de nouveaux foyers de dirofilariose cardiaque émergeront. Quand les températures sont élevées, les moustiques profitent des espaces avec des points d’eau pour se reproduire. Éliminer l’eau stagnante (coupelles sous les pots…) autour de la maison contribue à protéger les animaux de compagnie des moustiques et des maladies qu’ils transmettent.

Identifier les phobies aux orages

Les comportementalistes sont unanimes : les cas de phobies aux orages et aux tempêtes sont de plus en plus fréquents chez les animaux. Ces conditions risquent d’aggraver la situation pour ceux qui souffrent d’anxiété, comme c’est le cas d’environ 30 % des chiens aujourd’hui.

Pour tenter de rassurer un chien ou un chat dans ces circonstances, le maître doit d’abord dominer sa propre peur si elle est présente. Sinon, l’animal la sentira et cela augmentera son malaise. Ensuite, on peut essayer de le distraire en jouant avec lui. Ce type de dérivatif ne marche évidemment que si l’animal est encore émotionnellement disponible. Certains chiens gravement phobiques associent au contraire la balle qu’on leur lance avec le danger et ne veulent plus l’approcher…

Enfin, il existe des compléments alimentaires à effet anxiolytique, disponibles en pharmacie, à distribuer de manière ponctuelle ou au long cours. S’ils s’avèrent insuffisants pour empêcher le développement des signes de phobies, il faut faire appel à un vétérinaire qui orientera vers la thérapie appropriée à la situation. Et rapidement car les troubles phobiques ont tendance à s’aggraver lorsque la cause se répète souvent et violemment. Certains chiens phobiques des orages ont par exemple très peur dès que le vent souffle un peu fort et les réactions liées à la panique peuvent les mettre en danger…

À savoir

À savoir

Aujourd’hui, 60 % des maladies humaines connues sont des zoonoses (c’est-à-dire qu’elles viennent du monde animal) et 75 % des nouvelles maladies infectieuses qui touchent l’Homme sont d’origine animale. Les agences de santé mondiales observent donc attentivement ce qui se passe chez les animaux, en incluant ceux « de compagnie » qui vivent au contact quotidien de l’Homme. Le concept One Health, « Une seule santé » (humaine, vétérinaire et environnementale), se décline partout.

Capital osseux : comment être riche en calcium ?

Présent dans les produits laitiers, certains fruits et légumes ou encore l’eau minérale, le calcium est indispensable à la solidité de nos os tout au long de notre vie.

 

À la naissance, les os du bébé ne sont que du cartilage, naturellement pauvre en calcium : son corps n’en contient que 30 grammes ! Puis, durant sa croissance, en mangeant et en buvant, l’enfant va apporter chaque jour à son squelette ce précieux sel minéral, ce qui va le solidifier. C’est ainsi qu’à sa majorité, il aura capitalisé un kilo de calcium osseux. L’histoire évidemment ne s’arrête pas là car les os connaissent un remodelage permanent. Ils sont le théâtre d’un combat fratricide entre des cellules qui fabriquent la structure osseuse – appelées ostéoblastes – et des cellules destructrices qui la grignotent (les ostéoclastes). Chez les enfants et les adolescents, les ostéoblastes dominent les ostéoclastes car les os grandissent et se minéralisent (le bilan est positif) ; à l’âge adulte, ils s’équivalent (bilan neutre) ; au moment de la ménopause et chez le sujet âgé, les ostéoclastes prennent le dessus et les os se déminéralisent (bilan négatif). Le besoin quotidien en calcium est donc déterminé en fonction du contexte et de l’âge.

Démasquer un manque de calcium

Démasquer un manque de calcium

On ne le perçoit pas, sauf en cas de fractures jugées trop faciles ou si on ressent souvent des douleurs diffuses et inhabituelles dans les muscles (le calcium intervient aussi dans la fonction musculaire). Le taux de calcium est souvent normal. Seule une enquête alimentaire permet de détecter un apport insuffisant.

 

300 mg par jour chez l’adulte

On l’a vu, chez les jeunes, ce calcium contribue à la croissance et à la solidité des os. Chez l’adulte, il entretient cette solidité. Au-delà de 50 ans, il contribue à freiner la déminéralisation osseuse. Tout au long de notre vie, nous avons donc toujours une bonne raison de consommer suffisamment de calcium. Une fois la croissance terminée, par exemple, le taux de renouvellement quotidien est de 300 milligrammes. On pourrait penser qu’un apport équivalent suffit. Mais ce serait oublier que le calcium des aliments n’est absorbé dans l’intestin qu’à raison de 35 à 45 %. Il nous faut donc 800 milligrammes de calcium par jour, pour en fournir réellement 300 à nos os. 

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2 à 3 produits laitiers par jour, au choix
Un bol de 200 ml de lait de vache ou de chèvre, écrémé ou pas 200 à 240 mg de calcium
Un yaourt 170 à 200 mg de calcium
Un petit pot de 100 g de fromage blanc 100 mg de calcium
30 g de chèvre frais 30 mg de calcium
30 g de camembert 150 mg de calcium
30 g de gruyère, comté ou parmesan 300 à 400 mg de calcium

 

Les produits laitiers, évidemment !

Qu’il s’agisse du lait, des laitages ou des fromages, le calcium des produits laitiers se trouve dans un environnement idéal pour une absorption maximale de 40 voire 45 % au niveau de l’intestin. Dans ces produits, le calcium est en effet entouré de protéines, de lactose et de vitamine D qui facilitent son absorption intestinale. À signaler : la teneur en calcium est indépendante du niveau d’écrémage du produit laitier.

Les jus végétaux ont-ils tout faux ?

Les jus végétaux ont-ils tout faux ?

Si vous voulez remplacer les laitages par les jus d’avoine, de soja, d’amandes et de riz, vérifiez bien qu’ils sont enrichis en calcium. C’est indiqué sur l’étiquette. Ils doivent contenir au moins 100 milligrammes de calcium pour 100 millilitres (soit autant que dans le lait) ; Il s’agît bien évidemment de calcium ajouté par l’industriel, mais il est bien absorbé. Il en est de même pour les « yaourts » au soja.

 

Certains fruits et légumes, également !

La plupart des fruits et légumes contenant en moyenne 30 milligrammes de calcium pour 100 grammes, il est difficile de ne pouvoir compter que sur les cinq recommandés par jour (600 grammes) pour un apport de 800 milligrammes de calcium au total. Dans le meilleur des cas, l’apport de calcium d’origine végétale est en moyenne de 300 milligrammes par jour. Si on aime, on peut bien sûr compter sur un bonus complémentaire en mangeant régulièrement ceux qui en sont les plus riches comme les choux, les épinards, les légumes secs et les amandes (compter une moyenne de 100 à 150 milligrammes de calcium pour une dizaine d’amandes). Mais ce calcium est un peu moins bien absorbé que celui des produits laitiers car il cohabite avec des fibres, des phytates et des oxalates, qui vont freiner son absorption (on est alors plus proche de 35 % que de 45 %).

Les besoins quotidiens en calcium aux différents âges de la vie
Enfant de 0 à 3 ans 500 mg/jour
Enfant de 3 à 10 ans 700 mg/jour
Adolescent 1 200 mg/jour
Adulte  800 à 900 mg/jour
Femme enceinte et allaitante 1 000 mg/jour
Senior et sujet âgé 1 200 mg/jour
300 mg par jour chez l’adulte

 

Les eaux calciques, aussi !

Certaines eaux minérales – Contrex, Hépar ou Courmayeur – sont riches en calcium. Elles en contiennent en moyenne 500 milligrammes par litre. Ainsi, en buvant quotidiennement entre 1 et 1,5 litre d’une de ces eaux, on reçoit environ 500 à 700 milligrammes de calcium, soit entre 70 et 80 % du calcium nécessaire. Voilà une excellente alternative quand on ne consomme pas assez de produits laitiers. A signaler que le calcium de ces eaux est aussi bien fixé au niveau des os que celui des laitages.

À savoir

À savoir

Notre capital osseux se construit durant l’enfance et l’adolescence en consommant du calcium en quantité suffisante. Si ce n’est pas le cas, le rattrapage se fera difficilement une fois la croissance terminée et les os resteront fragilisés toute la vie. La situation peut s’aggraver si l’adulte est en manque de calcium ; il en est de même du senior et du sujet âgé. Attention, donc, au risque de fractures !

 

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Ouïe à l’hygiène

Quand il s’agit de nettoyer ses petites oreilles, la consigne est simple : de l’eau ou du sérum physiologique assortis de beaucoup de délicatesse.

 

Le cérumen pâtit d’une sale réputation. Il faut reconnaître qu’à sa décharge, sa consistance cireuse et sa couleur jaune-marron ne sont pas très flatteuses pour l’intérieur des oreilles. Certes disgracieuse, cette substance naturelle est pourtant loin d’être l’indésirable que l’on croit. Au contraire. Produite en continu par des glandes situées dans la partie cartilagineuse du conduit auditif externe, appelées cérumineuses, cette cire a pour principale mission d’agglomérer les poussières, les cellules mortes, les bactéries ou autres agents pathogènes pour les empêcher de pénétrer dans l’oreille interne. Le cérumen chargé d’impuretés est ensuite repoussé vers l’orifice de l’oreille grâce à la mastication. Ce sont en effet les mouvements des mâchoires qui le font remonter à l’extérieur et donnent du fil à retordre à nos soucis de propreté.

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Défense d’entrer

Au nom de l’hygiène, le seul cérumen à enlever est celui qui a été expulsé naturellement du conduit auditif. Partant de là, les zones de l’oreille qu’il est possible de nettoyer sont le contour extérieur de l’orifice et le pavillon. Pas question de toucher à celui qui se trouve à l’intérieur, surtout à l’aide d’un coton-tige, même spécifique enfant. D’une part, jusqu’à l’âge de 7 ans, le conduit auditif d’un petit est plus court et étroit que celui d’un adulte ; un geste maladroit avec le bâtonnet peut facilement atteindre le tympan et le blesser. D’autre part, à défaut de se coller sur la ouate pour être extrait, le cérumen risque d’être poussé vers le fond du canal, là où il n’a plus aucune chance de sortir spontanément.

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Sortez les mouchoirs

Si le passage d’un gant de toilette humide fait généralement l’affaire pour retirer les dépôts de cérumen collés sur le pavillon, il est possible aussi d’enrouler un demi-mouchoir en papier sur son auriculaire, de l’imbiber avec du sérum physiologique ou avec un peu de lotion nettoyante pour enfant, et de passer délicatement son doigt en partant de la conque – la partie en forme de coquillage où débute le conduit – pour remonter au petit repli qui borde le pavillon. Un petit rituel propreté à renouveler une fois ou deux au maximum par semaine.

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En prévention des bouchons

Adulte ou enfant, il arrive que les glandes cérumineuses soient plus productives que nécessaire. Victime de son petit gabarit, le conduit auditif d’un pitchoun peut donc contenir plus de cérumen qu’il n’est capable d’expulser. Pour éviter que ce trop-plein de cire finisse par former un bouchon, il existe en pharmacie des solutions auriculaires spécifiques. Selon la quantité et la fréquence indiquées par le pédiatre, il suffit de pulvériser le spray dans chaque oreille, puis de pencher la tête du petit d’un côté et de l’autre pour que le liquide s’écoule. Ne reste plus qu’à essuyer ce qui a coulé avec un mouchoir en papier.

 

Pourquoi a-t-on les jambes lourdes et gonflées en été ? », Colette, 52 ans

La chaleur peut perturber la circulation sanguine, mais d’autres facteurs peuvent provoquer une insuffisance veineuse. Les solutions sont nombreuses.

 

Le sang dans les membres inférieurs remonte des pieds vers le cœur grâce aux veines munies de clapets qui, en se fermant, assurent une circulation idoine. Mais en été, il arrive que la chaleur dilate et fragilise la paroi des petits vaisseaux capillaires. Les veines perdent alors leur tonicité et ne renvoient plus efficacement le sang vers le cœur. On parle d’insuffisance veineuse ou veinolymphatique. Les parois des veines deviennent perméables et laissent passer l’eau circulante qui s’infiltre et s’accumule dans les tissus sans pouvoir être évacuée par le système lymphatique. Cette rétention d’eau au niveau des chevilles et des pieds provoque un œdème. Les jambes sont lourdes et enflées, et la marche devient douloureuse et difficile. Le gonflement peut s’accompagner de fourmillements, de démangeaisons ou de crampes. L’œdème n’est pas grave lorsqu’il est passager. Attention, il n’y a pas que la chaleur qui malmène les veines des jambes. En dehors de l’hérédité et des changements hormonaux (grossesse), les kilos superflus, la sédentarité, la station debout prolongée, le piétinement, les vêtements très moulants ou les talons trop hauts ou trop bas sont des facteurs de risque.

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Les moyens pour faire dégonfler l’œdème

Si les causes sont bénignes, de simples mesures hygiéno-diététiques améliorent la symptomatologie et freinent l’évolution vers des formes plus sévères et chroniques. Il faut éviter les bains chauds prolongés, l’exposition des jambes à la chaleur et au soleil. Pour faciliter une bonne circulation du sang, il est recommandé de dormir avec les jambes légèrement surélevées, de les doucher régulièrement à l’eau froide et de faire au moins vingt minutes d’activité physique chaque jour (marche, natation, vélo, gymnastique). Le traitement de référence à tous les stades de la pathologie reste le port de bas ou chaussettes de contention élastique adaptés. Ils compriment les jambes, surtout au niveau de la cheville, et facilitent la remontée du sang veineux vers le cœur. Ils diminuent ainsi le gonflement, soulagent la sensation de lourdeur des jambes et préviennent la formation de varices. Il est possible de prendre des médicaments ou des compléments alimentaires veinotoniques par voie orale et/ou d’appliquer des topiques (gel, crème, mousse) en massage, en remontant des chevilles vers le haut des cuisses. Ils contiennent des substances de synthèse (diosmine, troxérutine) ou des extraits de plantes choisies pour leur richesse en flavonoïdes (petit houx, marronnier d’Inde, ginkgo biloba, cyprès, hamamélis, mélilot, vigne rouge). Ils ont montré une certaine efficacité pour augmenter le tonus des veines, protéger les capillaires et limiter la formation de l’œdème en s’opposant à la vasodilatation.

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« Est-il possible de booster sa mémoire ? », Paul, 22 ans

Quand l’attention, la concentration et la mémorisation sont moins performantes, sommeil et anxiété doivent être soignés et des nootropiques peuvent venir soutenir les fonctions cognitives.

 

Pour savoir comment améliorer sa mémoire, il faut d’abord comprendre comment elle fonctionne. À l’image du disque dur d’un ordinateur équipé de multiples microprocesseurs, le cerveau compte plusieurs réseaux neuronaux interconnectés, répartis dans différentes zones cérébrales. C’est grâce à leurs fonctionnalités que toutes les informations provenant de l’extérieur peuvent au quotidien être intégrées, conservées et restituées selon les besoins ou les situations.

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Les capacités d’encodage, de stockage et de rappel varient d’un individu à un autre, voire d’une période à une autre chez une même personne. Il arrive que dans certaines situations (stress, insomnies, carences en nutriments, traitement médical), l’attention, la concentration et la mémorisation soient moins performantes. « Booster » sa mémoire consiste alors à offrir un terrain favorable aux diverses connexions des neurones. Et comme le sommeil permet de fixer les souvenirs, il faut s’assurer que ce dernier soit de qualité. Des compléments alimentaires à base de mélatonine, de valériane et/ou de rhodiole, que l’on trouve en pharmacie, sont indiqués pour mieux dormir et réduire les états d’anxiété. Un autre coup de pouce peut être donné par des substances naturelles dites nootropiques pour augmenter les fonctions cognitives et les facultés mentales. Vendues elles aussi en officine, les plus connues sont le ginseng et le ginkgo biloba. Côté alimentation, la consommation d’oméga 3 (poissons gras, huile de noix ou de colza) renforce la résistance du système nerveux.

Du silence pour nos oreilles !

La pollution sonore peut être extérieure, quand les bruits sont trop intenses ou permanents ; elle est parfois intérieure, avec les acouphènes. Explications.

 

La journée, il ne se passe pas un instant sans que l’oreille ne soit sollicitée, avec des sons souvent compressés. Et ce, parfois, à un niveau de décibels que l’oreille ne peut supporter : elle le signale en faisant un black-out (en dégradant l’audition, ponctuellement ou de façon irréversible) ou à l’inverse en créant d’autres bruits, tels les acouphènes.

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Trop fort ?

Le danger lié à l’écoute (ou à la pratique) de la musique dépend de la quantité d’énergie captée par l’oreille, c’est-à-dire du niveau et de la durée d’exposition. Sachant que la vulnérabilité aux sons est impossible à prédire, variable d’un individu à l’autre, on considère que l’ambiance sonore est dangereuse à partir de 85 dB (le chant du coq ou une scie à main), la douleur étant perceptible à 120 (en France, lors d’un concert, la limite est de 102 décibels sur 15 minutes pour les fréquences médium et hautes). La durée d’exposition doit aussi être contrôlée.

On connaît bien les effets de l’excès de décibels sur l’audition : son vieillissement prématuré, la presbyacousie, mais encore une hypersensibilité au bruit et des acouphènes, éphémères dans le meilleur des cas ou permanents…

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Acouphènes parasites

Les bruits internes à l’organisme sont une source majeure de pollution sonore. Soit ce bruit existe réellement : une pulsation cardiaque, un muscle de l’oreille qui claque, la circulation sanguine. Soit, et c’est l’immense majorité des cas (90 à 95 %), l’acouphène est subjectif dans la mesure où la source sonore n’existe pas. Il s’agit là d’une création du cerveau qui s’adapte mal à une perte auditive en interprétant de façon erronée un son ou l’absence de son. Un peu comme les personnes privées d’une jambe qui continuent à la ressentir douloureusement. La perte auditive peut être liée à une exposition sonore brutale, forte et/ou durable, mais aussi au vieillissement de l’oreille, un simple bouchon d’oreille, une otite chronique, des médicaments toxiques pour l’oreille (des antibiotiques), un accident de plongée, tout ce qui abîme l’oreille en périphérie. Le cerveau qui perçoit la perte auditive induite par ces troubles s’adapte de façon anormale en percevant un nouveau bruit, l’acouphène. Ces sifflements ou bourdonnements résultent de différentes activités cérébrales que les spécialistes ont encore du mal à analyser.

Hypersensible ?

Hypersensible ?

A la suite d’un traumatisme sonore, s’installe souvent une hypersensiblité douloureuse au bruit où l’on est tenté de s’isoler pour ne pas abîmer davantage ses oreilles. Or se protéger à l’excès entretient ce dysfonctionnement. Mieux vaut se réhabituer au bruit, pas trop intense bien sûr, par expositions progressives.

 

Double peine

Quoi qu’il en soit, l’acouphène, qui peut être extrêmement gênant, ajoute un nouvel handicap au premier, la perte auditive… Celle-ci peut être évidente, comme au détour d’un concert sans protection auditive, ou plus subtile, et alors plus difficile à mettre en évidence par les tests aujourd’hui disponibles. Par ailleurs, le système auditif est fragile et une fois lésé, ne peut être restauré. On peut juste compenser par des prothèses une éventuelle perte auditive liée à l’âge, ce qui permet de réduire la gêne inhérente à l’acouphène sans toutefois le gommer.

Comprendre ce phénomène bien mystérieux qu’est l’acouphène, impossible à identifier sur un examen biologique ou d’imagerie, est déjà un traitement en soi qui rassure sur ce qu’il n’est pas (une tumeur). Quelques médicaments, non spécifiques, peuvent aider. Autre solution, la thérapie sonore quand la perte auditive est minime, où l’attention portée à l’acouphène est brouillée, dirigée vers un bruit de mer par exemple via un générateur de sons qui se porte comme une prothèse auditive. Enfin, les thérapies cognitivo-comportementales, après un débriefing « cognitif » pour prendre conscience de sa façon de réagir à la présence des acouphènes, ont pour objectif de ne pas les anticiper en les redoutant, de changer son mode de pensée vis-à-vis de cette construction cérébrale. Des techniques qui, en une dizaine de séances par des psychothérapeutes formés, permettent d’apprivoiser leur présence à long terme.

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Sons compressés

Pour entendre à la fois les sons produits par une guitare et une batterie par exemple, on les compresse lors de la prise de son : autrement dit, on les écrase, pour ensuite les amener à leur niveau le plus fort, en permanence. Aucun des sons que nous consommons (et même pas les silences, qui sont alors habités), comprimés dans divers formats (musique, télévision, téléphone, etc.), n’échappent à cette manipulation des sons, une autre source de pollution sonore, plus « sournoise ».

L’écoute de la musique compressée, pourtant à des niveaux inférieurs au seuil maximal légal, met en tension permanente de tout petits muscles de l’oreille moyenne, en arrière du tympan, des sortes de « paupières » sonores mises en action par le cerveau « auditif ». Les sons compressés, qui produisent un bruit continu, sans une milliseconde de silence et donc sans récupération possible, les fatiguent durablement et les empêchent d’exercer leur rôle protecteur. En plus de nuire à l’expression musicale, à la perte du son naturel, la compression fait perdre la capacité d’entendre à des niveaux faibles.

À savoir

À savoir

En concert ou en boîte, loin des enceintes toujours, on porte des protections en mousse de type « boule Quies » ou en silicone. Et on fait des pauses régulièrement, 30 minutes toutes les deux heures ou, idéalement, 10 minutes toutes les 45 minutes dans un endroit calme.

Branché sur un baladeur, on préfère le casque à l’oreillette pour que le son diffuse dans le pavillon et ne soit pas concentré droit sur le conduit et l’oreille interne plus loin. Précaution supplémentaire, on respecte les temps d’exposition : au plus 15 minutes par jour à plein volume (100 dB) et pas plus d’une heure par jour à volume moyen (80-85 dB). Pour que l’oreille se remette de ses émotions sonores, il lui faut une demi-heure de calme après 10 minutes à 100dB, et 36 heures après 100 minutes.

 

A bras-le-corps !

L’effet chauve-souris n’est vraiment pas une fatalité. Il suffit de quelques exercices bien ciblés pour raffermir et dessiner les bras.

 

Hommes comme femmes, nous avons tous tendance à travailler les jambes, les fessiers et les abdominaux. Les bras demeurent les grands oubliés. Et pourtant nous rêvons aussi de les avoir musclés. Certes, nous les sollicitons tous les jours pour transporter un sac ou les courses, porter ses enfants ou petits-enfants, saisir un objet, soulever une charge, pousser une porte… mais dans tous ces mouvements, nous mobilisons principalement les biceps, recouvrant l’avant du bras, et dont la fonction est la flexion du coude. Contre l’effet chauve-souris, il faut travailler les triceps, les muscles de la partie arrière du bras, servant à son extension. Les sollicitant très peu dans la vie de tous les jours, ils s’atrophient. Sans compter qu’autour de la cinquantaine, le processus naturel de vieillissement entraine une fonte musculaire ainsi qu’un relâchement de la peau. Avant que les bras vous en tombent, musclez-les avec des exercices bien ciblés que propose Antonin Mollet, directeur sportif du réseau L’Appart Fitness. « En plus de l’aspect esthétique, explique-t-il, vous gagnerez en force au quotidien, et vous éviterez quelques bobos de type tendinite et des maux de dos, par phénomène de compensation. »

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4 exercices pour renforcer ses triceps

Si les pompes (au sol ou face à un mur) et les tractions restent de grands classiques pour avoir le haut du corps musclé et fort, voici quelques exercices pour ne plus avoir des bras en « drapeau ».

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Extensions de bras

Debout, pieds écartés de la largeur du bassin, abdominaux engagés sans pousser le ventre vers l’avant, fessiers légèrement contractés, fléchissez un peu les jambes. Bras le long du corps, épaules basses, dos droit, le buste ne bouge pas.

• 1re version. Haltère ou bouteille d’eau à la main, tendez le bras au-dessus de la tête. Veillez à ce que la main et le coude soient alignés avec l’épaule. Effectuez une flexion du coude pour amener doucement la bouteille au niveau des omoplates. Descendez la main assez bas en gardant le coude au-dessus de l’épaule. Sur une expiration, sans que le coude ne parte à droite, à gauche ou devant, tendez à nouveau le bras au-dessus de votre tête vers le ciel. Répétez ce mouvement pendant une minute.

• 2e version. Saisissez un haltère ou une bouteille avec les deux mains. Expirez, tendez les deux bras au-dessus de la tête. Descendez le poids derrière le long de la nuque jusqu’aux omoplates. Ici, naturellement, les deux coudes s’ouvrent légèrement. Ne penchez pas la tête en avant. Restez bien gainé afin d’éviter que le bassin ne parte en avant ou en arrière.

• 3e version. Accrochez un élastique assez large en haut d’une porte à l’aide d’une ancre ou d’un attache-porte. Debout, face à elle, prenez-le avec les deux mains. Coudes collés au corps, sur une expiration, tendez les bras vers le bas ; relâchez en inspirant.

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Développé couché haltères au sol

Allongé sur le dos, pieds écartés de la largeur du bassin, rapprochez les talons des fessiers ou ramenez les genoux vers la poitrine pour avoir le dos bien à plat. Épaules basses, les paumes de main face à face, les haltères sont près du thorax. Inspirez et tendez les bras vers le ciel au-dessus des pectoraux. Puis, pliez les coudes pour amener les triceps au sol en faisant une rotation des avant-bras et des haltères à 90° ; les mains avec les haltères arrivent au niveau des épaules. Contrôlez la descente. En position basse, les triceps sont perpendiculaires au buste, et les coudes dans l’alignement des épaules. Inspirez et soufflez en poussant sur les bras pour les tendre à nouveau.

Réponses d'expert : Astuces de coach

Réponses d'expert : Astuces de coach

Antonin Mollet
Head trainer national du réseau L’Appart Fitness

Commencez toujours l’entraînement par un échauffement. La planche sur les mains est un bon exercice pour vous mettre en « bras » ! Ne verrouillez pas les coudes pour garder une bonne tension musculaire. Faites 3 à 4 séries de 30 secondes.

Sollicitez aussi les biceps afin de ne pas créer de déséquilibre musculaire et de développer une bonne force dans les bras. C’est ce que l’on appelle le superset agonistes/antagonistes. Alterner le travail des deux muscles, biceps et triceps, sans temps de repos, vous permet de maintenir de l’intensité dans l’effort, d’être plus efficace et de brûler un peu plus de calories.

Intensifiez vos séances en augmentant leur nombre hebdomadaire ou en effectuant plus de séries et de répétitions. Le standard étant 2 à 3 entraînements par semaine.

La masturbation féminine en plein boum

Célébrée cette année le 23 juin, la journée mondiale de la masturbation égalitaire n’a jamais aussi bien porté son nom ! Un sondage mené par Womanizer montre que l’onanisme fait le bonheur des dames chaque année davantage.  

 

L’année dernière et selon l’Ifop, 56 % des Françaises se sont livrées aux joies des plaisirs solitaires. Un chiffre qui prend tout son sens lorsque l’on sait qu’en 1970, seulement 19 % de nos concitoyennes n’attendaient pas après un(e) partenaire pour avoir un orgasme ! Cette année, il semblerait que la hausse de la masturbation féminine se confirme et ce, même au-delà de nos frontières. Pour preuve, la toute nouvelle enquête* guidée par la marque de sextoys Womanizer qui montre que les femmes se sont masturbées 23 fois de plus que l’année précédente à la même époque. La crise sanitaire et les confinements successifs ne justifiant pas tout de la tendance, qui s’explique plus par l’expansion du marché des sextoys, désormais plus faciles d’accès.

Encore loin derrière les hommes

Certes l’écart entre les deux sexes se resserre, mais pas encore de manière significative. En effet, malgré une hausse très nette des pratiques masturbatoires féminines, les hommes – tous pays confondus – restent largement en tête de la catégorie. Ces messieurs se satisfont en moyenne 2,8 fois par semaine, par an, tandis que les femmes comptabilisent 1,4 fois pour un laps de temps identique. Si bien que l’on peut toujours parler de fossé masturbatoire en France. Gageons que ces chiffres vont poursuivre leur évolution vers plus d’égalité.

*Enquête réalisée dans 15 pays auprès de 22 315 participants

Comment choisir une bonne huile de cbd ?


COMMUNIQUÉ

 

L’huile de CBD est devenue une panacée qui promet un soulagement de l’anxiété, de la douleur et de la dépression. Les études sur les effets du cannabinoïde sont récentes et son mode d’action n’a pas encore été complètement exploré. Cependant, beaucoup s’accordent sur les effets positifs. En tant que profane, il est difficile, à moins que vous ne vouliez dépenser beaucoup pour des expériences personnelles, de savoir quels produits sont vraiment de haute qualité. Voici en tout état de cause ce qu’il faut rechercher si vous souhaitez acheter une bonne huile de CBD…

 

Privilégier la qualité biologique

Comme pour les légumes, vous pouvez vous tourner vers les pratiques de l’agriculture biologique pour les origines du CBD. Si c’est biologique, les plantes sont cultivées sans pesticides ni contaminants nocifs. Cela se reflète dans la pureté de l’huile de cbd. 

Tenir compte de l’origine du chanvre

Pour être sûr que le chanvre est effectivement cultivé de manière écologique et sans pesticides et que le produit est sans danger pour les aliments, vous pouvez vous renseigner sur le lieu de culture. Des fabricants réputés de CBD expliquent l’origine de leurs ingrédients. La culture sans pesticides et sans génie génétique se trouve principalement au sein de l’UE.

Veiller à une chaîne de traitement transparente

Les entreprises qui s’enorgueillissent de la qualité de leur produit disposent d’une chaîne de traitement transparente. Pour plus d’informations sur chaque étape, consultez leur site Web. Sinon, vous pouvez contacter les fabricants pour vous renseigner.

S’intéresser à la méthode d’extraction

La méthode d’extraction est cruciale pour les effets de l’huile de CBD. Trois méthodes possibles sont l’extraction au CO₂, l’extraction à l’éthanol et l’extraction à l’huile. Puisqu’une quantité concentrée de CBD pur est créée lors de l’extraction avec du CO ₂ , c’est généralement le choix de fabricants bien connus. Cependant, selon la qualité, le prix du produit final est également plus élevé.

Se pencher sur la qualité de l’huile de support

Le CBD fait l’objet d’un mélange avec une huile de support. Cela signifie qu’il peut être facilement dosé et rapidement absorbé. Des huiles comestibles sont utilisées pour cela , qui déterminent principalement le goût. Une huile préférée pour les produits de haute qualité est l’huile de graines de chanvre , car elle s’harmonise bien en raison de l’origine végétale commune.

S’assurer de l’existence de bons certificats de laboratoire

Un fabricant réputé n’hésite pas à prouver qu’il fonctionne correctement. Des tests en laboratoire effectués par des chercheurs indépendants le garantissent.Avec des certificats de sécurité et des normes de qualité , les entreprises peuvent montrer que leur production est orientée vers le meilleur produit.

S’intéresser au listage exhaustif des ingrédients

Un bon fabricant listera tous ses ingrédients. Si ceux-ci ne sont pas mentionnés, il veut cacher quelque chose. Une liste complète des ingrédients montre à quel point un produit est pur. Si vous n’êtes pas sûr des ingrédients, vous pouvez rechercher ou contacter le fabricant.

Se prémunir de sous-produits inutiles

Les bonnes huiles de CBD sont filtrées pour ne pas contenir de sous-produits inutiles comme la chlorophylle de la plante. Après cela, une huile de haute qualité à base de graines de chanvre a une couleur dorée . Si l’huile de support est verte, c’est l’huile brute de la plante de chanvre qui n’a pas été traitée de manière approfondie.

Prendre connaissance des résultats de test

Si vous n’êtes pas sûr de la fabrication et du contenu après vos recherches, le bouche à oreille est votre arme. Il s’agit de l’opinion que les clients ont sur le produit et de la diffuser sans fioritures. Des revues et des tests sont utilisés pour découvrir quelles expériences ont été faites avec l’entreprise et le produit . Ainsi, vous pouvez rapidement voir qui est réputé et vend des produits de qualité.

Si vous suivez ces instructions, vous trouverez rapidement et sans difficulté une huile de cbd de qualité !

Vérification du plagiat

Sophie Tapie : « Je marche à l’instinct, comme un animal »

Son nouvel album a le goût enchanté des années 80. Son tempérament pétille comme les bulles d’un grand cru. Sa spontanéité rime avec sa loyauté… Artiste aux multiples talents, Sophie Tapie a le sens du bonheur et le don de le transmettre. La preuve.

 

1988 renaît de ses cendres. Ce titre d’album fait-il référence à votre année de naissance et/ou à votre « renaissance » ?

Sophie Tapie : Un peu des deux. L’album s’appelait au départ simplement 1988. Il est sorti en septembre dernier mais mon père est décédé début octobre. En accord avec ma maison de disques, j’ai tout arrêté. Je ne me sentais pas capable d’en faire la promotion de façon authentique et honnête alors que j’étais en plein deuil. Je ne sais pas mentir, faire semblant, jouer le jeu du « je vais bien » quand ça va mal. Cet album renaît donc de ses cendres puisqu’on le ressort aujourd’hui, mais avec quatre inédits supplémentaires.

Des tubes pour l’été

Des tubes pour l’été

Sophie Tapie a la joie de vivre et l’émotion contagieuses. En témoigne son nouvel album – 1988 renaît de ses cendres(Capitol Records) – composé de quinze titres aussi profonds qu’entrainants. Auteur-compositeur-interprète, l’artiste ne se contente pas de nous embarquer avec bonheur au cœur des années 80. Elle nous donne aussi matière à réfléchir sur le monde d’aujourd’hui.

 

Avec la country, la variété eighties est-elle votre registre favori ?

Le titre initial de l’album était un clin d’œil aux années qui m’ont vue naître, à l’époque de Daniel Balavoine et Michel Berger. J’adore ce genre musical parce que les paroles véhiculent des combats, des messages profonds, sur des mélodies qui font danser tout le monde. Le concept me ressemble en fait. Je veux dire par-là que je suis quelqu’un de très solaire tout en ayant je pense, à l’intérieur de moi, un côté assez obscur.

Cela explique que vous abordiez des sujets comme la maladie, la vieillesse, la solitude, les faux-semblants… Un fond sérieux sous une forme joyeuse.

Mon premier album était très nombriliste. Je racontais la façon dont je me voyais et dont les gens me jugeaient sans me connaitre. Aujourd’hui, mon regard se porte sur l’extérieur. Je ne parle pas de moi dans cet album mais de ce (ux) qui m’entoure (nt) et me touche (nt). Plus je grandis, plus je m’intéresse aux sujets de société, aux combats à mener, aux causes à défendre.

Pendant le premier confinement, vous avez d’ailleurs sorti la chanson Malaisant pour dénoncer les violences conjugales. Son succès vous a permis de lever des fonds pour venir en aide aux femmes battues. Vous poursuivez ce combat ?

Non, j’ai arrêté parce que je ne me retrouvais pas dans l’amalgame fait entre « féministe » et « engagée ». Je n’ai rien de féministe. Au contraire. Je suis un vrai garçon manqué et les personnes que j’admire sont le plus souvent des hommes. Je suis pour l’égalitarisme et contre les étiquettes. J’ai préféré me retirer du combat contre la violence faite aux femmes plutôt que de m’associer à un parti pris qui n’était pas le mien.

En revanche, vous militez toujours pour la cause animale ?

Absolument. Les animaux occupent une place essentielle dans ma vie. J’ai un réel besoin de leur présence. Ils ont en eux l’empathie, la sincérité, l’authenticité. Ils sont dotés d’un flair infaillible pour ressentir les gens malveillants. Avec eux, les conflits se règlent dignement et facilement, de façon frontale et sans calcul. Honnêtement, je me sens plus proche d’eux que de la race humaine. Je ne marche qu’à l’instinct. Je suis comme eux, en fait. Je ne passe pas par quatre chemins pour expliquer les choses. Parfois un peu trop d’ailleurs… [Rires]

Votre lucidité sur l’existence ne semble pourtant entacher ni votre énergie, ni votre enthousiasme !

On peut être clairvoyant et ne pas passer sa vie à grogner pour autant. J’ai beaucoup de mal avec les gens qui se plaignent de tout, tout le temps et qui le font souvent pour des raisons inutiles. Je n’ai pas de patience avec ceux qui ne savent pas nuancer les degrés de gravité des événements, qui n’acceptent pas l’ordre des choses. En ce qui me concerne, je pars du principe que rien n’est grave. Jamais. Je me dis que la situation peut toujours être pire. Qu’il est encore possible de sortir, d’agir, d’avancer et qu’il faut le faire tant que l’on en a la possibilité.

À propos de possibilités, la musique n’est pas la seule corde que vous avez à votre arc artistique. Vous êtes aussi comédienne depuis longtemps et tout récemment architecte ?

J’ai épousé il y a deux ans et demi un homme qui s’est installé en République dominicaine pour son travail. Comme je voulais avoir une activité quand je suis là-bas, j’ai passé mon diplôme d’architecte l’année dernière. Même si j’ai toujours fait de la décoration d’intérieur, je voulais être capable d’intervenir à plus grande échelle sur des chantiers. Je gagne ma vie comme ça quand je ne suis pas en France. De toute façon, indépendamment de l’argent, j’ai besoin d’avoir le cerveau qui fonctionne tout le temps, sinon je m’ennuie. Et quand je m’ennuie, je cogite et ce n’est pas bon pour mon moral. Il faut que j’aie les mains et la tête occupées tout le temps. Par ailleurs, si je n’avais fait que de la musique, je me serais sentie frustrée, coincée dans une seule activité.

Est-ce à dire que vous êtes hyperactive ?

Ah ! Complètement ! Mon entourage peut en témoigner. Même si je dors deux heures, je suis en pleine forme. C’est d’ailleurs pénible pour les autres parce que personne n’arrive à suivre mon rythme. Je ne sais pas comment je tiens physiquement et je vous promets que je n’ai jamais pris le moindre psychotrope. Je pense plutôt que mon hyperactivité est héréditaire. Mon père était comme ça. Hyperactif et insomniaque.

La maladie de votre père a-t-elle changé votre regard sur votre santé ?

Pas du tout. Je fais du sport, non pas parce qu’on m’a dit que c’était bon pour la santé, mais pour me défouler. Je suis aussi passée à la cigarette électronique. Mais à part ça, je conduis vite si j’en ai envie, je ne me refuse jamais un bon verre, je mange comme si c’était mon dernier repas. Je suis sans excès mais sans privation. Je n’ai pas peur de mourir. Je pourrais partir demain sans regret, heureuse d’avoir déjà tellement bien vécu. J’ai traversé trop de choses douloureuses. Le cancer ne m’a malheureusement pas pris que mon père. C’est sans doute pour cela que je vis chaque jour pleinement comme si c’était le dernier.

Ses combats pour la SPA

Ses combats pour la SPA

Amoureuse des chevaux depuis son enfance et heureuse propriétaire canine d’Elvis, de Zazou, de Paupiette et Patate, Sophie sort les griffes quand il est question de maltraitance animale. Enquêtrice bénévole pour la SPA depuis dix ans, ses missions permettent de sauver chaque année du martyr des compagnons à quatre pattes. Si vous souhaitez faire comme elle : www.la-spa.fr/offer/benevole-delegue-enqueteur.