Des probiotiques pour mon chien

Des compléments riches en probiotiques sont aujourd’hui disponibles pour les chiens. Ils peuvent être ajoutés à l’alimentation de l’animal pour soutenir l’équilibre de son microbiote intestinal.

 

Les probiotiques sont des micro-organismes – bactéries et levures – qui influencent positivement la composition du microbiote intestinal. Manger un yaourt contenant des bactéries vivantes est un exemple de consommation de probiotiques… chez l’être humain. Mais la distribution de produits laitiers à un chien est à proscrire, car l’animal digère mal le lactose et pourrait développer des troubles digestifs.

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À quoi servent-ils ?

L’intestin du chien héberge des milliards de bactéries, qui jouent de multiples rôles dans l’organisme.  Cependant, au sein des nombreuses espèces bactériennes qui colonisent l’intestin, la cohabitation n’est pas toujours harmonieuse. Quand l’équilibre entre les « bonnes » et les « mauvaises » bactéries est difficile à maintenir, les probiotiques peuvent permettre d’améliorer la situation, car ils favorisent le développement des « bonnes » aux dépens des « mauvaises ». Les bactéries apportées par les probiotiques entrent en compétition avec les bactéries indésirables et les empêchent d’adhérer à la paroi intestinale. La plupart du temps, les probiotiques à destination des chiens contiennent des bactéries acidifiantes, comme le bifidus ou les lactobacilles. Elles entraînent la production d’acide lactique, qui freine la prolifération des bactéries telles que des staphylocoques, des salmonelles, E. coli, pouvant être responsables de la survenue de maladies.

Utilisation des probiotiques chez l’homme

Utilisation des probiotiques chez l’homme

Chez l’homme, certains probiotiques sont utilisés pour améliorer la tolérance au lactose, pour lutter contre les gastro-entérites virales ou la diarrhée du voyageur (« tourista »), le syndrome du côlon irritable, les gastrites à Helicobacter pylori, etc. Ce domaine de recherche est en plein développement.

 

Quand en donner ?

Les probiotiques ont un intérêt dès que l’équilibre du microbiote intestinal est menacé. En complément d’un traitement antibiotique, ils favorisent la recolonisation des intestins par de « bonnes » bactéries.

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Lutte contre les troubles digestifs

L’administration de probiotiques peut avoir des effets positifs quand un chien présente régulièrement des selles de mauvaise qualité ou émet des gaz en quantité excessive. La lutte contre les effets du stress est aussi une indication importante : un voyage, un déménagement ou un changement alimentaire ont des conséquences sur l’équilibre du microbiote intestinal et peuvent entraîner l’apparition d’une diarrhée. Lorsqu’un chiot arrive dans son nouveau foyer ou quand un changement important survient dans l’environnement d’un chien, il a été montré que l’incidence des troubles digestifs diminue significativement si des probiotiques leur sont distribués.

À savoir

À savoir

L’OMS définit les probiotiques comme étant des « micro-organismes vivants qui exercent une action bénéfique sur la santé de l’hôte lorsqu’ils sont administrés en quantités adéquates ». L’effet des probiotiques est dit « dose-dépendant » : il varie selon la dose absorbée.

 

Stimulation de l’immunité

Le microbiote intestinal tient une place fondamentale dans le système immunitaire ; au moins 25 % de la muqueuse digestive est composée de tissu lymphoïde, lieu de production des cellules immunitaires. L’intégrité de cette muqueuse digestive est intimement liée à l’équilibre des bactéries présentes dans l’intestin. Un apport de probiotiques peut améliorer à la fois l’immunité digestive locale (le tube digestif constitue une porte d’entrée pour de nombreux germes dangereux) et l’immunité générale, en augmentant le nombre de cellules immunitaires circulant dans le sang. Des études ont montré que le niveau d’immunité d’un chiot venant d’être vacciné pouvait être amélioré par l’administration de probiotiques : la quantité d’anticorps produite s’élève significativement.

Lutte contre l’atopie ?

Chez l’homme, des résultats positifs ont été observés en donnant des probiotiques à des enfants souffrant de dermatite atopique, une maladie cutanée d’origine allergique. Des études sont en cours chez les chiens présentant cette affection, et certains résultats prometteurs ont déjà été relevés.

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Comment les distribuer ?

Prenez conseil auprès d’un professionnel de la santé animale pour être sûr d’acheter des probiotiques de bonne qualité, offrant une complète sécurité d’emploi. Les bactéries qu’ils contiennent resteront ainsi stables pendant toute la durée de stockage du produit et survivront au passage dans l’estomac et l’intestin grêle – c’est dans le côlon que les probiotiques exercent l’essentiel de leurs effets positifs sur le microbiote. Un conditionnement particulier est donc indispensable, tel que la microencapsulation. Pour que les probiotiques soient efficaces, ils doivent être administrés quotidiennement, selon la dose préconisée par le fabricant. L’efficacité des probiotiques dépend en effet de la concentration en bactéries apportées dans l’intestin.

« J’ai perdu mes cheveux à cause de la chimio »

Sonia, 32 ans, a vécu cette épreuve pas à pas, du don de ses cheveux à l’attente de retrouver sa « tignasse ». Sans jamais renoncer à rester active et positive.

 

En janvier 2021, mon copain a détecté une boule dans le bas de mon sein droit. Tout s’est enchaîné très vite après que mon médecin traitant m’a annoncé le diagnostic : j’avais un cancer du sein. Quand j’ai voulu le dire à mes proches, je n’ai pas réussi à prononcer son nom. Dans un trait d’humour, je l’ai appelé « amourette de vacances », espérant qu’il ne dure qu’un temps. Ce surnom est devenu le pseudo que j’utilise pour mon compte Instagram sur lequel je parle du cancer à ma manière. On m’avait très tôt prévenue que je perdrais mes cheveux à cause des chimiothérapies. Deux semaines après la première chimio, ils ont commencé à tomber, par poignées. J’avais beau m’être préparée, j’ai été choquée par la rapidité. Pour garder mes cheveux le plus longtemps possible, j’ai procédé par étapes. Je les ai tout d’abord coupés au carré et les ai donnés à l’association Fake Hair Don’t Care, qui confectionne des chevelures naturelles à des prix ajustés en fonction du quotient familial. Au bout d’une semaine, j’ai dû me résoudre à les raser*. J’ai alors consulté une prothésiste capillaire d’Elite Hair pour choisir une perruque. Régulièrement, je visite Ma Parenthèse, une association nantaise qui accueille et accompagne les femmes atteintes d’un cancer : elles y font du shiatsu, participent à des réunions autour de la sexualité, de la fatigue, ou à des ateliers pour choisir un maillot de bain après une mastectomie. Aujourd’hui, mes cheveux ont repoussé.

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Réponses d'expert : Un signe visible du cancer

Réponses d'expert : Un signe visible du cancer

Dr Jean-Baptiste Méric
oncologue et directeur du pôle Santé publique et soins de l’INCa*

L’alopécie fait partie des effets secondaires engendrés par certains traitements contre le cancer. Elle survient autour de la troisième semaine après la première chimiothérapie : la perte des cheveux (et des poils) touche 90 % des patients atteints d’un cancer du sein et moins de 10 % des patients atteints d’un cancer du côlon. Tout est mis en place rapidement lors de la consultation d’annonce pour rassurer, car les cheveux repoussent toujours – à partir d’un mois après la fin des traitements.
Le patient est alors rapidement orienté vers des prothésistes capillaires proches de son domicile afin qu’il puisse choisir une perruque adaptée (remboursée par la sécurité sociale). De nombreuses structures spécialisées existent partout en France : certaines proposent des protocoles et des soins spécifiques, notamment pour éviter les irritations cutanées du cuir chevelu. Des conseils sont aussi donnés pour ne pas entraver la repousse des cheveux (pas de teinture ni de lavage trop fréquent). À l’hôpital, un casque réfrigérant peut être proposé avant le traitement ; il permet de retarder ou d’éviter la chute des cheveux dans 40 % des cas environ. L’aspect psychologique est aussi pris en compte, car la chute des cheveux matérialise la maladie aux yeux de tous : les rendez-vous socio-esthétiques sont en cours d’évaluation pour intégrer le panier de soins de support en 2023. À suivre…

*Institut national du cancer

 

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« Peut-on atténuer les taches brunes sur le visage ? », Brigitte, 42 ans

Entre le renouvellement cellulaire ralenti et le le photovieillissement naturel de la peau, des taches peuvent apparaître que l’on peut estomper grâce à des soins dépigmentants.

 

La peau, les cheveux et les poils doivent leur coloration à la mélanine fabriqués par des cellules cutanées, les mélanocytes. Dédié à protéger l’organisme des ultraviolets, ce pigment est produit en plus grande quantité lors des expositions solaires. Le teint d’épice qu’il confère s’estompe progressivement quand la peau n’est plus livrée aux morsures du soleil. Cependant, avec le temps, le processus de renouvellement cellulaire ralentit. Par ailleurs, les séances au bronzage ont accéléré le photovieillissement de la peau. La combinaison de ces facteurs affecte le fonctionnement des mélanocytes. La mélanine se répartit alors de façon irrégulière et donne naissance à des taches brunes.

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Appelées lentigo sénile ou taches de vieillesse, ces petites auréoles peuvent être estompées grâce à des soins dermocosmétiques. On trouve en pharmacie des crèmes et des sérums éclaircissants contenant des actifs exfoliants (acides de fruits), dépigmentants (arbutine, acide kojique) ou antioxydants (vitamine C). Leur formule vise à desquamer les couches superficielles de la peau pour favoriser le renouvellement cellulaire et réduire localement la production de mélanine. Ces produits peuvent être utilisés au quotidien dès l’apparition des premières taches. Sur celles qui résistent aux soins topiques, il est possible de faire appel à la médecine esthétique. Cryothérapie, laser pigmentaire, lumière pulsée, microdermabrasion : quelle que soit l’option choisie par le dermatologue, elle doit être réalisée sur une peau non bronzée. Bien que les taches soient plus inesthétiques que dangereuses, il faut tout de même s’assurer qu’elles ne dégénèrent pas en mélanome si leurs contours s’étendent, changent de couleur ou s’épaississent.

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« Quel est l’intérêt d’une cure détox avant un régime ? », Jade, 29 ans

Les toxines qui s’accumulent dans l’organisme, favorisent la rétention des graisses et de l’eau dans les tissus. Une fois le corps nettoyé, le déstockage des graisses est plus aisé.

 

Au quotidien, le foie, la peau, les intestins, les reins et les poumons ont pour mission de nettoyer le corps des déchets qu’il fabrique et le polluent. Ces organes filtrent les substances toxiques endogènes, issus de l’alimentation, et leurs homologues exogènes, qui proviennent de l’extérieur (pollution, tabac ou pesticides).

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Cette première étape accomplie, les « saletés organiques » sont évacuées par la sueur, l’air expiré, les selles et les urines. Sous réserve de ne pas les surcharger de travail par une mauvaise hygiène de vie, ces émonctoires veillent au bon fonctionnement du métabolisme. Dans le cas contraire, les abus en tous genres (nourriture trop riche, absence d’activité physique, consommation de tabac et/ou d’alcool…) ont raison de la mécanique. Produites en trop grande quantité par rapport à la capacité d’élimination, les toxines s’accumulent et favorisent la rétention des graisses et de l’eau dans les tissus. Tant que les organes d’assainissement ne sont pas « décrassés », toute tentative de perte de poids peut être vaine. L’objectif minceur est plus facilement atteint si une étape détox est mise en place. Elle consiste à suivre un préprogramme anti-rondeurs de quatre jours au plus, destiné à préparer le corps à déstocker ses graisses en stimulant les voies d’élimination rénales et hépatiques. Les fruits, les légumes et l’eau, à l’honneur, accompagnent des compléments alimentaires spécifiques. Les cures proposées en pharmacie sont formulées à base d’artichaut, de radis noir, de desmodium ou de thym pour stimuler la production de bile dans le foie. Pour favoriser les fonctions rénales, on mise sur le jus de bouleau, le frêne ou le pissenlit. À noter que ce dernier a l’avantage de présenter une action complète dans les processus de détoxification.

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Exit la charge mentale

Métro, boulot, impôts, frigo, judo… Que faire contre le « syndrome de la femme épuisée » quand le cerveau est pris dans les tenailles du quotidien ?

 

Pourquoi peut-on sans problème siffloter en faisant du vélo mais plus péniblement répondre à son petit dernier en cherchant ses clés au fond de son sac ? À cette question, les neurosciences répondent qu’il y a d’un côté ce que l’on peut faire par automatisme sans réfléchir, de l’autre ce qui réclame des efforts de concentration. C’est à ce travail de « multiréflexion » que l’on doit la surchauffe cérébrale. Étant conçu pour mener correctement une seule tâche à la fois, le cerveau sature dès qu’on lui en impose davantage. Lorsqu’elles sont sollicitées au-delà de leurs capacités, nos pauvres méninges peuvent finir par craquer. Avant d’en arriver là, mieux vaut apprendre à alléger le poids qui pèse lourd sur notre mental.

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Masculin vs féminin

Bien ancré depuis des millénaires dans les mentalités, le concept de « la femme à la maison et de l’homme au charbon » reste coriace. Certes, l’évolution des mœurs ne réduit plus la gent féminine à un statut d’épouse et de mère, mais elle l’oblige par ailleurs à mener de front travail et vie privée. Et pendant que la plupart des conjoints continuent de mettre les pieds sous la table en rentrant du boulot, leur moitié croule – et coule – sous une double dose de travail. On ne s’étonnera donc pas de savoir que la surcharge mentale affecte essentiellement les femmes.

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Booster son capital résistance

Booster son capital résistance

Comme on muscle ses biscotos pour pouvoir soulever plus de poids, on peut augmenter sa résistance physique pour mieux faire face à la pression mentale. Le secret ? Renforcer son système de défense émotionnel en adoptant une hygiène de vie saine. Avec peu d’alcool, zéro tabac, un sommeil de qualité, une activité physique régulière et une alimentation équilibrée, le corps prémunit la tête des effets du stress.

 

La paix des méninges

C’est à un chef des armées américaines que l’on attribue la plus célèbre astuce anti-charge mentale. Héritant du nom de son concepteur, la matrice Eisenhower consiste à lister en quatre catégories les tâches à exécuter : priorité à ce qui est urgent et important ; ensuite, ce qui est important et pas urgent ; vient après ce qui n’est pas important mais urgent, pour conclure avec ce qui n’est ni important ni urgent.

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Chacun sa part

Pour que les tâches soient équitablement réparties à la maison, l’application MyFamiliz gère et comptabilise le temps d’implication de tous les membres de la famille. Mieux que la to-do list collée sur le réfrigérateur, les smartphones permettent d’informer tout le monde des impératifs logistiques du foyer. Reste à chacun d’exécuter sa part. Cette organisation permet à la fois de rendre les enfants plus autonomes et de diminuer la charge mentale des parents, à commencer par celle des femmes.

À savoir

À savoir

À celles et ceux dont le quotidien ressemble à une roue de hamster, la psychiatre Aurélia Schneider adresse ses conseils anti-burn out. Parce qu’il est plus facile d’éviter le surmenage que d’en subir les conséquences, elle explique comment organiser sa vie pour empêcher « l’ogre responsabilités » de nous dévorer sans ménagement.

La Charge mentale des femmes… et celle des hommes (Larousse)

 

Une nouvelle to do list pour les vaccins

Zéro obligation supplémentaire, mais plusieurs (vives) recommandations font leur apparition cette semaine sur la liste des consignes vaccinales établie par le ministère de la Santé. À vos calendriers.

 

Sans lien direct avec le tsunami Covid, la Haute Autorité de santé (HAS) a jugé important cette année d’élargir sans tarder notre couverture vaccinale. À l’occasion de la Semaine européenne de la vaccination (25 avril – 1er mai), nos autorités sanitaires viennent donc de rendre publiques les nouvelles directives de la HAS en matière de vaccins. Aucune autre obligation à rajouter aux onze en vigueur depuis quatre ans, mais plusieurs recommandations applicables aux personnes résidant en France en fonction de leur âge et de leur profil médical et/ou professionnel. Les nouveautés à retenir dans le texte sont : la vaccination contre le méningocoque B chez l’ensemble des nourrissons (première dose à l’âge de 3 mois, deuxième dose à 5 mois et dose de rappel à 12 mois). La vaccination contre la coqueluche pour les femme enceinte à partir du deuxième trimestre de grossesse, en privilégiant la période entre 20 et 36 semaines d’aménorrhée (absence de règles), afin d’augmenter le transfert des anticorps maternels et d’assurer une protection optimale du nouveau-né. Enfin, la vaccination contre la grippe saisonnière pour les personnes exposées dans le cadre professionnel aux virus porcins et aviaires. « Une mesure de protection collective visant à éviter la transmission aux animaux des virus humains, et non une mesure de protection individuelle contre les virus zoonotiques » a précisé le ministère de la Santé.

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Piqûre de rappel

Depuis le 1er janvier 2018, la liste des vaccins obligatoires avant l’âge de 2 ans est passé de trois à onze. Elle compte : la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, le ROR (la rougeole, la rubéole et les oreillons), l’Hæmophilus influenzæ de type B, Le pneumocoque, l’hépatite B et le méningocoque C. Toutes les informations sur les âges et les rappels se trouvent sur le site institutionnel www.vaccination-info-service.fr.

Sextoys à volonté

Si l’orgasme n’a pas de limite d’âge, les joujoux qui lui sont dédiés n’en ont pas non plus. À utiliser en solo ou en duo… sans modération.

 

Au temps d’Hippocrate, l’utérus se traduisait par hysteria. Pour la médecine de l’époque, les crises de démence soi-disant propres à la gent féminine n’avaient en effet qu’une explication possible : le manque d’orgasmes qui tapait sur le système (nerveux). Les thérapeutes antiques « calmaient » leurs patientes en pratiquant un massage clitoridien et vaginal destiné à faire jouir pour guérir. Reposant pendant longtemps sur la dextérité des praticiens, le remède s’est cependant mécanisé au XIXe siècle. Baptisés « manipulator », les premiers vibromasseurs ont investi les services psychiatriques hospitaliers. Il faudra attendre encore quelques décennies pour que ces machines curatives s’échappent du cadre de la santé mentale des femmes et investissent les foyers.

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Septième ciel garanti

Septième ciel garanti

En matière d’orgasme féminin, la révolution sextoy s’appelle Womanizer. Sa particularité ? La technologie Pleasure Air. Elle consiste à diriger sur le clitoris des vibrations d’air qui l’aspirent et le massent simultanément. Un peu à la manière d’un maestro du cunnilingus, l’appareil promet un décollage quasi immédiat pour le septième ciel. Inutile de dire que l’essayer, c’est l’adopter. En témoignent aujourd’hui les quatre millions d’utilisatrices dans le monde.

 

Frissons garantis

Vibromasseur, godemichet, plug anal, aspirateur à clitoris, cockring… En silicone, élastomère, verre borosilicate ou acier inoxydable. Pas facile aujourd’hui de savoir où donner de l’orgasme tant le marché du sextoy offre pléthore de possibilités. Bien loin de l’ergonomie de leurs ancêtres, ces accessoires sexuels n’ont pourtant rien perdu de leur fonction initiale. Quelle que soit leur forme, leur taille, leur couleur et leur matériau, ils se destinent avant tout à stimuler les organes génitaux féminins ou masculins pour accéder plus facilement au plaisir suprême. Sans prétendre se substituer aux talents érotiques d’un(e) partenaire, ils permettent aux couples de pimenter les routines sous la couette. Les solitaires, eux, peuvent profiter au maximum des zones intimes de leur anatomie.

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La panacée des périnées

La panacée des périnées

Conçus dans l’Antiquité pour entraîner le vagin à se contracter et mieux servir la cause masculine, les boules de geisha et les œufs de yoni sont aujourd’hui préconisés à des fins plus pratiques pour les femmes. Ces sextoys sont en effet recommandés à toutes celles désireuses de remuscler leur périnée en cas de fuites urinaires ou de rapports anorgasmiques. Certains kinés les préconisent en accompagnement des exercices de rééducation post-accouchement.

 

Grand bien nous fasse

En 2021, selon l’Ifop, les sextoys dans les foyers de l’Hexagone sont aussi nombreux que les cafetières à capsules. Confinements et couvre-feu aidant, plus de la moitié de nos concitoyens en couple ou célibataires de tout âge agrémentent désormais leurs ébats de jouets sexuels, profitables au corps et à l’esprit. Sentir son bas-ventre exploser d’extase déclenche en effet aussi dans le cerveau une déferlante d’hormones du bonheur. À commencer par l’ocytocine et la sérotonine, connues pour être des anxiolytiques hors pair. Suivies de la dopamine et des endorphines, pourvoyeuses respectives de bonne humeur et d’antidouleurs.

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CBD : quels sont ses bienfaits pour la santé ?


COMMUNIQUÉ

 

Le cannabidiol (CBD) est une substance non-psychoactive ou non-euphorisante. Les entreprises commercialisant des produits à base de CBD doivent rappeler continuellement aux consommateurs que cette substance ne peut pas les euphoriser, mais qu’elle a d’autres effets bénéfiques. Explication.

 

Le CBD : qu’est-ce que c’est ?

Le cannabinoïde dit CBD est un produit qui s’apparente au cannabis, mais qui n’a pas les mêmes effets que ce dernier. Le CBD n’est pas soumis à l’interdiction des stupéfiants, et donc, n’est pas considéré comme une drogue. Par ailleurs, il possède un pouvoir anti-inflammatoire, anti-bactérien et antidouleur. Il s’agit d’une substance naturelle qui se trouve naturellement dans le cannabis. Cependant, le CBD peut aussi être synthétisé en laboratoire (cannabinoïde de synthèse).

Le CBD est autorisé dans le monde entier et ne provoque pas d’effets secondaires. Il a déjà aidé des milliers de personnes à se sentir mieux. Pour s’en procurer, passer par des sites web spécialisés peut s’avérer très intéressant, surtout si vous préférez en recevoir directement chez vous. Ainsi, vous pourrez profiter de la livraison de CBD sur Paris par exemple, et ce, en quelques clics seulement.

Pourquoi prendre du CBD ?

Le CBD est considéré comme un remède naturel pour réduire les symptômes de maladies comme l’arthrite, les douleurs articulaires ou musculaires, et même les migraines ou les crampes. Le CBD aide également à traiter le stress, le syndrome de la fatigue chronique ou encore les troubles anxieux. Il permet également de se sentir mieux grâce à ses propriétés multiples : anti-inflammatoire, antibactérienne, antidouleur et relaxante.

Le CBD : comment ça marche ?

Le CBD peut se consommer sous forme de gélules, d’huile, de pâte à tartiner, de crème, de boisson ou même d’huile à vaporiser. Dans le cas d’une consommation par voie orale, les effets se font sentir environ 30 minutes après la prise, et ils peuvent durer plusieurs heures.

Les nombreux bienfaits du CBD pour la santé

Le CBD est un ingrédient naturel qui permet de profiter en toute simplicité de son principe actif. Les effets secondaires sont quasi inexistants, ou très rares. Voici quelques effets bénéfiques du CBD à connaître :

La peau

Le CBD aide à améliorer la qualité de la peau, et favorise l’oxygénation de cette dernière. Il s’agit d’un puissant antioxydant qui aide à réduire les taches pigmentaires, améliore la rétention d’eau, favorise la cicatrisation des blessures, et stimule la production de collagène. Le CBD permet également de réduire les tremblements, prévient l’apparition des rides et permet d’avoir une peau plus nette.

Les cheveux

Le CBD est également très efficace pour le traitement des cheveux. Pour ce faire, il agit sur le système endocrinien et permet d’avoir des cheveux plus forts et plus brillants. Il stimule la croissance des cheveux et réduit l’apparition des pellicules.

La santé bucco-dentaire

Le CBD est une solution naturelle et très efficace pour le traitement d’une bonne partie des problèmes bucco-dentaires. À cet égard, il soulage les gencives et permet de réduire la sensibilité dentaire. Le CBD aide également à soigner les maux de gorge et les infections buccales. Enfin, il favorise la guérison des dents abîmées et des caries.

Le diabète

Le CBD est un anti-inflammatoire naturel qui réduit la glycémie et améliore la sensibilité à l’insuline.

L’arthrite

Le CBD a des propriétés anti-inflammatoires qui permettent d’atténuer la douleur et les symptômes de l’arthrite. Comme dit plus haut, c’est un anti-oxydant naturel, ce qui aide à lutter contre l’arthrite en empêchant la détérioration des articulations.

L’épilepsie

Le CBD est un anti-convulsif naturel qui aide à atténuer les crises d’épilepsie.

Le psoriasis

Avec ses propriétés anti-inflammatoires, le CBD est efficace contre la douleur et les symptômes du psoriasis. En tant qu’anti-oxydant naturel, il aide à lutter contre le psoriasis en empêchant la détérioration des cellules.

Ainsi, le CBD renferme de multiples bienfaits qui aident à se sentir mieux, à avoir moins mal, à retrouver le sommeil, à se relaxer et bien d’autres encore. Son potentiel bienfaisant est large et avéré. À vous d’en juger.

Papillomavirus : vacciner nos jeunes, c’est vital

Du 25 au 30 avril, la Semaine européenne de la vaccination offre à la Ligue contre le cancer l’occasion de braquer ses projecteurs sur les dangers oncologiques du papillomavirus. Elle rappelle l’importance de vacciner les jeunes adolescents pour protéger leur vie d’adulte.

 

Pas une année ne passe sans que les papillomavirus humains alourdissent de 6 300 nouveaux cas les statistiques des cancers du col de l’utérus, des muqueuses ORL, de l’anus, de la vulve, du vagin et du pénis. Connue sous l’acronyme HPV et responsable de 2 900 décès annuels en France, cette famille de virus oncogènes et sexuellement transmissibles ne ferait cependant pas tant de dégâts si nos adolescents étaient vaccinés contre elle. Seulement voilà. L’étude publiée ce 22 avril et menée par OpinionWay pour la Ligue contre le cancer montre que 31 % des parents ne sont pas convaincus de l’intérêt de la vaccination HPV pour les filles (une proportion qui monte à 35 % concernant les garçons), voire s’y opposent. Oscillant entre méfiance à l’égard de la fiabilité du vaccin HPV et méconnaissance des dangers à terme des infections causées par les papillomavirus, l’opinion publique peine malheureusement à se laisser convaincre dans notre pays. Il faut pourtant savoir qu’en Suède, une réduction des lésions précancéreuses de 75 % a été observée chez les jeunes filles vaccinées avant l’âge de 17 ans en comparaison avec les non-vaccinées. En Australie, où le vaccin HPV est administré aux filles et aux garçons depuis 2005, la proportion de personnes infectées par les HPV est passée de 23 % à 1,5 % en 10 ans.

Pour bouger les lignes

À ce jour, la meilleure protection contre le papillomavirus reste la vaccination avant infection. D’après les estimations, on sait maintenant que près de 80 % de la population sexuellement active risque une ou plusieurs infections successives par HPV au cours de sa vie. C’est la raison pour laquelle il est conseillé aux jeunes de se faire vacciner avant leur première relation sexuelle. Cette vaccination est d’ailleurs gratuite dans le cadre de la médecine scolaire. À l’occasion de la Semaine européenne de la vaccination, la Ligue se mobilise pour sensibiliser le public aux risques causés par l’exposition aux virus HPV et à l’importance de la vaccination. Disponible dès le 23 avril, le site hpv.ligue-cancer.net permet d’avoir accès aux informations essentielles sur les HPV via un escape game. Destiné à faciliter la compréhension des HPV, les risques et les conséquences, les modes de transmission et les moyens de protection, le jeu plonge l’utilisateur au cœur d’univers variés, aux contenus et animations différents intégrés dans le parcours pour une expérience unique, en fonction de la tranche d’âge (11-14 ans, 15-19 ans et adultes/parents).

TDAH : l’attention et ses troubles

Il ne tient pas en place, se concentre difficilement, change vite d’humeur… Bien plus qu’un simple signe de tempérament coriace, le comportement de votre enfant peut réclamer une aide médicale.

 

Entre le petit tyran qui épuise son entourage à grand renfort de caprices et le gamin sans cesse impulsif, angoissé, distrait, incontrôlable à l’école comme ailleurs, il y a une différence que la médecine distingue nettement. Le caractère du premier résulte le plus souvent d’une éducation un peu trop permissive, tandis que celui du second relève d’un déséquilibre neuro-développemental sans origine clairement établie. Désigné par l’acronyme TDAH, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité touche aujourd’hui, en France, entre 3 et 5 % des enfants. Il se diagnostique généralement avant l’âge de 7 ans, n’a aucun lien avec le potentiel intellectuel et se déclare moins souvent chez les filles que chez les garçons.

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Les signes qui alertent

Même si votre enfant est toujours moins haut que trois pommes, il ou elle peut déjà présenter des comportements psychiques et moteurs révélateurs d’un TDAH. Son refus permanent d’accomplir une tâche qui demande un effort de concentration, même minime, son impossibilité à tenir en place quelques minutes, son incapacité à s’organiser, à écouter, à réfléchir avant d’agir témoignent en effet d’anomalies dans son développement. Si ces attitudes sont observées au quotidien sur une période de six mois au moins, elles ont des chances quasi nulles de se rétablir d’elles-mêmes avec le temps. Inutile donc d’attendre pour consulter. La situation ne peut que s’aggraver et mettre en péril sa vie familiale, sociale et scolaire.

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Les tests qui attestent

Ici, pas de bilan sanguin à faire ou de scan du cerveau à passer. Pour poser son diagnostic, le spécialiste (pédiatre, neurologue, neuropsychiatre ou neuropsychologue) procède à une évaluation clinique. Au cours d’une série d’examens sont étudiées à la loupe les compétences psychologiques, psychomotrices, orthophoniques, ergothérapiques et orthoptiques. Les résultats obtenus permettent de mettre en place un programme d’encadrement, adapté en fonction de la sévérité des symptômes et des besoins du petit patient. Il faut savoir que plus un TDAH est pris en charge précocement, plus il sera facile et rapide de rectifier le tir.

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Le traitement qui convient

Conçue selon le profil de l’enfant, la prise en charge restera néanmoins pluridisciplinaire. Elle compte aussi bien des séances de rééducations orthophonique et psychomotrice que des psychothérapies individuelle et/ou familiale et des aménagements scolaires. Agissant en symbiose, cet ensemble de mesures permet d’atténuer autant que possible les symptômes en espérant qu’ils se stabilisent à la fin de l’adolescence. Malgré tout, pour les cas les plus résistants aux diverses thérapies, un traitement allopathique est préconisé à partir de 6 ans.