Stop aux poux

Ils ont la vie dure ! Pour éliminer les poux, il faut beaucoup de persévérance : bien appliquer les produits et, surtout, éviter la réinfestation.  

 

Le pou est un petit parasite hématophage, c’est-à-dire se nourrissant de sang humain, plusieurs fois par jour en piquant le cuir chevelu, ce qui provoque des démangeaisons, signe caractéristique de l’infestation. La transmission se fait par contact direct (de tête à tête) ou indirect : échanges de bonnets, écharpes, brosses, peignes… – un pou survit sans se nourrir jusqu’à un jour et demi. Grâce à trois paires de pattes dont les extrémités sont munies de griffes qui s’accrochent au cheveu, les poux sont très mobiles. Ils peuvent nager mais, contrairement à une idée reçue, ils ne sautent pas. La promiscuité constitue donc le principal mode de contamination (écoles, garderies…).

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À savoir

À savoir

Il existe des répulsifs contre les poux sous forme de spray, faciles à utiliser en prévention lorsque les poux font leur apparition dans la classe. Ils sont inutiles lorsque l’enfant est déjà contaminé.

 

Ils se reproduisent vite

Les poux vivent en moyenne six semaines. Pendant ce temps, une femelle peut pondre 300 œufs ou lentes qui se transforment en larves après six à huit jours puis, une douzaine de jours après, en poux adultes. Les lentes, de couleur gris blanchâtre, sont solidement attachées à la racine des cheveux contrairement aux pellicules qui s’éliminent au brossage. Même mortes, il faut utiliser le peigne fin pour les décoller. Elles sont surtout nombreuses dans les endroits chauds et humides (nuque, derrière les oreilles).

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Comment s’en débarrasser ?

Les traitements contre les poux sont nombreux (shampooings, aérosols, lotions, gels) et ils ont chacun leurs recommandations d’utilisation qu’il convient de respecter à la lettre. Ils seront d’autant plus efficaces que l’infestation est relativement récente.

Les pyréthrines sont des insecticides très utilisés dans les shampooings et lotions anti-poux (Item anti-poux, Parasidose…). Renouveler le traitement deux jours plus tard, pour tuer les poux éclos qui auraient survécu au premier traitement.

L’apparition de résistances a conduit à d’autres traitements qui agissent différemment par une action physique et non chimique : diméticone, une huile de silicone (Pouxit, Nyda…) ou encore des huiles végétales (huile de coco, de jojoba…) qui étouffent les poux et les lentes auxquelles sont associées des huiles essentielles aux effets apaisants sur les irritations du cuir chevelu (gamme AntiPoux Puressentiel, Apaisyl Xpert, Itax anti-poux lotion, Cinq sur Cinq  shampooing antipoux…).

Toute la famille, ainsi que l’entourage proche, doit être surveillée et éventuellement traitée.

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Conduite à tenir

Conduite à tenir

• Prévenir la maîtresse ou le maître. L’idéal serait que toutes les têtes soient vérifiées et que tous ceux qui ont des poux soient traités le même jour.

• Laver les draps, les oreillers, les bonnets… à 60°C.

L’essentiel à connaître sur les MICI

La maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique sont deux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Elles touchent près de 200 000 Français mais restent méconnues, voire taboues. Zoom sur leurs causes, symptômes et traitements.

 

Les MICI, ou maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, regroupent deux pathologies : la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Elles sont dues à une réponse disproportionnée des bactéries de la flore intestinale, qui réagissent à une agression imaginaire. Le mécanisme de défense qui élimine d’ordinaire les agents pathogènes ou toxiques provoque alors une inflammation de la paroi du tube digestif. Elles évoluent par poussées, dont la fréquence et l’intensité varient selon les patients, avec de possibles phases de rémission. Les traitements existants ne les soignent pas, mais permettent de contrôler les symptômes afin de retrouver une qualité de vie satisfaisante.

 

Quelles différences entre les MICI ?

La maladie de Crohn peut toucher l’ensemble du tube digestif, même si les lésions apparaissent le plus souvent dans l’intestin, tandis que la rectocolite hémorragique (RCH) se localise au niveau du rectum et du côlon, avec des lésions moins profondes et des saignements plus abondants. Les lésions provoquées par la maladie de Crohn peuvent entraîner des fistules (l’ouverture de l’intestin vers un autre organe), ce qui nécessite une intervention chirurgicale.

 

Les symptômes caractéristiques des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

Les MICI ont en commun les mêmes symptômes lors des poussées inflammatoires : des diarrhées, parfois sanglantes, et des douleurs abdominales. Elles peuvent aussi causer des fissures ou abcès au niveau de l’anus. S’y ajoutent des symptômes annexes : fatigue extrême, fièvre, problèmes articulaires, oculaires, cutanés, etc…

L’évolution des MICI est très variable selon les patients, et c’est la répétition et l’intensité des crises qui orientera vers un diagnostic de MICI. Plusieurs critères sont nécessaires pour l’établir. Un bilan biologique permet de détecter une éventuelle inflammation et la présence de marqueurs spécifiques des MICI. Ensuite, une endoscopie digestive est menée en introduisant une sonde dans l’appareil digestif pour rechercher les lésions et faire des prélèvements. D’autres techniques de pointe sont utilisées pour étudier des zones précises du tube digestif.

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Les chiffres clés sur les MICI

Ces maladies, qui restent tabou et méconnues, touchent environ 2.5 millions de personnes dans le monde, et autour de 200 000 en France. 120 000 patients souffrent de la maladie de Crohn et 80 000 de rectocolite hémorragique. Si elles peuvent se déclencher à n’importe quel âge, elles se déclarent le plus souvent entre 20 et 30 ans, et 15% des cas concernent des enfants…

Depuis 1945, les MICI ont connu une forte progression en Europe et aux Etats-Unis, mais semblent se stabiliser en France depuis quelques années, avec 5 000 à 6 000 nouveaux cas par an. Elles progressent de manière exponentielle dans les pays en voie d’industrialisation, notamment en Afrique et en Asie.

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Les causes de la maladie de Crohn et de la rectocolite hémorragique

Le fait que les MICI touchent surtout les pays industrialisés laisse soupçonner une influence des facteurs environnementaux. Un gène de susceptibilité a été identifié dans les formes familiales de la maladie de Crohn, mais elles ne représentent qu’un patient sur 5. Face à la progression des MICI dans les pays en voie d’industrialisation, la pollution, le mode de vie, les mauvaises habitudes alimentaires et le stress sont montrés du doigt, mais leur rôle de facteurs de risque n’a pas encore été démontré scientifiquement.

Certains défendent une thèse hygiéniste, basée sur l’idée qu’une hygiène trop méticuleuse pendant l’enfance empêcherait le tube digestif de s’adapter à certaines bactéries, provoquant une réaction disproportionnée à l’âge adulte : aujourd’hui, rien n’a été prouvé non plus. On sait en revanche que le tabagisme favorise la maladie de Crohn… mais qu’il protège de la rectocolite hémorragique.

 

Les traitements d’aujourd’hui et de demain contre les MICI

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ne se soignent pas (encore). Il est possible de traiter les poussées symptomatiques, voire de les espacer grâce à un arsenal thérapeutique qui réunit des corticoïdes (de moins en moins utilisés en raison de leurs effets secondaires), des immunomodulateurs (qui stoppent les crises et limitent l’apparition de lésions), et de la chirurgie si nécessaire (pour retirer une partie du tube digestif).

De nouvelles biothérapies, mieux tolérées, sont en cours de développement, ainsi qu’un nouveau traitement très prometteur utilisant le mongersen (un oligonucléotide) et diminuant la production de cytokine, une molécule pro-inflammatoire. Les premiers essais cliniques menés sur des malades atteints de la maladie de Crohn ont abouti à une rémission dans 65% des cas au bout de 3 mois1, un résultat jamais obtenu par le passé.

Des travaux récents ont aussi montré que le microbiote intestinal semble jouer un rôle dans l’inflammation des MICI, en raison d’un déséquilibre de la flore. Cette hypothèse s’appuie notamment sur la présence chez 40% des patients d’une nouvelle famille d’Escherichia Coli, plus invasive que les souches habituelles : des essais cliniques visant à rétablir l’équilibre de la flore intestinale sont en cours.

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1 – Mongersen, an Oral SMAD7 Antisense Oligonucleotide, and Crohn’s Disease, 2015

Les dents, miroir de notre bonne santé…

Point de caries, des gencives saines, un émail préservé, une haleine fraîche…, c’est tout ce que l’on se souhaite ! Et on s’en donne les moyens…

 

On ne voit qu’elles ! Elles sont aussi très utiles, mastication oblige. Et leur écosystème (le microbiote gingival) dialogue avec nos organes, dont le pancréas. Il peut être ainsi à l’origine d’une insulinorésistance, prélude au diabète, en cas de dysbiose, ce qui se produit notamment si le parodonte est enflammé sur un mode chronique (60 % des diabétiques !). À l’inverse, un détartrage en profondeur (débridement des racines ou surfaçage), le traitement de référence de la parodontite, améliore aussi les paramètres glycémiques, et donc le risque que survienne un incident vasculaire… C’est dire l’intérêt de soigner sa bouche !

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Des gencives saines

S’il n’est pas efficacement balayé par le brossage, le biofilm qui se forme après un repas à la surface de la dent, constitué de débris alimentaires, de salive et de bactéries, s’épaissit et se structure en plaque dentaire à l’intersection de la dent et de la gencive. Les minéraux de la salive s’y agglutinent ; le tartre ainsi constitué entretient la gingivite. Un cran au-dessus si l’on ne fait rien, la parodontite, où le parodonte tout entier – constitué de la dent, de la gencive, du ligament (des fibres qui réunissent os et cément), du cément (la couche minéralisée qui recouvre la racine des dents) et de l’os – devient le siège d’une inflammation qui détruit de façon irréversible les tissus de soutien de la dent.

La solution ? Un détartrage chez le dentiste pour enlever la plaque, puis le brossage, deux minutes deux fois par jour, avec une brosse douce toujours.

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Une bouche indemne de caries

Les dents doivent être correctement brossées pour déloger les sucres, carburant des bactéries cariogènes. Ces Streptocoques mutans (surtout) produisent en se multipliant des acides qui attaquent l’émail dentaire et la dentine juste en dessous.

La solution ? Un brossage dans les règles de l’art avec un dentifrice fluoré. La salive aussi est un anticaries naturel qui dilue les acides facilitateurs de caries et minéralise l’émail dentaire (à condition que l’assiette soit colorée et équilibrée). A minima, un verre d’eau en fin de repas balaie quelques mutans et débris alimentaires.

 

Une haleine fraîche

La flore buccale est truffée, et c’est normal !, de bactéries qui dégradent les aliments en produisant des composés organiques volatils (COV). En cas de dysbiose, liée à une accumulation de bactéries sur les plaques, les poches parodontales…, les COV en excès entretiennent l’halitose.

La solution ? Une visite, annuelle au moins, chez le dentiste qui ôte la plaque et traite les dents cariées, réservoirs de microbes. Indispensable encore, un brossage matin et soir sur toutes les faces, avec une brosse souple changée chaque mois. Voire un antiseptique pour un temps limité et les endroits plus difficilement accessibles. On peut également piéger les COV en diluant la salive avec de l’eau, mais plus sûrement des herbes aromatiques (le persil !).

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Un émail préservé

Trop de brossage use la dent… Comme d’ailleurs un dentifrice trop abrasif, une brosse à dents trop dure ou la consommation régulière de sodas. L’émail se dissout ainsi qu’une craie, en particulier à la jonction dent/gencive. Et la dentine, la partie sensible de la dent, qui est normalement protégée par l’émail en haut et la gencive plus bas, alors mise à nu, devient hypersensible.

Parce que l’émail ne peut se régénérer, à la différence de l’os, mieux vaut prévenir cette usure et utiliser une brosse douce ou même extra-souple, un dentifrice à faible abrasivité, riche en fluorures.

Exit les jus de fruits acides et les sodas, light ou non – ou on les boit rapidement, sans les garder en bouche, avec une paille pour limiter les dégâts. Et l’on ne se brosse pas les dents juste après, pour laisser à la dent le temps de se reminéraliser en douceur grâce à la salive. « Tampons » aussi de cette acidité malvenue : l’eau ou le lait.

 

Dent cassée chez un petit = urgence !

Dent de lait ou permanente, le pronostic de cette dent « choquée », expulsée, cassée ou ébranlée, est plus favorable si l’enfant est vu par le dentiste tôt, même si l’on a l’impression que tout va mieux après le traumatisme initial… Sous une dent « jeune » en effet, se trouve le germe de la dent permanente, à différents stades de sa fabrication. Si la dent permanente est déjà « en bouche », sa racine peut ne pas être tout à fait terminée, vulnérable donc, et l’on s’expose à une résorption du tissu dentaire, voire une nécrose.

Il est indispensable de récupérer les morceaux de dents cassées ou la dent expulsée (quand il s’agit d’une dent permanente) et de les conserver dans du lait, de l’eau, de la salive ou du sérum physiologique. Idéalement, mieux vaut que le parent se fasse violence et remette la dent (permanente toujours) en place dans sa loge après un rinçage à l’eau claire et demande à l’enfant de serrer sur sa dent, avant de consulter un dentiste toutes affaires cessantes. À noter, porter des « bagues » minimise les effets d’un choc.

 

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

• Le brossage ? 2 minutes 2 ou 3 fois par jour. Brosse (en bon état) à 45° sur la gencive, on opère en rouleau ou en rotation verticale, du rose vers le blanc, sur toutes les faces, dessus compris. Avec un dentifrice fluoré, à doser selon la teneur en fluor de l’eau de boisson ou du sel de table, le risque personnel de carie, le poids, l’âge (de 250 à 650 dès 3 ans, de 1 000 à 1 500 ppm dès 6 ans).

• En tête des agents colorants : café, thé et vin rouge. La coloration peut être diffuse ou se focaliser sur une zone mal brossée ou souvent sollicitée.

• La cigarette n’érode pas l’émail mais le tache, ce qui incite à un brossage plus vigoureux, qui use… C’est aussi un facteur de risque de gingivite.

 

À lire

À lire

N’oublie pas de te laver les dents, de Philippe Corentin, aux éditions de l’École des loisirs

Le moyen d’allier deux rituels, celui de la petite histoire du coucher… et du brossage après le dernier repas !

 

L’incontinence urinaire d’effort

« J’ai des petites fuites urinaires. Que puis-je faire ? », Françoise, 57 ans.

 

Trois millions de femmes seraient concernées par des fuites urinaires. La plus fréquente est l’incontinence urinaire d’effort, liée à une faiblesse des muscles du périnée et du sphincter urinaire qui, normalement, maintiennent la vessie fermée. La perte d’urine peut survenir en toussant, en riant, en éternuant, en faisant un effort physique… Ces troubles sont fréquents à la ménopause, du fait de la carence hormonale.

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Renforcer le périnée

De nombreuses solutions existent. En premier lieu, cette forme d’incontinence se traite par des séances de kinésithérapie pour une rééducation du périnée par biofeedback ou électro-stimulation. Si les résultats sont insuffisants, une chirurgie pourra être envisagée. L’intervention consiste à poser une petite bandelette sous l’urètre de façon à former un petit hamac (TVT Tension Free Vaginal Tape).

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Parfois, le recours à ces techniques n’est pas souhaité par les patientes ou n’est pas possible. Dans ce cas, les protections spécifiques pour fuites urinaires sont très utiles. Il existe différents modèles (serviettes ou culottes protectrices) et tailles qui permettent d’absorber l’urine, d’éviter les problèmes d’humidité et de lutter contre les odeurs désagréables. Efficaces et discrètes, elles permettent de s’adonner librement à toutes ses activités.

En ce qui concerne l’hygiène de vie, ne pas oublier de lutter contre la constipation chronique (en augmentant l’apport quotidien en fibres) et le surpoids qui contribuent à entretenir l’incontinence urinaire d’effort.

CBD et THC : le petit guide pour tout comprendre


COMMUNIQUÉ

Le débat sur le cannabis, dont sont issus le THC et le CBD, semble sans fin. Les approches varient selon les pays : de la légalisation à la prohibition, des nuances commencent à émerger. En effet, le CBD trouve grâce aux yeux des nations les plus répressives en matière de cannabis : explications.

 

CBD et THC : de quoi parle-t-on vraiment ?

Souvent résumé à ses effets psychotropes, qui ont entraîné sa prohibition aux quatre coins du globe, le cannabis est pourtant plus qu’une simple drogue récréative. Les plants de chanvre, dont on peut récolter les fleurs, mais aussi les feuilles et la résine, sont des végétaux complexes qui se constituent de plusieurs dizaines de molécules, dont le THC et le CBD. Le THC, pour tétrahydrocannabinol, est en partie responsable de la mauvaise réputation du cannabis : il s’agit en effet du principal actif psychotrope de la plante et fait généralement l’objet d’une consommation dite récréative, mais aussi sanctionnée par la loi. Le CBD, pour cannabidiol, a quant à lui des effets bien différents, puisqu’il contre les effets du THC en calmant le système nerveux. La distinction THC vs. CBD a donc une réelle valeur scientifique : mais quelles sont ses conséquences pour les consommateurs ?

 

CBD et THC : des vertus thérapeutiques aux effets nocifs sur la santé

Considéré, selon les différentes législations nationales, comme une drogue douce ou dure, le cannabis fait partie des substances réglementées par la plupart des pouvoirs publics. Or, cette réglementation découle en grande partie des effets nocifs du THC sur la santé. Facteur de dépendance majeur, il peut également entraîner de fortes crises d’angoisse, tout en affaiblissant le système immunitaire. En effet, le corps humain est doté d’une multitude de récepteurs au niveau du système nerveux, mais aussi du système digestif et des différents organes. Ces récepteurs sont notamment sensibles aux effets du THC, mais aussi à ceux du CBD : les effets que ces deux molécules entraînent sont toutefois bien distincts. Si le THC peut contribuer à l’emballement du système nerveux, le CBD contribuerait plutôt à l’apaiser. Le cannabidiol présenterait également des vertus anti-inflammatoires, antalgiques et antidépressives. Si sa commercialisation ne permet pas encore la mention de vertus thérapeutiques, ces dernières sont progressivement vérifiées par de nombreuses études scientifiques qui ont contribué à l’évolution des législations.

CBD et THC : quel encadrement légal ?

Si le cannabis a longtemps fait l’objet d’une politique de prohibition ou de répression, son cadre juridique évolue en même temps que les mentalités. Il convient désormais de bien distinguer la molécule du THC, dont l’usage récréatif demeure interdit et sanctionné par la loi française, de celle du CBD. Le cannabidiol est donc autorisé à la vente sur le territoire national, sous certaines conditions. Fréquemment commercialisé sous sa forme liquide, destinée à l’alimentation d’une cigarette électronique, il entre également dans la composition de certains cosmétiques ou encore de produits alimentaires. Il fait toutefois l’objet d’un contrôle strict : pour être commercialisé, un produit à base de CBD doit présenter un taux de THC inférieur à 0,2 %. Par ailleurs, ses vertus thérapeutiques ne sauraient constituer un argument de vente, bien qu’elles puissent être précisées à titre informatif par ses fabricants.

Brûlures légères

« Comment soigner des brûlures superficielles ? », Charlotte, 40 ans.

 

Flamme de bougie, eau trop chaude, ustensile de cuisine brûlant… Se brûler par accident est vite arrivé et, si on a de la chance, ce ne sont que les couches superficielles de la peau qui sont endommagées. Sur ce que l’on appelle une brûlure au premier degré, des cloques ne se forment pas et la plaie cicatrise en quelques jours sans laisser de marques. Cependant, ce n’est pas une raison pour ne pas parer à l’urgence. À savoir la douleur.

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Quelle que soit l’étendue de la brûlure, il est impératif de refroidir la zone atteinte pour éviter la progression de la douleur et l’aggravation des dommages cutanés. Il faut donc passer la zone touchée pendant dix à quinze minutes sous de l’eau froide. Reste à appliquer un spray antiseptique puis une pommade spécifique en couche épaisse avant de protéger la plaie avec un pansement. Il est nécessaire de renouveler l’application plusieurs fois par jour pendant au moins dix jours, le temps que la peau se reconstitue. La formulation des soins spécifiques est faite à base de glycérine, d’acide hyaluronique ou d’allantoïne. Ces actifs ont tous pour mission d’apaiser, de réhydrater la peau et d’accélérer son processus de cicatrisation. Leurs propriétés anti-inflammatoires permettent de conjurer les risques d’infections. Éviter en revanche les remèdes dits de grands-mères, type beurre, pomme de terre ou dentifrice. Contrairement à ce que l’on croit, il ne faut pas appliquer de gras sur une peau brûlée même au premier degré. À défaut de calmer la douleur et de soigner la plaie, ce dernier ne fait que les entretenir.

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Et si votre enfant se mettait enfin au sport ?

L’activité physique doit faire partie du quotidien. Nos idées pour avoir des enfants sportifs et en forme. Dès l’âge de 3 ans, et sans griller les étapes !

 

Ils sont faits pour bouger ! Selon l’Organisation mondiale de la santé, nos enfants devraient faire au minimum 180 minutes d’activités physiques diverses dans la journée. Et si le sport est bon pour nous, il l’est encore plus pour eux. L’exercice physique renforce les capacités cardiaques et pulmonaires, la densité osseuse, le tonus musculaire, la souplesse, l’équilibre… Et minimise le risque de survenue de surpoids, de diabète et de bien d’autres maladies plus tard. Alors faites-leur prendre de bonnes habitudes tôt.

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Allez hop ! dehors !

Quelle que soit la saison, les petits doivent jouer à l’extérieur. L’air frais, la lumière naturelle, le contact avec la nature… en font des enfants vivants et joyeux. Se dépenser, courir, sauter, grimper aux arbres, c’est l’essence même de la vie ! « C’est ainsi qu’ils développent et exercent leurs nouvelles capacités motrices, explique Ghislaine Mariannie, psychologue pour enfants et adolescents. En glissant, rampant, esquivant, attrapant, se balançant…, ils aiguisent leur agilité, apprennent les distances, repoussent leurs limites et prennent confiance en eux. Donc, n’ayez pas peur, « laissez-les tomber », comme le recommandait une campagne de la Fédération française de cardiologie en 2017. Les petits bobos s’avèrent moins nocifs que la passivité devant un écran. Et quel petit de 3 ans refuserait de sortir jouer dans le sable, la terre, avec l’eau ou la neige ? « À cet âge-là, l’enfant a besoin d’explorer le monde, d’apprendre et de nourrir sa curiosité, ajoute Ghislaine. En pleine socialisation, il a également besoin de faire des activités avec ses parents et d’autres enfants. C’est une façon de trouver sa place dans le groupe, de prendre confiance en lui et donc de se préparer à sa future scolarisation. »

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3 activités à faire avec vous…

• Jouez dans le jardin ou au parc. Faites une partie de cache-cache, de « 1 2 3 soleil ! » ou une course d’obstacles. Faire la chasse aux insectes ou apprendre le nom des fleurs aussi renforce la complicité qui vous unit.
• Faites-les marcher. Descendez-les de la poussette, de vos bras ou de vos épaules. Ils doivent s’habituer à enchaîner les pas pour acquérir une certaine endurance.
• Emmenez-les à la piscine. La baignade leur permet d’évoluer dans un autre milieu en toute sécurité et de ressentir des sensations uniques.

La FFC sonne l’alarme

La FFC sonne l’alarme

En 1971, un collégien courait 600 mètres en 3 minutes ; en 2013, il lui en fallait 4 ! En 40 ans, les enfants ont perdu 25% de leur capacité cardiovasculaire, constate la Fédération française de cardiologie. Même si les activités des jeunes intègrent du sport, elles compensent rarement le temps passé devant un écran ou au téléphone…

 

… et sans vous !

• Mettez-les au judo. Près de 100 000 enfants de moins de 8 ans foulent les tatamis. Cet art martial enseigne le respect, le contrôle de soi, la politesse, l’humilité… Des valeurs qui leur serviront plus tard.
• Laissez-les grimper. Longtemps réservée aux plus de 7 ans, l’escalade s’ouvre aux 3-6 ans. Sous forme de jeu, ils y apprennent à se hisser, à se déplacer sur le côté, à se suspendre, à sauter… Idéal pour développer la confiance en soi.
• Inscrivez-les à un sport collectif. Basket, football, rugby, volley, handball…, la plupart des fédérations accueillent vos enfants dès 4 ans. Ils apprennent ainsi à évoluer avec des camarades.

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Réponses d'expert : Le plaisir de la réussite

Réponses d'expert : Le plaisir de la réussite

Ghislaine Mariannie,
Psychologue pour enfants et ados

Entre 3 et 6 ans, les capacités sensorielles et motrices sont en plein développement. Le sport leur offre l’occasion de les exercer. L’effort physique contribue aussi bien physiquement que mentalement au dépassement de soi, au sens du résultat, à la compétition avec soi-même et à la confrontation avec les autres. En outre, à 3 ans, les enfants répètent jusqu’à la réussite. Plus ils réussissent, plus ils prennent du plaisir – et plus ils ont envie de recommencer. Ce cercle vertueux représente aussi un renforcement positif qui s’installe. Leur persévérance et leur ténacité, l’enchaînement de bonnes expériences… les marquent à tel point que cette dynamique fera partie de leur manière d’être.

 

Équilibrer son microbiote

Nous hébergeons tout un monde vivant dans notre tube digestif et avons tout intérêt à avoir de bonnes relations avec lui. Voyons pourquoi…

 

Sans trop nous en douter, nous hébergeons environ 1,5 kg de bactéries qui se plaisent à merveille dans notre côlon. Elles y vivent dans l’obscurité et sans oxygène. Elles ont appris à cohabiter et y ont tout intérêt car 100 000 milliards de bactéries dont beaucoup sont d’espèces différentes, cela fait du monde !

Le gîte et le couvert…

Qu’il s’agisse des bactéries de type Firmicutes (lactobacilles), Bactéroïdetes (Prevotella), Actinobacteria (bifidobactéries) et de bien d’autres, tout le monde peut disposer du gîte et du couvert. Le gîte, elles l’ont – du moins pour 24 heures, car elles sont éliminées dans les selles… mais elles se reproduisent très vite. Le couvert, elles l’ont aussi car elles se nourrissent des déchets non digérés de ce que nous mangeons. Elles adorent les fibres et quand l’alimentation est saine car riche en végétaux, les bonnes bactéries se multiplient et s’occupent de la santé et du transit du tube digestif. Celui-ci est régulier, la muqueuse intestinale est saine et non inflammatoire – et l’immunité locale est contrôlée. Le microbiote nous défend bien contre les bactéries étrangères et pathogènes.

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L’environnement et la génétique

Nous partageons tous environ 70% de notre microbiote. Les 30% restants représentent notre signature personnelle. C’est notre carte d’identité intestinale et elle est en grande partie déterminée dès la première année de vie. En effet, si le microbiote prend un bon départ, c’est de bon augure pour un transit plutôt régulier toute la vie. Si en revanche, le microbiote prend un mauvais départ (pauvre, peu varié) ou qu’il est abîmé par des cures d’antibiotiques trop fréquentes et massives, cela augmentera notamment le risque futur de digestions difficiles. Ainsi, même s’il y a une part de génétique et d’hérédité dans la nature du microbiote, la qualité de l’environnement et de l’hygiène de vie comptent aussi pour beaucoup. Il faut donc prendre soin de son microbiote et contribuer à son bon équilibre en mangeant et en vivant sainement.

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Gras + sucre = danger

Gras + sucre = danger

Si l’alimentation est toujours trop grasse et trop sucrée, certaines bactéries pro-inflammatoires se développeront plus que d’autres et favoriseront l’apparition de maladies chroniques comme le diabète et l’obésité.

 

Bien sustenter nos bactéries

Le microbiote est composé de plusieurs milliards de bactéries aux goûts certes différents mais qui, dans l’ensemble, aiment les fibres et l’amidon. Pour les contenter, il faudra donc avoir une alimentation plutôt riche en fibres et donc en légumes, fruits, céréales complètes et féculents.

Nos bactéries digèrent l’indigeste

Quand nous mangeons des fibres ou certaines formes d’amidon, nous n’avons pas les enzymes nécessaires à leur digestion dans l’intestin grêle. Ils restent donc dans l’intestin et contribuent au transit. Mais les bactéries n’aiment pas le gâchis ; elles possèdent les enzymes nécessaires à leur digestion et les consomment en partie, pour se développer. En échange, elles libèrent des gaz (CO2, hydrogène, méthane) et des molécules nécessaires à la santé des cellules qui tapissent les parois de notre intestin. Donc, mangeons des fibres pour la santé de notre microbiote.

Des fibres indispensables

Nous avons besoin chaque jour d’environ 30 g de fibres, qu’il s’agisse des pectines de la chair des fruits ou de la cellulose de la peau et du son des céréales complètes. Pour un apport suffisant, les 5 portions de fruits et légumes sont donc nécessaires : environ 3 à 4 fruits par jour (à répartir entre les 3 repas), et au moins 2 portions de légumes – à vrai dire, à volonté –, aussi bien crus que cuits. Les pâtes, le riz et les céréales – aussi complets que supporté – et les légumes secs parachèveront l’apport de fibres. Quand celui-ci est insuffisant, on peut ajouter du son de blé dans la salade ou dans le yaourt.

Gare aux Fodmap’s

Ces molécules sont si appréciées des bactéries que la production de gaz est importante au point de pouvoir vraiment indisposer une personne « sensible » des intestins (le fameux côlon irritable). Il s’agit de certains glucides présents dans les fonds d’artichaut, les salsifis, les pommes, les poires, la chicorée, les légumes secs, les choux et tous les sucres en « ol » (sorbitol, xylitol, maltitol). À éviter quand on fermente facilement !

À savoir

À savoir

Un microbiote en bonne santé fabrique aussi des vitamines, dont la K (pour la coagulation) et la B12 (pour la division des cellules). Cela s’ajoute donc à nos apports alimentaires.

 

Les situations à risque de dysbiose

Tout au long d’une vie, les occasions peuvent être multiples de déranger son microbiote. Si ces situations se répètent trop longtemps et trop souvent, le microbiote peut définitivement en rester « abîmé ». Il faut donc bien les connaître car les enjeux sont importants.

Antibiothérape, une amie à encadrer

À chaque fois que l’on prend des antibiotiques, on détruit les mauvaises bactéries qui nous ont rendu malades mais aussi les bonnes ! Les dégâts sont d’autant plus importants que l’antibiotique possède un large spectre (c’est-à-dire qu’il est capable de détruire de nombreuses espèces différentes) et que les cures sont fréquentes, au point de ne pas laisser le microbiote se régénérer. Cela commence dès l’enfance. On ne doit donc prendre des antibiotiques que si vraiment c’est nécessaire et avec une cible la plus précise possible. Il faut savoir que certaines personnes peuvent mettre 6 mois à reconstituer leur flore intestinale après une cure d’antibiotiques !

Premiers cadeaux de naissance

Par voie basse, l’accouchement permet au bébé dont le tube digestif est stérile à la naissance d’être contaminé par la flore vaginale et périnéale de sa mère. Ces quelques bactéries constitueront la base de son futur microbiote qui mettra environ 3 à 4 ans à trouver son équilibre adulte ; d’où les petites selles couleur caca d’oie des bébés et les petits ventres ballonnés. En revanche, l’accouchement par césarienne ne permet pas au bébé de profiter de ces contaminations bienfaitrices et il mettra plus de temps à installer son microbiote. L’allaitement trouve alors toute sa place, car il est riche de probiotiques et de molécules qui favorisent l’installation du microbiote intestinal – et particulièrement le colostrum des 3 à 4 premiers jours. Certes, certains laits infantiles sont enrichis en probiotiques (bonnes bactéries) et en prébiotiques (la nourriture des bactéries) – mais rien ne vaut l’allaitement, bien sûr.

Ensuite, le microbiote vit sa vie et nous devons rester attentifs aux messages qu’il nous envoie – à savoir le confort de notre ventre.

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2 yaourts par jour !

2 yaourts par jour !

Pour aider la flore à se reconstituer plus vite, il faut prendre des probiotiques dès le début d’une cure d’antibiotiques et penser à manger 2 yaourts par jour.

 

Que la bonne mine soit !

Pour chasser la grisaille hivernale du teint, un petit nettoyage de printemps cosmétique s’impose.

 

Alimentation en mal d’équilibre, stress persistant, manque de sommeil, pollution environnante… De concert, ces détracteurs brouillent les traits et ternissent l’épiderme. Et pour cause : ils asphyxient et assoiffent les cellules, dévorent les vitamines dont elles ont besoin pour se renouveler, plaquent sur la peau un voile terne et gris… En un mot, les agresseurs internes et externes détruisent sans états d’âme la finesse et la luminosité naturelle de la peau. Pour recouvrer une mine lumineuse, il faut avoir une bonne stratégie de riposte.

 

Le réveil de l’éclat

Réparateur pour le corps et l’esprit, le sommeil l’est aussi pour la peau. C’est en effet lorsque l’on dort que les cellules déstressent et se reproduisent. Une aubaine pour les molécules contenues dans les soins de nuit qui profitent de ce moment pour agir efficacement. Au matin, la mine est claire et le teint frais. Sous réserve de se débarrasser des impuretés que la peau a éliminées pendant la nuit. Pour ce faire, on passe sur le visage un coton imbibé de lotion tonique ou d’eau micellaire. L’idéal est de finir la toilette avec un pschitt d’eau thermale qui aura passé la nuit dans le réfrigérateur. L’effet contractant du froid resserre les pores et lisse les traits.

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Pur programme

Aux impuretés qui parviennent à s’incruster dans la peau, s’ajoutent les toxines internes, produites par le stress, l’alimentation, l’alcool ou le tabac. Tous ces facteurs contribuent à ternir le teint. La réponse consiste à se prodiguer un gommage ou un masque purifiant. Le premier décolle de la surface cutanée le voile gris constitué de résidus de maquillage, de sébum, de particules de pollution et de cellules mortes. Quant au second, ses propriétés multiples permettent d’assainir la surface de l’épiderme (argiles absorbantes), de repulper et défroisser les traits (actifs hydratants) et d’éclaircir le teint (vitamines). Résultat, les pores désencombrés se resserrent et la peau recouvre sa fraîcheur.

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À fond sur l’hydratation

Des cellules qui manquent d’eau ne tardent pas à s’altérer et ne se privent pas de manifester leur mécontentement. Pour preuve : des tiraillements inconfortables, le teint gris qui s’affiche et la lumière, gage d’éclat, qui peine à se refléter sur la peau. Pour éviter cela, le secret tient en un seul mot : hydratation. Grâce aux crèmes riches en acide hyaluronique, l’eau est captée et retenue dans les cellules. Gorgée à souhait, la peau est souple et rayonne.

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Le plein de vitamines

 La vitamine C est connue pour son action éclaircissante sur le teint. Pour la tonicité, on opte pour les vitamines A et E, antiradicalaires. On mise aussi sur les crèmes et sérums spécial éclat qui contiennent des acides de fruits (raisin, pomme, agrumes…) qui, en agissant comme une mini-exfoliation, éliminent les cellules mortes sur la peau.

 

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

Savez-vous que le système nerveux central et la peau ont le même tissu cellulaire (l’ectoderme) ? Comme l’un a un impact sur l’autre, le stress modifie la qualité de l’épiderme. Une réaction qui se voit sur le teint : grisaille, cernes, rougeurs, déshydratation… Œuvrer pour une bonne mine passe donc aussi par le repos et la relaxation. Pour recouvrer un sommeil réparateur, des plantes comme la camomille, le millepertuis, la mélisse, en tisanes ou compléments alimentaires sont de précieuses alliées. Quant à l’anxiété, une cure de magnésium peut être préconisée.

 

Infertilité : le parcours des combattants

Pour les couples qui n’arrivent pas à avoir d’enfant, les examens, les traitements ou les essais de PMA sont des épreuves. Mais très vite oubliées quand elles sont couronnées de succès… 

 

Infertilité ou stérilité ? Ce n’est pas tout à fait pareil. L’infertilité correspond à des difficultés à concevoir un enfant alors que la stérilité est l’inaptitude à concevoir, porter et donner naissance à un enfant. Les médecins parlent d’infertilité quand le couple ne parvient pas à avoir un enfant au bout de 12 à 24 mois (selon les cas) malgré des rapports sexuels réguliers et en l’absence de toute contraception. Et de stérilité définitive après plusieurs tentatives ratées de PMA (procréation médicalement assistée). Les statistiques montrent que ces problèmes sont fréquents, de plus en plus fréquents même. En France, 1 couple sur 6 consulte durant sa vie pour une question d’infécondité – contre 1 couple sur 7 il y a seulement 6 ans. 24 % d’entre eux ne parviennent pas à concevoir après un an sans contraception et 8 % au bout de deux ans. Au début, les couples patientent et « font des efforts », notamment au meilleur moment du cycle… quitte parfois à rendre difficiles les ébats sur commande et à perturber la sexualité. Ensuite, ils s’interrogent (à cause de quoi ? à qui la faute ?) et consultent pour savoir et chercher des solutions.

Responsabilités partagées

Il n’y a pas si longtemps, quand un couple n’arrivait pas à engendrer une descendance, la « faute » en revenait forcément à la femme. Comme s’il ne fallait pas mettre en doute la virilité de l’homme, laquelle n’a pourtant rien à voir avec la fertilité. On sait aujourd’hui que l’impossibilité biologique de procréer est, en fait, équitablement répartie entre les hommes et les femmes. Par ailleurs, selon une équipe de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), la cause est double, c’est-à-dire féminine et masculine, pour 4 couples inféconds sur 10. D’autres chercheurs estiment à 20 ou 30 % la proportion de cas d’infertilité dont l’origine est mixte ou combinée entre les deux partenaires. Quel que soit le chiffre exact, cette coresponsabilité, loin des clichés, est rarement évoquée.

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La PMA comme recours

Le recours aux différentes méthodes de procréation médicalement assistée – stimulation ovarienne, insémination artificielle avec ou sans donneur, fécondation in vitro (FIV), injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) – a énormément augmenté depuis la naissance du premier bébé-éprouvette, Amandine, en 1982. Selon l’Institut national d’études démographiques (Ined), en 2019, 400 000 enfants auront ainsi été conçus par une technique de PMA. L’an dernier, 1 nouveau-né sur 30 était issu d’une PMA. Mais ce recours n’est pas toujours nécessaire. Les causes d’infertilité sont multiples et variées et beaucoup peuvent être combattues plus simplement.

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Chez la femme : d’abord chercher la cause

Tous les gynécologues le répètent aux jeunes femmes : « n’attendez pas trop pour avoir des enfants ». Mais une carrière professionnelle à mener ou, au contraire, le chômage, des moyens financiers insuffisants, freinent la décision. L’horloge biologique tourne plus vite qu’on ne le croit : le nombre d’ovules disponibles diminue peu à peu avec les années. Alors que la probabilité d’être enceinte à chaque cycle est de 25 % à 25 ans, elle n’est déjà plus que de 12 % à 30 ans ; et, à 35 ans, la chute s’accélère pour descendre à 6 % à 40 ans. L’âge est ainsi le principal facteur limitant de grossesse. Mieux vaut donc y songer avant 35 ans…

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

• L’acide folique (ou vitamine B9) est « la » vitamine pré-grossesse par excellence. Chez la femme, il participe au bon déroulement des cycles menstruels et de l’ovulation et augmente les chances de tomber enceinte. Et chez l’homme, il augmente la concentration des spermatozoïdes et leur qualité. Les capsules, gélules et sachets Oligobs Procréa (laboratoire CCD) en contiennent à la bonne dose, associé à d’autres vitamines, oligoéléments, acides aminés et acides gras oméga 3. Les capsules molles et sachets Conceptio (laboratoire des Granions) aussi, plus d’autres vitamines, du zinc, du sélénium et des oméga 3. Ces deux compléments alimentaires ont deux formules, homme et femme.

• En cas d’endométriose, un complément alimentaire (Endometix) à base de PEA (acide gras anti-inflammatoire et antidouleur), acide aminé, resvératrol, zinc, sélénium et vitamines dont la B9 vise à la fois à réguler le cycle menstruel et améliorer la fertilité.

 

Trompes bouchées

Les troubles de l’ovulation (absence d’ovulation en milieu de cycle, ovulations rares) sont également fréquents. À cela plusieurs causes que le médecin recherchera, notamment en cas de règles irrégulières : de multiples kystes sur les ovaires ou une insuffisance ovarienne. Viennent ensuite les troubles hormonaux, provoqués par la prise de certains médicaments (neuroleptiques, morphine…) ou quelques maladies comme l’insuffisance rénale chronique, l’hypothyroïdie, une tumeur de l’hypophyse.

Mais ovuler correctement ne suffit pas pour espérer concevoir. Les trompes, normalement chargées d’« attraper » l’ovule libéré au moment de l’ovulation puis de transporter les spermatozoïdes vers l’ovule et de conduire l’ovule fécondé jusqu’à l’utérus, peuvent être endommagées ou bouchées. Le plus souvent à la suite d’une infection sexuellement transmissible (gonorrhée, chlamydiose), parfois d’une intervention chirurgicale. Autre cause possible de difficultés : une anomalie du col de l’utérus, par exemple après une opération qui peut modifier la production ou la qualité de la glaire cervicale indispensable pour la pénétration des spermatozoïdes. La présence d’un ou plusieurs fibromes ou de polypes peut, quant à elle, gêner l’implantation de l’embryon et augmenter ainsi le risque de fausse couche.

Ou inflammation de la muqueuse utérine ?

L’endométriose, qui touche environ 10 % des femmes de l’adolescence à la ménopause (soit 1,5 à 3 millions), est responsable d’un grand nombre d’infertilités. Ce n’est pas systématique mais on estime que 40 % au moins des femmes infertiles souffrent d’endométriose. Comme son nom le suggère, c’est une maladie inflammatoire chronique douloureuse qui touche l’endomètre (la muqueuse utérine) mais elle déborde aussi à l’extérieur de la cavité utérine. Sa cause n’est pas encore clairement établie mais les recherches en cours devraient aider à l’identifier. En attendant, des traitements hormonaux permettent, en supprimant les règles, de soulager les douleurs mais ce n’est pas la solution quand on veut justement un enfant…

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Réponses d'expert : l’endométriose, première cause d’infertilité féminine

Réponses d'expert : l’endométriose, première cause d’infertilité féminine

Dr Nathalie Chabbert-Buffet,
Endocrinologue, médecin de la reproduction (Centre expert en endométriose Sorbonne Université)

Au cours du cycle féminin, l’endomètre (la muqueuse qui tapisse l’utérus) s’épaissit en vue d’une potentielle grossesse. S’il n’y a pas fécondation, elle se désagrège, ce qui provoque les saignements en fin de cycle (les règles). Dans les cas d’endométriose, du tissu semblable à cette muqueuse se greffe en dehors de l’utérus, sur les organes génitaux, et parfois sur les parois de la vessie ou du tube digestif. Or, ce tissu se comporte comme à l’intérieur de l’utérus : il se désagrège pour créer des saignements. La douleur est si forte que les médicaments classiques comme l’ibuprofène n’ont aucun effet… L’endométriose peut provoquer des lésions, des adhérences et abîmer les ovaires jusqu’à créer des kystes. Conséquence directe : une difficulté à devenir enceinte. Par ailleurs, le tissu endométrial peut se greffer au niveau de la trompe de Fallope, l’endommager, et ainsi empêcher un éventuel embryon de redescendre dans l’utérus.

 

Hormones et chirurgie

Pour trouver la ou les causes d’infertilité féminine, des examens sont évidemment nécessaires : frottis, dosages hormonaux, échographie, laparoscopie, etc. Les solutions thérapeutiques proposées en dépendent. La FIV ou l’insémination artificielle ne sont pas toujours des solutions adaptées. Selon les cas, les spécialistes peuvent proposer des traitements médicamenteux pour stimuler l’ovulation ou bien une intervention chirurgicale sous cœlioscopie. Par exemple pour déboucher les trompes, libérer des adhérences pelviennes ou traiter des lésions d’endométriose. Et au niveau de l’utérus, pour traiter des cloisons utérines ou des fibromes. Le succès n’est pas toujours au rendez-vous mais le jeu en vaut la chandelle…

 

Les hommes aussi

Des travaux menés dans des centres de la fertilité confirment de précédents rapports faisant état d’une baisse globale de la fertilité masculine : le sperme est de moins bonne qualité. Selon une étude réalisée sur un échantillon de 43 000 hommes issus d’une cinquantaine de pays, le nombre total de spermatozoïdes mobiles et leur concentration par millilitre de sperme ont diminué de moitié en près de 40 ans et cette baisse s’est accélérée depuis une douzaine d’années. Leur motilité, autrement dit leur capacité de nage, est également en constante diminution.

À savoir

À savoir

Le Spermtest Exacto (de Biosynex) permet d’évaluer la concentration en spermatozoïdes dans le sperme à partir de la protéine SP10 exprimée dans leur tête, et ainsi d’estimer sa fertilité. Simple d’utilisation, rapide (résultats en 5 à 10 minutes) et fiable à 98 %. Il est disponible en pharmacie sans ordonnance, mais ne dispense pas d’une consultation et d’un spermogramme en laboratoire d’analyse hospitalier. C’est une première démarche en cas de difficultés à concevoir, pas un diagnostic.

 

Une véritable enquête

Selon l’Inserm, l’ampleur de cette dégradation de la santé reproductive masculine n’est pas suffisante à elle seule pour faire aujourd’hui baisser la fécondité en France mais elle semble avoir entraîné une augmentation du nombre de couples ayant recours à la PMA. D’où l’intérêt de faire systématiquement un spermogramme pour commencer l’enquête. Celui-ci ne suffit cependant pas toujours car, dans certains cas, l’infertilité est génétique. Un tout nouveau test biologique permet d’identifier les gènes impliqués et ainsi d’orienter les couples directement vers la solution adaptée (don de sperme ou adoption) en leur évitant examens inutiles et traitements inadaptés, mais cet outil diagnostique coûteux n’est pas encore remboursé.

Les autres causes d’infertilité masculine sont plus connues. Une varicocèle, autrement dit une dilatation des veines des testicules qui fait monter localement la chaleur et altère la fabrication des spermatozoïdes. Dans ce cas, il suffit d’obstruer (en ambulatoire et sous anesthésie locale) les veines dilatées. Un déséquilibre hormonal (insuffisance de testostérone) influant sur la qualité des spermatozoïdes. Ou bien une infection ancienne (oreillons, IST) ayant endommagé les canaux déférents par où passe le sperme. Les traitements anticancéreux peuvent aussi rendre infertile. L’abus de substances toxiques (drogues, tabac, alcool) aussi. Mais les causes sont souvent multiples.

Mode de vie et environnement en cause

Mode de vie et environnement en cause

Les causes connues d’infertilité n’expliquent pas l’augmentation des consultations de couples pour des problèmes de fécondité observés dans les pays occidentaux. De plus en plus d’études montrent que d’autres facteurs qui tiennent à notre mode de vie influencent la santé reproductive masculine et féminine. Le surpoids et l’obésité, de plus en plus fréquents dans nos sociétés d’abondance, mais aussi le stress chronique. L’organisme détectant une menace l’interprète comme une mauvaise période pour concevoir un enfant. L’hypothalamus, une région du cerveau qui intervient, entre autres, dans la régulation des cycles menstruels, est perturbé. D’où, chez la femme, des périodes d’aménorrhée (absence de règles) et, chez l’homme, une baisse du nombre de spermatozoïdes et de leur mobilité. L’environnement joue également un rôle : nous sommes de plus en plus exposés à des substances chimiques nocives, en particulier aux perturbateurs endocriniens qui altèrent le sperme.

 

Info

Info

• Cures thermales : Des soins spécifiques dans des stations axées sur la gynécologie pour mettre toutes les chances de son côté : Salies-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques), Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône), Salies-du-Salat (Haute-Garonne).

• Une appli gratuite en cas d’endométriose : Parce que chaque endométriose est différente, l’appli Follow Metrios (laboratoire Densmore) a été conçue comme un carnet de suivi individualisé et un espace de conseils et d’informations. Elle permet d’évaluer la douleur et la qualité de vie pour mieux adapter la prise en charge. Et on peut envoyer ses données aux médecins, ce qui facilite les échanges.