Tous Crétois, pour le plaisir et la santé !

Contrairement à certains régimes en vogue, le crétois (ou méditerranéen) n’exclut aucun aliment. N’engendrant aucune frustration, il s’avère facile à suivre. En plus, il a de nombreux effets bénéfiques sur l’organisme.

 

Adopter le régime méditerranéen, aussi appelé régime crétois, c’est avant tout prendre soin de son cœur et avoir le désir de se nourrir plus sainement et de façon équilibrée. Mais cette cuisine ensoleillée n’exclut pas la convivialité et la variété des menus. Invitée d’honneur en assaisonnement ou en cuisson : l’huile d’olive, fruitée et douce au bon goût d’amande ou, plus amère, évoquant les sous-bois et les champignons. Avec ses acides gras mono-insaturés (oméga 9), elle contribue à faire baisser le cholestérol, surtout le mauvais (LDL).

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Le végétal est primordial

Les végétaux sont inscrits à tous les menus et accompagnent tous les plats. Les légumes se consomment de préférence crus et de saison pour bénéficier au maximum des propriétés des vitamines antioxydantes, des sels minéraux et des fibres. Les légumineuses et les céréales complètes permettent de varier les repas en apportant des protéines d’origine végétale et des fibres rassasiantes. Une consommation quotidienne de fruits à coque et oléagineux est recommandée : n’ayez pas peur de leur teneur en acides gras ! – ceux-ci sont insaturés et donc bénéfiques. Croquer chaque jour une poignée de noix ou d’amandes apporte des fibres, des vitamines et des minéraux sans compromettre l’équilibre calorique. En dessert, rien de mieux qu’un fruit frais – les pâtisseries et autres gourmandises au sucre raffiné sont réservées pour les « grandes occasions ».

 

Les produits animaux avec modération

Sans être strict, le régime crétois limite la viande rouge à quelques portions par mois et lui préfère les œufs ou les viandes blanches, sans en abuser. Méditerranée oblige, les bons poissons riches en oméga 3 polyinsaturés sont les bienvenus à table plusieurs fois par semaine. Quant aux charcuteries et certains produits laitiers, il faut être raisonnable et les écarter des menus. Le beurre, la crème, le lait entier et la plupart des fromages, trop riches en acides gras saturés, sont remplacés par le fromage blanc ou les yaourts. De petits « écarts » sont toutefois permis.

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Une cuisine légère et facile

Qualifié de cuisine des vacances, le régime crétois n’exige pas de passer des heures à cuisiner, même si les produits transformés ou tout prêts ne figurent pas au programme. Rien de plus simple que de composer une bonne salade en mélangeant des légumes et un oignon doux émincés ou des fruits frais, un peu de noix, du fromage frais… On assaisonne d’un filet d’huile d’olive ou de colza, un trait de vinaigre ou de jus de citron, un soupçon de sel… Les poissons, relevés d’herbes aromatiques (thym, basilic, persil, laurier…), d’ail et d’oignon, peuvent se préparer au court-bouillon ou en papillote. Autre bonne nouvelle, le vin n’est pas interdit, rouge de préférence, à raison d’un verre quotidien…

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Une petite sieste pour compléter agréablement ce repas méditerranéen ? À faire suivre d’un peu d’activité physique – elle fait partie intégrante de l’art de vivre à la crétoise et contribue à ses vertus sur la santé cardiovasculaire.

La thyroïde en fait parfois trop… ou pas assez !

Cette toute petite glande, aux grands effets !, peut s’emballer ou, plus souvent, s’essouffler. Quelques clés pour comprendre et la soutenir.

 

Aucun organe, cerveau, cœur, peau, etc., n’échappe à l’influence des hormones thyroïdiennes, qui donnent le tempo à un certain nombre des fonctions de l’organisme. Or, les anomalies de la thyroïde sont extrêmement diverses. Premier cas de figure, c’est la forme de la glande qui évolue, avec des nodules, des kystes ou le fameux goitre (un gonflement homogène de la glande), sans forcément de perturbation de la sécrétion des hormones. Ce peut être aussi la fabrication des hormones, à la hausse ou à la baisse, qui pose problème. Enfin, coexistent parfois les deux troubles, altération de la forme et dysfonctionnement hormonal.

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D’abord une prise de sang

Quoi qu’il en soit, le premier examen pour y voir plus clair est une prise de sang qui mesure la TSH (pour Thyroid Stimulating Hormon), l’hormone de l’hypophyse (la thyrostimuline) qui contrôle la sécrétion hormonale de la thyroïde. Si la TSH est élevée, c’est que la thyroïde en aval n’est pas en état de produire assez d’hormones thyroïdiennes pour la bloquer ; si elle est basse, c’est que probablement elle en fabrique trop.

On peut être en hyperthyroïdie quand un nodule dit « toxique » sécrète sans frein des hormones, ou en raison d’une maladie de Basedow, auto-immune (lorsque l’organisme perçoit cette thyroïde comme étrangère, à la suite d’un choc par exemple) et toutes les fonctions, le rythme cardiaque, le transit digestif, l’humeur sont sur le mode « trop ».

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Au contraire, une hypothyroïdie se manifeste par un ralentissement global : prise de poids, cholestérol élevé, chute des cheveux, frilosité, méforme en général, etc. À l’origine de l’hypothyroïdie, de loin le plus fréquent des désordres thyroïdiens, une carence en iode (la glande fonctionne alors à vide) et, au décours de la grossesse et à la ménopause essentiellement, des maladies auto-immunes (encore et surtout) qui empêchent la thyroïde de fabriquer ses hormones.

Conseils de pharmacien

Conseils de pharmacien

• Pour fabriquer des hormones thyroïdiennes, la thyroïde puise dans les sotcks de vitamines, tyrosine (issue de protéines d’origine animale, la source la plus sûre) et bien sûr d’iode.

• Un apport iodé en particulier peut être nécessaire si l’on est enceinte ou si l’on allaite… On peut alors compter sur les algues et, plus pratiquement, les poissons (saumon, morue, etc.), les fruits de mer, les œufs et, à un moindre degré, le sel enrichi en iode, le lait, les viandes ou les céréales. On y ajoute par prudence (pour que le bébé ait son quota d’iode, indispensable au développement de son cerveau), dès la période préconceptionnelle (environ deux mois avant la grossesse), des compléments alimentaires spécifiques.

• Pour que ces hormones soient utilisées dans les cellules, de la vitamine D et du cortisol (et donc des surrénales en bon état de fonctionnement, en forme).

• Méfiance, le fer et le soja peuvent diminuer l’absorption des hormones thyroïdiennes.

• Tabac, alimentation déséquilibrée, stress, médicaments, toxiques, radiations ionisantes, tous ces facteurs, on en a la preuve !, influencent le fonctionnement de la thyroïde.

 

Hypothyroïdie : traiter ou non ?

Si la façon de traiter les hyperthyroïdies fait consensus, ce n’est pas tout à fait le cas des hypothyroïdies. C’est pourquoi la Haute Autorité de santé vient d’adresser aux médecins quelques recommandations pour harmoniser la prise en charge…

En effet, on dose assez facilement aujourd’hui la TSH, reflet donc du fonctionnement de la thyroïde, et on la trouve souvent un peu plus élevée qu’il ne faudrait, parce qu’elle est un indicateur extrêmement sensible de ce qui se passe en amont dans l’hypophyse. C’est pourquoi une TSH modestement élevée (entre 4 et 10 mUI/l) doit être contrôlée, à 2-3 mois d’intervalle, et les hormones thyroïdiennes dosées en parallèle (le taux de thyroxine libre ou T4), au moins une fois, ce qui renseigne sur la capacité de la thyroïde à fabriquer ses hormones.

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L’hypothyroïdie est avérée quand des signes spécifiques sont présents, assortis d’une TSH à plus de 4 mUI/l et d’une T4 basse ; elle est, sinon, qualifiée de « fruste » et ne nécessite pas de traitement en l’absence de signes cliniques (fatigue, etc.) puisqu’on ne traite pas des chiffres, mais des personnes !

On peut alors surveiller la thyroïde et doser TSH et T4 à distance après ces dosages initiaux pour repérer un déficit de fonctionnement à son début, surtout si des symptômes évocateurs d’hypothyroïdie surviennent.

Il semble toutefois qu’entre 4 et 10 mUI/l, même si l’hypothyroïdie ne se manifeste pas, il y ait un avantage à traiter (par des hormones de substitution, c’est-à-dire de la T4), pour des raisons cardiovasculaires : les jeunes gens qui ont une TSH supérieure à 4 de façon chronique font (un peu) plus d’événements coronariens. Au-delà de 10 mUI/l, en cas d’hypothyroïdie fruste toujours (cela dit, à ce stade des symptômes sont habituellement présents), un traitement par des hormones de substitution, la lévothyroxine, peut être discuté… Ce qui n’est pas nécessaire pour les personnes âgées de plus de 70 ans.

À savoir

À savoir

La lévothyroxine est un médicament à marge thérapeutique étroite – sa dose minimale efficace est très proche de sa dose maximale tolérable par l’organisme. Pour des personnes traitées bien équilibrées et sans effet indésirable, il n’y a pas lieu de changer de traitement (autre forme médicale commercialisée), rappelle la HAS.

 

Réponses d'expert : pourquoi les femmes ?

Réponses d'expert : pourquoi les femmes ?

Pr JEAN-LOUIS WÉMEAU
Endocrinologue, Lille

Si tant de femmes sont touchées par une hypothyroïdie, c’est d’abord pour des raisons hormonales, la thyroïde étant dépendante des hormones féminines, des œstrogènes en particulier. À la puberté notamment et au moment des grossesses, les montagnes russes hormonales chahutent la thyroïde.

L’auto-immunité, quand des cellules « immunocompétentes » considèrent comme étrangères des cellules à soi, et agressent ici le parenchyme thyroïdien, est aussi plutôt le fait des femmes. Un rebond d’auto-immunité est ainsi observé après chaque grossesse où la mère a « toléré » les cellules de son fœtus (qui lui sont à moitié étrangères).

Certaines de ces hypothyroïdies sont heureusement transitoires, comme (à 90 %) celles survenant au décours d’une grossesse ou les thyroïdites par auto-anticorps de l’adolescente qui peuvent s’éteindre à l’âge adulte. Il n’y a en tout cas aucune urgence à traiter…

 

À lire

À lire

Soigner l’hypothyroïdie sans médicaments, de Florence Müller, aux éditions Leduc.s, Parfait pour comprendre le fonctionnement de cette glande multisites et les moyens de la soutenir.

5 règles d’or pour garder de beaux seins

Le sein tombant, non merci ! Qu’il soit discret ou généreux, on rêve toute d’un beau sein, fier et ferme. Découvrez la recette en cinq astuces pour ne jamais dire à votre miroir « Couvrez ce sein que je ne saurais voir ».

 

Les seins, symbole par excellence de la féminité, de la sensualité et de la maternité, sont aussi divers et variés qu’il existe de femmes sur terre. Mais les comparaisons de décolletés et les clichés véhiculés par la presse féminine occasionnent bien des complexes et insatisfactions chez leurs propriétaires… qui augmentent avec le temps qui passe, les grossesses, les changements de poids, et l’effet de la gravité… Avec ces habitudes et rituels simples à appliquer au quotidien, mettez toutes les chances de votre côté pour garder de beaux seins.

 

1– Les pectoraux à la rescousse du sein tombant

Le sein n’est pas un muscle mais une glande constituée de tissus adipeux, c’est pour cela qu’il s’affaisse avec le poids des années. Pour garder des seins bien maintenus, on mise sur les muscles qui soutiennent leurs attaches : les pectoraux. Un exercice hyper facile à renouveler chaque jour : joignez vos deux mains devant le sternum, coudes assez haut (comme pour le salut indien « Namaste »), et pressez plusieurs fois vos paumes l’une contre l’autre. Pour les férues de piscine, le dos crawlé est la nage idéale pour muscler les pectoraux.

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2– Bien droite tu te tiendras

Quand on veut de beaux seins fiers, il faut déjà… en être fière ! La posture est primordiale : beaucoup d’entre nous ont tendance à se voûter, et cela favorise l’affaissement des seins. Dans la journée, on pense à redresser les épaules, même lorsqu’on est assise : on bombe le torse, on garde le dos bien droit, et « quand on marche dans la rue, on regarde toujours le premier étage », comme disait feu mon grand-père. La nuit, on évite de dormir sur le ventre, ça comprime la poitrine.

 

3– Pour avoir de beaux seins, un bon soutien-gorge tu leur offriras

Vos soutiens-gorge sont des alliés essentiels de la tenue de votre poitrine. La taille, la forme et la matière comptent : chacune ayant des seins différents, il est essentiel de les essayer avant d’acheter. À défaut, vous risquez d’avoir des seins trop comprimés, mal maintenus, de petits bourrelets dans le dos, des irritations causées par les baleines, des vêtements qui tombent mal… Autant de désagréments qu’il vaut mieux s’éviter pour conserver de beaux seins. Une seule solution : allez dans une boutique de lingerie et faites-vous conseiller par une professionnelle, qui vous expliquera à quoi faire attention pour choisir un soutien-gorge qui vous convient. Une large partie d’entre vous sera étonnée de découvrir qu’elle ne connaît pas sa vraie taille de soutien-gorge. À savoir aussi, la poitrine évolue et vous changerez de taille plusieurs fois au cours de votre vie. Évidemment, on enfile un soutien-gorge de sport digne de ce nom pour faire son jogging si on ne veut pas retrouver ses seins au niveau du nombril dans quelques années…

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4 – Des douches froides tu prendras

Inutile de tergiverser, c’est une habitude à prendre, et vous verrez, on s’y fait. Ça réveille, ça tonifie, bref, c’est tout bénèf ! On parle d’un jet d’eau froide sur la poitrine à la fin de la douche. Pourquoi ? Pour stimuler la circulation sanguine et retendre les tissus, provoquant un effet glaçon qui donne un coup de fouet à notre décolleté ! Contre les seins ramollos, on évite l’eau trop chaude, surtout les bains. À bonne entendeuse…

 

5– La crème de la crème tu leur offriras

Crème de jour et crème de nuit pour le visage, baume à lèvre, huile pour cheveux, crème pour les mains, soin nourrissant pour le corps… à votre arsenal beauté, ajoutez un soin dédié à votre poitrine pour la raffermir, tonifier, renforcer son élasticité, appliqué avec un massage délicat et énergisant. On vous a sélectionné nos coups de cœur : on aime la texture gel ultra fraîche du Gel-crème Buste de Melvita, le sérum ultra concentré Super Bust Tense-in-Serum de Biotherm, ou encore la Bust lift Crème Remodelante anti-âge de Lierac qui prévient l’apparition des taches brunes sur le décolleté. La peau de nos seins est fine et sensible, on applique son soin par de délicats mouvements circulaires, sans oublier la peau du cou qui participe aussi au maintien de notre poitrine.

Pratiquez un gommage très léger par semaine pour éliminer les peaux mortes, tout en douceur. En été, les adeptes du monokini et les autres tartineront leur décolleté d’écran total sans lésiner. Pendant une grossesse et les mois qui suivent (le temps de retrouver votre poids), on crème ou huile sans compter afin de prévenir l’apparition de vergetures et préserver l’élasticité de la peau.

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Fiabilité des autotests VIH

« Les résultats provenant d’un autotest VIH sont-ils fiables ? », Pierre, 36 ans.

 

Disponibles depuis 2015 sans ordonnance, les autotests qui permettent de détecter la présence du virus du sida ont fait l’objet de nombreuses études. Elles ont toutes validé la fiabilité des résultats obtenus. Sous réserve d’être pratiqués au minimum trois mois après la prise de risque, que celle-ci soit d’ordre sexuel ou conséquente à un échange de matériel d’injection. En effet, avant ce délai, seule une prise de sang effectuée au moins six semaines après l’éventuelle exposition au virus et interprétée par un spécialiste de santé, peut infirmer ou confirmer la contamination. Il existe plusieurs marques d’autotests, et leur coût est régulièrement révisé à la baisse pour faciliter leur accessibilité. Reste à s’assurer que l’autotest choisi est homologué CE.

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Si les noms varient, le fonctionnement reste identique. Tous les autotests se présentent sous forme de kit et consistent à se piquer légèrement le doigt afin d’en extraire une microgoutte de sang à appliquer sur la bandelette destinée à cet effet. Il faut ensuite attendre en moyenne une vingtaine de minutes avant de pouvoir lire le résultat. Lorsque le test se révèle négatif, un seul trait apparaît sur la bandelette. Dans le cas contraire, ce sont deux traits qui s’affichent. Même si le test est fiable, la séroconversion VIH doit être confirmée par un dépistage en laboratoire. Outre les associations locales de lutte contre le VIH, Sida Info Service est disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Le résultat positif d’un autodépistage VIH doit être confirmé par un test conventionnel de type Élisa de 4e génération. Un résultat négatif ne peut être interprété en cas de prise de risque datant de moins de 3 mois.

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Comment bien comparer les offres de complémentaire santé ?


COMMUNIQUÉ

La sécurité sociale couvrant uniquement une partie des frais de soins indispensables, le niveau de couverture est insuffisant dans plusieurs cas, et beaucoup de gens se voient obligés de faire face à des frais importants qu’ils doivent payer de leur poche. Dans ce genre de situation, il faut penser à souscrire une complémentaire santé afin de jouir d’une prise en charge supplémentaire des frais liés aux soins de santé. La couverture complémentaire peut couvrir les hospitalisations, les analyses et inclure les soins dentaires et optiques !

 

Souscrire à une complémentaire santé n’est pas obligatoire

Une complémentaire santé est un dispositif qui vient compléter l’assurance maladie obligatoire, et n’est ainsi pas obligatoire. Ainsi, chacun peut comparer les offres et choisir le contrat qui convient à ses besoins en soins de santé, mais aussi à son budget. En passant par un comparateur de complémentaires tel que lesfurets, on parvient à trouver la meilleure couverture pour éviter de devoir rembourser les frais, souvent assez coûteux qui restent à charge, y compris pour les soins optiques et dentaires.

Contracter une complémentaire santé permet de s’assurer une prise en charge plus élargie des frais de soins indispensables. Toutefois, à quelques exceptions près, il n’est pas possible de refuser l’adhésion à une complémentaire collective proposée par son employeur. En d’autres termes, un employé n’a généralement pas le choix et ne peut refuser une couverture complémentaire souscrite par son employeur, car il s’agit d’un contrat collectif qui couvre tous les employés.

 

Déchiffrer les contrats de complémentaire santé

Une complémentaire santé permet de compléter le remboursement de la sécurité sociale. À cet effet, vous devez comprendre les formules et les garanties proposées par les assureurs pour disposer des éléments nécessaires pour choisir le bon type de contrat.

Les contrats collectifs

Les contrats collectifs sont destinés aux employeurs qui décident d’assurer une couverture à leur personnel. En principe, l’adhésion des employés à ce type de complémentaire est obligatoire, mais pas systématiquement. Le contrat collectif inclut plusieurs garanties dont :

• Le ticket modérateur pour les consultations et les soins médicaux ;
•  Les frais d’hospitalisation ;
• Les frais de soins dentaires ;
• Les frais de soins optiques.

Les contrats individuels

Ce type de complémentaire vise à assurer une prise en charge des frais de soins de santé pour :

• Les fonctionnaires ;
• Les travailleurs indépendants ;
•  Les personnes au chômage et les retraités ;
• Les jeunes non concernés par le contrat souscrit par leur parent ;
• Les travailleurs du secteur privé qui souhaitent compléter leur contrat collectif.

Les contrats solidaires et responsables

Solidaire, parce que ce type de contrat n’est pas soumis à un questionnaire d’évaluation d’état de santé. De plus, le prix de la complémentaire santé n’est pas fonction de l’état de santé du client. Responsable, puisqu’il s’agit d’un contrat établi en accord avec les lois qui régissent les assurances santé.

 

Quelles sont les principales clauses d’exclusion ?

Les conditions de tout contrat de complémentaire santé qui font part des circonstances dans lesquelles l’assureur peut refuser un remboursement sont appelées clauses d’exclusion. À cet égard, on peut citer deux principales formes d’exclusions :

1. Les exclusions légales : selon les dispositions du Code des assurances, l’assureur n’est pas tenu de prendre en charge les dommages qui sont sciemment provoqués par l’assuré lui-même.

2. Les exclusions conventionnelles : établies par l’assureur, ces clauses doivent être limitées, formelles et rédigées en caractères lisibles afin que l’assuré en prenne connaissance avant de signer son contrat.

Qu’en est-il du délai de carence ?

Le délai de carence désigne une période entre la signature du contrat et le versement des prestations. Dans une complémentaire santé, certaines garanties sont bloquées durant ce délai. À titre d’exemple, le remboursement des frais dentaires, qui ne sont ainsi pris en charge qu’au-delà de trois mois après à la signature du contrat.

Enfin, au moment de choisir sa complémentaire santé, il ne faut pas hésiter à comparer les tarifs, les garanties et les clauses d’exclusion. En outre, les assureurs proposent un remboursement total ou partiel des dépassements d’honoraire. D’où l’intérêt de comparer les offres avant de choisir celle qui vous convient le mieux.

Vermifugation : adopter le bon rythme

Pour être efficace et donc prévenir les infestations par des parasites internes, la vermifugation d’un chien ou d’un chat doit être régulière. Vermifuger son animal une fois par an seulement est inutile.

 

La vermifugation d’un animal de compagnie vise à prévenir son infestation par des parasites internes, essentiellement des vers digestifs ronds ou plats, et la contamination d’autres animaux, voire de l’Homme. En effet, de nombreux parasites internes du chien et du chat sont des agents de zoonoses. Ainsi, toxocaras, ankylostomes et échinocoques sont trois vers digestifs majeurs du chien et du chat contre lesquels la prévention est indispensable pour la santé animale et humaine. Si la contamination par certains vers comme Toxocara canis et T. cati est plus fréquente chez les jeunes animaux, les chiens adultes peuvent également être contaminés et jouent un rôle majeur dans la diffusion de la maladie (contamination des lieux publics). La vermifugation doit donc se poursuivre chez l’animal adulte.

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Spectre d’activité

Deux critères sont à prendre en compte : le spectre d’activité du ou des principes actifs composant le vermifuge et le rythme d’administration du produit. En effet, à la différence des antiparasitaires externes (contre puces, tiques…), les antiparasitaires internes ne sont pas rémanents – leur action ne perdure pas. L’Esccap*, association européenne regroupant des experts du parasitisme, émet sur son site (www.esccap.fr) des recommandations sur la vermifugation des chiens et des chats en fonction de l’actualisation des connaissances. Si la vermifugation est bien codifiée pour les jeunes animaux, elle l’est moins pour l’adulte et on raisonne au cas par cas, selon le contexte épidémiologique (âge et santé de l’animal, mode de vie, présence d’enfants ou de personnes fragiles dans le foyer, etc.).

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Au moins quatre fois par an

On recommande de vermifuger chiots et chatons dès l’âge de 3 semaines, tous les 15 jours jusqu’au sevrage puis tous les mois jusqu’à 6 mois. Chez l’adulte, l’Esccap recommande a minima 4 vermifugations par an – un compromis entre une pratique mensuelle et une pratique annuelle, cette dernière ne servant pas à grand-chose… Le protocole est à établir en concertation avec son vétérinaire qui pourra même recommander la réalisation de coproscopies pour évaluer le parasitisme de l’animal et adapter la vermifugation.

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Conseils de Pharmacien

Conseils de Pharmacien

• Les vermifuges n’étant pas rémanents, leur choix ne se base pas sur leur durée d’action. Il importe de vérifier le spectre d’activité du produit (vers contre lesquels il est actif) et son adéquation avec l’espèce, l’âge et le poids de l’animal.

• Les vermifuges sont disponibles en plusieurs formes galéniques : pâte orale, comprimés éventuellement appétents, liquide, spot-on (pipettes).

• La vermifugation est un acte de santé publique, les animaux parasités pouvant contaminer l’environnement.

 

Nez, oreilles, yeux : ne pas les oublier !

À points sensibles, soins délicats… Aussi les parents doivent-ils apprendre à faire vite mais bien.

 

Le nettoyage des oreilles, des yeux et du nez de bébé fait partie des soins les plus délicats : ce sont des points sensibles et bébé n’aime pas qu’on y touche ! Et pourtant, ces zones sont fragiles et elles nécessitent des soins d’hygiène réguliers.

 

Éliminer les sécrétions au coin de l’œil

Dans les premiers mois, il est fréquent que le nourrisson présente au coin de l’œil des petites sécrétions blanches ou jaunâtres car son canal lacrymal n’est pas encore ouvert. Le nettoyage des yeux de bébé est facile à réaliser avec une compresse imprégnée de sérum physiologique (à préférer en unidose). Commencer par le coin intérieur et aller vers l’extérieur pour éliminer les impuretés sans les ramener dans l’œil. Utiliser une compresse différente pour chaque œil.

Si bébé a les yeux très collés, placer un disque de coton sur l’œil et verser le sérum physiologique dessus. Laisser agir quelques secondes puis passer doucement – sans frotter – le coton sur l’œil, les sécrétions se décolleront alors facilement.

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Les oreilles : éviter les cotons-tiges

L’usage d’un coton-tige classique est à proscrire : non seulement il peut provoquer des bouchons de cérumen mais surtout il peut blesser le tympan de l’oreille. Il existe des cotons-tiges « spécial bébé » avec embout sécurisé, mais il reste préférable d’utiliser une petite fusée de coton imprégnée d’eau tiède pour nettoyer l’entrée du conduit auditif (ne pas enfoncer le coton) et les plis du pavillon. Ne pas oublier le sillon à l’arrière de l’oreille : l’humidité et la sueur peuvent faire fendiller la peau.

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Le nez, plusieurs fois par jour

Le lavage du nez est essentiel pour le débarrasser de ses impuretés, l’humidifier et pour prévenir les infections. Il est aussi nécessaire pour réduire l’encombrement nasal qui accompagne de nombreuses infections (rhinite, rhinopharyngite, bronchiolite…). Il faut alors le nettoyer plusieurs fois par jour. C’est un geste que bébé n’apprécie pas du tout et le changement de couche est un moment idéal car il est allongé sur le dos et vous pouvez bien le tenir. Imbiber de sérum physiologique une petite fusée de coton bien roulée (ne pas utiliser de coton-tige) et l’insérer doucement dans la narine. La tourner délicatement, en prenant garde de ne surtout pas l’enfoncer trop profondément. Il est fréquent que l’enfant éternue ce qui permet alors l’expulsion des sécrétions. Lorsque bébé a le nez bouché, il faut faire un lavage en lui tournant la tête sur le côté. La maintenir délicatement et injecter une petite dose de sérum physiologique dans la narine située en haut pour qu’il ressorte par celle du bas. Procéder de la même façon de l’autre côté. Si le produit ressort par l’autre narine, c’est gagné ! Elle est bien débouchée.

Pour un bébé âgé de plus de 6 mois, il est aussi possible d’utiliser des solutions à base d’eau de mer présentées en sprays munis d’embouts spécialement adaptés aux tout-petits.

Si les sécrétions persistent, après lavage, on peut utiliser un mouche-bébé pour les aspirer.

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À savoir

À savoir

• Toujours bien se laver les mains avant de soigner bébé.

• Si bébé a le nez bouché, le nettoyer plusieurs fois par jour : avant de boire, de manger ou de dormir.

• Ne jamais utiliser de coton-tige classique pour nettoyer les oreilles ou le nez : la tige en plastique risque de blesser l’enfant.

• Consulter en cas de rougeurs dans l’œil ou dans les oreilles.

Traiter l’aérophagie

« J’ai souvent le ventre ballonné… », Véronique, 27 ans.

 

Même s’il traduit toujours un trop-plein d’air ou de gaz dans l’intestin grêle, le syndrome du ventre ballonné a plusieurs origines. Elles sont toutes liées à l’hygiène de vie globale, la plus courante reste cependant le déséquilibre alimentaire. Les abus d’aliments gras ou épicés et de boissons gazeuses ou alcoolisées irritent l’appareil digestif, tout comme la surconsommation de glucides gonfle l’abdomen à cause de leur fermentation.

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Autre raison susceptible de provoquer de l’aérophagie : la façon de consommer les aliments. Il suffit pour cela d’avaler de l’air en mastiquant trop longtemps un chewing-gum, en mangeant trop vite ou en buvant à la paille. Au banc des accusés, le stress a lui aussi sa part de responsabilités dans les ballonnements. Comme la pratique de sports d’endurance dans la mesure où les efforts prolongés assèchent la muqueuse gastrique. Quant à la nicotine contenue dans le tabac, elle augmente l’acidité du contenu de l’estomac et peut provoquer des gaz. Quelle que soit la raison pour laquelle le ventre gonfle, ce symptôme reste bénin et facile à corriger. La première astuce consiste à modifier ses habitudes alimentaires. Il faut supprimer les sodas gazeux, manger à heures régulières, mastiquer lentement, éviter les crudités à chaque repas et légumes riches en soufre comme les choux et les blettes. Côté pharmacopée, le charbon reste la star des remèdes anti-ballonnements. En gélules et délivré sans ordonnance, il diminue la production de gaz grâce à son pouvoir adsorbant. Le bicarbonate de soude est lui aussi connu pour soulager les remontées acides et les digestions difficiles qui sont à l’origine de gaz.

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La réflexologie nous veut du bien

Bien plus qu’un massage plantaire, la réflexologie soigne de nombreux maux du corps et de l’esprit. Découvrez son fonctionnement et ses vertus.

 

La réflexologie est une pratique qui existe depuis la nuit des temps. On retrouve des preuves de son existence chez les Égyptiens, sur les bas-reliefs de la nécropole de Saqqarah (environ 2 300 av J.C.), où l’on voit des massages des mains et des pieds. Chez les Incas, le massage des pieds était considéré comme un art sacré, et en Chine, le « Nei Ching », célèbre livre de médecine chinoise que l’on situe entre 4 000 et 1 000 av. J.-C., mentionne aussi la réflexologie. Cette pratique douce et naturelle soulage de nombreux maux et apporte des bienfaits durables. Mais comment masser les pieds peut soulager des problèmes d’estomac ? Brice Caumont, réflexologue, maître enseignant Reiki et masseur bien-être, nous éclaire.

 

BIEN-ÊTRE & santé : Quelle est votre définition de la réflexologie ?

Brice Caumont : Difficile à résumer… mais je vais essayer ! Cette pratique vise à mobiliser les processus d’auto guérison du corps, afin qu’il atteigne l’homéostasie, un état d’équilibre qui lui permet de se maintenir en bonne santé. Dans réflexologie, il y a « réflexe », mais il faut aussi entendre « reflets ». L’ensemble de votre corps peut se refléter aussi bien dans les pieds, la main, l’oreille que la langue, sur lesquelles on vient exercer des pressions soutenues, avec le bout des doigts. Chaque zone correspond à un organe, voire à une fonction. Travailler sur le reflet va avoir un impact direct sur l’organe ou la fonction. Par exemple, si vous avez fait un dîner arrosé hier soir, vous avez mal au foie et êtes un peu nauséeux, le réflexologue va aller travailler la zone du foie sur les pieds en allant « cheniller » dessus.

 

BES : Cheniller ?

BC : C’est le terme technique qui désigne la technique de base du réflexologue. En utilisant le pouce, on va appuyer / relâcher / appuyer/ relâcher, ce qui nous fait avancer à la manière d’une chenille.

 

BES : Comment fonctionne la réflexologie ?

BC : Il existe différents types de réflexologie. D’abord dans les zones travaillées : si les pieds sont la zone où les réflexologues travaillent en priorité, il existe aussi des techniques de réflexologie sur les mains, les oreilles, la langue ou le visage. Mais il y a aussi plusieurs explications de l’efficacité de la réflexologie.

La première repose sur l’idée qu’il existe un arc réflexe du système nerveux, avec tous les récepteurs présents sur la peau connectés au système nerveux. Lorsqu’on travaille sur la zone correspondant à l’organe ou la fonction qu’on souhaite traiter, l’information est emmenée au système nerveux central, qui la traite et l’envoie à l’organe concerné.

On peut aussi envisager l’efficacité de la réflexologie sous l’angle de la mécanique des fluides. Nos cellules sont constituées à 70% d’eau, et leurs cloisons ne sont ni étanches ni rigides. Grâce à cela, l’onde de toucher va se répandre de proche et proche, et selon le chemin suivi dans notre organisme, avoir un effet particulier à un endroit souhaité.

D’autres s’appuient les principes de la Médecine Ayurvédique, certains sont plutôt dans la lignée des américains, qui ont une approche plus mécanique : toutes les approches fonctionnent.

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Pour ma part j’ai été formé sur les principes énergétiques de la Médecine Traditionnelle Chinoise, qui donnent une grille de lecture du corps et de ses réactions selon les cinq éléments : le bois, le feu, le métal, l’eau et la terre, support nourricier de tous les autres. En travaillant sur l’équilibre énergétique de ces cinq éléments, on aide le corps à trouver son équilibre physiologique : la réflexologie permet d’agir sur les organes afin de créer une nouvelle circulation de l’énergie, plus équilibrée.

 

BES : Pouvez-vous nous expliquer comment se passe une séance de réflexologie plantaire ?

BC : En séance, nous commençons par interroger le consultant sur le trouble qui l’amène. Ensuite, nous examinons la zone réflexe de l’organe ou la fonction qui correspond à ce trouble. Le point de départ, ce sont les pieds. Il existe des planches des zones réflexes des pieds, qui ne sont pas toutes identiques et ont une riche histoire.

Selon le trouble manifesté par la personne, on va aller travailler d’abord la zone du trouble, puis les zones annexes, ensuite les zones énergétiques et enfin, si besoin, la zone causale. Par exemple, avec une femme qui vient pour des règles douloureuses, on va d’abord examiner son utérus et ses ovaires, puis travailler les zones annexes des muscles du bassin, des abdominaux, les muscles du bas du dos. Ensuite on travaille en énergétique : cette zone est raccordée au mouvement énergétique de l’eau, et les organes qui gèrent cette énergie sont le rein et la vessie, donc je vais aussi voir leur zone réflexe, voire s’ils sont en hypofonction ou hyperfonction. On peut aussi intervenir sur la zone causale, car parfois, l’origine de la douleur ne se situe pas dans la zone où elle apparaît : le réflexologue cherche alors la zone de départ du trouble.

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BES : Sur quelles affections ou pathologies le réflexologue peut-il intervenir ?

BC : Cette pratique fonctionne pour tous les problèmes physiques, de manière générale : les problèmes de cycle, trop courts ou trop longs, les douleurs articulaires (on peut avoir de très bons résultats parfois en une seule séance !), les traumatismes, certains problèmes de dos, les douleurs chroniques… Cela fonctionne aussi pour certaines affections chroniques, comme l’herpès, et aide à faire passer la crise plus rapidement. Des protocoles dédiés d’accompagnement existent pour le cancer et la sclérose en plaques, en complément des traitements existants. Il est toutefois important de rappeler que, si la réflexologie permet de réduire la médication ou vient compléter une approche traditionnelle, elle ne se substitue pas à un traitement médical approprié, et ne remplace pas une consultation chez le médecin.

 

BES : A-t-elle aussi un effet sur le psychisme ?

BC : Oui, la réflexologie a un effet indirect sur le psychisme. On peut y avoir recours pour des problèmes émotionnels ou se libérer d’une addiction, comme le tabac, le jeu ou l’alcool, ou une addiction affective. Lorsqu’on ressent une tension, cela provoque des compensations qui génèrent à la longue des douleurs, dysharmonies et troubles. Quand on commence à relâcher ces tensions, on récupère cette énergie qui était retenue dans ce point de tension et on relâche l’émotion, qui parfois ressort sur la table.

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Merci à Brice Caumont pour ces explications. Si vous avez envie de découvrir ou redécouvrir les bienfaits de cette thérapie douce, vous pouvez prendre rendez-vous via la plateforme Bliss You et le site du réflexologue.

Dormir sur le ventre : une bonne ou une mauvaise idée ?


COMMUNIQUÉ

Nous passons près d’un tiers de notre vie à dormir. De ce fait, la position que nous adoptons joue un rôle important dans la qualité de notre sommeil. Dormir sur le ventre, par exemple, a-t-il une incidence sur notre repos et notre santé ?

 

Le choix de la position de sommeil

Un sommeil profond est essentiel pour permettre au cerveau et au reste de l’organisme de fonctionner harmonieusement. Chacun d’entre nous préférons une position plus qu’une autre pour bien dormir. Si la plupart des gens privilégient la position sur le côté ou sur le dos, environ 7% des dormeurs dorment sur le ventre. Selon les psychologues spécialisés en communication non verbale, cette position s’avère apaisante et rassurante pour certains. En revanche, une fois détendus, il est fréquent qu’ils se placent autrement au cours de la nuit. Vos positions de sommeil peuvent influer notablement sur la qualité de votre repos.

Dormir sur le ventre est-il recommandé ?

Les avis restent partagés sur cette question. Des spécialistes du sommeil se disent d’avis que cette position aiderait à faire diminuer les douleurs lombaires et faciliterait une meilleure digestion ; tandis que d’autres affirment qu’elle pourrait causer des tensions articulaires et musculaires ainsi que de possibles engourdissements dans les membres. Le risque serait plus grand, selon eux, que s’installe de la tension dans la région lombaire et dans les trapèzes, au fil du temps. On sait déjà que le simple fait de placer la tête vers la droite ou vers la gauche exerce une pression assez forte sur les vertèbres cervicales pour en altérer l’alignement avec la colonne vertébrale. Sans oublier que si, en plus, la tête est surélevée, cela peut entraîner des maux de tête et une raideur dans la nuque au réveil. Cette position de sommeil occasionnerait également une pression sur la cage thoracique, ce qui peut nuire à une bonne respiration ; par contre, elle permettrait de réduire le ronflement. Il semble évident qu’il existe plus de désavantages que d’avantages à dormir sur le ventre nuit après nuit. La meilleure position de sommeil, selon les experts, est celle qui consiste à dormir sur le dos. Ainsi, la colonne vertébrale ne subit aucune tension, ce qui permet d’éviter des problèmes tels que le reflux gastrique et les douleurs cervicales.

Une posture de sommeil pour les bébés et les enfants ?

On peut commencer à placer un nourrisson sur le ventre dès l’âge de 2 semaines (en présence d’un adulte), mais seulement lorsqu’il est réveillé. En fait, tel un exercice effectué quelques fois par jour, cette position contribue au développement sain du corps et à une bonne motricité globale chez le bébé. Elle renforce les muscles de son dos, du cou, des épaules et des bras ; elle favorise l’éveil des sens et une perception plus active de son environnement. Pour le sommeil du bébé, la position sur le dos est la plus recommandée par les pédiatres.

Des solutions pour les dormeurs sur le ventre

Si vous ne pouvez vous habituer à vous placer sur le côté ou sur le dos pour dormir, rassurez-vous, il existe tout de même quelques solutions. Par exemple, essayez de dormir sans utiliser d’oreiller, pour diminuer au maximum la courbure de la nuque et un soulèvement de la tête. Ou encore optez pour un oreiller très plat, préférablement à mémoire de forme ou en latex. Placez un coussin plat sous votre abdomen pour limiter la cambrure du dos. Un matelas ferme offre un soutien plus performant à la région lombaire.

Si vous souffrez d’insomnie ou d’inconfort pendant la nuit, peut-être est-il temps de vous demander si une autre position de sommeil pourrait vous convenir davantage.