Troubles très intimes

Plus gênants que graves mais très fréquents, ils sont encore sujet tabou. Pourtant mieux vaut consulter vite. Les perturbations intimes ne sont pas une fatalité : les traitements actuels visent autant à les prévenir qu’à les soigner.

 

Selon le dictionnaire, l’intime est ce qui est au plus profond de soi, ce qui reste généralement secret, caché… L’activité sexuelle et la fonction urinaire en font partie. Et quand un trouble en relevant survient – qu’il se nomme incontinence, panne érectile, éjaculation précoce, sécheresse vaginale, irritations ou démangeaisons génitales –, en parler n’est pas spontané. L’embarras, parfois la honte, s’empare de celui ou de celle qui subit au plus profond de son intimité l’une de ces pathologies aussi inconfortables que déconcertantes. Aucun âge n’est épargné.

À savoir

À savoir

•3 millions de femmes seraient incontinentes à des stades divers. La prévalence augmente avec l’âge : 12% ont de 20 à 29 ans, 25% de 60 à 69 ans, 32% plus de 80 ans. 68% n’ont jamais consulté (source : AFU).

•Les troubles érectiles touchent de plus en plus d’hommes. Ils étaient 44% en 2005, 49% en 2010 et 61% en 2019 (étude Ifop-Charles.co).

 

Au féminin comme au masculin

Schématiquement, avant 50 ans, l’homme est davantage perturbé par ses dysfonctions érectiles que par ses fuites urinaires. Tout le contraire de la femme, très tôt confrontée à la réactivité de sa vessie et sujette aux cystites, aux petites fuites et autres sécrétions désagréables dès son plus jeune âge. Tout simplement parce que sa morphologie l’expose davantage. À l’inverse des parties intimes de l’homme, celles de la femme ne sont pas «fermées», ce qui rend ses muqueuses uro-génitales vulnérables. La moindre pression (rires intempestifs, chocs émotionnels, sport, grossesse…) peut provoquer des fuites ou la pousser à uriner. Les infections urinaires sont aussi considérées typiquement féminines. Certes, les hommes en souffrent mais moins souvent. Avec des symptômes similaires, les troubles urinaires se conjuguent autant au féminin qu’au masculin. La différence provenant de leurs causes, intimement liées à leurs spécificités anatomiques. Celles-là mêmes induisant les troubles sexuels de l’un et l’autre.

 À lire aussi : Le microbiote vaginal, un écosystème réglé au lactobacille près

 

 Se traiter sans tarder

Les troubles intimes sont parfois dus à l’âge en raison du relâchement des tissus et du déficit hormonal. Parfois aux modes de vie déséquilibrés ou à des pratiques à risque, au manque d’hygiène ou encore au stress. Les responsables sont légion. Et c’est une erreur de penser que ces désagréments passeront tout seuls. Mêmes passagers, leurs symptômes inconfortables altèrent vraiment la qualité de vie. Aussi ne faut-il pas les minimiser mais se faire traiter sans attendre. Les récidives sont évitables à condition d’oser en parler à son médecin, et même demander plusieurs avis pour sortir de la spirale de l’échec. Sexuel, urinaire ou dermatologique, chaque désordre a un traitement personnalisé. Ce serait dommage de s’en priver.

Qui consulter ?

Qui consulter ?

Son généraliste, à même de traiter une cystite. L’incontinence urinaire est du ressort du spécialiste. Puis le gynécologue, l’andrologue. Certains sont urologues, sexologues, parfois psychosomaticiens, la composante « psy » interférant souvent.

 

Au féminin : une sphère urogénitale ultra-sensible

Des petites fuites à l’infection urinaire à répétition, de la sécheresse vaginale aux démangeaisons cutanées en passant par des règles douloureuses et autres sécrétions désagréables : telles sont les principales perturbations que subit la femme en son bas-ventre. Bien souvent à cause de la vulnérabilité de ses muqueuses internes et externes. Tour d’horizon des plus fréquentes.

Réponses d'expert : le double avantage du laser vaginal

Réponses d'expert : le double avantage du laser vaginal

Dr Sylvain Mimoun,
Gynécologue, andrologue, psychosomaticien

Quelle qu’en soit la cause, la sécheresse vaginale altère la qualité de la vie intime et sexuelle. La nouveauté est qu’on peut y remédier par laser CO2 pulsé quand ovules d’acide hyaluronique et lubrifiants ne suffisent plus à apaiser, en particulier après un cancer du sein ou une ménopause installée. Le laser introduit dans le vagin y agit tel un peeling en détruisant les cellules sèches de sa muqueuse superficielle, automatiquement remplacées par la couche sous-jacente plus jeune. La femme retrouve son hydratation originale à raison de quatre séances mensuelles consécutives. Après un an environ, si l’inconfort revient une nouvelle séance est programmée. Éliminer cette première couche ne détruit pas la flore vaginale ; au contraire ce traitement, indolore, la rétablit, la rééquilibre et relance la production de collagène. Hélas, il n’est pas remboursé alors qu’il devrait se banaliser. D’autant que, en cas d’incontinence, son recours permet de retrouver une fonction urinaire normalisée en jouant sur des intensités différentes. Trois ou quatre séances peuvent suffire.

 

Côté  vessie : cystite et incontinence

Rares sont les femmes qui n’ont pas connu un ou plusieurs épisodes de cystite dans leur vie. Cette inflammation de la vessie d’origine infectieuse peut survenir à tout moment depuis l’enfance jusqu’à un âge avancé, et encore plus fréquemment chez les femmes actives sexuellement ou ménopausées. La bactérie Escherichia coli en est responsable ; proliférant dans l’intestin, elle migre facilement de l’anus pour remonter par l’urètre (plus court chez la femme que chez l’homme) jusqu’à coloniser la vessie. Douleurs et brûlures au moment de la miction, envie permanente d’uriner, pesanteur dans le bas-ventre en sont les principaux signes. Sans gravité mais très douloureuse, cette infection urinaire se traite rapidement par une antibiothérapie courte ciblée. Pour éviter les récidives (plus de quatre fois par an dans un cas sur dix) et l’antibiorésistance, des précautions sont à prendre : ne pas se retenir malgré les brûlures, s’essuyer d’avant en arrière après être allée aux WC, uriner après un rapport sexuel, boire abondamment. Objectif: empêcher les germes de stagner dans la vessie. En prévention, une cure probiotique agira sur l’intestin d’où ils proviennent.

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

•Il y a consensus sur la canneberge (ou cranberry), petite baie rouge riche en proanthocyanidines (PAC), actifs empêchant les colibacilles de se fixer sur les parois urinaires. Consommée régulièrement en jus ou compléments alimentaires, elle diminue le risque de récidive des infections urinaires à condition d’absorber 36 mg de PAC par jour.

•Bruyère, busserole, pissenlit, queues de cerise, cassis… ont des vertus antibactériennes et diurétiques. En tisane, gélule, ampoule, stick, ces plantes sont réputées pour faciliter le flux urinaire et donc l’évacuation des germes.

 

Contrairement aux idées reçues, l’incontinence urinaire n’est pas l’apanage des plus âgées. La femme enceinte ou en surpoids y est sujette, ainsi que la sportive ou la sédentaire. L’écoulement involontaire d’urine survient dans des situations particulières : effort violent, éternuement, toux, même le simple fait de se tourner dans le lit. Cette incontinence «  d’effort » a plusieurs origines – insuffisance du muscle sphinctérien, déficit de retenue de l’urètre et de ses tissus de soutien, fragilité et relâchement du plancher pelvien (périnée) – et concerne plus de la moitié des patientes, tous âges confondus. La deuxième catégorie regroupe les incontinences par impériosité ou urgences mictionnelles et représente 10 à 20 % des cas. La vessie devenue hyperactive se contracte anarchiquement, créant une surpression générant des fuites. L’absence de contrôle vésical peut être due à une pathologie neurologique (paraplégie, SEP, Parkinson), certains diabètes. Les incontinences mixtes associent fuites à l’effort et impériosités.

La rééducation périnéale est le traitement de première intention pour tonifier les muscles du plancher pelvien. Combinée, en cas d’impériosité, à la rééducation de la vessie et des sphincters pour en retrouver le contrôle. La rééducation vient à bout de plus de la moitié des incontinences d’effort. Si rien n’y fait, la pose d’une bandelette sous-urétrale peut être proposée mais de moins en moins, cette chirurgie aggravant l’hyperexcitabilité de la vessie. Stimulations électriques, biofeedback, dispositif intravaginal… sont de nouvelles approches qui aident les femmes à muscler leur périnée en soin comme en prévention.

 À lire aussi : On muscle son périnée !

 

Réponses d'expert : gérer son stress

Réponses d'expert : gérer son stress

Dr Sylvain Mimoun,
Gynécologue, andrologue, psychosomaticien

Hormis certains effets secondaires de médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques, statines, chimiothérapie…) largement cités dans les problèmes d’érection, il existe de nombreuses autres causes : celles liées aux pathologies du système nerveux périphérique, à l’insuffisance rénale ou encore aux maladies cardiovasculaires qui touchent des hommes de plus en plus jeunes. L’origine est aussi psychologique. Le stress et l’anxiété de performance sont de plus en plus pourvoyeurs de dysfonctionnements érectiles. Et c’est leur récurrence qui impose une consultation. Ce qui entretient le symptôme, c’est la peur de la perte de l’érection ou de l’éjaculation précoce. Apprendre à gérer son stress et à respirer fait partie intégrante de la prise en charge. Les traitements actuels, suffisamment probants et discrets avec des résultats durables, permettent à ceux qui rencontrent ce type de défaillance de retrouver sérénité et confiance dans leur virilité.

 

Côté vagin : sécheresse et microbiote perturbé

Le vagin est un petit nid douillet abritant majoritairement des lactobacilles. Cette flore de Döderlein forme un biofilm, le microbiote vaginal, qui protège la muqueuse des germes internes et externes. En effet, les lactobacilles produisent de l’acide lactique qui, en acidifiant le milieu vaginal, stimule ses défenses immunitaires. Tout au long  de la vie, la flore vaginale est sous l’influence des œstrogènes. En situation de carence œstrogénique (contraception orale, grossesse, ménopause), la flore diminue et le pH augmente. Une baisse de l’immunité locale survient, favorisant inconfort et sécheresse (laquelle rend les rapports sexuels douloureux) ainsi que des infections uro-génitales plus fréquentes. Autres perturbateurs de l’équilibre du microbiote vaginal : la prise d’antibiotiques, d’antidépresseurs, l’usage de préservatifs, tampons, spermicides, la constipation, les voyages, une toilette vulvaire excessive, le tabac, le stress ou encore un terrain immunodéprimé. Les conséquences se nomment vaginose bactérienne, mycose ou candidose vulvo-vaginale. Démangeaisons, parfois sécrétions (pertes blanches) et odeurs désagréables en sont les symptômes intimes.

Que faire ? Les antibiotiques traitent la vaginose mais perturbent le microbiote. Les antimycosiques sont efficaces mais assèchent le vagin. Pour pallier le déséquilibre du milieu vaginal généré par ces médicaments, il est recommandé de les combiner à des probiotiques spécifiques par voie orale ou gynécologique. En ovules ou gélules à libération prolongée, leur but est de réensemencer le vagin en lactobacilles afin d’éviter les récidives. Après les règles ou à la ménopause, une cure probiotique est également utile lorsqu’on se sait à risque. Chez la femme ménopausée, les crèmes hydratantes et les ovules aident à lutter ponctuellement contre la sécheresse vaginale, et à retrouver souplesse et tonicité. Le laser vaginal est une solution plus pérenne sous certaines conditions (voir encadré).

L’hygiène des parties intimes ne doit pas nuire au film hydrolipidique protecteur des muqueuses vaginales et cutanées. Sont donc exclus les douches vaginales décapantes (le vagin est autonettoyant), les toilettes vulvaires intempestives ainsi que les produits lavants agressifs. Opter pour un savon doux, en gel liquide ou pain ayant un pH neutre. Un spécifique « toilette intime » contribue à hydrater et apaiser en cas d’irritations ou de fragilité.

 À lire aussi : Dossier – Hygiène intime

 

Au masculin: quand la mécanique des fluides est en panne

Difficulté à uriner, mictions fréquentes, réveils récurrents pour aller uriner… Les symptômes de l’incontinence de l’homme ressemblent à ceux de la femme mais chez lui une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) en est la principale responsable. Deux millions d’hommes sont diagnostiqués, 100 000 nouveaux cas chaque année. Après la cinquantaine, la prostate, cette glande jouant un rôle dans la fabrication du sperme et l’éjaculation, tend à grossir et à perdre son élasticité. Chez certains, elle appuie sur la vessie, comprime l’urètre et freine, voire bloque, le flux urinaire. La retirer n’est pas utile. En revanche il faut être traité vite avant que cela ne devienne insupportable. La prise en charge combine trois approches :

• l’hygiène de vie en évitant les substances accélérant la fréquence des mictions (thé, café, alcool) ;
• des médicaments ciblés relaxant la vessie ou diminuant le volume prostatique ;
• en dernier recours, la chirurgie (un patient sur dix): elle réduit la taille de la prostate ou en élargit le canal pour faciliter le passage de l’urine.

Des vasodilatateurs aux ondes de choc

La panoplie thérapeutique de la dysfonction érectile est diversifiée, depuis l’apparition de la prothèse pénienne (1973), les injections intracaverneuses de prostaglandine dans le pénis (1982), du Viagra (1998) puis du Cialis, son concurrent (2005). Traitements symptomatiques (mais non curatifs) toujours d’actualité car leurs effets sont immédiats. Une prise en charge innovante est apparue en 2010 : la thérapie par ondes de choc extracorporelles de faible intensité, déjà utilisée pour traiter les calculs rénaux, des séquelles d’infarctus ou des tendinopathies. En améliorant la vascularisation des corps caverneux de la verge, elle permet de retrouver petit à petit des fonctions érectiles sans apport médicamenteux. Cette technique est réservée aux patients atteints de maladies cardiovasculaires, de diabètes, soit 70 % des hommes souffrant de dysfonctionnement érectile.

Dans ma trousse, les bons produits

Dans ma trousse, les bons produits

•Cutalgan / A-DERMA

Nouveau. Fini le mal de peau, en formant un gel pansement, il rafraîchit et calme les douleurs cutanées du corps et des zones intimes de toute la famille.
Spray de 100 ml.

•Bioprotus® Flore intime / CARRARE

Dans un stick, 5 milliards de souches microbiotiques (100 % lactobacilles) et 2,9 g de fibres nutritives. La flore vaginale est restaurée et protégée lors de traitements perturbants.
Boîte de 14 sticks.

•Capsules confort voies urinaires, AromaFemina (visuel à venir) / PRANARÔM

Une synergie efficace d’HE d’origan, cannelier de Chine, menthe poivrée et citron pour lutter contre l’infection bactérienne et calmer la douleur de la cystite.
Boîte de 30 capsules.

•Mycolea+ / ROGÉ CAVAILLÈS

Cette crème intime anti-démangeaisons soulage jusqu’à 24 heures les muqueuses irritées grâce à son complexe antifongique naturel combiné aux vertus du calendula encapsulé.
Tube applicateur.

 

Info

Info

• Restons fermes ! du Dr Sylvain Mimoun (Eyrolles)

www.urologie-sante.fr, le site de l’association française d’urologie (AFU)

 

Chic, c’est l’heure du goûter

Les nutritionnistes recommandent de prendre un goûter : faites le plein d’énergie et de plaisir avec ces savoureuses idées très faciles à réaliser.

 

Non, le goûter n’est pas réservé aux enfants en pleine croissance, il est même recommandé aux adultes par de nombreux nutritionnistes pour répartir les apports nutritionnels tout au long de la journée.

Mais attention, goûter ne signifie pas se ruer sur les biscuits au chocolat ou les confiseries. Un goûter sain couvre en moyenne 15% des besoins énergétiques de la journée, et redonne de l’énergie pour tenir jusqu’au soir, évitant ainsi de grignoter entre les repas ou d’arriver affamé au dîner. Il se prend de préférence à heure fixe (autour de 16/17h selon l’heure du déjeuner), uniquement si le besoin s’en fait sentir. Les tenants de la chrononutrition recommandent de manger un plat unique à l’heure du déjeuner, et d’apporter du sucre au goûter, heure à laquelle le corps secrète de l’insuline : les sucres seront ainsi mieux assimilés.

De manière plus générale, la composition idéale du goûter selon les nutritionnistes inclut un produit à base de fruit (jus, fruit entier, compote, smoothie, fruits secs…), un produit laitier ou son alter ego végétal pour apporter des protéines (quantité à équilibrer en fonction des apports en protéines sur les autres repas), des céréales ou oléagineux pour les fibres (pain complet, amandes, noix, galette de riz ou maïs…). On n’oublie pas de boire bien sûr pour se réhydrater, en évitant le thé ou le café si on rencontre des difficultés pour s’endormir.

 

Voici nos recettes favorites pour vous concocter un goûter rapide, sain et équilibré :

Mettez la chrono-nutrition au menu

Plutôt que de vous lancer dans un énième régime, et si vous vous essayiez à la chronobiologie nutritionnelle ? Sa promesse : éliminer vos kilos tout en continuant à manger de tout, en adaptant simplement votre alimentation à l’heure de la journée. Incroyable ? On vous explique.

 

Vous rêvez de retrouver votre poids de forme, de dire adieu à cette petite bedaine, cette culotte de cheval, ou à ces rondeurs sur les bras ? Vous faites peu d’excès (enfin vous essayez), et pourtant, les kilos s’empilent avec détermination sur votre silhouette. Pourquoi ? Tout bonnement parce qu’ils ne sont pas bien assimilés (et peut-être aussi par manque d’activité physique). Pour y remédier, la chrono-nutrition offre des réponses intéressantes. Démonstration.

 

La chronobiologie nutritionnelle : mais qu’est-ce que c’est ?

La chrono-nutrition n’est pas un régime à proprement parler : cette méthode, développée il y a 30 ans par le Docteur Alain Delabos, consiste à adapter son alimentation à son horloge biologique. L’idée n’est pas de supprimer des aliments mais de les manger au bon moment. L’organisme ne sécrète pas les mêmes enzymes tout au long de la journée. En identifiant ses besoin en fonction du moment de la journée, on peut apporter l’aliment adapté, qui est ainsi aussitôt assimilé et utilisé. À contrario, un aliment consommé au « mauvais » moment se dirige vers les voies de stockage, c’est à dire dans les fesses, le ventre, sur les hanches… Tout ce qu’on veut éviter !

Avec cette méthode de chronobiologie nutritionnelle, il est possible d’éliminer les kilos superflus et retrouver une silhouette équilibrée. Attention, il ne s’agit pas d’un régime drastique visant à mincir à tout prix, cette méthode s’accorde avec votre métabolisme : elle n’occasionne pas de perte de poids spectaculaire, mais plutôt un rééquilibrage progressif.

 

Une nouvelle organisation de l’alimentation, clé de la chrono-nutrition

Si vous suivez une alimentation variée, nul besoin de la revoir de A à Z. On modifie la forme, pas le fond. Dans la chrono-nutrition, comme son nom l’indique, le chronos (« le temps », en grec) est primordial. Les règles d’or à respecter pour que cela fonctionne sont assez simples :

  • Espacer d’au moins 5 heures le petit déjeuner et le déjeuner
  • Idem entre le déjeuner et le goûter
  • Goûter (oui, vous avez bien lu)
  • Attendre au moins 1h30 avant de dîner (léger)
  • Attendre au moins 1h30 avant de se coucher pour une bonne nuit de sommeil
 À lire aussi : La detox, faux régime ou vraie intox ?

 

Que mange-t-on et quand ?

Hors de question de sauter le petit-déjeuner, on ne le répètera jamais assez. Dans le cadre de la chronobiologie nutritionnelle, il doit être riche et gras : c’est le moment de manger du pain, du fromage et de la charcuterie pour faire le plein d’énergie et éviter le petit creux en milieu de matinée.

À midi, cap sur les protéines et féculents, avec un plat unique. On zappe l’entrée, le fromage et le dessert, mais on peut se faire plaisir avec une viande en sauce accompagnée de féculents. C’est le repas le plus dense de la journée.

L’après-midi, on prend un goûter – oui vous avez bien lu, le goûter, repas incontournable dans la chrono-nutrition. Il permet de ne pas être affamé le soir et de se contenter d’un diner léger, facultatif quant à lui. Au goûter donc, on privilégie le sucre et les fibres : chocolat noir, fruits frais et fruits secs au menu.

Le mot d’ordre du dîner, c’est « léger » ! En effet, le diner est le repas le plus propice au stockage, tout ce qu’on cherche à éviter avec cette méthode. De plus, un menu trop riche le soir perturbe le sommeil. Pour le dernier repas de la journée, on se contente de poisson ou viande maigre, et de légumes.

 À lire aussi : Comment stabiliser son poids après un régime ?

 

Avec la chrono-nutrition, on met la rigueur au menu

Cette méthode de chronobiologie nutritionnelle requiert un suivi minutieux des horaires, pas toujours facile à appliquer au quotidien quand on a des obligations professionnelles, familiales et sociales. Les menus vous permettent de manger de tout, tout en surveillant les quantités pour atteindre le résultat attendu.

Cependant, le Dr Delabos, à l’origine de la méthode, encourage à relâcher la pression deux fois par semaines : restaurant, repas de fête, entrée-plat-dessert… on oublie tout, pour justement éviter toute forme de frustration ! Et réussir à maintenir le cap dans la durée.

 À lire aussi : Bienfaits et inconvénients des nouveaux régimes

 

Cystites à répétition

« Je fais des cystites à répétition… », Charlotte, 40 ans.

 

La cystite est l’infection urinaire la plus courante chez la femme. Le plus souvent provoquée par une bactérie (Escherichia coli dans 80 % des cas), elle se manifeste par des mictions fréquentes et douloureuses. La riposte repose sur trois volets : l’antibiothérapie (monodose ou sur 3 jours), la majoration des boissons et la correction des facteurs favorisants. Si le premier est du ressort de votre médecin, les suivants vous incombent…

  À lire aussi : Mycoses vaginales : Les bonnes habitudes pour les éloigner

 

Eau à volonté

Il ne faut surtout pas se retenir de boire : le flux urinaire diminue la charge bactérienne. Allez aux toilettes dès que l’envie d’uriner se fait sentir et prenez soin de vous essuyer d’avant en arrière surtout en cas de défécation. Par ailleurs, il vaut mieux éviter les bains moussants, l’utilisation de lingettes ou de produits d’hygiène intimes parfumés ainsi que celle des spermicides lors des rapports sexuels (il est recommandé d’uriner après ceux-ci). Côté vêtements, la lingerie en coton est recommandée ; les pantalons serrés à éviter. Consciencieusement respectées, ces mesures permettent de diminuer sensiblement la fréquence des crises. Tout comme la prise de canneberge (gélules, jus non sucré, compléments alimentaires…) en cures. Plus connue sous le nom de cranberry, cette baie rouge est très concentrée en proanthocyanidines, des tanins scientifiquement reconnus pour diminuer l’adhésion sur les parois des voies urinaires de certaines bactéries responsables d’infections.

  À lire aussi : Cystites : pas d’antibiotiques systématiques

 

Tester votre asthme

A l’occasion de la journée mondiale de l’asthme, le 5 mai, AstraZeneca lance une campagne qui adresse un message clair aux patients : « Attention ! Si vous utilisez 3 fois ou plus par semaine votre traitement de secours, c’est trop ».

 

La campagne « Tester mon asthme pour mieux le contrôler » alerte sur les dangers d’un mauvais contrôle et souligne l’importance de la prise optimale d’un traitement de fond pour éviter un recours trop fréquent aux inhalations. Sur le site astmezero.fr, un outil pratique est mis à disposition (rubrique « Gardez le contrôle »), qui  permet au patient d’évaluer si la maladie est bien contrôlée. Pour cela, 4 questions sont posées  et s’il ressort que l’asthme est mal contrôlé, le patient est invité à contacter un médecin.

Le site permet aussi de s’informer sur cette maladie – qui concerne 4 millions de personnes en France.

Mutuelles : des tarifs multipliés par trois avec l’âge


COMMUNIQUÉ

 

C’est une réalité : entre les études ou le début de la vie active et l’entrée dans la catégorie des séniors, le coût d’adhésion à une mutuelle santé est multiplié par trois. Tour d’horizon des raisons qui expliquent ce phénomène.

 

Le désir de protection augmente avec l’âge

Si vous consultez l’étude réalisée par lecomparateurassurance, vous constaterez que pratiquement la moitié des jeunes gens optent pour une protection de base, sans surcoût. Cette insouciance vis-à-vis des questions de santé s’explique aisément par l’âge. Sauf exceptions, lorsque l’on entame sa vie active, les aléas d’ordre médical paraissent secondaires. À l’inverse, les personnes âgées craignent plus facilement pour leur santé, et optent pour des garanties renforcées. Une augmentation des cotisations qui se cumule à la croissance générale des prix des complémentaires en 2021.

 

Les soucis de santé se développent avec le temps

Outre une prudence toute naturelle favorisée par l’ancienneté, les problèmes de santé croissent mécaniquement de façon exponentielle avec l’avancée en âge. Ce constat implique pour les séniors de recourir beaucoup plus souvent à des garanties étendues au niveau de leur mutuelle, voire à des surcomplémentaires. Comme le rapporte lecomparateurassurance : « Entre 41 et 54 ans, ils sont plus de 26% à opter pour des garanties renforcées et près de 30% entre 55 et 65 ans ».

 

Des tarifs en augmentation quoi qu’il arrive

Indépendamment de ces phénomènes, l’augmentation des cotisations liées aux mutuelles santé avec l’âge est malheureusement inéluctable. Les compagnies d’assurance, conscientes du plus fort risque de développer une maladie avec les années, appliquent un surcoût quoi qu’il arrive. Même un sénior en excellente santé, et peu préoccupé par les questions médicales, verra ses cotisations pour un régime de base croître avec les années. Si un jeune adulte paie une trentaine d’euros pour une complémentaire santé classique, le sénior lui paie près de 90 euros pour une protection similaire.

La croissance des tarifs des mutuelles santé est inéluctable. Le meilleur moyen de bénéficier du coût le plus avantageux demeure encore et toujours la comparaison, en ligne notamment, des prestations offertes à tarifs égaux.

 

5 exercices pour se gainer avant l’été

Opération taille fine et jambes fuselées enclenchée avec ces exercices de gainage expliqués par Alexandre Lebkowski.

 

Nouvelle star des programmes minceur, le gainage a la cote. Et pour cause ! Ces exercices très complets, qui sollicitent et renforcent plusieurs groupes musculaires en simultané, améliorent notre posture et notre silhouette grâce à une action en profondeur. Pas le temps de faire de l’exercice ? Pas envie de vous abonner à la salle de sport ? Finies les mauvaises excuses : le gainage se pratique n’importe où à l’aide d’un simple tapis de sol, d’un ballon pour certains mouvements, et ne nécessite que quelques minutes d’entraînement quotidien. L’efficacité des exercices repose en effet sur la concentration, l’équilibre, le soin apporté à sa posture d’entraînement… et l’endurance. L’idée est de tenir une position pendant quelques secondes au départ, puis d’augmenter progressivement au fil de vos séances jusqu’à 2 minutes, en faisant 3 à 5 répétitions. Ne cherchez pas à la performance dès vos premiers essais, il est inutile de forcer. Votre progression sera graduelle, mais vous serez épaté par les résultat obtenus. Ces 5 exercices proposés par Alexandre Lebkowski, coach de remise en forme, s’intègrent dans des programmes d’entraînement accessibles à tous avec plusieurs niveaux de difficulté, détaillés dans son livre Gainage et musculation profonde.

 

Tonifier le ventre grâce au gainage

Objectif : Renforcement et activation des muscles stabilisateurs et profonds de l’abdomen.

Mouvement : Au sol en appui sur les genoux, posez vos coudes et avant-bras sur le ballon. Faites rouler le ballon vers l’avant en expirant de manière à aligner les cuisses, le buste et la tête. Restez dans cette position en contractant vos abdominaux et vos fessiers. Ne restez pas en apnée, respirez !

Conseil : Contrôlez le mouvement, ne cherchez pas à aller trop loin, vous risqueriez de vous blesser. Maintenez votre sangle abdominale et vos fessiers serrés durant toute l’exécution du mouvement. Trop facile ? Passez sur la pointe des pieds !

À répéter 1 à 3 fois pendant 15 à 20 secondes Récupération : 30 à 60 secondes

Tonifier le ventre grâce au gainage

Garder la ligne

Cet exercice se fait en appui facial avec un ballon

Objectif : Renforcement et activation des muscles stabilisateurs et profonds de l’abdomen.

Mouvement : Placez-vous face au sol, en appui sur vos mains (écartées de la largeur de vos épaules) et positionnez vos pieds sur le ballon. Veillez à bien verrouiller votre bassin en contractant vos abdominaux et vos fessiers, surtout ne cambrez pas votre dos. Maintenez la position buste-bassin-jambes alignés en gardant les épaules au-dessus de vos mains.

Conseil : Ne bloquez pas votre respiration, restez gainé afin de mieux contrôler le maintien. Trop facile ? Montez une jambe en gardant votre alignement.

À répéter 1 à 3 fois pendant 10 à 20 secondes Récupération : 30 à 60 secondes

Garder la ligne

 

 À lire aussi : Garder sa ligne avec son poids d’équilibre (ou « poids santé »)

 

Galber la taille

Cet exercice se fait au sol pour renforcer les abdominaux obliques.

Objectif : Renforcement et tonification des muscles abdominaux obliques.

Mouvement : Allongez-vous sur le côté gauche, les jambes et le bras gauche tendus dans l’alignement du corps, la tête posée sur l’épaule gauche, le bras droit tendu et posé le long du corps (corps aligné). En vous équilibrant avec le bras gauche posé au sol, expirez en décollant simultanément vos jambes vers le haut et en glissant votre main droite sur la cuisse jusqu’au genou. Maintenez la position et respirez régulièrement.

Conseil : Restez gainé afin de bien réaliser ce mouvement dans l’axe. Vous pouvez glisser un petit ballon entre vos chevilles afin de travailler avec les deux jambes.

À répéter 1 à 3 fois de chaque côté pendant 10 à 20 secondes Récupération : 30 à 60 secondes

Galber la taille

 

Libérer les tensions

Cet étirement actif du fessier et du psoas se pratique au sol.

Objectif : Exercice d’étirement général des muscles fessiers pour la jambe repliée et du psoas pour la jambe tendue au sol.

Mouvement : Allongez-vous sur le dos, la colonne vertébrale droite, le menton légèrement rentré sur la poitrine afin d’aligner les cervicales, le bassin en rétroversion. Tendez la jambe droite et attrapez le genou de la jambe gauche en le ramenant sur la poitrine à l’aide de vos mains.

Conseil : Veillez à ne pas décoller le bas du dos et expirez en ramenant le genou sur le torse.

À répéter 1 à 3 fois de chaque côté pendant 15 à 30 secondes Récupération : 30 à 60 secondes

Libérer les tensions

 

Etirer les fessiers

Objectif : Étirement des petits et moyens fessiers.

Mouvement : Assis par terre, dos droit, gardez une jambe tendue et ramenez, à l’aide de vos deux mains, l’autre jambe fléchie en rotation interne. Essayez de garder le genou contre l’extérieur de la poitrine et tirez sur la jambe en expirant.

Conseil : Grandissez-vous et gardez votre dos bien droit. Vous pouvez réaliser cet exercice en étant allongé au sol.

À répéter 1 à 3 fois de chaque côté pendant 15 à 30 secondes Récupération : 30 à 60 secondes

Etirer les fessiers

 

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À lire

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GAINAGE ET MUSCULATION PROFONDE
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Les clés d’un vrai sommeil réparateur

Insomnies, réveils difficiles, somnolence en journée : dites stop aux troubles du sommeil, et apprenez à dormir comme un bébé en suivant ces règles d’or.

 

Le sommeil est un pilier essentiel de notre santé. La nuit, notre organisme récupère de la fatigue de la journée, trie les informations emmagasinées et booste notre système immunitaire. Les sécrétions hormonales, la mémoire, les capacités de concentration, le nettoyage des déchets du corps, la régulation de l’appétit, la reconstruction cellulaire, les connexions neuronales, le renouvellement des cellules de la peau, des muscules et des os… tout ceci se joue pendant que nous dormons. Autant dire qu’il y a du boulot, et qu’il est important !

 

16 milliards d’heures de déficit de sommeil

Pourtant, nous avons tendance à rogner sur notre temps de sommeil au profit d’autres activités : écran, travail, sorties… accumulant ainsi progressivement une dette de sommeil néfaste pour notre équilibre général et notre santé. Une étude montre ainsi que les Français accumulent près de 16 milliards de déficit de sommeil par an1, ce qui correspond à un déficit de deux semaines par an et par Français.

 

Les conséquences du manque de sommeil

Le manque de sommeil est lourd de conséquences qui varient en fonction de chaque individu. Apparition d’un état dépressif, troubles de l’humeur, problèmes de concentration, de mémoire, dérèglement hormonal, prise de poids… sont autant de conséquences connues du manque de sommeil. Le sommeil est aussi le temps du nettoyage pour le cerveau, qui élimine les déchets générés par l’activité neuronale pendant la journée : leur accumulation entraîne un risque accru de développer des maladies neuro-dégénératives comme Alzheimer. Un tableau qui devrait nous inciter à prendre au sérieux les troubles du sommeil pour (re)trouver un sommeil réparateur au quotidien.

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Définition d’un sommeil réparateur

L’expression fait rêver les insomniaques chroniques et ceux qui rencontrent des troubles du sommeil. Ce qui caractérise avant tout le sommeil réparateur, c’est la qualité du ressenti au réveil. Si l’on se sent reposé et qu’on n’éprouve pas de difficultés à sortir de son lit, c’est qu’on a bien et suffisamment dormi. L’organisme est prêt à attaquer la journée du bon pied.

Si l’on a du mal à sortir du lit, qu’on se sent fatigué dès le matin et somnolent pendant la journée, c’est que l’on n’a pas suffisamment récupéré pendant la nuit et que le sommeil n’a pas fait son œuvre. Vous vous reconnaissez dans ces descriptions ? Il est temps d’agir !

 

Comment favoriser un sommeil réparateur ?

Les troubles du sommeil ne sont pas une fatalité, et avant d’envisager le recours à des somnifères ou des anxiolytiques, une modification de l’hygiène de vie peut suffire à régler le problème. Commencez par identifier le nombre d’heures de sommeil dont vous avez besoin pour être en forme, idéalement pendant les vacances où vous disposez de plusieurs nuits d’affilée pour faire une moyenne. Cela vous permettra de définir l’heure idéale de votre coucher en fonction de votre heure de réveil. En effet, la régularité est essentielle : prendre l’habitude de se coucher tous les soirs à la même heure favorise un endormissement plus rapide.

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Les applis qui vous aident à mieux dormir

Vous coucher à la bonne heure, vous êtes partant, mais comment la connaître ? Faisons un peu de mathématiques. Le sommeil le plus réparateur correspond au sommeil profond, qui survient dans les deux à trois premiers cycles de sommeil. Chaque cycle durant environ 90 minutes, et notre organisme ayant besoin de 5 à 6 cycles de sommeil selon les individus, il ne vous reste plus qu’à calculer l’heure de votre coucher en fonction de votre heure de réveil souhaitée. Si le calcul n’est pas votre fort, jevaisbiendormir le fait pour vous. D’autres applis, comme Sleep Cycle Alarm Clock ou Sleep Better Runtastic Dormir analysent votre sommeil et programment l’heure idéale pour votre réveil pour optimiser votre temps de sommeil.

 

Les bons réflexes pour dormir comme un bébé

Des exercices de relaxation très simples, comme relâcher progressivement les différents muscles du corps ou se concentrer sur le rythme de sa respiration, aident le rythme cardiaque à ralentir progressivement, mettant le corps dans de bonnes conditions pour s’endormir. Deux heures avant le coucher, on supprime les écrans (sauf si on a installé un logiciel qui filtre la lumière bleue comme qui adapte la lumière de votre écran à celle de la journée). Pourquoi ? La fameuse lumière bleue émise par les écrans d’ordinateur, de portable, de tablette… inhibe la sécrétion de mélatonine, hormone qui favorise le sommeil, et dérègle notre horloge interne. On évite les bains chauds et le sport en soirée qui échauffent l’organisme, mais on reprend une activité physique régulière dans la journée (au minimum 30 minutes de marche par jour) qui relance la sécrétion d’endorphines, des hormones qui contribuent à notre bien-être.

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On réduit sa consommation d’alcool, faux ami du sommeil qui accélère l’endormissement mais réduit la quantité de sommeil réparateur sur la nuit. Évidemment, on supprime tous les excitants (thé, café, etc…) après 16h, et on dîne léger et tôt : la digestion nuit à l’endormissement, et les calories avalées avant de dormir sont stockées puisque non utilisées.

Enfin, un détail qui n’en est pas un : assurez-vous d’avoir une bonne literie. Eh oui, les réveils nocturnes sont parfois causés par un matelas trop mou, un oreiller trop épais ou une couette trop chaude. Au vu de l’importance du sommeil sur notre santé et de la durée de vie d’un bon duo matelas-sommier, votre achat est un investissement sur le long terme.

Une fois que vous aurez mis tout ça en place, on vous souhaite de bons et longs dodos

1 – Etude Occurrence sur la dette de sommeil française, 2015

 

Entretenir ses articulations

« J’ai souvent mal aux articulations. Que faire ?  », Sarah, 55 ans.

 

À l’image d’une charnière qui confère à une porte sa mobilité, le cartilage articulaire permet à deux pièces osseuses de bouger l’une par rapport à l’autre. Ce tissu conjonctif, lisse et élastique, n’est cependant pas inusable. Sous l’influence de certains facteurs – âge, hérédité, surpoids, gestes répétitifs –, il arrive que cette matière s’affine. Dès lors, les mouvements de l’articulation sollicitée deviennent gênants, voire douloureux.

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Entretenir son cartilage

Il ne faut pas attendre de souffrir d’arthrose pour prendre soin de son cartilage. La prévention peut commencer par la pratique régulière d’une activité physique douce : natation, yoga, vélo… Mieux vaut éviter les sports dits « d’impact » comme la course à pied ou le tennis. L’alimentation peut aussi jouer en faveur de l’entretien du cartilage. Ce dernier étant composé d’eau à 75% et structuré par des fibres de collagène, il est important de boire au moins 1 litre et demi par jour (eau, tisanes…) et de consommer des aliments riches en vitamine C (persil, agrumes, kiwi, poivron…), nécessaire à la production du collagène.

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Calmer les crises

Si les douleurs sont déjà présentes, on peut miser sur les médicaments antalgiques – avec le conseil d’un professionnel de santé – pour soulager les crises. Ou se tourner vers les plantes, les huiles essentielles (camphre, eucalyptus…) ou les épices (curcuma, gingembre…) ayant des propriétés anti-inflammatoires. On les trouve parfois réunies dans des gels ou roll-on pour une application locale facilitée. Des cures de compléments alimentaires contenant des extraits de bourgeon de cassis, de pin ou de bouleau peuvent aussi être utiles.

Compléments alimentaires : à bon escient

Comme pour nous, il est possible de distribuer des compléments alimentaires à nos animaux de compagnie pour entretenir leur pelage, leurs articulations, leur vitalité… Il faut cependant le faire de façon raisonnée.

 

Définis par le ministère de la Santé comme « des denrées alimentaires dont le but est de compléter un régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique », les compléments alimentaires sont destinés à être pris par voie orale et sont conditionnés en doses sous forme de comprimés, gélules, ampoules…

Il en existe pour les chiens et pour les chats et, pour eux, on parle plus volontiers d’aliments complémentaires. Ces derniers sont formulés à base de vitamines, minéraux, acides gras essentiels, acides aminés, extraits de plante, etc. Ils sont préconisés dans plusieurs indications : lutte contre l’arthrose, contre le vieillissement en général, beauté du pelage, croissance des chiots et des chatons, effet fortifiant chez les chiens sportifs…

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Contre l’arthrose principalement

Les aliments complémentaires contre l’arthrose sont de loin les plus vendus.

Certaines vitamines (D, E, C notamment), les acides gras oméga 3, des protecteurs spécifiques du cartilage appelés chondroprotecteurs comme les glycosaminoclycanes ou GAGs ont des effets bénéfiques sur le cartilage et leur usage peut parfois ralentir l’évolution de l’arthrose.

Dans les aliments complémentaires pour animaux seniors, les antioxydants (vitamines C, E, lutéine, taurine, polyphénols, lycopène de tomate…) permettent de réduire le stress oxydatif en agissant notamment au niveau des membranes cellulaires.

Autres champions de la lutte contre le vieillissement, les acides gras oméga 3 (EPA, DHA) agissent sur différents systèmes (peau, articulations, cœur…).

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Privilégier une ration équilibrée

Loin d’être la panacée, ces aliments complémentaires doivent être utilisés de façon raisonnée et n’exonèrent pas le propriétaire de distribuer une ration alimentaire équilibrée. Ils ne peuvent être que des coups de pouce supplémentaires mais en aucun cas pallier une alimentation de mauvaise qualité par ailleurs.

D’autre part, leurs effets bénéfiques sont controversés par certains, les publications scientifiques validant l’intérêt des aliments complémentaires étant peu nombreuses.

Pour les utiliser convenablement, le mieux est de demander conseil à votre vétérinaire ou à votre pharmacien.

 

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

• Même si les présentations galéniques des aliments complémentaires sont les mêmes que celles des médicaments, ce n’en sont pas et ils ne disposent pas d’AMM (Autorisation de Mise sur le Marché).

• De par leur statut, les aliments complémentaires ne sont pas soumis à prescription.

• Attention, mal utilisés, les aliments complémentaires peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé des animaux et entraîner des effets toxiques, en raison notamment de surdosage. Ce peut être le cas chez le chat qui reçoit trop de vitamine D (risque de calcifications ectopiques). Si toute carence peut être nocive, tout excès aussi.