Troubles très intimes

Plus gênants que graves mais très fréquents, ils sont encore sujet tabou. Pourtant mieux vaut consulter vite. Les perturbations intimes ne sont pas une fatalité : les traitements actuels visent autant à les prévenir qu’à les soigner.

 

Selon le dictionnaire, l’intime est ce qui est au plus profond de soi, ce qui reste généralement secret, caché… L’activité sexuelle et la fonction urinaire en font partie. Et quand un trouble en relevant survient – qu’il se nomme incontinence, panne érectile, éjaculation précoce, sécheresse vaginale, irritations ou démangeaisons génitales –, en parler n’est pas spontané. L’embarras, parfois la honte, s’empare de celui ou de celle qui subit au plus profond de son intimité l’une de ces pathologies aussi inconfortables que déconcertantes. Aucun âge n’est épargné.

À savoir

À savoir

•3 millions de femmes seraient incontinentes à des stades divers. La prévalence augmente avec l’âge : 12% ont de 20 à 29 ans, 25% de 60 à 69 ans, 32% plus de 80 ans. 68% n’ont jamais consulté (source : AFU).

•Les troubles érectiles touchent de plus en plus d’hommes. Ils étaient 44% en 2005, 49% en 2010 et 61% en 2019 (étude Ifop-Charles.co).

 

Au féminin comme au masculin

Schématiquement, avant 50 ans, l’homme est davantage perturbé par ses dysfonctions érectiles que par ses fuites urinaires. Tout le contraire de la femme, très tôt confrontée à la réactivité de sa vessie et sujette aux cystites, aux petites fuites et autres sécrétions désagréables dès son plus jeune âge. Tout simplement parce que sa morphologie l’expose davantage. À l’inverse des parties intimes de l’homme, celles de la femme ne sont pas «fermées», ce qui rend ses muqueuses uro-génitales vulnérables. La moindre pression (rires intempestifs, chocs émotionnels, sport, grossesse…) peut provoquer des fuites ou la pousser à uriner. Les infections urinaires sont aussi considérées typiquement féminines. Certes, les hommes en souffrent mais moins souvent. Avec des symptômes similaires, les troubles urinaires se conjuguent autant au féminin qu’au masculin. La différence provenant de leurs causes, intimement liées à leurs spécificités anatomiques. Celles-là mêmes induisant les troubles sexuels de l’un et l’autre.

 À lire aussi : Le microbiote vaginal, un écosystème réglé au lactobacille près

 

 Se traiter sans tarder

Les troubles intimes sont parfois dus à l’âge en raison du relâchement des tissus et du déficit hormonal. Parfois aux modes de vie déséquilibrés ou à des pratiques à risque, au manque d’hygiène ou encore au stress. Les responsables sont légion. Et c’est une erreur de penser que ces désagréments passeront tout seuls. Mêmes passagers, leurs symptômes inconfortables altèrent vraiment la qualité de vie. Aussi ne faut-il pas les minimiser mais se faire traiter sans attendre. Les récidives sont évitables à condition d’oser en parler à son médecin, et même demander plusieurs avis pour sortir de la spirale de l’échec. Sexuel, urinaire ou dermatologique, chaque désordre a un traitement personnalisé. Ce serait dommage de s’en priver.

Qui consulter ?

Qui consulter ?

Son généraliste, à même de traiter une cystite. L’incontinence urinaire est du ressort du spécialiste. Puis le gynécologue, l’andrologue. Certains sont urologues, sexologues, parfois psychosomaticiens, la composante « psy » interférant souvent.

 

Au féminin : une sphère urogénitale ultra-sensible

Des petites fuites à l’infection urinaire à répétition, de la sécheresse vaginale aux démangeaisons cutanées en passant par des règles douloureuses et autres sécrétions désagréables : telles sont les principales perturbations que subit la femme en son bas-ventre. Bien souvent à cause de la vulnérabilité de ses muqueuses internes et externes. Tour d’horizon des plus fréquentes.

Réponses d'expert : le double avantage du laser vaginal

Réponses d'expert : le double avantage du laser vaginal

Dr Sylvain Mimoun,
Gynécologue, andrologue, psychosomaticien

Quelle qu’en soit la cause, la sécheresse vaginale altère la qualité de la vie intime et sexuelle. La nouveauté est qu’on peut y remédier par laser CO2 pulsé quand ovules d’acide hyaluronique et lubrifiants ne suffisent plus à apaiser, en particulier après un cancer du sein ou une ménopause installée. Le laser introduit dans le vagin y agit tel un peeling en détruisant les cellules sèches de sa muqueuse superficielle, automatiquement remplacées par la couche sous-jacente plus jeune. La femme retrouve son hydratation originale à raison de quatre séances mensuelles consécutives. Après un an environ, si l’inconfort revient une nouvelle séance est programmée. Éliminer cette première couche ne détruit pas la flore vaginale ; au contraire ce traitement, indolore, la rétablit, la rééquilibre et relance la production de collagène. Hélas, il n’est pas remboursé alors qu’il devrait se banaliser. D’autant que, en cas d’incontinence, son recours permet de retrouver une fonction urinaire normalisée en jouant sur des intensités différentes. Trois ou quatre séances peuvent suffire.

 

Côté  vessie : cystite et incontinence

Rares sont les femmes qui n’ont pas connu un ou plusieurs épisodes de cystite dans leur vie. Cette inflammation de la vessie d’origine infectieuse peut survenir à tout moment depuis l’enfance jusqu’à un âge avancé, et encore plus fréquemment chez les femmes actives sexuellement ou ménopausées. La bactérie Escherichia coli en est responsable ; proliférant dans l’intestin, elle migre facilement de l’anus pour remonter par l’urètre (plus court chez la femme que chez l’homme) jusqu’à coloniser la vessie. Douleurs et brûlures au moment de la miction, envie permanente d’uriner, pesanteur dans le bas-ventre en sont les principaux signes. Sans gravité mais très douloureuse, cette infection urinaire se traite rapidement par une antibiothérapie courte ciblée. Pour éviter les récidives (plus de quatre fois par an dans un cas sur dix) et l’antibiorésistance, des précautions sont à prendre : ne pas se retenir malgré les brûlures, s’essuyer d’avant en arrière après être allée aux WC, uriner après un rapport sexuel, boire abondamment. Objectif: empêcher les germes de stagner dans la vessie. En prévention, une cure probiotique agira sur l’intestin d’où ils proviennent.

Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

•Il y a consensus sur la canneberge (ou cranberry), petite baie rouge riche en proanthocyanidines (PAC), actifs empêchant les colibacilles de se fixer sur les parois urinaires. Consommée régulièrement en jus ou compléments alimentaires, elle diminue le risque de récidive des infections urinaires à condition d’absorber 36 mg de PAC par jour.

•Bruyère, busserole, pissenlit, queues de cerise, cassis… ont des vertus antibactériennes et diurétiques. En tisane, gélule, ampoule, stick, ces plantes sont réputées pour faciliter le flux urinaire et donc l’évacuation des germes.

 

Contrairement aux idées reçues, l’incontinence urinaire n’est pas l’apanage des plus âgées. La femme enceinte ou en surpoids y est sujette, ainsi que la sportive ou la sédentaire. L’écoulement involontaire d’urine survient dans des situations particulières : effort violent, éternuement, toux, même le simple fait de se tourner dans le lit. Cette incontinence «  d’effort » a plusieurs origines – insuffisance du muscle sphinctérien, déficit de retenue de l’urètre et de ses tissus de soutien, fragilité et relâchement du plancher pelvien (périnée) – et concerne plus de la moitié des patientes, tous âges confondus. La deuxième catégorie regroupe les incontinences par impériosité ou urgences mictionnelles et représente 10 à 20 % des cas. La vessie devenue hyperactive se contracte anarchiquement, créant une surpression générant des fuites. L’absence de contrôle vésical peut être due à une pathologie neurologique (paraplégie, SEP, Parkinson), certains diabètes. Les incontinences mixtes associent fuites à l’effort et impériosités.

La rééducation périnéale est le traitement de première intention pour tonifier les muscles du plancher pelvien. Combinée, en cas d’impériosité, à la rééducation de la vessie et des sphincters pour en retrouver le contrôle. La rééducation vient à bout de plus de la moitié des incontinences d’effort. Si rien n’y fait, la pose d’une bandelette sous-urétrale peut être proposée mais de moins en moins, cette chirurgie aggravant l’hyperexcitabilité de la vessie. Stimulations électriques, biofeedback, dispositif intravaginal… sont de nouvelles approches qui aident les femmes à muscler leur périnée en soin comme en prévention.

 À lire aussi : On muscle son périnée !

 

Réponses d'expert : gérer son stress

Réponses d'expert : gérer son stress

Dr Sylvain Mimoun,
Gynécologue, andrologue, psychosomaticien

Hormis certains effets secondaires de médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques, statines, chimiothérapie…) largement cités dans les problèmes d’érection, il existe de nombreuses autres causes : celles liées aux pathologies du système nerveux périphérique, à l’insuffisance rénale ou encore aux maladies cardiovasculaires qui touchent des hommes de plus en plus jeunes. L’origine est aussi psychologique. Le stress et l’anxiété de performance sont de plus en plus pourvoyeurs de dysfonctionnements érectiles. Et c’est leur récurrence qui impose une consultation. Ce qui entretient le symptôme, c’est la peur de la perte de l’érection ou de l’éjaculation précoce. Apprendre à gérer son stress et à respirer fait partie intégrante de la prise en charge. Les traitements actuels, suffisamment probants et discrets avec des résultats durables, permettent à ceux qui rencontrent ce type de défaillance de retrouver sérénité et confiance dans leur virilité.

 

Côté vagin : sécheresse et microbiote perturbé

Le vagin est un petit nid douillet abritant majoritairement des lactobacilles. Cette flore de Döderlein forme un biofilm, le microbiote vaginal, qui protège la muqueuse des germes internes et externes. En effet, les lactobacilles produisent de l’acide lactique qui, en acidifiant le milieu vaginal, stimule ses défenses immunitaires. Tout au long  de la vie, la flore vaginale est sous l’influence des œstrogènes. En situation de carence œstrogénique (contraception orale, grossesse, ménopause), la flore diminue et le pH augmente. Une baisse de l’immunité locale survient, favorisant inconfort et sécheresse (laquelle rend les rapports sexuels douloureux) ainsi que des infections uro-génitales plus fréquentes. Autres perturbateurs de l’équilibre du microbiote vaginal : la prise d’antibiotiques, d’antidépresseurs, l’usage de préservatifs, tampons, spermicides, la constipation, les voyages, une toilette vulvaire excessive, le tabac, le stress ou encore un terrain immunodéprimé. Les conséquences se nomment vaginose bactérienne, mycose ou candidose vulvo-vaginale. Démangeaisons, parfois sécrétions (pertes blanches) et odeurs désagréables en sont les symptômes intimes.

Que faire ? Les antibiotiques traitent la vaginose mais perturbent le microbiote. Les antimycosiques sont efficaces mais assèchent le vagin. Pour pallier le déséquilibre du milieu vaginal généré par ces médicaments, il est recommandé de les combiner à des probiotiques spécifiques par voie orale ou gynécologique. En ovules ou gélules à libération prolongée, leur but est de réensemencer le vagin en lactobacilles afin d’éviter les récidives. Après les règles ou à la ménopause, une cure probiotique est également utile lorsqu’on se sait à risque. Chez la femme ménopausée, les crèmes hydratantes et les ovules aident à lutter ponctuellement contre la sécheresse vaginale, et à retrouver souplesse et tonicité. Le laser vaginal est une solution plus pérenne sous certaines conditions (voir encadré).

L’hygiène des parties intimes ne doit pas nuire au film hydrolipidique protecteur des muqueuses vaginales et cutanées. Sont donc exclus les douches vaginales décapantes (le vagin est autonettoyant), les toilettes vulvaires intempestives ainsi que les produits lavants agressifs. Opter pour un savon doux, en gel liquide ou pain ayant un pH neutre. Un spécifique « toilette intime » contribue à hydrater et apaiser en cas d’irritations ou de fragilité.

 À lire aussi : Dossier – Hygiène intime

 

Au masculin: quand la mécanique des fluides est en panne

Difficulté à uriner, mictions fréquentes, réveils récurrents pour aller uriner… Les symptômes de l’incontinence de l’homme ressemblent à ceux de la femme mais chez lui une hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) en est la principale responsable. Deux millions d’hommes sont diagnostiqués, 100 000 nouveaux cas chaque année. Après la cinquantaine, la prostate, cette glande jouant un rôle dans la fabrication du sperme et l’éjaculation, tend à grossir et à perdre son élasticité. Chez certains, elle appuie sur la vessie, comprime l’urètre et freine, voire bloque, le flux urinaire. La retirer n’est pas utile. En revanche il faut être traité vite avant que cela ne devienne insupportable. La prise en charge combine trois approches :

• l’hygiène de vie en évitant les substances accélérant la fréquence des mictions (thé, café, alcool) ;
• des médicaments ciblés relaxant la vessie ou diminuant le volume prostatique ;
• en dernier recours, la chirurgie (un patient sur dix): elle réduit la taille de la prostate ou en élargit le canal pour faciliter le passage de l’urine.

Des vasodilatateurs aux ondes de choc

La panoplie thérapeutique de la dysfonction érectile est diversifiée, depuis l’apparition de la prothèse pénienne (1973), les injections intracaverneuses de prostaglandine dans le pénis (1982), du Viagra (1998) puis du Cialis, son concurrent (2005). Traitements symptomatiques (mais non curatifs) toujours d’actualité car leurs effets sont immédiats. Une prise en charge innovante est apparue en 2010 : la thérapie par ondes de choc extracorporelles de faible intensité, déjà utilisée pour traiter les calculs rénaux, des séquelles d’infarctus ou des tendinopathies. En améliorant la vascularisation des corps caverneux de la verge, elle permet de retrouver petit à petit des fonctions érectiles sans apport médicamenteux. Cette technique est réservée aux patients atteints de maladies cardiovasculaires, de diabètes, soit 70 % des hommes souffrant de dysfonctionnement érectile.

Dans ma trousse, les bons produits

Dans ma trousse, les bons produits

•Cutalgan / A-DERMA

Nouveau. Fini le mal de peau, en formant un gel pansement, il rafraîchit et calme les douleurs cutanées du corps et des zones intimes de toute la famille.
Spray de 100 ml.

•Bioprotus® Flore intime / CARRARE

Dans un stick, 5 milliards de souches microbiotiques (100 % lactobacilles) et 2,9 g de fibres nutritives. La flore vaginale est restaurée et protégée lors de traitements perturbants.
Boîte de 14 sticks.

•Capsules confort voies urinaires, AromaFemina (visuel à venir) / PRANARÔM

Une synergie efficace d’HE d’origan, cannelier de Chine, menthe poivrée et citron pour lutter contre l’infection bactérienne et calmer la douleur de la cystite.
Boîte de 30 capsules.

•Mycolea+ / ROGÉ CAVAILLÈS

Cette crème intime anti-démangeaisons soulage jusqu’à 24 heures les muqueuses irritées grâce à son complexe antifongique naturel combiné aux vertus du calendula encapsulé.
Tube applicateur.

 

Info

Info

• Restons fermes ! du Dr Sylvain Mimoun (Eyrolles)

www.urologie-sante.fr, le site de l’association française d’urologie (AFU)

 

Chic, c’est l’heure du goûter

Les nutritionnistes recommandent de prendre un goûter : faites le plein d’énergie et de plaisir avec ces savoureuses idées très faciles à réaliser.

 

Non, le goûter n’est pas réservé aux enfants en pleine croissance, il est même recommandé aux adultes par de nombreux nutritionnistes pour répartir les apports nutritionnels tout au long de la journée.

Mais attention, goûter ne signifie pas se ruer sur les biscuits au chocolat ou les confiseries. Un goûter sain couvre en moyenne 15% des besoins énergétiques de la journée, et redonne de l’énergie pour tenir jusqu’au soir, évitant ainsi de grignoter entre les repas ou d’arriver affamé au dîner. Il se prend de préférence à heure fixe (autour de 16/17h selon l’heure du déjeuner), uniquement si le besoin s’en fait sentir. Les tenants de la chrononutrition recommandent de manger un plat unique à l’heure du déjeuner, et d’apporter du sucre au goûter, heure à laquelle le corps secrète de l’insuline : les sucres seront ainsi mieux assimilés.

De manière plus générale, la composition idéale du goûter selon les nutritionnistes inclut un produit à base de fruit (jus, fruit entier, compote, smoothie, fruits secs…), un produit laitier ou son alter ego végétal pour apporter des protéines (quantité à équilibrer en fonction des apports en protéines sur les autres repas), des céréales ou oléagineux pour les fibres (pain complet, amandes, noix, galette de riz ou maïs…). On n’oublie pas de boire bien sûr pour se réhydrater, en évitant le thé ou le café si on rencontre des difficultés pour s’endormir.

 

Voici nos recettes favorites pour vous concocter un goûter rapide, sain et équilibré :

Mettez la chrono-nutrition au menu

Plutôt que de vous lancer dans un énième régime, et si vous vous essayiez à la chronobiologie nutritionnelle ? Sa promesse : éliminer vos kilos tout en continuant à manger de tout, en adaptant simplement votre alimentation à l’heure de la journée. Incroyable ? On vous explique.

 

Vous rêvez de retrouver votre poids de forme, de dire adieu à cette petite bedaine, cette culotte de cheval, ou à ces rondeurs sur les bras ? Vous faites peu d’excès (enfin vous essayez), et pourtant, les kilos s’empilent avec détermination sur votre silhouette. Pourquoi ? Tout bonnement parce qu’ils ne sont pas bien assimilés (et peut-être aussi par manque d’activité physique). Pour y remédier, la chrono-nutrition offre des réponses intéressantes. Démonstration.

 

La chronobiologie nutritionnelle : mais qu’est-ce que c’est ?

La chrono-nutrition n’est pas un régime à proprement parler : cette méthode, développée il y a 30 ans par le Docteur Alain Delabos, consiste à adapter son alimentation à son horloge biologique. L’idée n’est pas de supprimer des aliments mais de les manger au bon moment. L’organisme ne sécrète pas les mêmes enzymes tout au long de la journée. En identifiant ses besoin en fonction du moment de la journée, on peut apporter l’aliment adapté, qui est ainsi aussitôt assimilé et utilisé. À contrario, un aliment consommé au « mauvais » moment se dirige vers les voies de stockage, c’est à dire dans les fesses, le ventre, sur les hanches… Tout ce qu’on veut éviter !

Avec cette méthode de chronobiologie nutritionnelle, il est possible d’éliminer les kilos superflus et retrouver une silhouette équilibrée. Attention, il ne s’agit pas d’un régime drastique visant à mincir à tout prix, cette méthode s’accorde avec votre métabolisme : elle n’occasionne pas de perte de poids spectaculaire, mais plutôt un rééquilibrage progressif.

 

Une nouvelle organisation de l’alimentation, clé de la chrono-nutrition

Si vous suivez une alimentation variée, nul besoin de la revoir de A à Z. On modifie la forme, pas le fond. Dans la chrono-nutrition, comme son nom l’indique, le chronos (« le temps », en grec) est primordial. Les règles d’or à respecter pour que cela fonctionne sont assez simples :

  • Espacer d’au moins 5 heures le petit déjeuner et le déjeuner
  • Idem entre le déjeuner et le goûter
  • Goûter (oui, vous avez bien lu)
  • Attendre au moins 1h30 avant de dîner (léger)
  • Attendre au moins 1h30 avant de se coucher pour une bonne nuit de sommeil
 À lire aussi : La detox, faux régime ou vraie intox ?

 

Que mange-t-on et quand ?

Hors de question de sauter le petit-déjeuner, on ne le répètera jamais assez. Dans le cadre de la chronobiologie nutritionnelle, il doit être riche et gras : c’est le moment de manger du pain, du fromage et de la charcuterie pour faire le plein d’énergie et éviter le petit creux en milieu de matinée.

À midi, cap sur les protéines et féculents, avec un plat unique. On zappe l’entrée, le fromage et le dessert, mais on peut se faire plaisir avec une viande en sauce accompagnée de féculents. C’est le repas le plus dense de la journée.

L’après-midi, on prend un goûter – oui vous avez bien lu, le goûter, repas incontournable dans la chrono-nutrition. Il permet de ne pas être affamé le soir et de se contenter d’un diner léger, facultatif quant à lui. Au goûter donc, on privilégie le sucre et les fibres : chocolat noir, fruits frais et fruits secs au menu.

Le mot d’ordre du dîner, c’est « léger » ! En effet, le diner est le repas le plus propice au stockage, tout ce qu’on cherche à éviter avec cette méthode. De plus, un menu trop riche le soir perturbe le sommeil. Pour le dernier repas de la journée, on se contente de poisson ou viande maigre, et de légumes.

 À lire aussi : Comment stabiliser son poids après un régime ?

 

Avec la chrono-nutrition, on met la rigueur au menu

Cette méthode de chronobiologie nutritionnelle requiert un suivi minutieux des horaires, pas toujours facile à appliquer au quotidien quand on a des obligations professionnelles, familiales et sociales. Les menus vous permettent de manger de tout, tout en surveillant les quantités pour atteindre le résultat attendu.

Cependant, le Dr Delabos, à l’origine de la méthode, encourage à relâcher la pression deux fois par semaines : restaurant, repas de fête, entrée-plat-dessert… on oublie tout, pour justement éviter toute forme de frustration ! Et réussir à maintenir le cap dans la durée.

 À lire aussi : Bienfaits et inconvénients des nouveaux régimes

 

Cystites à répétition

« Je fais des cystites à répétition… », Charlotte, 40 ans.

 

La cystite est l’infection urinaire la plus courante chez la femme. Le plus souvent provoquée par une bactérie (Escherichia coli dans 80 % des cas), elle se manifeste par des mictions fréquentes et douloureuses. La riposte repose sur trois volets : l’antibiothérapie (monodose ou sur 3 jours), la majoration des boissons et la correction des facteurs favorisants. Si le premier est du ressort de votre médecin, les suivants vous incombent…

  À lire aussi : Mycoses vaginales : Les bonnes habitudes pour les éloigner

 

Eau à volonté

Il ne faut surtout pas se retenir de boire : le flux urinaire diminue la charge bactérienne. Allez aux toilettes dès que l’envie d’uriner se fait sentir et prenez soin de vous essuyer d’avant en arrière surtout en cas de défécation. Par ailleurs, il vaut mieux éviter les bains moussants, l’utilisation de lingettes ou de produits d’hygiène intimes parfumés ainsi que celle des spermicides lors des rapports sexuels (il est recommandé d’uriner après ceux-ci). Côté vêtements, la lingerie en coton est recommandée ; les pantalons serrés à éviter. Consciencieusement respectées, ces mesures permettent de diminuer sensiblement la fréquence des crises. Tout comme la prise de canneberge (gélules, jus non sucré, compléments alimentaires…) en cures. Plus connue sous le nom de cranberry, cette baie rouge est très concentrée en proanthocyanidines, des tanins scientifiquement reconnus pour diminuer l’adhésion sur les parois des voies urinaires de certaines bactéries responsables d’infections.

  À lire aussi : Cystites : pas d’antibiotiques systématiques

 

Tester votre asthme

A l’occasion de la journée mondiale de l’asthme, le 5 mai, AstraZeneca lance une campagne qui adresse un message clair aux patients : « Attention ! Si vous utilisez 3 fois ou plus par semaine votre traitement de secours, c’est trop ».

 

La campagne « Tester mon asthme pour mieux le contrôler » alerte sur les dangers d’un mauvais contrôle et souligne l’importance de la prise optimale d’un traitement de fond pour éviter un recours trop fréquent aux inhalations. Sur le site astmezero.fr, un outil pratique est mis à disposition (rubrique « Gardez le contrôle »), qui  permet au patient d’évaluer si la maladie est bien contrôlée. Pour cela, 4 questions sont posées  et s’il ressort que l’asthme est mal contrôlé, le patient est invité à contacter un médecin.

Le site permet aussi de s’informer sur cette maladie – qui concerne 4 millions de personnes en France.

L’identification : utile et nécessaire !

Obligatoire, l’identification des chats, des chiens et autres carnivores domestiques est aussi un acte responsable visant à les protéger et à le retrouver plus rapidement en cas de perte ou de fugue.

 

Saviez-vous que, lorsqu’un chat ou un chien se perd, il est récupéré par ses maîtres dans plus de 80 % des cas s’il est identifié, alors que les chances de le retrouver sont inférieures à 60 % s’il ne l’est pas ? Le numéro, tatoué ou contenu dans une puce électronique implantée sous la peau du cou, permet en effet de faciliter les démarches (déclaration de perte, diffusion d’une affichette…).

L’utilité de l’identification

La perte d’un chien ou d’un chat est toujours une source d’angoisse : non seulement à cause des risques encourus par l’animal mais aussi parce que la responsabilité du maître est engagée si l’animal agresse ou cause un accident. Lorsqu’il n’est pas identifié, un chien ou un chat perdu passe huit jours en fourrière avant d’être transféré vers un refuge pour adoption s’il a la capacité de l’accueillir, sinon il est euthanasié. L’identification sert aussi à prouver que vous êtes bien le propriétaire si vous décidez de vendre ou de céder votre chien ou votre chat. L’identification est également indispensable pour souscrire une assurance santé pour l’animal, voyager avec lui hors des frontières françaises, le faire vacciner contre la rage (et prouver qu’il l’est en cas de besoin), le mettre en pension, séjourner dans un camping, etc. Des enquêtes  montrent que l’identification est corrélée avec un taux de médicalisation accru : 85 % des chats identifiés sont régulièrement vaccinés alors que, parmi les chats non immatriculés, plus de la moitié ne le sont pas.

 À lire aussi : Agressivité : une affaire d’éducation

 

Comment faire ?

L’identification par tatouage est toujours autorisée pour les animaux restant en France. Cette technique est cependant douloureuse (l’anesthésie est donc indispensable) et peu esthétique. Par ailleurs, la lecture du numéro devient parfois difficile au fil du temps. Pour les chiens, les chats et les furets qui voyagent à l’étranger, la pose d’une puce électronique est obligatoire. Ce dispositif (aussi appelé transpondeur) a la taille d’un grain de riz. Le vétérinaire utilise un injecteur pour l’implanter sous la peau, à la base du cou. Pour le chien ou le chat, la sensation est analogue à celle d’une vaccination. Après la pose, le vétérinaire vérifie la lisibilité de la puce grâce à un scanner qui décode le message émis par le transpondeur. Une réaction locale de défense produit ensuite une gaine fibreuse qui enferme le transpondeur et empêche sa migration dans les tissus avoisinants. Contrairement au tatouage, la puce électronique reste lisible durant toute la vie de l’animal et aucune falsification n’est possible. Le tatouage et la puce électronique ne sont pas incompatibles : vous pouvez faire poser la seconde à votre animal même s’il est déjà tatoué.

Animal trouvé

Le code de la puce électronique ne peut être lu que grâce à un scanner spécial. Si vous recueillez un chien ou un chat et qu’aucun tatouage n’est visible à l’intérieur des oreilles ou sur la face interne des cuisses, contactez un vétérinaire (ou la fourrière la plus proche) pour identifier l’animal – vous trouverez toutes les coordonnées nécessaires dans l’application Filalapat (www.filalapat.fr). Vous pouvez aussi contacter la mairie pour obtenir ces informations.

Que dit la loi ?

Votre chienne ou votre chatte a eu des petits ? Faites-les identifier au plus tard à l’âge de 4 mois pour les chiots et de 7 mois pour les chatons. En cas de contrôle, le fait de détenir un chien ou un chat non identifié vous expose à une amende (de 750 €). Si vous adoptez un animal, il vous sera remis la carte d’identification attestant qu’il a été enregistré dans le fichier national d’identification des carnivores domestiques, géré par L’I-Cad (www.i-cad.fr). Ce document comprend un numéro d’immatriculation à 15 chiffres. Tout changement d’adresse ou de numéro de téléphone devra être signalé. Gratuit et sécurisé, ce fichier est actualisé quotidiennement.

 À lire aussi : Chaton trouvé : comment le nourrir ?

 

Les chats moins identifiés

Presque 800 000 chiens et autant de chats sont identifiés chaque année. Les chiens, qui sont majoritairement achetés auprès d’éleveurs ou adoptés dans des refuges, sont déjà identifiés quand ils sont adoptés. Du côté des chats, l’identification est moins systématique (on estime que moins de 45 % d’entre eux sont pucés ou tatoués) car ils sont donnés dans un cas sur deux, et trouvés dans un cas sur quatre. Leur identification dépend donc de la bonne volonté de leur maître, qui n’en voit pas toujours l’utilité.

À lire aussi : Protéger son furet

 

Des médailles en or

Le fait que votre animal soit identifié par tatouage ou par une puce électronique ne vous empêche pas de lui faire porter un collier pourvu d’une médaille où est inscrit votre numéro de téléphone. En cas de perte ou de fugue, les démarches pour le retrouver seront accélérées. Il existe aussi des médailles électroniques : en flashant le code de la médaille avec un smartphone, la personne qui trouve l’animal obtiendra instantanément vos coordonnées. Les systèmes de médailles électroniques intègrent parfois un système de géolocalisation : au moment où la personne qui a trouvé l’animal se connecte au serveur, le propriétaire reçoit par SMS et/ou e-mail une carte GPS permettant de savoir exactement où est l’animal, ou même de visualiser le parcours qu’il a effectué !

Le préserver de la leishmaniose

La leishmaniose est une maladie parasitaire grave, qui touche principalement le chien. Il convient donc de mettre tout en œuvre pour éviter la contamination et protéger l’animal, mais aussi l’humain.

La maladie se développe lentement : après l’infection, il peut s’écouler de quatre semaines à plusieurs années avant que les premiers symptômes apparaissent. Des lésions cutanées sont souvent les premiers signes visibles, en particulier sur la tête. Perte de poids, faiblesse due à l’anémie, fonte musculaire, pousse anormale des griffes et troubles oculaires sont d’autres signes classiques de leishmaniose. Les reins sont également affectés chez presque tous les chiens malades.

Les vecteurs de la maladie

La leishmaniose se transmet par piqûres de phlébotomes, des insectes qui aiment les hivers doux et les étés secs. En Europe, ils sont surtout présents dans les régions méridionales. Les phlébotomes, qui apprécient les sols sableux, sont en général actifs d’avril-mai à octobre-novembre et piquent à partir du crépuscule. Contrairement aux moustiques, ces indésirables sont rarement remarqués car leur vol est silencieux. Ils n’ont pas non plus besoin d’eau stagnante pour se reproduire car les larves ne sont pas aquatiques. Pour qu’un chien soit contaminé par la leishmaniose, il faut en principe qu’il soit piqué plusieurs fois par des insectes contaminés. Les phlébotomes le piquent de préférence dans les zones glabres – le museau, les yeux, le pourtour de la bouche. S’ils sont porteurs de la maladie,  ils injectent dans le sang de leur hôte des leishmanies, parasites responsables de la maladie.

 À lire aussi : Vermifuger son chien

 

Éloignez les phlébotomes !

Quand un chien vit ou séjourne temporairement dans une zone à risque, le traitement répulsif contre les insectes volants constitue la principale mesure de prévention de l’infection.

Une protection insecticide

Les pyréthroïdes sont des molécules insecticides connues pour éloigner les phlébotomes. C’est en particulier le cas de la fluméthrine, un principe actif inclus par exemple dans des colliers antiparasitaires ou des pipettes spot on à déposer sur la peau. La fluméthrine agit également contre les tiques. Ces produits sont réputés pour leur efficacité à limiter le risque de contamination des chiens par la leishmaniose. Certains colliers sont fabriqués avec un matériau qui relargue lentement les principes actifs ; leur activité répulsive contre les phlébotomes peut durer huit mois. Un collier posé au début du printemps permet donc de protéger le chien pendant toute la belle saison. Un collier à longue durée d’action est particulièrement bien adapté à la protection des animaux vivant dans une région où le risque de leishmaniose est important. Si le chien séjourne occasionnellement dans l’une de ces zones, il devra être protégé par un insecticide répulsif durant toute la période d’exposition. Le traitement antiparasitaire sera fait avant le départ, en tenant compte du délai nécessaire pour que le produit soit efficace.

A savoir : Dans certains colliers, il y aussi des molécules actives contre les puces qui sont incluses.

Traitements palliatifs

Traitements palliatifs

Il a été longtemps recommandé d’euthanasier les chiens infectés par la leishmaniose. Cette approche est aujourd’hui éthiquement inacceptable, d’autant qu’il existe des traitements pour les chiens malades (ou positifs mais cliniquement sains) permettant d’éviter la propagation de la maladie. Ces traitements sont cependant très contraignants et ne « guérissent » jamais complètement le chien.

 

La nuit à la maison

Ne pas laisser un chien dormir à l’extérieur le soir aide à limiter le risque de piqûres par les phlébotomes, à condition que les phlébotomes ne puissent pas entrer dans l’habitation car leur petite taille leur permet souvent de traverser la grille des moustiquaires – il est donc recommandé de les vaporiser d’un produit insecticide. Les ventilateurs et l’usage de diffuseurs antimoustiques à l’intérieur de la maison diminuent le risque de présence des phlébotomes. Le pelage du chien le protège partiellement des piqûres d’insectes : ne le tondez surtout pas en période chaude !

Sous surveillance

Si votre chien a séjourné dans une région touchée par la leishmaniose sans protection contre les phlébotomes, une surveillance vétérinaire est fortement conseillée. Même en l’absence de signes cliniques, il est prudent de faire une analyse de sang chez le chien environ six mois après le retour. Le praticien recherchera la présence d’anticorps dirigés contre les leishmanies, prouvant ainsi que le chien a été contact avec le parasite. Si un chien est reconnu infecté par la leishmaniose, il devra être surveillé médicalement et aussi protégé contre les phlébotomes pendant la période à risque, quel que soit son lieu de vie.

Vacciner contre la leishmaniose ?

Deux vaccins contre la leishmaniose canine sont actuellement disponibles en France. S’ils n’empêchent pas vraiment l’infection, ils réduisent le risque de progression de la maladie ainsi que la probabilité d’apparition des signes cliniques dans le cas d’une contamination.

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Dépister avant de vacciner

Ces vaccins ne peuvent être administrés qu’à des chiens âgés d’au moins 6 mois, en bonne santé et qui n’ont pas déjà été infectés par la leishmaniose. Le dépistage de l’infection s’impose donc avant la vaccination. Les vétérinaires disposent de tests sanguins permettant d’obtenir un résultat fiable en quelques minutes. Selon le type de vaccin administré au chien, la première vaccination s’effectue en une ou deux injections. Des démangeaisons peuvent apparaître au point d’injection, mais elles disparaissent en quelques heures après l’administration. L’immunité se met en place en moins d’un mois, puis des rappels sont à effectuer une fois par an.

Des chiens sensibles

Des chiens sensibles

Certains chiens sont dits « réfractaires » : leur organisme se défend contre la multiplication du parasite dans leur organisme, même s’ils restent des réservoirs. Les défenses naturelles des lévriers d’Ibiza semblent par exemple meilleures que celles d’autres races, ce qui les rend résistants à la maladie. À l’inverse, une sensibilité raciale particulière est connue chez le berger allemand, le rottweiler et surtout le boxer. Si ces chiens sont exposés aux piqûres de phlébotomes, les mesures de protection contre la leishmaniose sont indispensables.

 

La santé humaine en jeu

Un chien vacciné présente moins de risque de développer une leishmaniose clinique et il sera également moins à même de servir de « réservoir » aux phlébotomes qui pourraient le piquer. La leishmaniose étant une zoonose (une maladie qui se transmet de l’animal à l’homme, et inversement), il est important de réduire le plus possible la circulation du parasite. Tous les ans, de 700 000 à 1 million de nouveaux cas de leishmanioses humaines sont répertoriés dans le monde (source : https://www.pasteur.fr/fr/centre-medical/fiches-maladies/leishmaniose). 90 % sont recensés dans seulement cinq pays : l’Inde, le Népal, le Bangladesh, le Soudan et le Brésil. Cette infection parasitaire à transmission vectorielle est l’une des plus graves, même si son expression dépend de la santé générale de l’individu. Chez l’homme, la forme viscérale (aussi appelée kala-azar) est la plus sévère, dont Leishmania infantum est l’un des agents responsables, comme pour la leishmaniose canine.

Associer deux types de protection ?

Associer des produits insecticides avec la vaccination est officiellement reconnue comme la technique la plus performante pour limiter l’extension de la leishmaniose. La vaccination est surtout utile pour les chiens vivant en permanence (ou séjournant durablement) dans une zone à risque. Des recommandations détaillées et actualisées sont présentées sur www.esccap.fr/maladies-vectorielles/leishmaniose.html.

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Un risque qui s’accroît

Selon des enquêtes réalisées avec des cliniques vétérinaires, la leishmaniose canine constitue un danger dans une trentaine de départements français, notamment sur le pourtour du bassin méditerranéen (PACA, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Corse). Elle est en progression dans tout le pays. Même si un chien vit dans une région a priori indemne, elle peut représenter une menace s’il part en vacances avec son maître dans une zone à risque telle que le sud de la France, l’Espagne, le Portugal ou l’Italie.

La rage, une maladie toujours d’actualité

Très présente dans certains territoires éloignés, cette maladie est aussi aux portes de la France. Vacciner chien et chat contre la rage reste donc d’une importance majeure pour protéger la santé humaine.

 

Chaque année, dans le monde, près de 60 000 personnes meurent encore de la rage, dont les morsures de chiens demeurent la principale voie de contamination. L’objectif de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de réduire à zéro le nombre de décès d’ici 2030, mais le chemin est encore long. L’OMS estime qu’il faudrait vacciner 70 % de la population canine mondiale pendant 7 années consécutives pour arriver à éliminer la maladie.

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Afrique et Asie, des continents à risque

La rage demeure un enjeu de santé public majeur dans environ 150 pays, principalement sur les continents africain et asiatique. Plus d’un tiers des cas surviennent en Inde et 40 % des personnes mordues par des animaux soupçonnés d’avoir la rage sont âgés de moins de 15 ans. Les morsures de chien sont responsables de plus de 95 % de la transmission de l’animal à l’homme. Les chiens errants sont les plus susceptibles d’être porteurs du virus. Ils sont aussi de grandes victimes de cette maladie : tous les ans, des programmes d’élimination destinés à enrayer la rage conduisent à l’abattage de dizaines de millions d’individus, alors que des campagnes de vaccination bien menées permettraient d’éradiquer la maladie.

Si vous vous rendez dans l’un des pays où la rage sévit encore, prenez à garde à ne jamais caresser un chien que vous ne connaissez pas. Et si vous envisagez d’adopter un chien à l’étranger et de le ramener en France, respectez le protocole sanitaire prévu : l’animal doit d’abord être vacciné sur place, puis une prise de sang devra être faite au moins trois mois avant son arrivée sur le sol français pour vérifier qu’il est bien protégé contre la rage, grâce à un taux d’anticorps adéquat. Dans certains cas, le chien devra rester en quarantaine plusieurs semaines avant d’obtenir un certificat sanitaire attestant qu’il est indemne de rage ; ce document sera obligatoirement établi par un vétérinaire officiel du pays d’origine.

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Aussi en Europe de l’Est

La rage est encore endémique en Russie et en Roumanie notamment. Les chiens en provenance de ces deux pays présentent un risque de réintroduction de la maladie dans les pays indemnes de rage qui les accueillent. Étant donné que le trafic illégal de chiots prend souvent sa source à l’est de l’Europe, soyez très vigilant si vous achetez un chiot ailleurs que chez son éleveur. Des enquêtes menées en Finlande, officiellement libre de rage mais frontalière de la Russie, font peser de sérieux doutes sur la vaccination des chiots importés de Roumanie et de Russie. Les résultats ont en effet montré qu’un certain nombre d’entre eux, bien qu’ils aient été déclarés vaccinés, ne l’étaient en fait pas ou que leur taux d’anticorps antirabiques était insuffisant, montrant que la vaccination avait été mal réalisée. Des résultats similaires ont été obtenus en Norvège, un pays confronté à l’afflux de chiens abandonnés dans les pays de l’Est.

Le virus de la rage

Le virus de la rage

La rage est une maladie animale transmissible à l’homme, causée par un virus du genre Lyssavirus dont il existe 17 espèces reconnues. La rage « classique » des carnivores est liée au type RABV, qui est le plus fréquemment identifié dans les cas de rage humaine. Durant la période d’incubation (cinq à sept jours), le virus, fortement concentré dans la salive des animaux infectés, se transmet principalement par morsure. Le contact de la salive sur une plaie ou une muqueuse (par léchage) peut aussi provoquer une contamination. En revanche, le virus ne traverse pas une peau saine (sans plaie).

 

La France : entièrement indemne ?

La France est officiellement indemne de rage. Il n’en demeure pas moins que vacciner les chiens et les chats contre la rage est vivement conseillé : non seulement ce vaccin est obligatoire pour voyager à l’étranger avec son animal mais il protège aussi ce dernier en cas de contact avec un animal contaminé à l’étranger et importé illégalement en France. De tels cas sont régulièrement recensés. Tous les chiens et les chats qui pourraient avoir été en contact avec un animal suspect sont considérés comme potentiellement contaminés et mis sous surveillance sanitaire (voir encadré) : tout symptôme anormal doit alors être signalé au vétérinaire. Un animal non vacciné contre la rage au moment du contact sera euthanasié si le cas est confirmé. Seuls les propriétaires d’animaux identifiés et à jour de leur vaccination antirabique pourront demander une dérogation à cette euthanasie obligatoire.

La vaccination antirabique facilite aussi la circulation des animaux dans des zones où peuvent apparaître ponctuellement des foyers de rage, suite à une importation frauduleuse. Quand un animal suspect est signalé quelque part, une zone de restriction est établie et seuls les chiens et les chats vaccinés peuvent entrer, sortir ou être promenés sous la surveillance de leur propriétaire à l’intérieur de cette zone.

Sous surveillance

Sous surveillance

Par mesure de précaution, un chien qui a mordu un humain doit être mis sous surveillance sanitaire pour vérifier qu’il n’est pas porteur de la rage. Un animal en période d’incubation peut en effet transmettre le virus sans présenter encore de symptômes. Le protocole implique de montrer le chien trois fois à un vétérinaire (aux frais du propriétaire) : une première fois dans les 24 heures suivant la morsure, une deuxième fois au plus tard le septième jour après la morsure et la dernière visite sera réalisée le 15e jour. Si le chien se porte bien à cette date, le vétérinaire rédigera un certificat attestant que l’animal n’a pas eu de symptômes évoquant la rage.

 

Le cas des animaux sauvages

La France a toujours beaucoup chassé le renard et, au siècle dernier, l’une des raisons officielles consistait à lutter contre la rage, puisqu’il était considéré comme un réservoir sauvage « réservoirs » sauvages du virus de la rage. Cette méthode de lutte s’est révélée insuffisante pour faire régresser la rage sur le territoire et, à partir de 1986, la France a changé de stratégie et a vacciné les renards à grande échelle, en distribuant des appâts contenant des vaccins antirabiques par hélicoptère. Cette technique, qui avait été utilisée pour la première fois en Suisse, a été efficace et le dernier cas de rage vulpine en France remonte à 1998. En 2001, la France a été déclarée indemne de rage selon les critères de l’OMS.

D’autres pays européens, comme la Roumanie, tentent aussi de vacciner les renards. La rage est en régression dans ce pays depuis la mise en place de campagnes de vaccination par appâts. Il faut cependant vacciner 70 % de la population avant de considérer que l’espèce est protégée. Aux États-Unis, des avions affrétés par le gouvernement larguent chaque année dans les zones rurales des millions de petits sachets contenant des doses de vaccin contre la rage afin de réduire le risque de transmission de la rage aux personnes, aux animaux de compagnie et au bétail par les animaux sauvages.

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Faire vacciner son animal

La vaccination des chiens et des chats permet de les protéger contre la maladie et donc d’empêcher les risques de contamination humaine. Elle doit être effectuée dans le strict respect de la réglementation en vigueur. Pour qu’elle soit reconnue comme valide, aucun retard n’est toléré pour les dates de rappel. Si vous devez voyager avec votre animal dans un pays de l’Union européenne, vérifiez au moins deux mois à l’avance qu’il est en règle : il doit être identifié et détenteur d’un passeport fourni par un vétérinaire habilité, attestant de la vaccination antirabique. Si vous faites vacciner votre chien ou votre chat pour la première fois avant de partir, la vaccination doit être réalisée au moins 21 à 28 jours (suivant les vaccins) avant le départ. Un chiot ou un chaton peut être vacciné contre la rage dès l’âge de 3 mois. En France, il existe une dizaine de vaccins antirabiques pour le chien et cinq pour le chat. Suivant les cas, les rappels sont à effectuer tous les un, deux ou trois ans. Le respect des dates de rappel, au jour près, est indispensable pour que la vaccination reste valide, sinon tout le protocole vaccinal sera à reprendre depuis le début. Hors UE, les formalités peuvent être plus exigeantes : certains pays exigent en effet un titrage des anticorps et/ou une mise en quarantaine du chien… Renseignez-vous donc bien avant de partir ! Si des injections ont été retardées à cause des périodes de confinement, discutez-en avec votre vétérinaire qui vous dira comme faire le « rattrapage » vaccinal.

La rage chez les chauve-souris

La rage chez les chauve-souris

Les chauves-souris peuvent être porteuses de virus rabique qui peuvent aussi infecter l’homme. Le risque de transmission à l’homme est cependant négligeable car ces animaux sont insectivores. Rappelons qu’il s’agit d’espèces protégées, qu’il ne faut surtout pas les chasser ou les capturer. Si vous trouvez une chauve-souris blessée, ne la manipulez pas à mains nues et évitez aussi de toucher une chauve-souris morte car le virus garde sa virulence dans le cadavre pendant un certain temps.

 

Dermatite atopique canine : traitements locaux

Cette maladie cutanée chronique, d’origine allergique, entraîne de fortes démangeaisons chez les chiens sensibilisés. En plus du traitement de fond, des soins locaux sont nécessaires pour soulager l’animal.

 

Chez un chien souffrant de dermatite atopique (ou atopie), la peau se défend mal contre les agressions de l’environnement. La peau étant trop « perméable », l’animal peut devenir allergique aux acariens présents dans la poussière de maison, aux piqûres de puces, aux pollens, à différents polluants de l’environnement… Tout ce qui peut renforcer la barrière cutanée est donc potentiellement utile.

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Traitement de base

Pour traiter les « poussées » allergiques, il est en général nécessaire de donner au chien des médicaments anti-inflammatoires (tels que des corticoïdes) et des immunomodulateurs. Leurs effets secondaires potentiels et leur coût non négligeable ont cependant amené les chercheurs à développer des traitements locaux préventif. Lorsque l’atopie n’est pas trop grave, il est possible de contrôler les démangeaisons en effectuant des soins externes avec des produits ayant un effet émollient (hydratant), anti-inflammatoire et/ou antiseptique. Il peut s’agir de shampooings, de lotions ou de pipettes à appliquer sur la peau.

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Les produits hydratants

La peau d’un un chien atopique présente généralement un déficit en lipides (céramides, sphingolipides) essentiels au bon fonctionnement de la barrière cutanée. Les glycosaminoglycanes (GAG) et tout spécialement l’acide hyaluronique semblent être utiles dans la gestion de cette maladie. L’application quotidienne d’un produit qui en contient diminue les démangeaisons. L’efficacité de préparations à base de sphingomyéline (un précurseur des céramides cutanés) a aussi montré son efficacité pour lutter contre la déshydratation cutanée. En complément de ces soins, il est conseillé de nourrir le chien avec un aliment hypoallergénique et de bien le protéger contre les puces.

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Les plantes : efficacité prouvée ?

Lorsque la peau est fragilisée, les infections sont plus fréquentes. Pour limiter leur survenue, certains remèdes à base de plantes sont bienvenus.

-  Une préparation à base d’extraits de feuilles de Peumus boldus (boldo) et de Spiraea ulmaria (reine-des-prés) permettrait par exemple d’obtenir un effet antiseptique cutané significatif, à condition qu’elle soit appliquée tous les jours.

-  Une émulsion à base de cassis, enrichie en acides gras essentiels, en céramides et en acide glycyrrhétinique (un composant de la réglisse) a aussi un effet favorable sur l’intégrité de la barrière cutanée et sur les démangeaisons.

Allergies en hausse

Les allergies humaines ont nettement progressé au cours des dernières décennies mais les vétérinaires rencontrent aussi de plus en plus de phénomènes allergiques chez les chiens. Même s’il existe une prédisposition génétique à l’atopie, on estime que de 25 à 45 % des troubles sont dus à l’hérédité et entre 56 et 75 % à l’environnement.

Chaton trouvé : comment le nourrir ?

Si vous avez recueilli un chaton de quelques semaines, il aura besoin de toute votre attention car, à cet âge, il est particulièrement fragile. L’une des priorités : le nourrir avec un lait adapté.

 

Si le chaton est âgé de moins de 3 semaines, vous devrez le nourrir au biberon – vous pourrez ensuite intégrer des aliments solides à ses menus. Ne lui donnez surtout pas du lait de vache ou de brebis ; à cause de leur richesse en lactose, le chaton  digère très mal ces deux laits (risque de diarrhée). Pour que sa croissance ne soit pas perturbée, vous devrez choisir un lait maternisé spécial chaton, que vous trouverez chez le pharmacien ou le vétérinaire. Un biberon, une dosette et des tétines adaptées à la taille du chaton sont généralement fournis.

La préparation du biberon

Suivez scrupuleusement les recommandations du fabricant du lait pour réhydrater la poudre. L’objectif est d’obtenir une composition nutritionnelle la plus proche possible du lait maternel et d’adapter la distribution aux capacités de digestion du chaton. Après avoir bien lavé le biberon, préparez le lait à en ajoutant de l’eau à 37-38 °C. Vous pouvez éventuellement préparer le lait à l’avance et le stocker au réfrigérateur à 4°C (pas plus de 48 heures).  Réchauffez-le à 37-38°C avant distribution.

S’il a moins de 1 semaine, le chaton ne doit pas rester sans boire plus de trois heures. Entre 1 et 2 semaines, il se contentera d’un biberon toutes les cinq heures ; entre 3 et 4 semaines, un biberon toutes les six heures sera suffisant. S’il boit une quantité adaptée, le chaton dormira tranquillement entre les tétées. En revanche, si ses repas sont trop espacés ou trop réduits, il se réveillera et pleurera… Quand il arrête de téter, c’est qu’il a assez bu. Ne le forcez pas à boire trop vite : s’il fait une « fausse route » et que du lait arrive dans ses voies respiratoires, il risque une pneumonie.

Chez le véto au plus tôt !

Chez le véto au plus tôt !

Une visite chez le vétérinaire s’impose rapidement car la plupart des chatons abandonnés hébergent des parasites internes et externes. Les otites parasitaires sont aussi très courantes. Le vétérinaire vous indiquera les traitements à mettre en œuvre pour éliminer les parasites et vous conseillera de le faire vacciner pour le protéger des maladies les plus fréquentes – coryza et typhus.

 

Poids, propreté et chaleur

À la naissance, un chaton pèse environ 100 g, puis il double son poids de naissance en deux semaines. Pesez-le tous les jours à heure fixe sur une balance de cuisine qui pèse au gramme près : si le poids stagne ou décroît pendant deux ou trois jours, c’est que le lait fourni et/ou le rythme de distribution ne conviennent pas au chaton. Quand la mère s’occupe normalement de ses chatons, elle leur lèche l’anus et le sexe pour stimuler la sortie des urines et des selles. Pendant les deux premières semaines, vous devrez donc masser doucement la région du périnée après chaque tétée avec un coton ou une compresse imbibée d’eau tiède pour favoriser un bon transit intestinal chez le chaton. Aménagez-lui aussi un petit nid douillet où il sera bien au chaud – un petit panier propre avec une couverture –, à l’abri des courants d’air.

Pour un chaton sevré

Le sevrage d’un chaton peut commencer dès l’âge de 3 semaines. Tout en continuant encore un peu de le nourrir au biberon, proposez-lui de goûter un aliment solide : soit une pâtée pour chaton, soit des croquettes auxquelles vous pouvez ajouter un peu de lait au début, pour faciliter la transition. Il est très important que l’aliment de démarrage soit spécialement formulé. La santé d’un chaton nourri au biberon est en effet toujours plus fragile que celle d’un chaton élevé par sa mère ; il faut à tout prix l’aider à compenser son handicap initial en lui apportant les nutriments dont il a besoin – beaucoup de protéines, de minéraux et de vitamines ainsi que des acides gras oméga 3 (EPA et DHA), pour stimuler le bon développement de son système nerveux. Au fur et à mesure que votre chaton mangera de plus en plus par lui-même, vous pourrez progressivement arrêter les biberons. À ce stade, n’oubliez pas de mettre de l’eau à sa disposition et renouvelez-la tous les jours.

À savoir : même avec un excellent lait maternisé et la meilleure volonté du monde, la croissance du chaton prendra sans doute un peu retard par rapport à celle d’un chaton élevé par sa mère. Ne vous inquiétez pas : s’il est en bonne santé, il le rattrapera sans peine.

Comment évaluer l’âge d’un chaton ?

Comment évaluer l’âge d’un chaton ?

• Si le chaton présente encore un moignon de cordon ombilical, il n’a que quelques jours.
• Tant que les oreilles sont collées à la tête, il a moins de 1 semaine.
• S’il a les yeux ouverts, il a au moins 1 semaine.
• Un chaton qui n’a pas de dent a probablement moins de 2 semaines. Les canines (ou crocs) de lait apparaissent après les incisives, vers la troisième ou quatrième semaine.